Inde — Ramji Patel c. Nagrik Upbhokta Marg Darshak Manch (2000.02.17)

Ramji Patel et Ors.

v.

Nagrik Upbhokta Marg Darshak Manch & Ors.

17.02.2000

YKSabharwal, RCLahoti, SSAhmad JJ.

Jugement:

La Haute Cour du Madhya Pradesh, dans le cadre d'un litige d'intĂ©rĂȘt public intentĂ© en vertu de l'article 226 de la Constitution, a ordonnĂ©, par le jugement attaquĂ© du 16 dĂ©cembre 1996, que les laiteries, situĂ©es Ă  la pĂ©riphĂ©rie de la ville de Jabalpur, soient dĂ©placĂ©es de leur emplacement actuel. emplacement par rapport aux sites alternatifs. Ce jugement a Ă©tĂ© rendu dans la requĂȘte Ă©crite dans laquelle les rĂ©parations suivantes ont Ă©tĂ© rĂ©clamĂ©es : - (a) pour ordonner aux dĂ©fendeurs de prendre des mesures appropriĂ©es, efficaces et immĂ©diates pour retirer les excrĂ©ments et l'urine de vache/buffalow du pipeline de l'usine de filtration d'eau. Ă  Lalpur, Gwarighat. (b) ordonner aux dĂ©fendeurs de veiller Ă  ce qu'Ă  l'avenir aucun stockage de bouse de vache/de buffle et d'urine d'animaux ne puisse ĂȘtre effectuĂ© sur la conduite d'approvisionnement en eau de Lalpur, Gwarighat, comme indiquĂ© dans le corps de la pĂ©tition ; c) ordonner aux intimĂ©s de prendre les mesures appropriĂ©es contre les personnes qui ont entreposĂ© ces matiĂšres dangereuses sur les canalisations d'alimentation en eau; (d) Toute autre ordonnance/ordonnance, bref/Ă©crit ou directive/direction que cette Cour honorable peut juger appropriĂ©e et appropriĂ©e, peut Ă©galement ĂȘtre aimablement donnĂ©e.

Le principal motif sur lequel la pĂ©tition Ă©tait fondĂ©e Ă©tait que les principales conduites d'eau qui approvisionnaient en eau, aprĂšs sa filtration Ă  l'usine de filtration de Lalpur, la ville de Jabalpur, traversaient l'endroit oĂč un certain nombre de propriĂ©taires de laiterie avaient commencĂ© Ă  entreposer les vaches. /des bouses de buffle et des dĂ©chets de produits laitiers, et cela aussi, Ă  proximitĂ© des canalisations qui risquaient de contaminer l'eau pure fournie aux habitants de la Ville pour leur consommation domestique. Sur cet aspect, la Haute Cour a enregistrĂ© les conclusions suivantes : « Nous avons appelĂ© les ingĂ©nieurs de la santĂ© publique et les autoritĂ©s de la corporation. Les autoritĂ©s de la sociĂ©tĂ© nous ont informĂ©s que les procĂ©dures en vertu de la Sec. 133 du Code de procĂ©dure pĂ©nale ont Ă©tĂ© prises contre ces personnes et contre Shri Manohar Singh Marwaha. Contre la laiterie Marwaha, une ordonnance dĂ©finitive a Ă©tĂ© rendue qui fait Ă©galement l'objet d'une rĂ©vision devant le juge des sessions de Jabalpur dans laquelle une ordonnance provisoire a Ă©tĂ© rendue par le juge des sessions interdisant au MP Electricity Board de dĂ©brancher son alimentation Ă©lectrique.

Nous avons Ă©galement demandĂ© des rapports au DĂ©partement d'ingĂ©nierie de la santĂ© publique, aux autoritĂ©s fiscales et aux autoritĂ©s de la sociĂ©tĂ© et, aprĂšs avoir examinĂ© la question, nous avons constatĂ© que le fait de garder toutes ces laiteries autour de ces conduites d'approvisionnement en eau constitue un grand danger pour la vie des habitants de Jabalpur, car la plupart des ils tirent leur eau de ces canalisations dans lesquelles les bouses de vaches et de buffles sont stockĂ©es par les propriĂ©taires de laiteries, ce qui rend la ville trĂšs susceptible d'ĂȘtre polluĂ©e par l'approvisionnement en eau polluĂ©e. La Haute Cour a ensuite examinĂ© la question de la rĂ©habilitation des propriĂ©taires laitiers en un autre endroit et a rendu l'ordonnance suivante aprĂšs avoir examinĂ© le cas de chaque propriĂ©taire laitier individuellement :

«5. Nous avons donc explorĂ© la possibilitĂ© de rĂ©habiliter ces propriĂ©taires laitiers de leur emplacement actuel afin que les bouses de vache et de buffle ne polluent pas les conduites d'approvisionnement en eau. Nous avons Ă©tĂ© informĂ©s qu'en ce qui concerne le propriĂ©taire de la laiterie Ramji Patil, sa laiterie actuelle est situĂ©e sur Khasra n°15/3 Ă  Gwarighat. Il possĂšde 107 tĂȘtes de bĂ©tail. Il possĂšde d'autres terres dans le village de Lalpur, c'est-Ă -dire la colonie n° 641, portant Kh. Nos 134, 154/2, 135 et 136/3. Il est donc ordonnĂ© que, puisque Ramji Patel dispose d'un site disponible sur les terres portant les numĂ©ros Khasra susmentionnĂ©s, il devrait dĂ©placer sa laiterie du site actuel vers l'un des sites de Kh mentionnĂ©s ci-dessus. N° 15/3 Ă  Gwarighat dans deux mois Ă  compter d'aujourd'hui.

6. Shiv Kumar Patel a sa laiterie Ă  Gwarighat sur Khasra n°15/2. Il possĂšde 18 tĂȘtes de bĂ©tail. Il possĂšde Ă©galement un terrain Ă  Khasra n°4 et 5/2 Ă  Gwarighat, site suffisamment Ă©loignĂ© du site actuel. Il lui est Ă©galement ordonnĂ© de dĂ©placer sa laiterie vers l'un des endroits mentionnĂ©s ci-dessus dans les deux mois Ă  compter d'aujourd'hui.

7. Hariram Rajak a sa laiterie Ă  Gwarighat. Il ne possĂšde aucune terre qui lui soit propre.

Il possĂšde 30 tĂȘtes de bĂ©tail. Il n'a pas de terre alternative. Par consĂ©quent, nous avons demandĂ© au SDM Jabalpur de lui fournir un site pour sa laiterie. Il a soulignĂ© qu'il y a un terrain disponible au village Tilhari, portant Kh. N° 200/1 du Patwari Circle n° 23/27, mesurant environ 30 106 hectares. Nous avons demandĂ© aux autoritĂ©s du DĂ©partement d'IngĂ©nierie de la SantĂ© Publique d'aller Ă©galement vĂ©rifier s'il y a ou non de l'eau disponible dans cette zone. Shri AK Tiwari, ingĂ©nieur en chef du dĂ©partement d'ingĂ©nierie de la santĂ© publique de Jabalpur et son ingĂ©nieur exĂ©cutif ont tous deux inspectĂ© la zone et effectuĂ© des tests hydrologiques. Selon leur rapport, il y a beaucoup d’eau dans cette zone.

Il n'y aura donc aucune difficultĂ© en ce qui concerne l'approvisionnement en eau de cette laiterie. Il est ordonnĂ© qu'Hariram Rajak fasse une demande en bonne et due forme auprĂšs de l'officier Nazul de Jabalpur et que le collecteur de Jabalpur la transmette au gouvernement de l'État pour lui attribuer 0,50 hectare de terrain pour exploiter sa laiterie. Le gouvernement de l'État a ordonnĂ© que 0,50 hectare de terrain soit attribuĂ© Ă  Hariram Rajak aux tarifs habituels dans un dĂ©lai d'un mois Ă  compter d'aujourd'hui. Le DĂ©partement d'IngĂ©nierie de la SantĂ© Publique creusera pour lui un puits tubulaire Ă  cet endroit aux frais du TrĂ©sor public dans un dĂ©lai supplĂ©mentaire d'un mois.

Hariram Rajak sera expulsĂ© de son emplacement actuel dans un dĂ©lai de deux mois vers le site nouvellement attribuĂ©. Tout cet exercice devrait ĂȘtre rĂ©alisĂ© par le Gouvernement de l'État et le DĂ©partement d'ingĂ©nierie de la santĂ© publique dans un dĂ©lai de deux mois Ă  compter d'aujourd'hui. Il sera de la responsabilitĂ© de la SociĂ©tĂ© de veiller Ă  ce que la laiterie de Hariram Rajak soit retirĂ©e dans les deux mois Ă  compter d'aujourd'hui et toutes les formalitĂ©s seront Ă©galement accomplies par le gouvernement de l'État dans ce dĂ©lai.
8. Shri Manohar Singh Marwaha est un autre propriĂ©taire de laiterie. Il se verra Ă©galement attribuer des terres Ă  Tilhari. Il possĂšde sa laiterie sur 0,148 hectares de terrain Ă  Gwarighat. Il possĂšde 150 tĂȘtes de bĂ©tail. Il se verra attribuer des terres Ă  Tilhari sur Kh. N° 200/1, Patwari Circle n° 23/27, mesurant 30,10 hectares. Sur cette Khasra, il recevra 0,50 hectare de terrain aux tarifs habituels. Il devra dĂ©poser une demande auprĂšs de l'officier Nazul de Jabalpur et le collecteur transmettra sa demande au gouvernement de l'État. Le gouvernement de l'État est chargĂ© d'attribuer ce terrain Ă  Shri Manohar Singh Marwaha. La Direction de l'IngĂ©nierie de la SantĂ© Publique creusera Ă©galement un puits tubulaire sur ce terrain aux frais de l'Etat. Tout cet exercice devrait ĂȘtre rĂ©alisĂ© dans un dĂ©lai de deux mois Ă  compter d'aujourd'hui. Il incombera au gouvernement de l'État et aux autoritĂ©s d'ingĂ©nierie de santĂ© publique de mettre toutes ces installations Ă  la disposition des propriĂ©taires laitiers susmentionnĂ©s.
Il sera Ă©galement de la responsabilitĂ© de Jabalpur Corporation de dĂ©placer toutes les laiteries susmentionnĂ©es dans les deux mois Ă  compter d'aujourd'hui vers les emplacements mentionnĂ©s ci-dessus. Concernant les requĂȘtes d'autorisation spĂ©ciale dĂ©posĂ©es devant cette Cour, l'ordonnance suivante a Ă©tĂ© rendue le 3.2.1997 : « L'IA est autorisĂ©e.

L'autorisation de déposer SLP est accordée dans les deux cas.
Émettre un avis sur les demandes de congĂ© spĂ©cial ainsi que sur les demandes de suspension, Ă  retourner le 3.3.1997. Service Dasti en plus. Un avis peut Ă©galement ĂȘtre adressĂ© au directeur divisionnaire des chemins de fer de Jabalpur. Les Ă©minents avocats des requĂ©rants dĂ©clarent que ceux-ci ne permettraient pas Ă  la bouse de vache ou Ă  l'urine de s'accumuler Ă  moins de 20 pieds du pipeline en question des deux cĂŽtĂ©s. L'instruction contestĂ©e concernant le dĂ©placement des laiteries des requĂ©rants sera provisoirement suspendue pendant 6 semaines. Le 5.9.1997, un banc composĂ© de l'hon. SCAgrawal et GT Nanavati, juges, ont rendu l'ordonnance suivante : « Les Ă©minents avocats reprĂ©sentant la sociĂ©tĂ© municipale de Jabalpur et l'État du Madhya Pradesh prient pendant huit semaines de dĂ©poser un affidavit supplĂ©mentaire indiquant la rĂ©ponse des autoritĂ©s Ă  la proposition de les pĂ©titionnaires Ă  construire un mur autour de leurs laiteries afin d'empĂȘcher la propagation de la bouse de vache Ă  proximitĂ© du pipeline. Ils montreront Ă©galement le plan du pipeline qui passe Ă  proximitĂ© des laiteries des pĂ©titionnaires. Le temps pour lequel on prie est autorisĂ©. Mise en place aprĂšs huit semaines. L'ordonnance suivante a Ă©tĂ© adoptĂ©e par la mĂȘme Chambre le 7.11.1997 : « L'une des questions qui se posent dans ces pĂ©titions est de savoir si la bouse de vache et l'urine des bovins Ă©levĂ©s par les pĂ©titionnaires dans leurs fermes laitiĂšres peuvent ĂȘtre traitĂ©es de maniĂšre Ă  empĂȘcher la contamination des l'eau transportĂ©e par le pipeline ainsi que le sol entourant le pipeline.

Puisqu'il n'existe aucune information disponible Ă  ce sujet, nous considĂ©rons qu'il est appropriĂ© de charger l'Office central de contrĂŽle de la pollution des eaux de dĂ©lĂ©guer un spĂ©cialiste qui pourra, aprĂšs inspection du site, suggĂ©rer des mesures qui peuvent ĂȘtre prises pour le traitement de la bouse de vache et de l'urine des animaux. bĂ©tail pour l'empĂȘcher de couler au-dessus du pipeline et exclure la possibilitĂ© de contamination de l'eau passant par le pipeline. L'Office central de lutte contre la pollution des eaux soumettra ledit rapport dans un dĂ©lai de deux mois. Les pĂ©titionnaires paieront conjointement les frais de cette inspection et du rapport. Une copie de cet arrĂȘtĂ© peut ĂȘtre envoyĂ©e au secrĂ©taire du Conseil central de contrĂŽle de la pollution des eaux. Le 16 janvier 1998, un avis a Ă©tĂ© adressĂ© au Conseil national de contrĂŽle de la pollution. Par la suite, le 20.2.1998, l'ordonnance suivante a Ă©tĂ© adoptĂ©e : « Un avis a Ă©tĂ© signifiĂ© au Conseil central de contrĂŽle de la pollution, mais personne ne s'est prĂ©sentĂ© au nom du Conseil central de contrĂŽle de la pollution et, par consĂ©quent, nous ne savons pas quelles mesures ont Ă©tĂ© prises par le Conseil central de contrĂŽle de la pollution conformĂ©ment aux instructions contenues dans notre ordonnance du 7 novembre 1997. PubliĂ© le 27 mars 1998. Entre-temps, une communication soit envoyĂ©e au secrĂ©taire du Conseil central de contrĂŽle de la pollution pour qu'il soit personnellement prĂ©sent devant cette Cour le 27 mars 1998. » L'ordonnance rendue par cette Cour le 27.3.1998 est la suivante : « Un affidavit du Dr SP Chakrabarti, membre-secrĂ©taire du Central Pollution Control Board, a Ă©tĂ© dĂ©posĂ© en rĂ©ponse aux instructions donnĂ©es par cette Cour dans l'ordonnance du 7 novembre. , 1997. Dans ledit affidavit, des mesures ont Ă©tĂ© suggĂ©rĂ©es pour le traitement de la bouse de vache et de l'urine du bĂ©tail et d'autres eaux usĂ©es des laiteries afin d'exclure la possibilitĂ© de contamination de l'eau circulant dans le pipeline. Un affidavit a Ă©galement Ă©tĂ© dĂ©posĂ© par le Dr SN Nema, agent de zone du MP Pollution Control Board, en accord avec ledit affidavit de Shri Chakrabarty. Dans ces circonstances, le Conseil central de contrĂŽle de la pollution est chargĂ© de prĂ©parer un rapport de projet concernant les mesures qui doivent ĂȘtre prises conformĂ©ment Ă  l'affidavit de Shri Chakrabarty. Les pĂ©titionnaires supporteront les frais de prĂ©paration dudit rapport de projet. Le savant conseil du Conseil central de contrĂŽle de la pollution prie pour un dĂ©lai de quatre semaines pour soumettre le rapport de projet. Mis en ligne la premiĂšre semaine de mai 1998. »

Le 31 aoĂ»t 1998, Shri Vijay Panjwani, Ă©minent avocat reprĂ©sentant le Conseil central de contrĂŽle de la pollution, a dĂ©clarĂ© que le rapport du projet serait soumis dans un dĂ©lai de deux semaines. Lors de la prĂ©sentation du rapport de projet du Conseil central de contrĂŽle de la pollution, il a Ă©tĂ© dĂ©clarĂ© par un Ă©minent avocat comparaissant au nom des pĂ©titionnaires que les recommandations faites par le Conseil central de contrĂŽle de la pollution et les mesures suggĂ©rĂ©es par eux seraient mises en Ɠuvre et exĂ©cutĂ©es. La Cour a donc rendu l'ordonnance suivante le 6.10.1998 : « Il a Ă©tĂ© dĂ©clarĂ© par les Ă©minents avocats des parties que les recommandations faites par le Conseil central de contrĂŽle de la pollution et les mesures suggĂ©rĂ©es seront mises en Ɠuvre et exĂ©cutĂ©es. Le coĂ»t s'Ă©levant Ă  Rs.93 000/- encouru par le CPCB sera payĂ© au CPCB par Marwah Dairy, Ramji Dairy, Hariram Rajak et Shivprasad Patel Ă  parts Ă©gales dans un dĂ©lai de 6 semaines. Liste aprĂšs 3 mois. Lors de l'examen de l'affaire le 8.1.1999, la Cour a rendu l'ordonnance suivante :

«Le coĂ»t de Rs.93 000/-(roupies quatre-vingt-treize mille) a Ă©tĂ© dĂ©posĂ© auprĂšs du Central Pollution Control Board. Dans l'affidavit datĂ© du 3 janvier 1999 de Sri Ramji Patel dĂ©posĂ© au nom des pĂ©titionnaires, il a Ă©tĂ© dĂ©clarĂ© qu'ils avaient conclu un accord avec la Sunraj Construction Company pour la construction d'une usine de biogaz d'une capacitĂ© de 45 mĂštres cubes et que l'ingĂ©nieur exĂ©cutif du Madhya Pradesh Urja Vikas Nigam Ltd. a Ă©galement Ă©tĂ© informĂ©. Le pĂ©titionnaire a Ă©galement demandĂ© une subvention pour la construction de l'usine de biogaz. Le Madhya Pradesh Urja Vikas Nigam Ltd. surveillera la construction de l'usine de biogaz sur place et soumettra un rapport Ă  ce tribunal aprĂšs 2 mois. Les autres recommandations de la Commission centrale de contrĂŽle de la pollution contenues dans son rapport du 27 mars 1998 doivent Ă©galement ĂȘtre respectĂ©es par les pĂ©titionnaires. Liste aprĂšs 2 mois.

Par la suite, le délai d'achÚvement des travaux de construction d'une usine de biogaz, etc. a été prolongé de temps à autre et l'Union indienne, par l'intermédiaire du ministÚre de l'Agriculture, a également reçu l'ordre de débloquer le montant de la subvention de 64 000 roupies pour le projet. Usine de biogaz, aux pétitionnaires.

Entre-temps, un affidavit du Dr MR Tiwari, responsable de la santé à la municipalité de Jabalpur, en date du 25 mars 1998, a été déposé dans lequel il était notamment indiqué comme suit :

« 4. Qu'une rĂ©union a eu lieu le 21/10/97 et que la dĂ©cision suivante a Ă©tĂ© prise : `Il est dĂ©terminĂ© Ă  la majoritĂ© absolue que de maintenir l'environnement de la ville propre et propre en raison du tremblement de terre et du point de vue de la pollution, toutes les laiteries du territoire Les limites de la corporation municipale doivent ĂȘtre supprimĂ©es des limites de la ville jusqu'Ă  la fin novembre 1997.

SimultanĂ©ment, les laiteries qui fonctionnent Ă  Lalpur, Ă  proximitĂ© du pipeline d'ingĂ©nierie de santĂ© publique, devraient Ă©galement ĂȘtre supprimĂ©es car certaines plaintes concernant la pollution des conduites d'eau potable sont reçues. Cette action est trĂšs nĂ©cessaire du point de vue de la santĂ© des citoyens. » Une copie de la rĂ©solution du 21/10/97 porte la cote Annexe R-4-1.

5. ConformĂ©ment Ă  la rĂ©solution du comitĂ© permanent de la municipalitĂ© de Jabalpur, certaines laiteries ont Ă©tĂ© supprimĂ©es et la procĂ©dure de retrait des laiteries est toujours en cours. Les actes de la rĂ©union de la corporation municipale qui a adoptĂ© une rĂ©solution le 21.10.1997 Ă©taient Ă©galement annexĂ©s, indiquant que la corporation municipale avait adoptĂ© une rĂ©solution selon laquelle toutes les laiteries situĂ©es dans les limites municipales devaient ĂȘtre retirĂ©es de la ville de Jabalpur d'ici la fin de l'annĂ©e. Novembre 1997. Il a Ă©galement Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© que les laiteries de Lalpur, prĂšs du pipeline d'ingĂ©nierie de santĂ© publique, devraient Ă©galement ĂȘtre supprimĂ©es, car un certain nombre de plaintes concernant la pollution causĂ©e dans le pipeline d'eau potable ont Ă©tĂ© reçues. On peut affirmer que la loi de 1978 sur le contrĂŽle du bĂ©tail du Madhya Pradesh a Ă©tĂ© appliquĂ©e dans les limites municipales de Jabalpur avec effet au 27 janvier 1978, et dans la notification Ă©mise par le commissaire de la corporation municipale de Jabalpur le 24 septembre 1979, il a Ă©tĂ© dĂ©clarĂ© que le bĂ©tail ne pouvait pas ĂȘtre gardĂ© dans les limites de la municipalitĂ© de Jabalpur, sauf dans les villages spĂ©cifiĂ©s dans la liste figurant dans la notification. Cette liste comprenait Ă©galement les villages de Gwarighat et Lalpur, mais conformĂ©ment Ă  la rĂ©solution adoptĂ©e par la municipalitĂ© le 21.10.1997, les deux villages, Ă  savoir Gwarighat et Lalpur, ont Ă©tĂ© retirĂ©s de la liste des « villages exclus » dans une notification publiĂ©e dans le Gouvernement. Journal officiel du 19.3.1999. Compte tenu de la notification ci-dessus, par laquelle les villages de Gwarighat et Lalpur ont Ă©tĂ© exclus des « villages exclus », oĂč le bĂ©tail pouvait ĂȘtre gardĂ©, il est soutenu par M. Anoop G. Choudhary, avocat principal comparaissant au nom de l'État. du Madhya Pradesh, que les pĂ©titionnaires doivent quitter les limites municipales de la ville de Jabalpur, s'ils ont l'intention de conserver leurs laiteries, mais que les laiteries, en particulier Ă  l'endroit oĂč ils ont Ă©tabli leur entreprise, ne peuvent ĂȘtre autorisĂ©es Ă  ĂȘtre gĂ©rĂ©s ou entretenus, non seulement parce que les deux villages, Ă  savoir Gwarighat et Lalpur, relĂšvent des limites de la municipalitĂ© et sont devenus entre-temps densĂ©ment peuplĂ©s, mais aussi parce que l'Ă©levage du bĂ©tail Ă  proximitĂ© immĂ©diate du pipeline principal qui alimente en eau potable l'usine de filtration de Lalpur jusqu'Ă  la ville de Jabalpur, serait dangereux pour la santĂ© de la population en raison de la possibilitĂ© que l'eau transportĂ©e par ce pipeline soit contaminĂ©e par le Gobar (bouse de vache) ainsi que par le l'urine des centaines de bovins gardĂ©s lĂ  par les pĂ©titionnaires. C'est Ă©galement la position de la corporation municipale de Jabalpur, au nom de laquelle M. Ranjan Mukherjee, un Ă©minent avocat, a fait valoir que face Ă  l'exercice du pouvoir statutaire par la corporation municipale de Jabalpur, par lequel l'Ă©tablissement de laiteries ou de l'Ă©levage de bĂ©tail dans les limites de la municipalitĂ©, a Ă©tĂ© totalement interdit, les pĂ©titionnaires ne peuvent prĂ©tendre qu'ils ont toujours le droit de conserver leurs laiteries sur les sites litigieux. Le Dr Rajeev Dhawan, avocat principal reprĂ©sentant les pĂ©titionnaires, a, en revanche, soutenu que la rĂ©solution du 31.10.1997, qui a Ă©tĂ© adoptĂ©e par la municipalitĂ© de Jabalpur, constituait un exercice de pouvoir dĂ©guisĂ©, dans la mesure oĂč l'exclusion de Gwarighat et Lalpur des « villages exclus », comme dĂ©taillĂ© dans la notification Ă©mise en 1978, n'a Ă©tĂ© fait que pendant la durĂ©e des requĂȘtes actuelles devant cette Cour dans laquelle une ordonnance provisoire a Ă©galement Ă©tĂ© accordĂ©e selon laquelle le jugement de la Haute Cour ne ĂȘtre implĂ©mentĂ©. Il est soutenu que les procĂ©dures Ă  cet Ă©gard ne peuvent pas ĂȘtre rendues vaines par l'adoption de la rĂ©solution interdisant l'exploitation des laiteries dans les villages de Gwarighat et de Lalpur. Il est soutenu que, puisque la rĂ©solution a Ă©tĂ© adoptĂ©e uniquement pour nuire aux intĂ©rĂȘts des requĂ©rants dont les droits Ă©taient examinĂ©s par cette Cour dans la prĂ©sente procĂ©dure, elle est susceptible d'ĂȘtre annulĂ©e et ne peut ĂȘtre mise en Ɠuvre. On prĂ©tend Ă©galement que la liste des « villages exclus » Ă©tablie dans la notification de 1978 contenait de nombreux villages, mais la rĂ©solution n'a Ă©tĂ© adoptĂ©e que pour les villages de Gwarighat et de Lalpur oĂč les pĂ©titionnaires actuels exploitent leurs laiteries. Aucune raison, affirme-t-on, n'a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©e par la municipalitĂ© pour laquelle les laiteries sont toujours autorisĂ©es Ă  fonctionner dans d'autres villages, bien que ces autres villages relĂšvent Ă©galement des limites municipales de Jabalpur. Il semble qu'il y ait eu des litiges antĂ©rieurs entre les parties concernant l'exploitation de laiteries qui, Ă  l'Ă©poque, Ă©taient dirigĂ©es par les requĂ©rants dans les limites municipales de Jabalpur. En 1971, une requĂȘte en faveur du dĂ©placement des laiteries a Ă©tĂ© dĂ©posĂ©e auprĂšs de la Haute Cour du Madhya Pradesh qui, par son jugement du 6 fĂ©vrier 1976, a formulĂ© un projet ordonnant Ă  la SociĂ©tĂ© de rĂ©server trois parcelles en dehors des limites municipales de Jabalpur oĂč les propriĂ©taires laitiers se dĂ©placeraient. leurs laiteries. En raison du diffĂ©rend survenu entre la corporation municipale de Jabalpur et les propriĂ©taires de laiterie au sujet des taxes de dĂ©veloppement que les propriĂ©taires de laiterie Ă©taient tenus de payer, une autre requĂȘte a Ă©tĂ© dĂ©posĂ©e auprĂšs de la Haute Cour du Madhya Pradesh par environ 89 producteurs de laiterie. les propriĂ©taires. Les propriĂ©taires laitiers ayant eu le choix de prendre leurs propres dispositions pour Ă©tablir et exploiter leurs laiteries en dehors des limites municipales de Jabalpur, la requĂȘte en justice a Ă©tĂ© rejetĂ©e par la Haute Cour le 2.1.1976.

C'est par la suite que les propriĂ©taires laitiers achetĂšrent des parcelles de terrain en dehors des limites communales et Ă©tablirent leurs laiteries. Les pĂ©titionnaires ont achetĂ© des parcelles de terrain dans les villages de Lalpur et Gwarighat en 1982 et ont transfĂ©rĂ© leurs laiteries dans les villages qui avaient dĂ©jĂ  Ă©tĂ© exemptĂ©s de l'application de la loi de 1978 sur le contrĂŽle du bĂ©tail du Madhya Pradesh. les prĂ©sentes pĂ©titions selon lesquelles un certain Shri KKNayakar, un artiste du mimĂ©tisme rĂ©putĂ©, a achetĂ© un terrain et construit une maison Ă  Gwarighat qui se trouvait Ă  une distance d'environ 500 mĂštres de la laiterie de l'un des pĂ©titionnaires et que Shri Nayakar n'aimait pas le prĂ©sence de laiteries Ă  proximitĂ© de son domicile, il a dĂ©posĂ© une plainte en vertu de l'article 133 du Code de procĂ©dure pĂ©nale auprĂšs du magistrat de sous-division de Jabalpur, pour l'Ă©limination des nuisances créées par les pĂ©titionnaires. Alors que la procĂ©dure Ă©tait pendante devant le magistrat de sous-division en vertu de l'article 133 du Code de procĂ©dure pĂ©nale, une requĂȘte en assignation a Ă©tĂ© dĂ©posĂ©e auprĂšs de la Haute Cour du Madhya Pradesh, ce qui a finalement abouti au jugement qui est attaquĂ© devant nous. D’aprĂšs les faits exposĂ©s ci-dessus, il ressort que lorsque les requĂȘtes d’autorisation spĂ©ciale ont Ă©tĂ© dĂ©posĂ©es devant cette Cour, les villages de Lalpur et Gwarighat figuraient sur la liste des « villages exclus » oĂč des laiteries pouvaient ĂȘtre Ă©tablies et exploitĂ©es et oĂč le bĂ©tail pouvait ĂȘtre Ă©levĂ©. Puisqu'il Ă©tait indiquĂ© dans la pĂ©tition que la principale canalisation d'eau de l'usine de filtration de Lalpur passait Ă  proximitĂ© des laiteries créées par les pĂ©titionnaires, ce qui faisait que l'eau potable risquait d'ĂȘtre contaminĂ©e par le Gobar (bouse de vache) et l'urine de centaines de personnes. du bĂ©tail qui y est Ă©levĂ©, cette Cour, tout en entendant les requĂȘtes d'autorisation spĂ©ciale, a examinĂ© la possibilitĂ© d'Ă©laborer un projet de maniĂšre Ă  prĂ©venir complĂštement la possibilitĂ© de pollution/contamination de l'eau transportĂ©e par des pipelines dĂ©jĂ  encastrĂ©s Ă  environ quatre pieds sous la surface de la terre. . C'est pour cette raison que ce tribunal, par son ordonnance du 7.11.1997, a ordonnĂ© au Conseil central de contrĂŽle de la pollution d'examiner cette question et d'indiquer si la probabilitĂ© d'une pollution de l'eau potable transportĂ©e par le pipeline en question pouvait ĂȘtre exclue par un quelconque dispositif. suggĂ©rĂ© par celui-ci. Suite Ă  la prĂ©sentation du rapport du Conseil central de contrĂŽle de la pollution, qui a Ă©galement Ă©tĂ© soutenu par le Conseil national de contrĂŽle de la pollution, la Cour a ordonnĂ© qu'un projet soit prĂ©parĂ© Ă  cet effet.

Lors de la prĂ©sentation du rapport de projet, les requĂ©rants ayant dĂ©clarĂ© qu'ils mettraient en Ɠuvre le projet et suivraient toutes les autres recommandations formulĂ©es par le Conseil central de contrĂŽle de la pollution, la Cour a ordonnĂ© aux requĂ©rants de mettre en Ɠuvre le projet qui comprenait, entre autres , la mise en place d'une usine de Gobar Gas (Bio Gaz). Les pĂ©titionnaires, en plus de verser 93 000 roupies au Conseil central de contrĂŽle de la pollution pour ses frais d'inspection, etc., ont Ă©galement entrepris la construction d'une usine Ă  gaz de Gobar et ont conclu un accord pour l'achat de certains terrains supplĂ©mentaires comme suggĂ©rĂ©. par le Conseil central de contrĂŽle de la pollution.

Le dĂ©lai nĂ©cessaire pour achever la construction de l'usine Ă  gaz de Gobar a Ă©tĂ© prolongĂ© de temps Ă  autre par cette Cour et, finalement, un affidavit a Ă©tĂ© dĂ©posĂ© au nom des requĂ©rants attestant que l'usine Ă  gaz de Gobar a Ă©tĂ© construite et Ă©tablie. La construction a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e sous la supervision du Madhya Pradesh Urja Vikas Nigam selon les instructions de cette Cour et le Madhya Pradesh Urja Vikas Nigam a Ă©galement soumis son rapport d'avancement. Un affidavit attestant que l'usine Ă  gaz de Gobar Ă©tait devenue fonctionnelle a Ă©galement Ă©tĂ© dĂ©posĂ© devant la Cour. Le coĂ»t de construction de l'usine Ă  gaz de Gobar supportĂ© par les pĂ©titionnaires est supĂ©rieur Ă  Rs. 4 000 000. 5 millions. Alors que ces procĂ©dures Ă©taient pendantes devant cette Cour, la Corporation municipale a adoptĂ© une rĂ©solution visant Ă  exclure de la liste des « villages exclus » les deux villages oĂč sont situĂ©es les laiteries en question, soit Lalpur et Gwarighat, afin que les laiteries puissent ĂȘtre dĂ©placĂ©es de ces deux villages et Ă©tablis ailleurs en dehors des limites de la municipalitĂ© de Jabalpur. Un affidavit Ă  cet effet a Ă©tĂ© dĂ©posĂ© pour la premiĂšre fois au nom de la municipalitĂ© de Jabalpur en mars 1998. Mais la notification Ă©mise sur la base de cette rĂ©solution n'a toujours pas Ă©tĂ© dĂ©posĂ©e devant la Cour et a Ă©tĂ© soumise au tribunal. Cour au cours des dĂ©bats. Alors qu'il est soutenu au nom des pĂ©titionnaires que la rĂ©solution adoptĂ©e par la municipalitĂ© de Jabalpur et la notification au Journal officiel publiĂ©e sur cette base Ă©taient susceptibles d'ĂȘtre annulĂ©es pour abus de pouvoir, ou pour le dire autrement, en raison d'exercice dĂ©tournĂ© du pouvoir, il est maintenu au nom du gouvernement de l'État. ainsi que la municipalitĂ© de Jabalpur, que la rĂ©solution a Ă©tĂ© adoptĂ©e dans l'intĂ©rĂȘt de la santĂ© publique et ne pouvait pas ĂȘtre considĂ©rĂ©e comme un exercice de pouvoir dĂ©guisĂ© simplement parce que la procĂ©dure Ă©tait en cours devant cette Cour.

L'approvisionnement en eau potable pure est une obligation lĂ©gale de la municipalitĂ© et l'approvisionnement en eau potable doit ĂȘtre assurĂ© Ă  chaque citoyen. Dans une situation oĂč l’intĂ©rĂȘt de la communautĂ© est en jeu, l’intĂ©rĂȘt individuel doit cĂ©der le pas devant l’intĂ©rĂȘt de la communautĂ© ou du grand public. Étant donnĂ© que la loi de 1978 sur le contrĂŽle du bĂ©tail est dĂ©jĂ  en vigueur dans les limites municipales de la ville de Jabalpur, les laiteries ne peuvent pas ĂȘtre créées et le bĂ©tail ne peut pas ĂȘtre Ă©levĂ© de maniĂšre Ă  causer des nuisances publiques en violation des dispositions lĂ©gales. Mais la Cour ne peut pas non plus ignorer le fait que les requĂ©rants, qui avaient dĂ©jĂ  Ă©tĂ© dĂ©racinĂ©s d'un endroit, et cela aussi, sur ordre du pouvoir judiciaire, avaient Ă©tabli des laiteries dans un endroit oĂč une telle activitĂ© n'Ă©tait pas interdite. Dans la liste des villages annexĂ©e Ă  la notification Ă©mise en vertu de la loi de 1978 sur le contrĂŽle du bĂ©tail, Lalpur et Gwarighat Ă©taient les villages, parmi d'autres villages, oĂč une telle activitĂ© pouvait ĂȘtre lĂ©galement exercĂ©e. Ces villages ont Ă©tĂ© retirĂ©s de cette liste pendant la prĂ©sente procĂ©dure en vertu d'une rĂ©solution adoptĂ©e par la municipalitĂ© le 21.10.1997. Les pĂ©titionnaires ont dĂ©jĂ  investi des sommes Ă©normes dans la mise en place d'une usine Ă  gaz de Gobar pour un coĂ»t de plus de cinq lakhs de roupies et ont Ă©galement engagĂ© une dĂ©pense de 93 000 roupies pour les frais d'inspection du Conseil central de contrĂŽle de la pollution, conformĂ©ment Ă  l'ordonnance adoptĂ©e. par cette Cour. La validitĂ© de la rĂ©solution du 21.10.1997, telle qu'elle est reflĂ©tĂ©e dans la notification au Journal officiel du 19.3.1999, ne peut pas ĂȘtre lĂ©galement jugĂ©e dans la prĂ©sente procĂ©dure sur la base des observations orales prĂ©sentĂ©es par le Dr Rajeev Dhawan, Ă©minent avocat principal, qui a Ă©galement soulignĂ© que bien que la rĂ©solution n'a Ă©tĂ© adoptĂ©e qu'en ce qui concerne le village de Lalpur, la notification publiĂ©e dans la Gazette mentionne Ă©galement le village de Gwarighat. Si la notification a l'intention d'ĂȘtre contestĂ©e par les requĂ©rants, ils doivent engager une procĂ©dure appropriĂ©e dans laquelle ils doivent Ă©tablir les fondements d'une telle contestation afin que le gouvernement de l'État. ou, d'ailleurs, la Corporation municipale peut avoir une possibilitĂ© adĂ©quate de soumettre sa rĂ©ponse, d'autant plus qu'elle doit Ă©galement expliquer pourquoi seuls ces deux villages ont Ă©tĂ© retirĂ©s de la liste des « villages exclus » figurant dans la notification de 1978 et pourquoi l'activitĂ© consistant Ă  crĂ©er des laiteries dans d'autres villages n'Ă©tait pas interdite, bien que ces autres villages se trouvaient Ă©galement dans les limites municipales de la ville de Jabalpur. Compte tenu des faits et des circonstances de cette affaire, nous disposons de ces demandes d'autorisation spĂ©ciale en procĂ©dant comme ci-dessous. (a) Compte tenu de la notification publiĂ©e au Govt. Gazette du 19.3.1999., les laiteries et l'Ă©levage de bĂ©tail Ă  l'endroit en question, ou d'ailleurs dans les villages de Lalpur et Gwarighat, ne peuvent ĂȘtre autorisĂ©s Ă  se poursuivre ni Ă  quiconque de l'Ă©tablir dans ces villages, en particulier dans le proximitĂ© du principal pipeline par lequel l'eau potable est fournie Ă  la ville de Jabalpur. (b) Si la notification publiĂ©e dans le Govt. La validitĂ© ou non de la Gazette du 19.3.1999 ne peut ĂȘtre tranchĂ©e dans la prĂ©sente procĂ©dure car il n'y a pas de mĂ©moire Ă  cet Ă©gard. Les requĂ©rants auront la possibilitĂ© de contester la notification en engageant des procĂ©dures appropriĂ©es remettant en question sa validitĂ© pour tous les motifs qui ont Ă©tĂ© invoquĂ©s oralement devant nous, y compris le motif selon lequel la notification reflĂ©tait un exercice de pouvoir dĂ©guisĂ© entre les mains de la municipalitĂ©. ou qu'il avait l'intention d'intervenir dans la procĂ©dure pendante devant cette Cour, mais cette procĂ©dure devra ĂȘtre intentĂ©e par les requĂ©rants dans un dĂ©lai de trois mois Ă  compter de la date du prĂ©sent jugement. Les ordonnances provisoires rendues par cette Cour dans ces requĂȘtes se poursuivront pendant une autre pĂ©riode de trois mois et deux semaines par la suite, pour permettre aux requĂ©rants de s'adresser Ă  la Haute Cour et de prĂ©senter une demande appropriĂ©e de mesures provisoires. (c) Étant donnĂ© que la notification datĂ©e du 19.3.1999 a Ă©tĂ© Ă©mise par la corporation municipale alors que la prĂ©sente procĂ©dure Ă©tait en cours, Ă  un moment oĂč ce tribunal avait dĂ©jĂ  autorisĂ© le requĂ©rant Ă  installer l'usine de biogaz et le requĂ©rant dans la SLP(C) No. 2927/97 a engagĂ© une dĂ©pense de Rs.5,86,000/-, la corporation municipale de Jabalpur devra, aprĂšs avoir dĂ©duit le montant de la subvention qui aurait dĂ©jĂ  Ă©tĂ© payĂ© par le gouvernement, verser ce montant au pĂ©titionnaire dans le cadre du congĂ© spĂ©cial. RequĂȘte (C) n° 2927 de 1997 au moment de leur dĂ©mĂ©nagement dans les nouveaux locaux conformĂ©ment Ă  la notification du 19.3.1999 et dans le cas oĂč leur contestation de ladite notification serait rejetĂ©e par la Haute Cour. Lui et le pĂ©titionnaire n°1 dans la requĂȘte d'autorisation spĂ©ciale (C) n°2926 de 1997 auront Ă©galement droit Ă  tous les avantages indiquĂ©s par la Haute Cour dans le jugement attaquĂ© tout en traitant les cas individuels des pĂ©titionnaires. d) Les requĂ©rants, Ă  savoir M. Shiv Kumar Patel et Hari Ram Rajak, dans l'affaire SLP(C) n° 2926/97, ont indiquĂ© leur volontĂ© de dĂ©mĂ©nager dans de nouveaux lieux conformĂ©ment au jugement rendu par la Haute Cour. Par consĂ©quent, la demande de congĂ© spĂ©cial en leur nom sera considĂ©rĂ©e comme ayant Ă©tĂ© rejetĂ©e car non pressĂ©e.