{"id":3088,"date":"2013-05-29T17:26:08","date_gmt":"2013-05-30T01:26:08","guid":{"rendered":"https:\/\/elaw.org\/india-tn-godavarman-thirumulpad-through-amicus-curiae-v-ashok-khot-another-contempt-petition\/"},"modified":"2023-12-11T12:46:53","modified_gmt":"2023-12-11T20:46:53","slug":"india-tn-godavarman-thirumulpad-through-amicus-curiae-v-ashok-khot-another-contempt-petition","status":"publish","type":"resource","link":"https:\/\/elaw.org\/fr\/resource\/india-tn-godavarman-thirumulpad-through-amicus-curiae-v-ashok-khot-another-contempt-petition","title":{"rendered":"Inde \u2014 TN Godavarman Thirumulpad par l&#039;interm\u00e9diaire de l&#039;Amicus Curiae c. Ashok Khot et un autre, p\u00e9tition pour outrage (civil) 83\/2005 (2006.05.10)"},"content":{"rendered":"<p>COUR SUPR\u00caME DE L&#039;INDE<\/p>\n<p>Requ\u00eate pour outrage (civil) 83 de 2005 Requ\u00eate \u00e9crite (C) n\u00b0 202 de 1995<\/p>\n<p>10 mai 2006.<\/p>\n<p>LE JUGE EN CHEF M. YK SABHARWAL, L&#039;HONORABLE M. LE JUGE ARIJIT PASAYAT ET L&#039;HONORABLE M. JUSTICE SH KAPADIA<\/p>\n<p>TN Godavarman Thirumulpad par l&#039;interm\u00e9diaire de l&#039;Amicus Curiae<\/p>\n<p>Contre<\/p>\n<p>Ashok Khot et un autre<\/p>\n<p>Arijit Pasayat, J.<\/p>\n<p>\u00ab Le roi n&#039;est sous personne, mais sous Dieu et la loi \u00bb, telle fut la r\u00e9ponse du juge en chef d&#039;Angleterre, Sir Edward Coke, lorsque James Ier d\u00e9clara un jour : \u00ab Alors je dois \u00eatre sous la loi. C\u2019est une trahison que de l\u2019affirmer \u00bb \u2013 ainsi \u00e9crivait Henry Bracton, qui \u00e9tait juge du Banc du Roi.<\/p>\n<p>2. Les paroles de Bracton dans son trait\u00e9 en latin \u00ab quod Rex non debat esse sub homine, sed sub Deo et Lege \u00bb (Que le roi ne soit pas sous l&#039;homme, mais sous Dieu et la loi) ont \u00e9t\u00e9 cit\u00e9es \u00e0 maintes reprises lorsque les rois Stuart pr\u00e9tendaient gouverner de droit divin. Nous aimerions citer et reciter ces paroles de Sir Edward Coke m\u00eame sur le seuil.<\/p>\n<p>3. Dans notre syst\u00e8me politique d\u00e9mocratique fond\u00e9 sur la Constitution, bas\u00e9 sur le concept d&#039;\u00ab \u00c9tat de droit \u00bb que nous avons adopt\u00e9 et que nous nous sommes donn\u00e9 et qui sert d&#039;aorte dans l&#039;anatomie de notre syst\u00e8me d\u00e9mocratique. LA LOI EST SUPR\u00caME.<\/p>\n<p>4. Chacun, individuellement ou collectivement, est incontestablement sous la supr\u00e9matie de la loi. Qui qu&#039;il soit, aussi \u00e9lev\u00e9 soit-il, il est sous la loi. Peu importe sa puissance et sa richesse.<\/p>\n<p>5. La d\u00e9sob\u00e9issance \u00e0 l\u2019ordonnance de la Cour porte atteinte \u00e0 la racine m\u00eame de la primaut\u00e9 du droit sur laquelle repose le syst\u00e8me judiciaire. L&#039;\u00c9tat de droit est le fondement d&#039;une soci\u00e9t\u00e9 d\u00e9mocratique. Le pouvoir judiciaire est le gardien de l\u2019\u00c9tat de droit. Il s\u2019agit donc non seulement du troisi\u00e8me pilier mais aussi du pilier central de l\u2019\u00c9tat d\u00e9mocratique. Si le pouvoir judiciaire veut s\u2019acquitter efficacement de ses devoirs et de ses fonctions et rester fid\u00e8le \u00e0 l\u2019esprit avec lequel ils lui sont sacr\u00e9ment confi\u00e9s, la dignit\u00e9 et l\u2019autorit\u00e9 des tribunaux doivent \u00eatre respect\u00e9es et prot\u00e9g\u00e9es \u00e0 tout prix. Autrement, la pierre angulaire de notre syst\u00e8me constitutionnel c\u00e9dera et avec elle dispara\u00eetra l\u2019\u00c9tat de droit et la vie civilis\u00e9e dans la soci\u00e9t\u00e9. C&#039;est pourquoi il est imp\u00e9ratif et invariable que les ordonnances de la Cour soient suivies et respect\u00e9es.<\/p>\n<p>6. L\u2019affaire en question implique deux contempteurs. Shri Ashok Khot (ci-apr\u00e8s d\u00e9crit comme \u00ab l&#039;outrage n\u00b01 \u00bb) \u00e9tait le secr\u00e9taire principal du D\u00e9partement des for\u00eats du gouvernement du Maharashtra et Shri Swarup Singh Naik (ci-apr\u00e8s d\u00e9crit comme \u00ab l&#039;outrage n\u00b02 \u00bb) \u00e9tait le ministre en charge du D\u00e9partement des for\u00eats. For\u00eat au moment pertinent.<\/p>\n<p>7. Sur la base des arguments pr\u00e9sent\u00e9s par le savant Amicus Curiae, des poursuites ont \u00e9t\u00e9 engag\u00e9es contre eux. Le savant amicus curiae a soulign\u00e9 que les intim\u00e9s ont agi au m\u00e9pris effront\u00e9 des ordonnances de cette Cour et que leur conduite constitue un outrage au moyen de (a) la d\u00e9sob\u00e9issance d\u00e9lib\u00e9r\u00e9e aux instructions \u00e9mises par cette Cour, (b) la mani\u00e8re dont Le comportement des contempteurs tend clairement \u00e0 abaisser l&#039;autorit\u00e9 de cette Cour et \u00e0 entraver l&#039;administration de la justice (c) puisque leur conduite rel\u00e8ve \u00e0 la fois de la d\u00e9finition de l&#039;outrage civil et, compte tenu des dimensions des affaires, de l&#039;outrage criminel.<\/p>\n<p>8. Le savant Amicus Curiae a soulign\u00e9 que cette Cour, par ordonnance du 4.3.1997, a ordonn\u00e9 la fermeture de toutes les scieries, industries de placage et de contreplaqu\u00e9 sans licence. En outre, par arr\u00eat\u00e9 du 30 octobre 2002, il a \u00e9t\u00e9 ordonn\u00e9 qu&#039;aucun gouvernement de l&#039;\u00c9tat n&#039;autoriserait l&#039;ouverture d&#039;une quelconque industrie de scierie, de placage et de contreplaqu\u00e9 sans l&#039;autorisation pr\u00e9alable du Comit\u00e9 central habilit\u00e9 (en abr\u00e9g\u00e9 la \u00abCEC\u00bb). L&#039;\u00c9tat du Maharashtra, par l&#039;IA414, a demand\u00e9 l&#039;autorisation d&#039;autoriser la r\u00e9ouverture des scieries\/industries de placage et de contreplaqu\u00e9 qui d\u00e9pendent notamment du bois import\u00e9 ; cette autorisation a \u00e9t\u00e9 refus\u00e9e par l&#039;ordonnance de cette Cour en date du 14 juillet 2003. Suite aux enqu\u00eates men\u00e9es par la CEC ainsi que par l&#039;Amicus Curiae, le gouvernement de l&#039;\u00c9tat a d\u00e9clar\u00e9 que les ordonnances de cette Cour seraient respect\u00e9es et que six usines \u00e9taient en question, \u00e0 savoir (i) (ii) M\/s Konark Plywood Industries Ltd. (iii) M\/s Great Western Plywood Industries Ltd. (iv) M\/s Pagoda Woods Pvt. Ltd. (v) M\/s Woodmac (Bombay) Pvt. (vi) Luckywood Products Pvt. Ltd. \u00e9taient en fait ferm\u00e9s.<\/p>\n<p>9. Mais par ordonnances du 7 avril 2004 et du 29 mai 2004, l&#039;\u00c9tat du Maharashtra a autoris\u00e9 les six unit\u00e9s susmentionn\u00e9es \u00e0 op\u00e9rer dans l&#039;\u00c9tat. De telles autorisations ont \u00e9t\u00e9 accord\u00e9es sur la base de d\u00e9cisions prises par les coupables 1 et 2, d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment et consciemment, bien que pleinement conscients des ordonnances de cette Cour, dans le seul but de favoriser ces unit\u00e9s et d&#039;\u00e9chapper \u00e0 l&#039;ex\u00e9cution des ordonnances de cette Cour. Il a \u00e9t\u00e9 soulign\u00e9 qu&#039;\u00e0 la suite de ces ordonnances, les unit\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 autoris\u00e9es \u00e0 fonctionner en violation directe des ordonnances de cette Cour.<\/p>\n<p>10. Initialement, des r\u00e9ponses ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9es par les confr\u00e8res 1 et 2, mais apr\u00e8s examen de celles-ci, la Cour a estim\u00e9 qu&#039;en fait, un outrage \u00e0 l&#039;ordonnance de la Cour avait \u00e9t\u00e9 commis et, par cons\u00e9quent, par ordonnance du 3.2.2006, les accusations ont \u00e9t\u00e9 formul\u00e9es comme suit. :<\/p>\n<p>&quot;Consid\u00e9rant que cette Cour, par son ordonnance du 4.3.1997, a ordonn\u00e9 la fermeture de toutes les scieries, industries de placage et de contreplaqu\u00e9 sans licence, et en outre, par son ordonnance du 30 octobre 2002, a ordonn\u00e9 qu&#039;aucun gouvernement de l&#039;\u00c9tat n&#039;autoriserait l&#039;ouverture d&#039;une scierie. les industries des scieries, des placages et du contreplaqu\u00e9, sans l&#039;autorisation pr\u00e9alable du Comit\u00e9 central habilit\u00e9 et que l&#039;\u00c9tat du Maharashtra, par le biais de sa demande interlocutoire n\u00b0 414, a demand\u00e9 l&#039;autorisation d&#039;autoriser la r\u00e9ouverture des scieries\/industries des placages et du contreplaqu\u00e9 qui d\u00e9pendent entre autres des importations bois, dont l&#039;autorisation a \u00e9t\u00e9 refus\u00e9e par le rejet de leur demande par cette Cour le 14 juillet 2003.<\/p>\n<p>Attendu qu&#039;en r\u00e9ponse aux demandes du Comit\u00e9 central aliment\u00e9 ainsi que de l&#039;Amicus Curiae, le gouvernement de l&#039;\u00c9tat a assur\u00e9 que les ordonnances de cette Cour seraient respect\u00e9es et que six usines \u00e9taient en question, \u00e0 savoir (i) M\/s Oriental Veneer Products Ltd. ( ii) M\/s Konark Plywood Industries Ltd. (iii) M\/s Great Western Plywood Industries Ltd. (iv) M\/s Pagoda Woods Pvt. Ltd. (v) M\/s Woodmac (Bombay) Pvt. (vi) Luckywood Products Pvt. Ltd. \u00e9taient en fait ferm\u00e9s.<\/p>\n<p>ET consid\u00e9rant que des ordonnances dat\u00e9es du 7 avril 2004 et du 29 mai 2004, l&#039;\u00c9tat du Maharashtra ont accord\u00e9 l&#039;autorisation aux six unit\u00e9s susmentionn\u00e9es d&#039;op\u00e9rer dans l&#039;\u00c9tat.<\/p>\n<p>ET attendu qu&#039;il ressort de l&#039;affidavit d\u00e9pos\u00e9 et des dossiers produits que ces autorisations ont \u00e9t\u00e9 accord\u00e9es sur la base d&#039;une d\u00e9cision prise par les intim\u00e9s nos 1 et 2 d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment et consciemment et apr\u00e8s avoir pris connaissance des ordonnances de la Cour avec pour seul motif de favoriser ces unit\u00e9s et pour \u00e9chapper \u00e0 l&#039;ex\u00e9cution des ordonnances de cette Cour.<\/p>\n<p>ET attendu qu&#039;\u00e0 la suite de ces ordonnances, les usines ont \u00e9t\u00e9 autoris\u00e9es \u00e0 fonctionner en violation directe des ordonnances de cette Cour.<\/p>\n<p>ET attendu qu&#039;une note manuscrite en marathi a \u00e9t\u00e9 ajout\u00e9e au dossier original le 1er f\u00e9vrier 2005 par l&#039;intim\u00e9 N\u00b01, ce qui \u00e9quivaut \u00e0 une interpolation du dossier.<\/p>\n<p>ET attendu que le proc\u00e8s-verbal, Annexe-D des pages 47 \u00e0 57 d\u00e9pos\u00e9 par l&#039;intim\u00e9 n\u00b02 montre un ajout de la mani\u00e8re constat\u00e9e dans l&#039;ordonnance du 27 janvier 2006.<\/p>\n<p>ET consid\u00e9rant que, par leur conduite, les d\u00e9fendeurs nos 1 et 2 ont non seulement viol\u00e9 l&#039;ordre donn\u00e9 \u00e0 l&#039;\u00c9tat de veiller \u00e0 ce que les scieries\/industries de placage et de contreplaqu\u00e9 sans permis ne soient pas autoris\u00e9es \u00e0 fonctionner, mais ont \u00e9galement tent\u00e9 de diminuer l&#039;autorit\u00e9 de la Cour en accordant autorisation, acte qui d\u00e9rogeait clairement \u00e0 l&#039;autorit\u00e9 exerc\u00e9e par la Cour dans l&#039;exercice de ses pouvoirs constitutionnels sur les fonctionnaires et employ\u00e9s du gouvernement de l&#039;\u00c9tat.<\/p>\n<p>ET attendu que les r\u00e9pondants 1 et 2 ont interpol\u00e9 le dossier de la mani\u00e8re indiqu\u00e9e ci-dessus.<\/p>\n<p>ET consid\u00e9rant qu&#039;en vertu des actes susmentionn\u00e9s, les intim\u00e9s sont coupables d&#039;outrage \u00e0 la Cour au civil et\/ou au criminel pour avoir d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment d\u00e9sob\u00e9i aux ordonnances de la Cour ainsi que pour avoir agi de mani\u00e8re \u00e0 tenter d&#039;abaisser l&#039;autorit\u00e9 de cette Cour. ainsi que s&#039;immiscer dans l&#039;administration de la justice en emp\u00eachant l&#039;ex\u00e9cution des instructions \u00e9mises par la Cour, ce qui constitue un outrage criminel.<\/p>\n<p>11. Des affidavits relatifs aux accusations ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9s par les contempteurs. Leur position est en substance la suivante :<\/p>\n<p>COTEMNOR N\u00b01 :<\/p>\n<p>12. Il a d\u00e9clar\u00e9 que l&#039;avis qu&#039;il avait \u00e9mis \u00e9tait bas\u00e9 sur la d\u00e9cision prise par le Comit\u00e9 des Hauts Pouvoirs (en abr\u00e9g\u00e9 \u00abHPC\u00bb) le 28.1.2004. Il a en outre d\u00e9clar\u00e9 que s&#039;il avait commis une erreur dans son interpr\u00e9tation de bonne foi des ordonnances de cette Cour, il n&#039;y avait pas d&#039;intention criminelle en cause et il pr\u00e9sente ses excuses inconditionnelles. Il a d\u00e9clar\u00e9 qu&#039;il n&#039;\u00e9tait pas question de d\u00e9sob\u00e9issance, et encore moins de d\u00e9sob\u00e9issance d\u00e9lib\u00e9r\u00e9e aux ordonnances rendues par cette Cour, de mani\u00e8re \u00e0 constituer un outrage \u00e0 l&#039;ordonnance de cette Cour. Il est indiqu\u00e9 que le gouvernement de l&#039;\u00c9tat \u00e9tait d&#039;avis que les unit\u00e9s fonctionnant exclusivement avec des trancheuses ou des \u00e9plucheuses ne n\u00e9cessitent pas de licence et ne peuvent donc pas \u00eatre qualifi\u00e9es d&#039;unit\u00e9s sans licence, m\u00eame apr\u00e8s l&#039;ordonnance de ce tribunal du 4.3.1997. Les unit\u00e9s en question n&#039;\u00e9taient pas ferm\u00e9es. Par la suite, le tribunal de Nagpur de la Haute Cour de Bombay, par ordonnance du 10 ao\u00fbt 1998, a adopt\u00e9 la requ\u00eate \u00e9crite 3795 de 1995 (connue sous le nom d&#039;\u00ab affaire Kitply \u00bb), ordonnant que m\u00eame les machines \u00e0 trancher et \u00e0 \u00e9plucher fonctionnant avec des scieries agr\u00e9\u00e9es n\u00e9cessiteraient des Licence. Suite \u00e0 cet ordre, lesdites unit\u00e9s ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 ferm\u00e9es. Plusieurs requ\u00eates ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9es par les unit\u00e9s l\u00e9s\u00e9es et l&#039;\u00c9tat a d\u00e9cid\u00e9 de prendre une d\u00e9cision politique en la mati\u00e8re. En cons\u00e9quence, le 15 mai 2001, le gouvernement du Land a constitu\u00e9 HPC pour prendre une d\u00e9cision politique concernant ces unit\u00e9s d&#039;\u00e9pluchage et de tranchement. Les unit\u00e9s en question ont demand\u00e9 au gouvernement de l&#039;\u00c9tat l&#039;autorisation de reprendre leurs activit\u00e9s. Leur position \u00e9tait qu&#039;ils n&#039;utilisaient pas de scieries mais seulement des machines \u00e0 \u00e9plucher et \u00e0 trancher et qu&#039;ils fonctionnaient sur la base de \u00ab\u00a0certificats de non-objection\u00a0\u00bb d\u00e9livr\u00e9s par le minist\u00e8re des For\u00eats et des licences d\u00e9livr\u00e9es par le minist\u00e8re de l&#039;Industrie. D\u00e8s r\u00e9ception de la r\u00e9clamation, une r\u00e9union a \u00e9t\u00e9 tenue par le contempteur n\u00b02 \u00e0 laquelle ont particip\u00e9 le conservateur principal des for\u00eats, le conservateur des for\u00eats, le secr\u00e9taire adjoint du D\u00e9partement des for\u00eats, un certain Shri Tripathi dont le r\u00f4le dans la pr\u00e9sente affaire est d&#039;une importance consid\u00e9rable. L&#039;outrageur n\u00b01 n&#039;\u00e9tait pas pr\u00e9sent \u00e0 la r\u00e9union, mais sa position \u00e9tait que l&#039;outrageur n\u00b02, qui est le ministre, a donn\u00e9 pour instruction, conform\u00e9ment \u00e0 la discussion, de soumettre une note pour son ordre. Le secr\u00e9taire adjoint du d\u00e9partement, Sri Tripathi, a clairement d\u00e9clar\u00e9 dans sa note que les demandes ne devaient pas \u00eatre accept\u00e9es et que des ordonnances expresses de cette Cour et de la Haute Cour de Bombay \u00e9taient n\u00e9cessaires \u00e0 cet effet. L&#039;outrage n\u00b01 exprim\u00e9 autrement et compte tenu de la pr\u00e9tendue d\u00e9cision du HPC et de la position du gouvernement de l&#039;\u00c9tat devant les tribunaux, a sugg\u00e9r\u00e9 que les unit\u00e9s devraient \u00eatre autoris\u00e9es \u00e0 fonctionner. L&#039;outrageur n\u00b02 \u00e9tant l&#039;autorit\u00e9 finale, c&#039;est \u00e0 dire que le Ministre charg\u00e9 du D\u00e9partement des For\u00eats a accept\u00e9 sa position. Il a en outre \u00e9t\u00e9 soulign\u00e9 que les unit\u00e9s devaient fonctionner exclusivement avec du bois import\u00e9. Par cons\u00e9quent, en substance, sa position est qu\u2019il n\u2019y a pas eu de m\u00e9pris d\u00e9lib\u00e9r\u00e9 des ordonnances de cette Cour et qu\u2019aucun outrage n\u2019a \u00e9t\u00e9 commis. En ce qui concerne l&#039;accusation relative \u00e0 l&#039;interpolation de documents, il a d\u00e9clar\u00e9 qu&#039;il n&#039;avait interpol\u00e9 aucun document de cette Cour. Au contraire, la note manuscrite a \u00e9t\u00e9 faite par lui le 1.2.2005 au cours de l&#039;audience devant la CEC. Par une erreur de bonne foi, la note a \u00e9t\u00e9 faite dans le dossier officiel et non sur une feuille de papier s\u00e9par\u00e9e. Il a donc d\u00e9clar\u00e9 qu&#039;il n&#039;y avait aucune intention de manipulation ou d&#039;interpolation des documents officiels.<\/p>\n<p>CONTEMNOR N\u00b02<\/p>\n<p>13. La position de l\u2019outrageur n\u00b02 est qu\u2019il a agi de bonne foi sans aucune intention intentionnelle. Il a \u00e9galement pr\u00e9sent\u00e9 ses excuses inconditionnelles. Il est soulign\u00e9 qu&#039;il n&#039;est qualifi\u00e9 que jusqu&#039;au niveau secondaire et qu&#039;il appartient \u00e0 la cat\u00e9gorie des tribus r\u00e9pertori\u00e9es et qu&#039;il a repr\u00e9sent\u00e9 la circonscription de Nandurbar Lok Sabha en tant que d\u00e9put\u00e9, qu&#039;il \u00e9tait membre du Conseil l\u00e9gislatif nomm\u00e9 par le gouvernement du Maharashtra ainsi qu&#039;un membre de l&#039;Assembl\u00e9e d&#039;\u00c9tat de l&#039;Assembl\u00e9e de Nawapur. Il est actuellement l&#039;un des membres les plus anciens de l&#039;Assembl\u00e9e l\u00e9gislative du Maharashtra et membre du Cabinet en tant que ministre des Transports, des Ports, etc. Il a \u00e9t\u00e9 ministre des For\u00eats et de l&#039;Environnement entre le 19.10.1999 et le 31.10.2004. L&#039;expert HPC a \u00e9t\u00e9 constitu\u00e9. L\u2019opinion exprim\u00e9e par lui \u00e9tait en d\u00e9saccord avec l\u2019opinion du gouvernement de l\u2019\u00c9tat. M\u00eame s&#039;il n&#039;\u00e9tait pas au courant des d\u00e9tails des ordonnances, il \u00e9tait conscient du fait que, compte tenu des aspects techniques de plus en plus techniques du droit impliqu\u00e9s dans le fonctionnement quotidien du minist\u00e8re, contrairement \u00e0 ses ant\u00e9c\u00e9dents et au niveau de ses qualifications scolaires, il \u00e9tait il lui \u00e9tait impossible de prendre unilat\u00e9ralement une d\u00e9cision appropri\u00e9e sans l&#039;aide des fonctionnaires responsables du Gouvernement. Par cons\u00e9quent, conform\u00e9ment \u00e0 ce qui a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cid\u00e9 par le HPC, constitu\u00e9 dans un but pr\u00e9cis et compos\u00e9 de hauts bureaucrates et d&#039;autres membres importants du gouvernement et de personnalit\u00e9s publiques, les d\u00e9cisions prises par eux m\u00e9riteraient un grand respect. Le HPC a pris la d\u00e9cision le 28.1.2004 et, prenant note de divers facteurs pertinents indiqu\u00e9s dans les repr\u00e9sentations faites le 25.3.2004 ou vers cette date, a rendu l&#039;ordonnance. Il est maintenant all\u00e9gu\u00e9 que cela \u00e9quivaut \u00e0 une violation des ordonnances de cette Cour. Il avait souscrit aux opinions exprim\u00e9es par l&#039;outrageur n\u00b01 et il a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 pr\u00e9cis\u00e9 que les d\u00e9tenteurs d&#039;unit\u00e9s avaient ferm\u00e9 les unit\u00e9s apr\u00e8s les d\u00e9cisions rendues par cette Cour ainsi que par la Haute Cour de Bombay, Nagpur Bench. En sa qualit\u00e9 de ministre en charge, il a approuv\u00e9 le point de vue du plus haut fonctionnaire\/officier du minist\u00e8re des For\u00eats et du Revenu du gouvernement du Maharashtra et a accept\u00e9 la proposition qui lui a \u00e9t\u00e9 transmise. Il n\u2019y a aucune intention mens rea ni aucun \u00e9l\u00e9ment personnel dans la pr\u00e9tendue contumace. En ce qui concerne les all\u00e9gations selon lesquelles il aurait d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment donn\u00e9 de fausses explications sur le point de vue de HPC, il a \u00e9t\u00e9 avanc\u00e9 qu&#039;en raison d&#039;une mauvaise frappe des pages et de la pr\u00e9paration du projet par un \u00e9minent avocat, l&#039;erreur s&#039;est produite et qu&#039;il s&#039;agit d&#039;une erreur d\u00e9lib\u00e9r\u00e9e.<\/p>\n<p>14. Plusieurs facteurs annulent compl\u00e8tement la pr\u00e9tendue all\u00e9gation de bonne foi formul\u00e9e par les contempteurs. Premi\u00e8rement, la note du secr\u00e9taire adjoint, Shri Tripathi, est d&#039;une grande pertinence car elle montre comment la position prise par l&#039;outrageur n\u00b01 est clairement fausse et que l&#039;affirmation selon laquelle il a agi de bonne foi est falsifi\u00e9e. La note se lit comme suit :<\/p>\n<p>\u00ab Selon les directives du Pr. Secr\u00e9taire (F) le 2.4.2004.<\/p>\n<p>1. Dans ce dossier, quatre demandes, qui ont \u00e9t\u00e9 soumises par Oriental Veneer products Ltd. Konark Plywood Product Ltd, Pagoda Woods Private Ltd, Great Western Wood Private Ltd, sont en cours de traitement. Les requ\u00e9rants ont demand\u00e9 l&#039;octroi des licences pour exploiter leurs unit\u00e9s.<\/p>\n<p>2. L\u2019historique de ces cas est le suivant\u00a0:<\/p>\n<p>un. Dans l&#039;\u00c9tat, les unit\u00e9s de placage et de contreplaqu\u00e9 peuvent \u00eatre class\u00e9es en trois cat\u00e9gories: premi\u00e8rement, les unit\u00e9s qui fonctionnent avec des scieries titulaires d&#039;une licence, deuxi\u00e8mement, celles qui fonctionnent de mani\u00e8re exclusive, en utilisant des trancheuses et des \u00e9plucheuses, et troisi\u00e8mement, celles qui fonctionnent avec des scieries sans licence.<\/p>\n<p>b. La question des unit\u00e9s de placage et de contreplaqu\u00e9 a \u00e9t\u00e9 soulev\u00e9e pour la premi\u00e8re fois dans l&#039;affaire TN Godaverman c. Union of India (WP n\u00b0 171\/96, 202\/95) devant la Cour supr\u00eame. L&#039;honorable Cour supr\u00eame a ordonn\u00e9 au gouvernement de l&#039;\u00c9tat de d\u00e9poser un affidavit devant la Cour concernant le statut des scieries, des unit\u00e9s de placage et de contreplaqu\u00e9 dans l&#039;\u00c9tat. L&#039;affidavit a \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9 par le gouvernement de l&#039;\u00c9tat devant la Cour supr\u00eame, traitant les unit\u00e9s des industries du placage et du contreplaqu\u00e9 comme des unit\u00e9s composites au m\u00eame titre que les scieries. Selon l&#039;affidavit, qui impliquait que les industries de placage et de contreplaqu\u00e9, si elles fonctionnent avec des scieries sous licence, peuvent \u00eatre trait\u00e9es comme des unit\u00e9s autoris\u00e9es et si elles fonctionnent sans licence, les scieries peuvent \u00eatre trait\u00e9es comme sans licence. Le 4.3.1997, la Cour supr\u00eame a rendu l&#039;ordonnance suivante\u00a0:<\/p>\n<p>&quot;Toutes les scieries, industries de placage et de contreplaqu\u00e9 sans licence dans l&#039;\u00c9tat du Maharashtra et l&#039;\u00c9tat de l&#039;UP doivent \u00eatre ferm\u00e9es imm\u00e9diatement et le gouvernement de l&#039;\u00c9tat ne supprimera ni n&#039;assouplira les conditions d&#039;octroi d&#039;autorisation\/licence pour l&#039;ouverture de telles scieries, les industries du placage et du contreplaqu\u00e9 et il ne doit pas non plus accorder de nouvelles autorisations\/licences \u00e0 cette fin.<\/p>\n<p>3. Le gouvernement de l&#039;\u00c9tat s&#039;est adress\u00e9 \u00e0 la Cour supr\u00eame en d\u00e9posant une demande IANo.414 du janvier 99 pour autoriser le gouvernement de l&#039;\u00c9tat \u00e0 accorder des licences aux industries existantes de contreplaqu\u00e9 et de placage sans licence qui n\u00e9cessitent des activit\u00e9s de scierie mais disposent de licences industrielles et autorisent \u00e9galement l&#039;\u00c9tat. Le gouvernement doit d\u00e9livrer des licences aux industries de scieries et de placages\/contreplaqu\u00e9s qui ont l&#039;intention d&#039;op\u00e9rer avec du bois import\u00e9 de l&#039;ext\u00e9rieur du pays. L&#039;affaire a \u00e9t\u00e9 port\u00e9e devant le tribunal supr\u00eame pour une audience finale le 14.7.2003. La Cour supr\u00eame a rejet\u00e9 la demande pr\u00e9sent\u00e9e par le gouvernement de l&#039;\u00c9tat et a \u00e9limin\u00e9 l&#039;IANO.414 ainsi que d&#039;autres I.A.<\/p>\n<p>4. Apr\u00e8s l&#039;ordonnance de la Cour supr\u00eame du 4 mars 1997, les scieries sans licence de ces industries de contreplaqu\u00e9\/placage ont \u00e9t\u00e9 ferm\u00e9es, aucune autre machine dans ces industries n&#039;a \u00e9t\u00e9 ferm\u00e9e en raison de l&#039;interpr\u00e9tation de la r\u00e8gle foresti\u00e8re de Bombay de 1942 selon laquelle seule La machine \u00e0 scier, c&#039;est-\u00e0-dire la scie \u00e0 ruban\/scie horizontale\/scie circulaire, n\u00e9cessite une licence. Cependant, dans l&#039;affaire WP No. 3795\/95, l&#039;affaire Kit Ply, l&#039;honorable juge de la Haute Cour de Bombay \u00e0 Nagpur, le 10 ao\u00fbt 1998, a clairement indiqu\u00e9 que le requ\u00e9rant (c&#039;est-\u00e0-dire le propri\u00e9taire de Kitply) n&#039;a pas le droit d&#039;exploiter des machines ou des scieries \u00e0 des fins commerciales. couper, trancher et\/ou \u00e9plucher le bois sans permis, comme le pr\u00e9voit la r\u00e8gle 23(i)(ii) du Bombay Transit Forest Product Rule, 1960 (r\u00e9gion de Vidarbh, zones de Saurashtra et Kutch).<\/p>\n<p>5. Apr\u00e8s ce jugement de la Haute Cour de Mumbai, Nagpur, dans l&#039;affaire Kitply, le D\u00e9partement des For\u00eats a donn\u00e9 des instructions \u00e0 l&#039;agent de terrain pour qu&#039;il ferme les machines de tranchage et d&#039;\u00e9pluchage. Cela a entra\u00een\u00e9 la fermeture des machines de transformation du bois, c&#039;est-\u00e0-dire des trancheuses et des \u00e9plucheuses dans les industries. Par cons\u00e9quent, ces industries ont d\u00e9pos\u00e9 des demandes W.P. au tribunal de Nagpur de la Haute Cour de Mumbai. L\u2019essentiel de leur argument principal \u00e9tait le suivant :<\/p>\n<p>\u00ab Le D\u00e9partement des For\u00eats n&#039;a jamais demand\u00e9 de licence pour faire fonctionner des machines de placage et de contreplaqu\u00e9 et n&#039;a donc pas obtenu de licence du D\u00e9partement des For\u00eats pour exploiter ces unit\u00e9s. Par cons\u00e9quent, \u00e0 ce stade, ils ne peuvent pas \u00eatre contraints d\u2019obtenir une licence pour exploiter ces unit\u00e9s.<\/p>\n<p>Le Badar (conseiller sp\u00e9cial Forest) a admis devant la Cour que le gouvernement prenait une d\u00e9cision politique dans cette affaire.<\/p>\n<p>6. Cette question a \u00e9t\u00e9 soumise au Comit\u00e9 des Hauts Pouvoirs relevant du CS le 2.6.2001 et le 13.6.2001. Lors de la r\u00e9union sur la question des licences pour les industries des placages et des contreplaqu\u00e9s, le Comit\u00e9 a pris la d\u00e9cision suivante\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab Le Comit\u00e9 a d\u00e9cid\u00e9 qu&#039;\u00e0 ce stade, il ne serait pas appropri\u00e9 d&#039;\u00e9laborer une politique d&#039;octroi de licences concernant l&#039;industrie des placages et des contreplaqu\u00e9s. Cependant, le minist\u00e8re de l&#039;Industrie peut \u00eatre invit\u00e9 \u00e0 ne pas d\u00e9livrer de nouvelle licence pour l&#039;\u00e9tablissement d&#039;unit\u00e9s de placage et de contreplaqu\u00e9.<\/p>\n<p>6. Cette d\u00e9cision du Comit\u00e9, apr\u00e8s avoir obtenu l&#039;approbation du gouvernement de l&#039;\u00c9tat, a \u00e9t\u00e9 soumise \u00e0 la Haute Cour dans les documents WP NO.3795\/95, 1315\/2001, 3731\/78. Lors de l&#039;audition de ces W.Ps. l&#039;honorable tribunal a observ\u00e9 que\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab Cela ne m\u00e8ne nulle part, par rapport \u00e0 la situation actuelle, de savoir si aujourd&#039;hui une autorisation est requise pour l&#039;unit\u00e9 compl\u00e8te de placage ou si elle est requise uniquement lorsqu&#039;il existe une unit\u00e9 de scierie ? Pourquoi le sceau ne doit pas \u00eatre ouvert. Pourquoi ces industries ne devraient pas \u00eatre autoris\u00e9es \u00e0 fonctionner. La d\u00e9cision est vague, elle indique seulement pour l\u2019avenir que le D\u00e9partement des For\u00eats n\u2019accordera aucune licence et que la d\u00e9cision aurait \u00e9t\u00e9 prise par le D\u00e9partement de l\u2019Industrie.<\/p>\n<p>7. Puisque la question de l&#039;octroi de licences aux industries du placage et du contreplaqu\u00e9 n&#039;a pas \u00e9t\u00e9 tranch\u00e9e, cette question a \u00e9t\u00e9 soumise au Comit\u00e9 de haut niveau le 28 janvier 2004. Le HPC sur cette question a pris la d\u00e9cision suivante.<\/p>\n<p>un. Une licence devrait \u00eatre accord\u00e9e aux industries de placage et de contreplaqu\u00e9 qui \u00e9taient en activit\u00e9 avant le 4.3.1997.<\/p>\n<p>b. Les industries du placage et du contreplaqu\u00e9 fonctionnant uniquement avec des trancheuses et des \u00e9plucheuses doivent obtenir la licence.<\/p>\n<p>c. La machine \u00e0 trancher et \u00e0 \u00e9plucher ne peut pas \u00eatre trait\u00e9e comme une unit\u00e9 composite avec les scieries.<\/p>\n<p>d. La Haute Cour peut \u00eatre saisie conform\u00e9ment \u00e0 la d\u00e9cision du gouvernement de l&#039;\u00c9tat.<\/p>\n<p>8. Sur la base de la d\u00e9cision prise par HPC, l&#039;affaire peut \u00eatre port\u00e9e devant le tribunal honorable, par voie de d\u00e9p\u00f4t d&#039;affidavit, apr\u00e8s avoir obtenu l&#039;approbation du gouvernement de l&#039;\u00c9tat. Cette question est \u00e0 l&#039;\u00e9tude et un affidavit sera prochainement d\u00e9pos\u00e9 devant la Cour honorable.<\/p>\n<p>9. Compte tenu de ce qui pr\u00e9c\u00e8de, \u00e0 mon avis, les affaires des requ\u00e9rants ne peuvent \u00eatre examin\u00e9es qu&#039;apr\u00e8s avoir obtenu l&#039;autorisation du gouvernement de l&#039;\u00c9tat et des tribunaux honorables.<\/p>\n<p>Soumis pour information et approbation.<\/p>\n<p>Sd\/- 5.4.2004<\/p>\n<p>Pr.Secr\u00e9taire(F)\u201d<\/p>\n<p>15. Apr\u00e8s avoir \u00e9voqu\u00e9 l&#039;historique des affaires, les ordonnances rendues par cette Cour les 4.3.1997 et 14.7.2003, l&#039;ordonnance du 10.8.1998 rendue par la Haute Cour de Bombay, Nagpur Bench, l&#039;avis du HPC, du D\u00e9put\u00e9 Le secr\u00e9taire a cat\u00e9goriquement indiqu\u00e9 sa position comme suit :<\/p>\n<p>\u00ab Sur la base de la d\u00e9cision prise par HPC, l&#039;affaire peut \u00eatre port\u00e9e devant la Cour par voie d&#039;affidavit, apr\u00e8s avoir obtenu l&#039;approbation du gouvernement de l&#039;\u00c9tat. Cette question est \u00e0 l&#039;\u00e9tude et un affidavit sera prochainement d\u00e9pos\u00e9 devant la Cour honorable.<\/p>\n<p>Compte tenu de ce qui pr\u00e9c\u00e8de, \u00e0 mon avis, l&#039;affaire des requ\u00e9rants ne peut \u00eatre examin\u00e9e qu&#039;apr\u00e8s avoir obtenu l&#039;autorisation du gouvernement de l&#039;\u00c9tat et des tribunaux honorables.<\/p>\n<p>Soumis pour information et approbation.<\/p>\n<p>16. Le 5 avril 2004, l&#039;outrageur n\u00b01 Shri Ashok Khot a compl\u00e8tement ignor\u00e9 l&#039;opinion exprim\u00e9e par le secr\u00e9taire adjoint et, sur une lecture claire et ce qui semble \u00eatre une erreur d\u00e9lib\u00e9r\u00e9e des recommandations du HPC, a exprim\u00e9 l&#039;opinion qu&#039;il semble y avoir n&#039;y ait aucune objection \u00e0 l&#039;utilisation de bois import\u00e9 pour le contreplaqu\u00e9\/placage\/porte flash\/tableau noir, etc. puisque l&#039;autorisation donn\u00e9e par le Conservateur des For\u00eats \u00e9tait ant\u00e9rieure aux ordonnances de cette Cour, c&#039;est-\u00e0-dire le 20.2.1997 et le 21.2.1997 et ces unit\u00e9s peuvent \u00eatre fabriqu\u00e9es op\u00e9rationnel sous r\u00e9serve des d\u00e9cisions du tribunal de Nagpur de la Haute Cour de Bombay et de cette Cour. L&#039;autorisation rel\u00e8vera de la responsabilit\u00e9 des porteurs de parts et ceux-ci fermeront les parts si les d\u00e9cisions de la Haute Cour de Bombay et de cette Cour sont contraires \u00e0 la position avanc\u00e9e par l&#039;\u00c9tat du Maharashtra. Le m\u00e9pris n\u00b01 a not\u00e9 ce qui suit\u00a0:<\/p>\n<p>&quot;Merci. Proposition accept\u00e9e. La permission soit accord\u00e9e de commencer.<\/p>\n<p>17. En r\u00e9f\u00e9rence aux ordres \u00e9mis par les contempteurs 1 et 2, plusieurs unit\u00e9s d&#039;autres \u00c9tats, comme l&#039;UP, ont commenc\u00e9 \u00e0 demander des autorisations similaires. Lorsque cela a \u00e9t\u00e9 port\u00e9 \u00e0 l&#039;attention de la CEC et de l&#039;Amicus Curiae, ils ont inform\u00e9 le gouvernement de l&#039;\u00c9tat de la violation des ordonnances. Le point de vue de la CEC a \u00e9t\u00e9 contest\u00e9 par l\u2019\u00c9tat du Maharashtra. Ici entre en sc\u00e8ne la manipulation des archives officielles. Il a \u00e9t\u00e9 reconnu par l&#039;outrageur n\u00b01 que le 1.2.2005, il avait fait une note en marathi dans le dossier officiel. Il est important de noter que le reste des feuilles de notes est en anglais. La position selon laquelle il a voulu souligner certains aspects lors de l&#039;audience est clairement contraire aux documents vers\u00e9s au dossier. Il affirme avoir fait son entr\u00e9e le 1.2.2005. Mais les documents \u00e9tablissent clairement qu&#039;\u00e0 ce moment-l\u00e0, le dossier \u00e9tait en possession de la CEC. En outre, le Comit\u00e9 des Hauts Pouvoirs, dans ses recommandations du 21.8.2004, n&#039;a jamais finalement pris de d\u00e9cision dans le sens projet\u00e9 par l&#039;outrage n\u00b01. Le dossier indique quelque chose de tr\u00e8s int\u00e9ressant. Juste avant la note du contempteur n\u00b01 recommandant l&#039;octroi de l&#039;autorisation aux scieries, qui est une note dactylographi\u00e9e de plusieurs pages, se trouve une note manuscrite non dat\u00e9e qui laisse entendre qu&#039;il y avait diff\u00e9rents points de vue sur le sujet et une opinion de L&#039;avocat qui \u00e9tait alors l&#039;avocat g\u00e9n\u00e9ral et actuellement le savant solliciteur g\u00e9n\u00e9ral \u00e9tait \u00e9galement disponible. Le but \u00e9vident de cette note \u00e9tait de montrer qu&#039;il y en avait aussi d&#039;autres qui ne partageaient pas le point de vue de l&#039;officier subalterne qui avait sugg\u00e9r\u00e9 que la proposition de rouvrir les usines devait \u00eatre rejet\u00e9e.<\/p>\n<p>18. Puisqu&#039;il n&#039;y a eu aucun commentaire de la KEK sur cette note, l&#039;Amicus Curiae a fait une enqu\u00eate aupr\u00e8s de la KEK pour savoir si la note avait manqu\u00e9 l&#039;attention des membres de la KEK et s&#039;ils s&#039;\u00e9taient enquis de l&#039;exactitude de ce qui \u00e9tait indiqu\u00e9 dans la note. . Le secr\u00e9taire membre de la CEC a affirm\u00e9 qu&#039;il ne se souvenait pas d&#039;avoir vu une telle note et qu&#039;il s&#039;\u00e9tait donc renseign\u00e9 aupr\u00e8s du secr\u00e9taire en chef du Maharashtra.<\/p>\n<p>19. La r\u00e9ponse du Secr\u00e9taire en chef est \u00e9galement tr\u00e8s significative. Le secr\u00e9taire en chef a remis un ensemble de pages z\u00e9rox\u00e9es du dossier qu&#039;il avait restitu\u00e9es avant de remettre les dossiers \u00e0 la CEC et elles ne portaient aucune note de ce type. Le but de l&#039;introduction de cette note est tr\u00e8s clair : montrer que son point de vue \u00e9tait possible car il y avait diff\u00e9rents points de vue sur le sujet. Dans sa r\u00e9ponse, l&#039;outrageur n\u00b01 avait d\u00e9clar\u00e9 que les dossiers \u00e9taient conserv\u00e9s sous la garde du co-secr\u00e9taire et avaient \u00e9t\u00e9 restitu\u00e9s au D\u00e9partement des for\u00eats le 1.2.2005 par la CEC et que les dossiers avaient ensuite \u00e9t\u00e9 port\u00e9s devant cette Cour par le co-secr\u00e9taire. Depuis lors, les dossiers pertinents \u00e9taient toujours en possession du co-secr\u00e9taire et ont \u00e9t\u00e9 produits devant cette Cour par lui le 15.4.2005. Il a d\u00e9clar\u00e9 qu&#039;il n&#039;avait jamais \u00e9t\u00e9 en possession des dossiers, sauf en cas de n\u00e9cessit\u00e9. Il a en outre d\u00e9clar\u00e9 qu&#039;il n&#039;avait jamais manipul\u00e9 le dossier comme il le pr\u00e9tendait. Il a r\u00e9it\u00e9r\u00e9 qu&#039;en fait il n&#039;y a pas eu d&#039;insertion sp\u00e9cifique comme le pr\u00e9tend le savant Amicus Curiae. Ce stand a ensuite \u00e9t\u00e9 abandonn\u00e9. Il a admis avoir pris cette note. Vient ensuite l\u2019autre explication manifestement inacceptable et frivole selon laquelle, au lieu d\u2019\u00e9crire sur un morceau de papier s\u00e9par\u00e9, il a \u00e9crit par erreur sur le dossier officiel. Outre le caract\u00e8re frivole du moyen, celui-ci est clairement encore infirm\u00e9 par le fait qu&#039;au 1.2.2005 le dossier se trouvait \u00e0 la CEC. Ceux-ci ne laissent aucun doute sur le fait que l\u2019outrageur n\u00b01 a d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment et volontairement m\u00e9connu l\u2019autorit\u00e9 de la loi.<\/p>\n<p>20. Dans BM Bhattacharjee (g\u00e9n\u00e9ral de division) et Anr. c. Russel Estate Corporation et Anr. (AIR 1993 SC 1633), notre Cour a observ\u00e9 que \u00ab tous les fonctionnaires du gouvernement doivent \u00eatre pr\u00e9sum\u00e9s savoir qu&#039;en vertu du r\u00e9gime constitutionnel en vigueur dans ce pays, les ordres des tribunaux doivent \u00eatre implicitement ob\u00e9is et que les ordres du Il ne faut pas prendre \u00e0 la l\u00e9g\u00e8re la cour supr\u00eame - d&#039;ailleurs n&#039;importe quel tribunal -.<\/p>\n<p>21. Tout pays ou toute soci\u00e9t\u00e9 qui consid\u00e8re l\u2019\u00e9tat de droit comme sa caract\u00e9ristique fondamentale ne fait pas de distinction entre haut et bas, faible ou puissant. Seules les monarchies et m\u00eame certaines d\u00e9mocraties ont adopt\u00e9 le principe s\u00e9culaire selon lequel le roi ne peut \u00eatre poursuivi devant ses propres tribunaux.<\/p>\n<p>22. Les propos du professeur Dicey \u00e0 propos de l&#039;Angleterre s&#039;appliquent \u00e9galement \u00e0 n&#039;importe quelle nation du monde. Il a dit ce qui suit :<\/p>\n<p>&quot;Lorsque nous parlons de l&#039;\u00c9tat de droit comme d&#039;une caract\u00e9ristique de notre pays, non seulement chez nous aucun homme n&#039;est au-dessus de la loi, mais encore que tout homme, quel que soit son rang ou sa condition, est soumis \u00e0 la loi ordinaire du royaume et se soumet \u00e0 la comp\u00e9tence des tribunaux ordinaires. En Angleterre, l&#039;id\u00e9e de l&#039;\u00e9galit\u00e9 juridique, ou de la soumission universelle de toutes les classes \u00e0 une seule loi administr\u00e9e par les tribunaux ordinaires, a \u00e9t\u00e9 pouss\u00e9e \u00e0 son extr\u00eame limite. Chez nous, tout fonctionnaire, depuis le Premier ministre jusqu&#039;\u00e0 un agent de police ou un percepteur d&#039;imp\u00f4ts, est sous la m\u00eame responsabilit\u00e9 pour tout acte accompli avec une justification l\u00e9gale que n&#039;importe quel autre citoyen. Les rapports abondent de cas dans lesquels des fonctionnaires ont \u00e9t\u00e9 traduits devant les tribunaux et rendus, \u00e0 titre personnel, passibles de sanctions ou de dommages-int\u00e9r\u00eats, pour des actes accomplis en leur qualit\u00e9 officielle mais au-del\u00e0 de leur autorit\u00e9 l\u00e9gale. Un gouverneur colonial, un secr\u00e9taire d&#039;\u00c9tat, un officier militaire et tous ses subordonn\u00e9s, bien qu&#039;ex\u00e9cutant les ordres de leurs sup\u00e9rieurs officiels, sont aussi responsables de tout acte que la loi n&#039;autorise pas, comme l&#039;est une personne priv\u00e9e et non officielle. (Voir Introduction \u00e0 l&#039;\u00e9tude du droit constitutionnel, 10e \u00e9d. 1965, pp. 193-194).<\/p>\n<p>23. Il faut toujours faire preuve de respect envers la Cour. Si une partie est l\u00e9s\u00e9e par une ordonnance qui, \u00e0 son avis, est erron\u00e9e ou contraire aux r\u00e8gles ou que sa mise en \u0153uvre n&#039;est ni pratique ni r\u00e9alisable, elle doit s&#039;adresser au tribunal. Cela avait \u00e9t\u00e9 fait et cette Cour, apr\u00e8s examen, avait rejet\u00e9 l&#039;analyse d&#039;impact bien avant.<\/p>\n<p>24. Le m\u00e9pris n\u00b02 est que le fait qu&#039;il ne soit pas tr\u00e8s instruit d\u00e9pendait de l&#039;avis du HPC\/des hauts fonctionnaires. Ce plaidoyer est non seulement creux, mais sans aucune substance. Comme le contempteur n\u00b02 a indiqu\u00e9 dans sa r\u00e9ponse qu&#039;il a \u00e9t\u00e9 parlementaire, membre de l&#039;Assembl\u00e9e l\u00e9gislative et ministre pendant une tr\u00e8s longue p\u00e9riode. Dire qu\u2019il n\u2019\u00e9tait pas conscient de la complexit\u00e9 des ordonnances de cette Cour et qu\u2019il d\u00e9pendait donc des plus hauts bureaucrates est une vaine tentative de rejeter la responsabilit\u00e9. Il n\u2019a m\u00eame pas indiqu\u00e9 pourquoi le point de vue du secr\u00e9taire adjoint, Shri Tripathi, ne devait pas \u00eatre accept\u00e9. Il a essay\u00e9 de se r\u00e9fugier derri\u00e8re la pr\u00e9tendue vision du HPC et une pr\u00e9tendue erreur commise par la dactylographe. Dans l&#039;affidavit suppl\u00e9mentaire, il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9 que l&#039;\u00e9minent conseil qui avait r\u00e9dig\u00e9 la requ\u00eate avait pris note de l&#039;erreur commise par la dactylo et avait r\u00e9dig\u00e9 en cons\u00e9quence la r\u00e9ponse. Il est soulign\u00e9 que les documents corrects \u00e9taient disponibles aupr\u00e8s de la CEC et qu&#039;il ne tirerait aucun avantage en invoquant un plaidoyer contraire aux documents. Le cas pr\u00e9cis est que l&#039;erreur s&#039;est produite au stade du d\u00e9p\u00f4t de la r\u00e9plique. M\u00eame si tel est le cas, il s\u2019agit certainement d\u2019un acte tr\u00e8s imprudent et il a fallu faire preuve de plus de prudence, particuli\u00e8rement lorsque les affidavits ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9s devant cette Cour.<\/p>\n<p>25. La position des contempteurs est \u00e9galement encore plus fausse lorsqu&#039;on prend note de l&#039;ordonnance rendue par la Haute Cour dans l&#039;affaire Kitply le 10.8.1998. Il a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9cis\u00e9 que pour l&#039;utilisation de toute machine destin\u00e9e \u00e0 couper, trancher et\/ou \u00e9plucher le bois, une licence en vertu de la r\u00e8gle 23 (1) (ii) des r\u00e8gles de transit des produits forestiers de Bombay (r\u00e9gion de Vidarbha, Saurashtra et r\u00e9gion de Kutch), 1960 est requise. requis. Il n&#039;est pas contest\u00e9 que depuis 1999, la r\u00e8gle 88 correspondante des r\u00e8gles foresti\u00e8res de Bombay, 1942 (en abr\u00e9g\u00e9 \u00ab\u00a0r\u00e8gles foresti\u00e8res, 1942) est devenue applicable \u00e0 l&#039;ensemble du Maharashtra. Gardant cela \u00e0 l&#039;esprit, l&#039;IANo.414 de 1999 a \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9 pour permettre l&#039;octroi d&#039;une licence en vertu des r\u00e8gles foresti\u00e8res de 1942 aux industries de contreplaqu\u00e9\/placage sans licence, qui avaient un NOC, une licence industrielle, etc. et aux industries du bois qui avaient l&#039;intention de fonctionner uniquement avec du bois import\u00e9. L&#039;analyse d&#039;impact en question a \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9e par cette Cour le 14.7.2003. Cette Cour a accept\u00e9 les recommandations de la CEC. Il \u00e9tait en outre ordonn\u00e9 comme suit\u00a0:<\/p>\n<p>&quot;En ce qui concerne 64 scieries qui pr\u00e9tendaient \u00eatre effectivement \u00e9ligibles \u00e0 l&#039;octroi d&#039;une licence conform\u00e9ment \u00e0 la notification du 16 juillet 1981, leur cas peut \u00eatre examin\u00e9 par le gouvernement de l&#039;\u00c9tat dans un d\u00e9lai de deux mois et, si elles sont jug\u00e9es \u00e9ligibles, leur demande peut \u00eatre examin\u00e9e. envoy\u00e9 \u00e0 la CEC qui peut soumettre un rapport \u00e0 cette Cour \u00bb. (Soulign\u00e9 pour souligner)<\/p>\n<p>26. Il appara\u00eet donc clairement que les demandes des personnes \u00e9ligibles \u00e0 l&#039;octroi de licences devaient \u00eatre adress\u00e9es \u00e0 la CEC, qui devait ensuite soumettre un rapport \u00e0 la Cour. Par la suite, cette Cour aurait statu\u00e9 sur la question du droit \u00e0 une licence. La proc\u00e9dure prescrite par cette Cour n&#039;a pas \u00e9t\u00e9 suivie. Au lieu de cela, par leurs actions contest\u00e9es, les contempteurs ont permis la reprise des op\u00e9rations par les d\u00e9tenteurs de parts. Il n\u2019y avait absolument aucune confusion ni aucune possibilit\u00e9 de douter comme le pr\u00e9tendaient les contempteurs.<\/p>\n<p>27. Il existe un autre facteur qui montre la mani\u00e8re effront\u00e9e avec laquelle les faits ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9form\u00e9s et, sans aucun doute, d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment. Comme l&#039;a not\u00e9 la CEC dans son deuxi\u00e8me rapport, le Conservateur en chef des for\u00eats du Maharashtra, dans sa lettre du 15.2.2000, a d\u00e9clar\u00e9 qu&#039;en vertu de l&#039;ordonnance de cette Cour du 4.3.1997 et de l&#039;ordonnance de la Haute Cour du 10.8.1998, 40 les unit\u00e9s de contreplaqu\u00e9\/placage sans licence ont \u00e9t\u00e9 ferm\u00e9es en 1999. Ces 40 unit\u00e9s comprennent les six unit\u00e9s auxquelles une autorisation a \u00e9t\u00e9 accord\u00e9e par la suite. Leurs noms figurent \u00e0 Sl. Nos 29, 30, 36, 37, 38 et 55 de la liste jointe \u00e0 la lettre du 15.2.2000. Mais lors d&#039;une descente men\u00e9e par le directeur adjoint r\u00e9gional (WL) de la r\u00e9gion occidentale du MOEF le 22 mars 2004, les locaux de l&#039;une des six unit\u00e9s M\/s Oriental Veneer Products Pvt. Ltd. (qui a \u00e9t\u00e9 scell\u00e9e le 21.3.1999), le sceau s&#039;est av\u00e9r\u00e9 bris\u00e9 et l&#039;unit\u00e9 fonctionnait. Lors de l&#039;op\u00e9ration du 22.3.2004, il semble que l&#039;on ait appuy\u00e9 sur le bouton de panique pour faire des d\u00e9marches vers le 25.3.2004. Les ordonnances ont \u00e9t\u00e9 rendues sur la base de ces repr\u00e9sentations, montrant peu de respect pour l&#039;ordonnance de cette Cour.<\/p>\n<p>28. Les explications des contempteurs sont clairement inacceptables. La mens rea est au sens large.<\/p>\n<p>29. La conclusion in\u00e9vitable est que les confr\u00e8res 1 et 2 ont d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment fait fi des ordonnances de cette Cour de mani\u00e8re effront\u00e9e. On ne peut pas dire, m\u00eame en faisant preuve d&#039;imagination, qu&#039;il n&#039;y avait pas d&#039;intention intentionnelle. La situation factuelle montre clairement le contraire.<\/p>\n<p>30. Les avocats des confr\u00e8res n\u00b01 et 2 ont d\u00e9clar\u00e9 qu&#039;ils avaient pr\u00e9sent\u00e9 des excuses inconditionnelles qui devraient \u00eatre accept\u00e9es.<\/p>\n<p>31. Les excuses sont un acte de contrition. \u00c0 moins que des excuses ne soient pr\u00e9sent\u00e9es le plus t\u00f4t possible et de bonne gr\u00e2ce, les excuses sont d\u00e9pourvues de p\u00e9nitence et sont donc susceptibles d&#039;\u00eatre rejet\u00e9es. Si les excuses sont pr\u00e9sent\u00e9es au moment o\u00f9 le contrevenant d\u00e9couvre que le tribunal va lui imposer une punition, cela cesse d&#039;\u00eatre des excuses et devient un acte de l\u00e2che rampant.<\/p>\n<p>32. Les excuses ne sont pas une arme de d\u00e9fense pour purger les coupables de leur d\u00e9lit, et elles ne sont pas non plus destin\u00e9es \u00e0 fonctionner comme une panac\u00e9e universelle, mais elles sont cens\u00e9es \u00eatre une preuve d&#039;une r\u00e9elle contrition. Comme cela a \u00e9t\u00e9 not\u00e9 dans l&#039;affaire LD Jaikwal c. \u00c9tat d&#039;Uttar Pradesh (AIR 1984 SC 1374) : \u00ab Nous sommes d\u00e9sol\u00e9s de dire que nous ne pouvons pas souscrire \u00e0 l&#039;\u00e9cole de pens\u00e9e \u00ab gifler, dire pardon et oublier \u00bb en mati\u00e8re d&#039;administration de la jurisprudence en mati\u00e8re d&#039;outrage. Dire \u00ab\u00a0d\u00e9sol\u00e9\u00a0\u00bb ne rend pas le frappeur moins intelligent lorsque ledit mot hypocrite est prononc\u00e9. Les excuses ne doivent pas \u00eatre des excuses sur papier et l\u2019expression de la tristesse doit venir du c\u0153ur et non de la plume. Car c&#039;est une chose de \u00ab dire \u00bb d\u00e9sol\u00e9, c&#039;en est une autre de \u00ab se sentir d\u00e9sol\u00e9 \u00bb.<\/p>\n<p>33. Les poursuites pour outrage sont essentiellement personnelles et punitives. Cela ne signifie pas qu&#039;il n&#039;est pas loisible \u00e0 la Cour de prononcer un verdict d&#039;outrage \u00e0 l&#039;encontre d&#039;un fonctionnaire du gouvernement, par exemple le ministre de l&#039;Int\u00e9rieur ou un ministre.<\/p>\n<p>34. Bien que les proc\u00e9dures pour outrage au tribunal pr\u00e9sentent g\u00e9n\u00e9ralement ces caract\u00e9ristiques, les proc\u00e9dures pour outrage \u00e0 l&#039;encontre d&#039;un d\u00e9partement gouvernemental ou d&#039;un ministre en qualit\u00e9 officielle ne seraient ni personnelles ni punitives (il ne serait clairement pas appropri\u00e9 d&#039;imposer une amende ou de saisir les actifs de la Couronne ou d&#039;un d\u00e9partement gouvernemental). ou un fonctionnaire de la Couronne agissant en sa qualit\u00e9 officielle), cela ne signifie pas qu&#039;une conclusion d&#039;outrage \u00e0 l&#039;encontre d&#039;un minist\u00e8re ou d&#039;un ministre serait inutile. Le fait m\u00eame de tirer une telle conclusion justifierait les exigences de la justice. En outre, une ordonnance de d\u00e9pens pourrait \u00eatre prononc\u00e9e pour souligner l&#039;importance d&#039;un outrage. L\u2019un des objectifs des pouvoirs du tribunal en mati\u00e8re de constatation d\u2019outrage est de garantir que les ordonnances du tribunal sont respect\u00e9es. Cette comp\u00e9tence doit \u00eatre concomitante \u00e0 la comp\u00e9tence des tribunaux pour rendre les ordonnances qui n\u00e9cessitent la protection qu&#039;offre la comp\u00e9tence pour prononcer des conclusions d&#039;outrage. Dans les proc\u00e9dures civiles, le tribunal peut d\u00e9sormais rendre des ordonnances (autres que des injonctions ou des ex\u00e9cutions sp\u00e9cifiques) contre les services gouvernementaux autoris\u00e9s ou le procureur g\u00e9n\u00e9ral. Des demandes de contr\u00f4le judiciaire peuvent \u00eatre rendues contre des ministres. En cons\u00e9quence, de telles ordonnances doivent \u00eatre prises pour ne pas heurter la th\u00e9orie selon laquelle la Couronne est cens\u00e9e ne pas pouvoir faire de mal. De m\u00eame, si de tels ordres sont \u00e9mis et ne sont pas respect\u00e9s, l\u2019organisme contre lequel les ordres ont \u00e9t\u00e9 \u00e9mis peut \u00eatre reconnu coupable d\u2019outrage sans offenser cette th\u00e9orie, ce qui pourrait \u00eatre le seul obstacle justifiable \u00e0 une conclusion d\u2019outrage. (Voir M c. Home Office (1993 (3) All ER 537).<\/p>\n<p>35. Il s\u2019agit d\u2019une affaire dans laquelle non seulement on a tent\u00e9 d\u00e8s le d\u00e9but d\u2019aller outre-passer les ordonnances de cette Cour, mais aussi de tirer des fausses pistes. Pire encore est la position accept\u00e9e consistant \u00e0 ins\u00e9rer une note dans le dossier officiel avec des motifs obliques. Cela aggrave la situation. Dans ce cas, les coupables m\u00e9ritent une punition s\u00e9v\u00e8re. Cela servira d&#039;exemple \u00e0 ceux qui ont tendance \u00e0 ignorer les ordonnances du tribunal en raison de leur pouvoir financier, de leur statut social ou des fonctions qu&#039;ils occupent. Des peines exemplaires s&#039;imposent \u00e0 l&#039;\u00e9gard des deux coupables. Une peine privative de libert\u00e9 d&#039;un mois d&#039;emprisonnement simple dans chaque cas irait \u00e0 l&#039;encontre des objectifs de la justice. Il est \u00e0 noter que dans Re: Sri Pravakar Behera (Suo Motu CP 301\/2003 du 19.12.2003) (2003 (10) SCALE 1126), cette Cour avait impos\u00e9 des frais de Rs.50 000\/- \u00e0 un MPO sur le terrain. que le renouvellement de la licence n&#039;\u00e9tait pas interdit dans les cas o\u00f9 les licences avaient \u00e9t\u00e9 d\u00e9livr\u00e9es avant l&#039;ordonnance de cette Cour du 4.3.1997. C&#039;\u00e9tait le cas d&#039;un officier du niveau inf\u00e9rieur. Compte tenu des positions \u00e9lev\u00e9es occup\u00e9es par les coupables, des sanctions plus s\u00e9v\u00e8res sont n\u00e9cessaires et, par cons\u00e9quent, nous r\u00e9duisons les peines de prison.<\/p>\n<p>36. La requ\u00eate pour outrage n\u00b0 83 de 2005 ainsi que les IA n\u00b0 1503 et 1504 dans le WP (C) n\u00b0 202 de 1995 sont rejet\u00e9es.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>SUPREME COURT OF INDIA Contempt Petition (Civil) 83 of 2005 In Writ Petition (C) No.202 of 1995 10TH May, 2006. CHIEF JUSTICE MR. Y.K. SABHARWAL, THE HONOURABLE MR. JUSTICE ARIJIT PASAYAT &amp; THE HONOURABLE MR. JUSTICE S.H. KAPADIA T.N. Godavarman Thirumulpad Through the Amicus Curiae Versus Ashok Khot &amp; Another Arijit Pasayat, J. 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