{"id":3082,"date":"2013-05-29T17:11:30","date_gmt":"2013-05-30T01:11:30","guid":{"rendered":"https:\/\/elaw.org\/bangladesh-farooque-vs-government-bangladesh-wp-92-1996-19960701-radioactive-milk-powder-cas\/"},"modified":"2023-12-11T12:47:17","modified_gmt":"2023-12-11T20:47:17","slug":"bangladesh-farooque-vs-government-bangladesh-wp-92-1996-19960701-radioactive-milk-powder-cas","status":"publish","type":"resource","link":"https:\/\/elaw.org\/fr\/resource\/bangladesh-farooque-vs-government-bangladesh-wp-92-1996-19960701-radioactive-milk-powder-cas","title":{"rendered":"Farooque c. Gouvernement du Bangladesh, WP 92 de 1996 (1996.07.01) (Affaire du lait en poudre radioactif)"},"content":{"rendered":"<p>Dr Mohiuddin Farooque<br \/>\ncontre<br \/>\nSecr\u00e9taire, Minist\u00e8re du Commerce,<br \/>\nGouvernement de la R\u00e9publique populaire du Bangladesh et autres<\/p>\n<p>Rapport\u00e9 dans : The South Asian Environmental Law Reporter Vol. 3 (4) d\u00e9cembre 1996<\/p>\n<p>Cour supr\u00eame du Bangladesh, Division de la Haute Cour<br \/>\n(Juridiction originale sp\u00e9ciale)<br \/>\nRequ\u00eate \u00e9crite n\u00b0 92 de 1996<\/p>\n<p>\nAvant : Kazi Ebadul Hoque, J.<br \/>\nAmirul Kabir Chodhury, J.<\/p>\n<p>Argument\u00e9 : 18 et 19 juin 1996.<\/p>\n<p>D\u00e9cid\u00e9 : 1er juillet 1996<\/p>\n<p>R\u00e8gle \u00e9mise ordonnant aux d\u00e9fendeurs de justifier pourquoi il ne devrait pas leur \u00eatre ordonn\u00e9 de ne pas lib\u00e9rer un lot de lait en poudre import\u00e9, dont certains \u00e9chantillons contenaient des radiations sup\u00e9rieures au niveau autoris\u00e9 \u2013 Articles 31 et 32 de la Constitution \u2013 sens du droit \u00e0 la vie \u2013 Article 18(1) \u2013 principes directeurs de la politique de l&#039;\u00c9tat \u2013 proc\u00e9dure de test du niveau de rayonnement dans les produits alimentaires import\u00e9s \u2013 Ordonnance sur la politique d&#039;importation 1993-95 \u00e9mise en vertu de la loi de 1950 sur la s\u00fbret\u00e9 nucl\u00e9aire et le contr\u00f4le des radiations (loi de 1950 sur la s\u00fbret\u00e9 nucl\u00e9aire et le contr\u00f4le des radiations).<\/p>\n<p>\nLe p\u00e9titionnaire, qui \u00e9tait secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de l&#039;Association des avocats de l&#039;environnement du Bangladesh (BELA), a obtenu un jugement contre les d\u00e9fendeurs, parmi lesquels la Commission de l&#039;\u00e9nergie atomique du Bangladesh (d\u00e9fendeur n\u00b03) et le percepteur des douanes (d\u00e9fendeur n\u00b04). pour justifier pourquoi il ne faudrait pas leur ordonner de ne pas lib\u00e9rer un lot de lait \u00e9cr\u00e9m\u00e9 en poudre qui avait \u00e9t\u00e9 import\u00e9 par le d\u00e9fendeur n\u00b0 6 et dont les \u00e9chantillons contenaient des radiations sup\u00e9rieures au niveau autoris\u00e9.<\/p>\n<p>Le 20.11.1994, un \u00e9chantillon de lait en poudre provenant de l&#039;envoi en question a \u00e9t\u00e9 analys\u00e9 au laboratoire d&#039;essais radiologiques (RTL) de la Commission de l&#039;\u00e9nergie atomique \u00e0 Chittagong, puis \u00e9galement au laboratoire de Dhaka, et il s&#039;est av\u00e9r\u00e9 qu&#039;il contenait des radiations d\u00e9passant les limites prescrites. niveau. Le directeur de RTL a alors d\u00e9livr\u00e9 une attestation selon laquelle le lait en poudre ne devait pas \u00eatre commercialis\u00e9.<\/p>\n<p>Cependant, au cours des six mois suivants, un certain nombre de tests suppl\u00e9mentaires ont \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9s en pr\u00e9levant d&#039;autres \u00e9chantillons, qui ont donn\u00e9 des r\u00e9sultats vari\u00e9s. Un ordre de r\u00e9exp\u00e9dition du lait en poudre a \u00e9t\u00e9 contest\u00e9 par l&#039;exportateur devant un tribunal civil tandis que la police a demand\u00e9 au tribunal de premi\u00e8re instance une ordonnance de saisie et de destruction de l&#039;envoi.<\/p>\n<p>Le p\u00e9titionnaire a affirm\u00e9 que l&#039;action et l&#039;inaction des responsables gouvernementaux pr\u00e9tendant agir en vertu de l&#039;Ordonnance sur la politique d&#039;importation 1993-95 relative aux tests de radiation des importations constituaient une violation du droit \u00e0 la vie garanti par les articles 31 et 32 de la Constitution du Bangladesh.<\/p>\n<p>\u00c0 l&#039;appui de son interpr\u00e9tation des articles 31 et 32, le p\u00e9titionnaire a cit\u00e9 l&#039;article 18, paragraphe 1, de la directive Principes de la politique de l&#039;\u00c9tat qui \u00e9nonce le devoir de l&#039;\u00c9tat de prot\u00e9ger la sant\u00e9 et la long\u00e9vit\u00e9 de la population. Il a demand\u00e9 que les intim\u00e9s re\u00e7oivent l&#039;ordre de renvoyer le lait en poudre \u00e0 l&#039;exportateur.<\/p>\n<p>Le p\u00e9titionnaire a intent\u00e9 cette action en son propre nom et au nom des habitants du pays qui \u00e9taient des consommateurs potentiels de lait en poudre contamin\u00e9. Son locus standi n&#039;a pas \u00e9t\u00e9 contest\u00e9 par les intim\u00e9s.<\/p>\n<p>Les affaires devant les tribunaux inf\u00e9rieurs \u00e9taient toujours pendantes lorsque cette requ\u00eate a \u00e9t\u00e9 entendue.<\/p>\n<p>D\u00e9cision : (1) Le droit \u00e0 la vie garanti par les articles 31 et 32 de la Constitution interpr\u00e9t\u00e9s \u00e0 la lumi\u00e8re de l&#039;article 18, paragraphe 1, inclut la protection de la sant\u00e9 et de la long\u00e9vit\u00e9 normale d&#039;un \u00eatre humain ordinaire.<\/p>\n<p>(2) L&#039;esp\u00e9rance de vie normale peut \u00eatre menac\u00e9e par la consommation d&#039;aliments contamin\u00e9s.<\/p>\n<p>(3) Un examen des documents vers\u00e9s au dossier a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 des anomalies dans la collecte d&#039;\u00e9chantillons de lait en poudre import\u00e9. En particulier, rien n&#039;a \u00e9t\u00e9 produit devant la Cour qui indique que ni le percepteur des douanes ni le Commissariat \u00e0 l&#039;\u00e9nergie atomique pourraient pr\u00e9lever des \u00e9chantillons \u00e0 plusieurs reprises et proc\u00e9der \u00e0 plusieurs tests.<\/p>\n<p>(4) Afin d&#039;\u00e9viter ces anomalies et de garantir le respect du droit fondamental \u00e0 la vie, certaines instructions devraient \u00eatre donn\u00e9es aux d\u00e9fendeurs pour une meilleure mise en \u0153uvre de l&#039;ordonnance relative \u00e0 la politique d&#039;importation.<\/p>\n<p>(5) Toutefois, la Cour n&#039;a pas d\u00e9cid\u00e9 de statuer sur le fond de cette demande, car la r\u00e9paration demand\u00e9e par le requ\u00e9rant \u00e9tait en instance devant un tribunal inf\u00e9rieur.<\/p>\n<p>Cas cit\u00e9s :<\/p>\n<p>Munn contre Illinois (1877) 94 \u00c9tats-Unis 113<br \/>\nFrancis Coralie contre Territoire de l&#039;Union de Delhi AIR 1981 SC 746<br \/>\nBandua Mukti Morcha contre Union indienne AIR 1984 SC 803<br \/>\nOlga Tellis contre Bomaby Municipal Corporation AIR 1986 SC 180<br \/>\nVincent contre Union indienne AIR 1987 (SC) 990<br \/>\nVikram Deo Singh contre \u00c9tat du Bihar AIR 1988 SC 1982<br \/>\nSubash Kumar contre \u00c9tat du Bihar AIR 1991 SC 420<\/p>\n<p>\nKazi Ebadul Hoque. J.<\/p>\n<p>Cette r\u00e8gle a \u00e9t\u00e9 \u00e9mise \u00e0 la demande du p\u00e9titionnaire Dr Mohiuddin Farooque, ordonnant aux d\u00e9fendeurs de d\u00e9montrer les raisons pour lesquelles il ne devrait pas leur \u00eatre ordonn\u00e9 de ne pas lib\u00e9rer le lait \u00e9cr\u00e9m\u00e9 en poudre import\u00e9 sous le num\u00e9ro LC PB\/CASH\/238\/94 du 07.08.94 par D\u00e9fendeur n\u00b0 6 mentionn\u00e9 dans le certificat dat\u00e9 du 08.01.95 d\u00e9livr\u00e9 par le laboratoire d&#039;essais de rayonnement de la Commission de l&#039;\u00e9nergie atomique du Bangladesh, Chittagong (annexe D).<\/p>\n<p>Les faits ayant conduit \u00e0 l&#039;\u00e9mission de cette r\u00e8gle sont les suivants : L&#039;intim\u00e9 n\u00b06, Danish Condensed Milk Bangladesh Limited, a ouvert une LC dat\u00e9e du 07.08.94 pour l&#039;importation de 500 tonnes de lait \u00e9cr\u00e9m\u00e9 en poudre de M\/s Datraco BV Netherland (Hollande). Sur 500 tonnes, 125 tonnes sont arriv\u00e9es le 17.10.94, 250 tonnes sont arriv\u00e9es le 10.11.94 et les 125 tonnes restantes sont arriv\u00e9es le 19.12.94 au port de Chittagong. Les deux envois pr\u00e9c\u00e9dents ont \u00e9t\u00e9 d\u00fbment d\u00e9douan\u00e9s apr\u00e8s l&#039;accomplissement des formalit\u00e9s douani\u00e8res et des tests de rayonnement effectu\u00e9s par le Laboratoire d&#039;essais de rayonnement de Chittagong. Le dernier envoi \u00e9tait arriv\u00e9 au port de Chittagong via le MV Lanka Mahapola, bien que le m\u00eame envoi ait \u00e9t\u00e9 exp\u00e9di\u00e9 de Rotterdam via le MV Indira Gandhi.<\/p>\n<p>Le 20.11.94, un \u00e9chantillon de lait \u00e9cr\u00e9m\u00e9 en poudre sur les 125 tonnes m\u00e9triques mentionn\u00e9es a \u00e9t\u00e9 collect\u00e9 et envoy\u00e9 pour analyse au laboratoire d&#039;essais de rayonnement, en abr\u00e9g\u00e9 RTL, Chittagong, du d\u00e9fendeur n\u00b03, la Commission de l&#039;\u00e9nergie atomique du Bangladesh. Apr\u00e8s avoir test\u00e9 ledit \u00e9chantillon au RTL Chittagong et au laboratoire de physique de la sant\u00e9 du d\u00e9fendeur n\u00b03 \u00e0 Dhaka, le directeur du RTL Chittagong a d\u00e9livr\u00e9 un certificat de test de rayonnement le 08.01.95 (annexe D) indiquant qu&#039;il a trouv\u00e9 un rayonnement de 133 Bq par kilogramme qui \u00e9tait sup\u00e9rieur au niveau de rayonnement maximum approuv\u00e9 de 95 Bq. Il a donc estim\u00e9 que l&#039;envoi en question ne devrait pas \u00eatre commercialis\u00e9 dans l&#039;int\u00e9r\u00eat public et a demand\u00e9 que des mesures soient prises en urgence.<\/p>\n<p>Par la suite, \u00e0 la demande de SGS, une agence d&#039;enqu\u00eate et de pr\u00e9-exp\u00e9dition, cinq \u00e9chantillons provenant de cinq conteneurs contenant lesdites 125 tonnes de lait \u00e9cr\u00e9m\u00e9 en poudre ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9lev\u00e9s le 28 janvier 1995 et envoy\u00e9s directement \u00e0 l&#039;intim\u00e9 n\u00b03 \u00e0 Dhaka pour un test plus approfondi. , et un \u00e9chantillon sur cinq a \u00e9t\u00e9 test\u00e9 et le chef du d\u00e9partement de physique de la sant\u00e9, Dhaka, de l&#039;intim\u00e9 N0.3 a envoy\u00e9 une lettre le 04.02.95 \u00e0 SGS (Annexe F) l&#039;informant que le niveau de rayonnement trouv\u00e9 dans ledit \u00e9chantillon \u00e9tait de 15. Bq par kilogramme inf\u00e9rieur au niveau de rayonnement approuv\u00e9 pour le Bangladesh.<\/p>\n<p>Ensuite, le 22 mars 1995, cinq \u00e9chantillons ont \u00e9t\u00e9 \u00e0 nouveau pr\u00e9lev\u00e9s dans les cinq conteneurs (voir annexe K). Par la suite, les 29 mars 1995 et 11 avril 1995, le directeur de RTL Chittagong a soulev\u00e9 une objection contre l&#039;envoi desdits \u00e9chantillons pour un test plus approfondi. Par la suite, le 05.04.95, le d\u00e9fendeur n\u00b04, le percepteur des douanes, a ordonn\u00e9 \u00e0 l&#039;importateur, le d\u00e9fendeur n\u00b06, de renvoyer le lait en poudre susmentionn\u00e9 \u00e0 l&#039;exportateur car son niveau de rayonnement \u00e9tait sup\u00e9rieur \u00e0 la limite acceptable (annexe J).<\/p>\n<p>Par la suite, le 20 avril 1995, le secr\u00e9taire du d\u00e9fendeur n\u00b03 a inform\u00e9 le d\u00e9fendeur n\u00b04 que la Commission de l&#039;\u00e9nergie atomique avait d\u00e9cid\u00e9 qu&#039;un \u00e9chantillonnage al\u00e9atoire de chaque conteneur de l&#039;envoi concern\u00e9 devait \u00eatre collect\u00e9 en pr\u00e9sence du directeur de RTL Chittagong. Par la suite, le 19.06.95, ledit secr\u00e9taire a demand\u00e9 au d\u00e9fendeur n\u00b02, le secr\u00e9taire du minist\u00e8re de la Science et de la Technologie, d&#039;ordonner au d\u00e9fendeur n\u00b04 de prendre les mesures conform\u00e9ment \u00e0 sa lettre ant\u00e9rieure dat\u00e9e du 20.04.95. Par la suite, le Secr\u00e9taire adjoint principal dudit Minist\u00e8re, par lettre du 02.07.95 (Annexe P), a inform\u00e9 l&#039;Intim\u00e9 n\u00b03 que la Commission de l&#039;\u00e9nergie atomique pourrait prendre les mesures suivantes :-<\/p>\n<p>a) Que RTL Chittagong soit invit\u00e9 \u00e0 effectuer un test de rayonnement conforme \u00e0 son test pr\u00e9c\u00e9dent\u00a0;<\/p>\n<p>b) sur la base d&#039;un \u00e9chantillonnage al\u00e9atoire, un test d\u00e9taill\u00e9 soit effectu\u00e9 et un certificat soit ensuite d\u00e9livr\u00e9 par le bureau central.<\/p>\n<p>Entre-temps, le 25 mai 1995, ledit exportateur M\/s Datraco BV a d\u00e9pos\u00e9 un autre recours collectif n\u00b0 49 de 1995 aupr\u00e8s du 3e tribunal du juge assistant de Chittagong, mettant en cause les intim\u00e9s n\u00b0 1, 4 et 6 comme d\u00e9fendeurs, demandant une d\u00e9claration. que l&#039;ordre de r\u00e9exp\u00e9dition du 05.04.95 sur la base d&#039;un certificat d&#039;essai de rayonnement du 08.01.95 sans r\u00e9examen des marchandises conform\u00e9ment \u00e0 la lettre du 20.04.95 de la Commission de l&#039;\u00e9nergie atomique du Bangladesh, Dhaka, \u00e9tait ill\u00e9gal, motiv\u00e9 et sans juridiction . Le demandeur a \u00e9galement demand\u00e9 un d\u00e9cret d&#039;injonction obligatoire ordonnant \u00e0 l&#039;intim\u00e9 n\u00b04 de tester \u00e0 nouveau les marchandises conform\u00e9ment \u00e0 la lettre dat\u00e9e du 20.04.95. Par la suite le\u2026. .07.95, la demande d&#039;injonction temporaire obligatoire du demandeur a \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9e par le juge adjoint. Etant l\u00e9s\u00e9, ledit demandeur a d\u00e9pos\u00e9 Divers. Appel n\u00b0 195 de 1995 et par ordonnance du 9 septembre 1995, le savant juge de district a accueilli l&#039;appel et a ordonn\u00e9 aux intim\u00e9s nos 3, 4 et 6 de re-tester et de r\u00e9examiner le lait en poudre en question.<\/p>\n<p>Entre-temps, le magistrat m\u00e9tropolitain en chef de Chittagong a autoris\u00e9 la pri\u00e8re de la police pour la saisie de l&#039;envoi en question le 19 juin 1995. Par la suite, le 22 juillet 1995, le Premier magistrat m\u00e9tropolitain a autoris\u00e9 la pri\u00e8re de la police pour la destruction desdits biens. Par la suite, le 02.08.95, le magistrat m\u00e9tropolitain en chef a annul\u00e9 son ordonnance du 22.07.95 mais a maintenu l&#039;ordonnance de saisie du 19.06.95. Dans la requ\u00eate p\u00e9nale n\u00b0 767 de 1995, le juge d&#039;audience a annul\u00e9 l&#039;ordonnance de saisie du 19.06.95.<\/p>\n<p>Conform\u00e9ment \u00e0 l&#039;instruction susmentionn\u00e9e du savant juge de district, le RTL Chittagong a inform\u00e9 le 15.05.95 le percepteur des douanes qu&#039;un \u00e9chantillon serait pr\u00e9lev\u00e9 le 22.10.95. Mais le 22.11.95, l&#039;importateur a demand\u00e9 une nouvelle fixation de la date de pr\u00e9l\u00e8vement de l&#039;\u00e9chantillon. Par la suite, le 04.12.95, des \u00e9chantillons ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9lev\u00e9s. Apr\u00e8s un nouveau test, le RTL Chittagong a constat\u00e9 que le niveau de rayonnement dans les 5 \u00e9chantillons pr\u00e9lev\u00e9s dans un conteneur \u00e9tait sup\u00e9rieur \u00e0 la limite acceptable et que dans les \u00e9chantillons restants, il \u00e9tait inf\u00e9rieur \u00e0 ladite limite. D&#039;autre part, l&#039;Institut des sciences et technologies nucl\u00e9aires, Savar, ou d\u00e9fendeur n\u00b03, a constat\u00e9 que le niveau de rayonnement dans 10 \u00e9chantillons pr\u00e9lev\u00e9s dans deux conteneurs \u00e9tait sup\u00e9rieur \u00e0 la limite acceptable et que les \u00e9chantillons restants \u00e9taient inf\u00e9rieurs \u00e0 cette limite.<\/p>\n<p>Le p\u00e9titionnaire a fait valoir qu&#039;en tant que secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de l&#039;Association des avocats de l&#039;environnement du Bangladesh (BELA), il a d\u00e9pos\u00e9 une requ\u00eate \u00e9crite dans l&#039;int\u00e9r\u00eat public, car la consommation de produits alimentaires import\u00e9s contenant un niveau de rayonnement sup\u00e9rieur \u00e0 la limite acceptable et pr\u00e9judiciable \u00e0 la sant\u00e9 publique constitue une menace pour la sant\u00e9 publique. vie des habitants du pays, y compris lui-m\u00eame, qui sont des consommateurs potentiels de ces biens. En vertu de l&#039;article 18, paragraphe 1, de la Constitution, l&#039;\u00c9tat est tenu de prendre des mesures pour \u00e9lever le niveau de nutrition et am\u00e9liorer la sant\u00e9 publique, et en vertu de l&#039;article 21, paragraphe 2, les personnes au service de la R\u00e9publique ont le devoir de s&#039;efforcer de servir les gens. Mais les activit\u00e9s des fonctionnaires du gouvernement et des fonctionnaires de la Commission de l&#039;\u00e9nergie atomique face \u00e0 l&#039;envoi en question, pr\u00e9judiciable \u00e0 la sant\u00e9 publique, ont menac\u00e9 la vie de la population. Il a donc soutenu qu&#039;en vertu des articles 31 et 32 de la Constitution, le droit \u00e0 la vie est un droit fondamental et que les actions de ces agents, qui n&#039;ont pas oblig\u00e9 l&#039;importateur, l&#039;intim\u00e9 n\u00b06, \u00e0 renvoyer le lait en poudre import\u00e9 en question, pr\u00e9judiciaient au public la sant\u00e9 a viol\u00e9 le droit fondamental \u00e0 la vie susmentionn\u00e9 et, \u00e0 ce titre, il convient d&#039;ordonner aux d\u00e9fendeurs de prendre des mesures pour renvoyer ledit lait en poudre \u00e0 l&#039;exportateur.<\/p>\n<p>Bien que la R\u00e8gle ait \u00e9t\u00e9 signifi\u00e9e \u00e0 tous les intim\u00e9s, \u00e0 l&#039;exception des intim\u00e9s nos 3 et 6, aucun autre intim\u00e9 n&#039;a sembl\u00e9 contester la R\u00e8gle.<\/p>\n<p>Le savant avocat du d\u00e9fendeur n\u00b06 a soutenu qu&#039;apr\u00e8s de nouveaux tests dans les laboratoires de Chittagong et Savar du d\u00e9fendeur n\u00b03 conform\u00e9ment \u00e0 l&#039;ordonnance du savant juge de district, le niveau de rayonnement dans l&#039;ensemble du lot n&#039;a pas \u00e9t\u00e9 constat\u00e9 au-dessus de la limite acceptable et en tant que tel, la totalit\u00e9 du lot de lait en poudre import\u00e9 ne peut pas \u00eatre renvoy\u00e9e. Il a en outre soutenu que, puisque la poursuite intent\u00e9e par l&#039;exportateur est toujours en cours, cette Cour, dans l&#039;exercice de sa comp\u00e9tence en mati\u00e8re de brefs, ne devrait pas se prononcer sur des questions de fait qui devraient \u00eatre laiss\u00e9es au tribunal d&#039;instance inf\u00e9rieure devant lequel la poursuite est en cours.<\/p>\n<p>Dans cette r\u00e8gle, le p\u00e9titionnaire demande le respect d&#039;un droit fondamental en vertu des articles 31 et 32 de la Constitution sur l&#039;all\u00e9gation selon laquelle le droit \u00e0 la vie de la population du pays, y compris lui-m\u00eame, qui sont les consommateurs potentiels du lait concentr\u00e9 pr\u00e9par\u00e9 \u00e0 partir de lait en poudre import\u00e9 est menac\u00e9. Le p\u00e9titionnaire a affirm\u00e9 qu&#039;il cherchait \u00e0 faire respecter le droit fondamental susmentionn\u00e9 dans l&#039;int\u00e9r\u00eat public. Les d\u00e9fendeurs ne contestent pas cette affirmation du requ\u00e9rant. Nous n&#039;avons donc pas besoin de nous demander si le p\u00e9titionnaire a droit au respect de ce droit fondamental pour son propre compte ou dans l&#039;int\u00e9r\u00eat public.<\/p>\n<p>Voyons quel est le sens du droit \u00e0 la vie en vertu des articles 31 et 32 de la Constitution du Bangladesh, et si ce droit a \u00e9t\u00e9 menac\u00e9 comme il l&#039;all\u00e8gue, et s&#039;il a droit \u00e0 la r\u00e9paration demand\u00e9e, ou \u00e0 tout autre relief.<\/p>\n<p>Les articles 31 et 32 de la Constitution sont les suivants :<\/p>\n<p>\u00ab 31. B\u00e9n\u00e9ficier de la protection de la loi et \u00eatre trait\u00e9 conform\u00e9ment \u00e0 la loi, et uniquement conform\u00e9ment \u00e0 la loi, est le droit inali\u00e9nable de tout citoyen, o\u00f9 qu&#039;il se trouve, et de toute autre personne \u00e0 l&#039;heure actuelle au Bangladesh, et en particulier, aucune action pr\u00e9judiciable \u00e0 la vie, \u00e0 la libert\u00e9, au corps, \u00e0 la r\u00e9putation ou aux biens de quiconque ne peut \u00eatre entreprise sauf conform\u00e9ment \u00e0 la loi, \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab 32. Nul ne peut \u00eatre priv\u00e9 de la vie ou de la libert\u00e9 personnelle sauf conform\u00e9ment \u00e0 la loi.<\/p>\n<p>En vertu de l&#039;article 31 de la Constitution, aucune mesure portant atteinte \u00e0 la vie, \u00e0 la libert\u00e9, au corps, \u00e0 la r\u00e9putation ou aux biens d&#039;une personne ne peut \u00eatre prise si ce n&#039;est conform\u00e9ment \u00e0 la loi et toute personne, y compris un citoyen, a droit \u00e0 la protection de la loi et a le droit d&#039;\u00eatre trait\u00e9e conform\u00e9ment \u00e0 la loi. avec la loi pour la pr\u00e9servation de la vie, de la libert\u00e9, etc. En vertu de l&#039;article 32, nul ne peut \u00eatre priv\u00e9 de sa vie ou de sa libert\u00e9 personnelle sauf conform\u00e9ment \u00e0 la loi. En vertu des deux articles ci-dessus, la vie ne peut \u00eatre mise en danger que conform\u00e9ment \u00e0 la loi. Le droit \u00e0 la vie est donc un droit fondamental soumis \u00e0 la loi du pays. Puisque le droit \u00e0 la vie n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 interpr\u00e9t\u00e9 dans notre domaine, il s\u2019agit de voir quel est le sens du droit \u00e0 la vie. En l\u2019absence d\u2019une telle interpr\u00e9tation dans notre domaine, nous pouvons voir quel sens ont \u00e9t\u00e9 donn\u00e9s par les cours sup\u00e9rieures d\u2019autres pays au droit \u00e0 la vie.<\/p>\n<p>Le cinqui\u00e8me amendement \u00e0 la Constitution des \u00c9tats-Unis d&#039;Am\u00e9rique d\u00e9clare : \u00ab Nul ne peut \u00eatre priv\u00e9 de sa vie, de sa libert\u00e9 ou de ses biens sans une proc\u00e9dure l\u00e9gale r\u00e9guli\u00e8re \u00bb. Le quatorzi\u00e8me amendement impose \u00e9galement une limitation similaire aux \u00c9tats. Dans l&#039;affaire Munn contre Illinois (1877) 94 US 113, dans son jugement dissident, le juge Field a interpr\u00e9t\u00e9 la \u00ab vie \u00bb en vertu des dispositions susmentionn\u00e9es de la Constitution am\u00e9ricaine comme suit : \u00ab Quelque chose de plus qu&#039;une simple existence animale. L&#039;inhibition contre sa privation s&#039;\u00e9tend \u00e0 tous les membres et facult\u00e9s par lesquels la vie est appr\u00e9ci\u00e9e. La disposition interdit \u00e9galement la mutilation du corps par l\u2019amputation d\u2019un bras ou d\u2019une jambe ou l\u2019arrachage d\u2019un \u0153il, ou la destruction de tout autre organe du corps par lequel l\u2019\u00e2me communique avec le monde ext\u00e9rieur. \u00bb\u00a0:<\/p>\n<p>L\u2019article 21 de la Constitution indienne dispose : \u00ab Nul ne peut \u00eatre priv\u00e9 de sa vie ou de sa libert\u00e9 personnelle sauf conform\u00e9ment \u00e0 la proc\u00e9dure \u00e9tablie par la loi. \u00bb La Cour supr\u00eame indienne a interpr\u00e9t\u00e9 le droit \u00e0 la vie en vertu de l&#039;article 21 susmentionn\u00e9 de la Constitution indienne, similaire \u00e0 notre article 32, dans plusieurs cas.<\/p>\n<p>Dans l&#039;affaire Francis Coralie contre Union Territory of Delhi, rapport\u00e9e dans AIR 1981 SC 746, le droit \u00e0 la vie en vertu de l&#039;article 21 de la Constitution indienne a \u00e9t\u00e9 interpr\u00e9t\u00e9 dans les termes suivants\u00a0:<\/p>\n<p>\u00abMais la question qui se pose est de savoir si le droit \u00e0 la vie se limite uniquement \u00e0 la protection des membres ou des facult\u00e9s ou s&#039;il va plus loin et englobe quelque chose de plus. Nous pensons que le droit \u00e0 la vie inclut le droit de vivre dans la dignit\u00e9 humaine et tout ce qui va avec, \u00e0 savoir le strict n\u00e9cessaire \u00e0 la vie, comme une alimentation ad\u00e9quate, des v\u00eatements et un abri sur la t\u00eate et des installations pour lire, \u00e9crire et s&#039;exprimer. sous diverses formes, se d\u00e9pla\u00e7ant librement et se m\u00e9langeant avec ses semblables.<\/p>\n<p>Dans l&#039;affaire Bandua Mukti Morcha contre Union of India, rapport\u00e9e dans AIR 1984 SC 803, la Cour supr\u00eame de l&#039;Inde, tout en interpr\u00e9tant l&#039;article 21 de la Constitution indienne, a encore \u00e9largi le sens du droit \u00e0 la vie tel qu&#039;il \u00e9tait formul\u00e9 dans l&#039;affaire pr\u00e9c\u00e9dente de l&#039;Union indienne. mots suivants:<\/p>\n<p>\u00ab\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026.Il doit inclure la protection de la sant\u00e9 et de la force des travailleurs, hommes et femmes, ainsi que de l&#039;\u00e2ge tendre des enfants contre les abus, des possibilit\u00e9s et des facilit\u00e9s permettant aux enfants de se d\u00e9velopper de mani\u00e8re saine et dans des conditions de libert\u00e9. et dignit\u00e9, installations \u00e9ducatives, conditions de travail justes et humaines et aide \u00e0 la maternit\u00e9.<\/p>\n<p>Dans l\u2019affaire Olga Tellis contre Bombay Municipal Corporation, rapport\u00e9e dans AIR 1986 SC 180, la Cour supr\u00eame de l\u2019Inde, tout en interpr\u00e9tant l\u2019article 21 de la Constitution indienne, a encore \u00e9largi le sens du droit \u00e0 la vie dans les termes suivants\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab L\u2019\u00e9tendue du droit \u00e0 la vie conf\u00e9r\u00e9 par l\u2019article 21 est vaste et de grande envergure. Cela ne signifie pas simplement que la vie ne peut \u00eatre \u00e9teinte ou supprim\u00e9e, comme par exemple par l&#039;imposition et l&#039;ex\u00e9cution d&#039;une condamnation \u00e0 mort, sauf selon la proc\u00e9dure \u00e9tablie par la loi. Ce n\u2019est qu\u2019un aspect du droit \u00e0 la vie. Une facette tout aussi importante de ce droit est le droit aux moyens de subsistance, car personne ne peut vivre sans les moyens de subsistance. Si le droit aux moyens de subsistance n\u2019est pas consid\u00e9r\u00e9 comme faisant partie du droit constitutionnel \u00e0 la vie, le moyen le plus simple de priver une personne de son droit \u00e0 la vie serait de la priver de ses moyens de subsistance jusqu\u2019\u00e0 son abrogation. Une telle privation non seulement priverait la vie de son contenu effectif et de son sens, mais elle rendrait la vie impossible \u00e0 vivre. Et pourtant, une telle privation ne devrait pas n\u00e9cessairement \u00eatre conforme \u00e0 la proc\u00e9dure \u00e9tablie par la loi, si le droit aux moyens de subsistance n&#039;est pas consid\u00e9r\u00e9 comme faisant partie du droit \u00e0 la vie. Ce qui seul rend la vie vivable doit \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme faisant partie int\u00e9grante du droit \u00e0 la vie.<\/p>\n<p>Dans l&#039;affaire Vincent c. Union of India, rapport\u00e9e dans AIR 1987 SC 990, le savant juge qui a prononc\u00e9 le jugement dans cette affaire a cit\u00e9 avec approbation l&#039;interpr\u00e9tation du droit \u00e0 la vie donn\u00e9e par la Cour supr\u00eame indienne dans l&#039;affaire Bandua Mukti Morcha et a d\u00e9clar\u00e9 : :<\/p>\n<p>\u00ab Un corps sain est le fondement m\u00eame de toutes les activit\u00e9s humaines \u2026\u2026\u2026. Dans un \u00c9tat-providence, il est donc de l\u2019obligation de l\u2019\u00c9tat d\u2019assurer la cr\u00e9ation et le maintien de conditions propices \u00e0 une bonne sant\u00e9\u2026\u2026\u2026 le maintien et l\u2019am\u00e9lioration de la sant\u00e9 publique doivent rev\u00eatir une grande importance car ils sont indispensables \u00e0 l\u2019existence physique m\u00eame des personnes. la communaut\u00e9 et de son am\u00e9lioration d\u00e9pend la construction de la soci\u00e9t\u00e9 envisag\u00e9e par les d\u00e9cideurs de la Constitution.<\/p>\n<p>Dans l&#039;affaire Vikrm Deo Singh contre l&#039;\u00c9tat du Bihar, rapport\u00e9e dans AIR 1988 SC 1982, il a en outre \u00e9t\u00e9 jug\u00e9 que\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab Nous vivons \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 cette Cour a d\u00e9montr\u00e9, en interpr\u00e9tant l&#039;article 21 de la Constitution, que toute personne a droit \u00e0 une qualit\u00e9 de vie conforme \u00e0 sa personnalit\u00e9 humaine. Le droit de vivre dans la dignit\u00e9 humaine est le droit fondamental de tout citoyen indien.<\/p>\n<p>Dans l&#039;affaire Subash Kumar contre l&#039;\u00c9tat du Bihar, rapport\u00e9e dans AIR 1991 SC 420, il a en outre \u00e9t\u00e9 jug\u00e9\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab Le droit \u00e0 la vie est un droit fondamental en vertu de l&#039;article 21 de la Constitution et il inclut le droit de jouir d&#039;une eau et d&#039;un air non pollu\u00e9s pour profiter pleinement de la vie. Si quelque chose met en danger ou alt\u00e8re cette qualit\u00e9 de vie en d\u00e9rogation aux lois, un citoyen a le droit de recourir \u00e0 l&#039;article 32 de la Constitution pour \u00e9liminer la pollution de l&#039;eau ou de l&#039;air qui pourrait nuire \u00e0 la qualit\u00e9 de vie.<\/p>\n<p>Il ressort des d\u00e9cisions ci-dessus que le droit \u00e0 la vie ne se limite pas seulement \u00e0 la protection de la vie et de l&#039;int\u00e9grit\u00e9 physique, mais s&#039;\u00e9tend \u00e0 la protection de la sant\u00e9 et de la force des travailleurs, de leurs moyens de subsistance, de la jouissance d&#039;une eau et d&#039;un air non pollu\u00e9s, du strict n\u00e9cessaire pour vie, les facilit\u00e9s d&#039;\u00e9ducation, le d\u00e9veloppement des enfants, les prestations de maternit\u00e9, la libre circulation, le maintien et l&#039;am\u00e9lioration de la sant\u00e9 publique en cr\u00e9ant et en maintenant des conditions propices \u00e0 une bonne sant\u00e9 et en garantissant une qualit\u00e9 de vie conforme \u00e0 la dignit\u00e9 humaine.<\/p>\n<p>Dans le cas pr\u00e9sent, la question est de savoir si le lait en poudre import\u00e9 pr\u00e9tendument contamin\u00e9 met ou peut mettre en danger la vie du p\u00e9titionnaire et d&#039;autres personnes vivant dans le pays, violant ainsi le droit fondamental \u00e0 la vie. Si le droit \u00e0 la vie en vertu des articles 31 et 32 de la Constitution signifie le droit \u00e0 la protection de la sant\u00e9 et \u00e0 la long\u00e9vit\u00e9 normale d&#039;un \u00eatre humain ordinaire mis en danger par l&#039;utilisation ou la possibilit\u00e9 d&#039;utiliser des aliments contamin\u00e9s, etc., alors on peut dire que le droit fondamental le droit \u00e0 la vie d&#039;une personne a \u00e9t\u00e9 menac\u00e9 ou mis en danger.<\/p>\n<p>Les principes fondamentaux de la politique de l\u2019\u00c9tat \u00e9nonc\u00e9s \u00e0 l\u2019article 18, paragraphe 1, de la Constitution disposent\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab\u00a018(1). L&#039;\u00c9tat consid\u00e9rera l&#039;\u00e9l\u00e9vation du niveau de nutrition et l&#039;am\u00e9lioration de la sant\u00e9 publique comme parmi ses devoirs premiers et adoptera en particulier des mesures efficaces pour emp\u00eacher la consommation, sauf \u00e0 des fins m\u00e9dicales ou \u00e0 toute autre fin, comme prescrit par la loi. loi, des boissons alcooliques et autres boissons enivrantes et des drogues nocives pour la sant\u00e9.\u00a0:<\/p>\n<p>Bien que la disposition susmentionn\u00e9e ne puisse pas \u00eatre appliqu\u00e9e par la Cour, elle peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme une interpr\u00e9tation du sens du droit \u00e0 la vie au sens des articles 31 et 32 de la Constitution. L\u2019homme a le droit naturel de jouir d\u2019une vie saine et d\u2019une long\u00e9vit\u00e9 correspondant \u00e0 l\u2019esp\u00e9rance de vie normale d\u2019un \u00eatre humain ordinaire. La jouissance d\u2019une vie saine et l\u2019esp\u00e9rance normale de long\u00e9vit\u00e9 sont menac\u00e9es par la maladie, les calamit\u00e9s naturelles et les actions humaines. Lorsqu\u2019une personne est gravement bless\u00e9e ou bless\u00e9e par une autre, sa vie et sa long\u00e9vit\u00e9 sont menac\u00e9es. De m\u00eame, lorsqu\u2019un homme consomme des aliments, des boissons, etc., pr\u00e9judiciables \u00e0 sa sant\u00e9, il souffre de maladies et sa vie et son esp\u00e9rance normale de long\u00e9vit\u00e9 sont menac\u00e9es. Le droit naturel de l&#039;homme de vivre \u00e0 l&#039;abri de tous les al\u00e9as de la vie cr\u00e9\u00e9s par l&#039;homme a \u00e9t\u00e9 garanti par les articles 31 et 32 susmentionn\u00e9s, sous r\u00e9serve de la loi du pays. L&#039;utilisation d&#039;aliments, de boissons, etc. contamin\u00e9s, qu&#039;ils soient import\u00e9s ou produits localement, affecte sans aucun doute la sant\u00e9 et menace la vie et la long\u00e9vit\u00e9 des populations. Dans un pays comme le n\u00f4tre, o\u00f9 la plupart des gens sont analphab\u00e8tes, ils sont incapables de faire la distinction entre les aliments, les boissons, etc. contamin\u00e9s et non contamin\u00e9s. Dans de telles circonstances, la commercialisation de produits alimentaires contamin\u00e9s constitue un danger potentiel pour la sant\u00e9 de la population. personnes, affectant en fin de compte leur vie et leur long\u00e9vit\u00e9, car la plupart des gens sont incapables d\u2019\u00e9viter de tels aliments. M\u00eame pour une personne instruite, il est difficile de faire la distinction entre des aliments, des boissons, etc. contamin\u00e9s et non contamin\u00e9s. Personne n&#039;a le droit de mettre en danger la vie des personnes, y compris leur sant\u00e9, et la long\u00e9vit\u00e9 normale d&#039;une personne ordinaire en bonne sant\u00e9 par la commercialisation. dans le pays tout aliment nuisible \u00e0 la sant\u00e9 des personnes. Nous sommes donc d&#039;avis que le droit \u00e0 la vie pr\u00e9vu par les articles 31 et 32 de la Constitution signifie non seulement la protection de la vie et des membres n\u00e9cessaires \u00e0 la pleine jouissance de la vie, mais inclut \u00e9galement, entre autres, la protection de la sant\u00e9 et de la long\u00e9vit\u00e9 normale d&#039;une personne. \u00eatre humain ordinaire.<\/p>\n<p>La principale obligation de l&#039;\u00c9tat est d&#039;\u00e9lever le niveau de nutrition et d&#039;am\u00e9liorer la sant\u00e9 publique en emp\u00eachant l&#039;utilisation d&#039;aliments, de boissons, etc. contamin\u00e9s. Bien que cette obligation en vertu de l&#039;article 18 (1) de la Constitution ne puisse \u00eatre appliqu\u00e9e, l&#039;\u00c9tat est tenu de prot\u00e9ger la sant\u00e9 et la long\u00e9vit\u00e9 des personnes vivant dans le pays, car le droit \u00e0 la vie garanti par les articles 31 et 32 de la Constitution inclut la protection de la sant\u00e9 et de la long\u00e9vit\u00e9 normale d&#039;un homme libre de menaces de dangers d&#039;origine humaine, \u00e0 moins que cette menace ne soit justifi\u00e9 par la loi. Le droit \u00e0 la vie en vertu des articles susmentionn\u00e9s de la Constitution \u00e9tant un droit fondamental, il peut \u00eatre appliqu\u00e9 par cette Cour pour \u00e9liminer toute menace injustifi\u00e9e \u00e0 la sant\u00e9 et \u00e0 la long\u00e9vit\u00e9 des personnes, car celles-ci sont incluses dans le droit \u00e0 la vie.<\/p>\n<p>Dans l&#039;exercice des pouvoirs conf\u00e9r\u00e9s par le paragraphe 1) de l&#039;article 3 de la Loi de 1950 sur le contr\u00f4le des importations et des exportations, l&#039;Ordonnance sur la politique d&#039;importation n\u00b0 1993-95 a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e au Journal officiel du Bangladesh du 6 octobre 1993. La clause (a) de l&#039;article 10, paragraphe 11, dudit arr\u00eat\u00e9 pr\u00e9voit qu&#039;un test du niveau de radioactivit\u00e9 de certains produits alimentaires import\u00e9s, y compris les aliments laitiers ou les produits laitiers, est obligatoire, et dans ledit article, des dispositions d\u00e9taill\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 prises pour le pr\u00e9l\u00e8vement d&#039;\u00e9chantillons. et la r\u00e9alisation de tests sur ces produits alimentaires. La clause (o) dudit article 10, paragraphe 11, pr\u00e9voit que la limite acceptable de radioactivit\u00e9 du lait en poudre, des aliments laitiers et des produits laitiers est de 95 Bq de CS-137 par kilogramme. La clause (e) dudit article 10, paragraphe 11, pr\u00e9voit que si, lors d&#039;un test d&#039;un \u00e9chantillon pr\u00e9lev\u00e9 sur un envoi par la Commission de l&#039;\u00e9nergie atomique du Bangladesh, il s&#039;av\u00e8re que l&#039;envoi contient un niveau de radioactivit\u00e9 sup\u00e9rieur \u00e0 la limite acceptable, l&#039;envoi ne sera pas lib\u00e9r\u00e9 et l&#039;exportateur\/fournisseur concern\u00e9 sera tenu de le reprendre \u00e0 ses frais.<\/p>\n<p>Avant la publication de l&#039;Ordonnance sur la politique d&#039;importation 1993-95 le 22 juillet 1993, la Loi de 1993 sur la s\u00fbret\u00e9 nucl\u00e9aire et le contr\u00f4le des radiations (Loi XXI de 1993) a \u00e9t\u00e9 promulgu\u00e9e. L&#039;article 3(Ka) de ladite loi pr\u00e9voit que la Commission de l&#039;\u00e9nergie atomique du Bangladesh peut \u00e9tablir des r\u00e8gles et des politiques et donner des ordres et des directives pour mettre en \u0153uvre ces r\u00e8gles et politiques en mati\u00e8re de s\u00fbret\u00e9 nucl\u00e9aire, de contr\u00f4le des rayonnements et d&#039;\u00e9limination des d\u00e9chets radioactifs. L&#039;article 3(Ja) de ladite loi pr\u00e9voit que la Commission doit d\u00e9terminer la limite acceptable de rayonnement dans l&#039;air, les aliments et les boissons utilis\u00e9s par les hommes et les animaux ou sur tout autre mat\u00e9riau utilis\u00e9 de toute autre mani\u00e8re. Le paragraphe (3) de l&#039;article 6 de ladite loi pr\u00e9voit que, sauf preuve contraire devant un tribunal, le rapport ou le r\u00e9sultat des tests envoy\u00e9s par les laboratoires maintenus ou approuv\u00e9s par la Commission sera accept\u00e9 comme preuve. Il appara\u00eet donc que le gouvernement est conscient de la menace que fait peser sur la vie de la population de ce pays l&#039;utilisation de produits alimentaires dont le niveau de rayonnement est sup\u00e9rieur \u00e0 la limite acceptable, et qu&#039;il doit emp\u00eacher l&#039;importation ou l&#039;utilisation de ces produits alimentaires en appliquant la loi et un ordre politique a \u00e9t\u00e9 pris.<\/p>\n<p>Le grief du p\u00e9titionnaire est qu&#039;en raison de l&#039;action et de l&#039;inaction des fonctionnaires du gouvernement, malgr\u00e9 la d\u00e9tection d&#039;un niveau \u00e9lev\u00e9 de radioactivit\u00e9 dans le lait en poudre import\u00e9 en question, celui-ci n&#039;a pas encore \u00e9t\u00e9 renvoy\u00e9 \u00e0 l&#039;exportateur bien que le L&#039;exportateur \u00e9tait tenu, selon les termes et conditions de la lettre de cr\u00e9dit, de reprendre le produit apr\u00e8s d\u00e9tection d&#039;un niveau de radioactivit\u00e9 sup\u00e9rieur \u00e0 la limite acceptable de 95 Bq.<\/p>\n<p>On a d\u00e9j\u00e0 remarqu\u00e9 que le 08.01.95, le directeur de RTL Chittagong, dans son certificat, a d\u00e9clar\u00e9 que le niveau de radioactivit\u00e9 dans l&#039;\u00e9chantillon de lait en poudre examin\u00e9 \u00e9tait de 133 Bq par kilogramme, ce qui est bien au-dessus de la limite acceptable de 95 Bq par kilogramme, et \u00e0 ce titre, il a demand\u00e9 de ne pas commercialiser le lait en poudre en question afin que celui-ci ne soit pas \u00e0 la port\u00e9e de la population. Avant d&#039;accorder ledit certificat, ledit bureau a inform\u00e9 le 31.11.94 l&#039;Intim\u00e9 N\u00b04 qu&#039;un certificat ne pourrait \u00eatre d\u00e9livr\u00e9 avant la fin de l&#039;analyse de l&#039;\u00e9chantillon en question dans les diff\u00e9rents laboratoires de l&#039;Intim\u00e9 N\u00b03. Par la suite, le 5 janvier 1995, ledit agent a re\u00e7u une lettre du directeur de la Commission de l&#039;\u00e9nergie atomique du Bangladesh, \u00e0 Dhaka, l&#039;informant qu&#039;aucun certificat ne pouvait \u00eatre d\u00e9livr\u00e9 pour la lib\u00e9ration dudit lait en poudre car le niveau de rayonnement \u00e9tait sup\u00e9rieur \u00e0 la limite autoris\u00e9e de 95 Bq par kilogramme. et avec ladite lettre une copie du r\u00e9sultat du test effectu\u00e9 par M. Fazlay Karim Mia le 31.12.94 indiquant que le niveau de rayonnement \u00e9tait de 145,6 + 17,7(1) Bq par kilogramme de 137 CS. Le m\u00eame officier, M. Fazlay Karim Mia, a envoy\u00e9 le 04.02.95 une lettre de SGS (Bangladesh) Limited indiquant que lors de l&#039;examen d&#039;un \u00e9chantillon de lait en poudre, il avait trouv\u00e9 un niveau de rayonnement de 15 Bq dans 137 CS, ce qui est inf\u00e9rieur \u00e0 la limite acceptable. Malgr\u00e9 cela, l&#039;intim\u00e9 n\u00b04 a ordonn\u00e9 le 04.05.95 \u00e0 l&#039;importateur, l&#039;intim\u00e9 n\u00b06, de renvoyer le lait en poudre import\u00e9 \u00e0 l&#039;exportateur sur la base du certificat dat\u00e9 du 08.01.95 d\u00e9livr\u00e9 ant\u00e9rieurement par le directeur de RTL. Chittagong, qui a publi\u00e9 le m\u00eame message sur la base de la lettre dat\u00e9e du 05.01.95 envoy\u00e9e par le directeur de la Commission de l&#039;\u00e9nergie atomique de Dhaka. Mais par la suite, le 20 avril 1995, le secr\u00e9taire de l&#039;intim\u00e9 n\u00b03 a demand\u00e9 \u00e0 l&#039;intim\u00e9 n\u00b04 de pr\u00e9lever des \u00e9chantillons al\u00e9atoires en pr\u00e9sence du directeur de RTL Chittagong, pour les tester \u00e0 Chittagong et \u00e0 l&#039;Institut des sciences et technologies nucl\u00e9aires de Savar. Il ne s&#039;est pas repos\u00e9 l\u00e0 et a \u00e9galement demand\u00e9 au secr\u00e9taire du minist\u00e8re de la Science et de la Technologie d&#039;ordonner \u00e0 l&#039;intim\u00e9 n\u00b04 de prendre des mesures sur la base de sa lettre du 20.04.95, et par la suite, le 02.07.95, le secr\u00e9taire adjoint principal a ordonn\u00e9 \u00e0 l&#039;intim\u00e9 n\u00b0 .3 pour collecter des \u00e9chantillons al\u00e9atoires et pour les tester.<\/p>\n<p>On ne sait pas sous quelle autorit\u00e9 lesdits agents ont pris la d\u00e9cision de r\u00e9analyser des \u00e9chantillons frais du lait en poudre import\u00e9 en question apr\u00e8s qu&#039;un certificat ait \u00e9t\u00e9 d\u00e9livr\u00e9 par le directeur de RTL Chittagong, avec l&#039;approbation du directeur du d\u00e9fendeur n\u00b03 le sur la base d&#039;un autre test effectu\u00e9 par M. Fazlay Karim Mia, directeur scientifique de l&#039;intim\u00e9 n\u00b03. Il est curieux de noter que M. Fazlay Karim Mia a ensuite inform\u00e9 SGS (Bangladesh) Limited, le 04.02.95, qu&#039;apr\u00e8s avoir test\u00e9 un \u00e9chantillon de lait en poudre, il avait trouv\u00e9 un niveau de rayonnement par kilogramme de 15 Bq, ce qui est contraire \u00e0 son r\u00e9sultat de test ant\u00e9rieur dat\u00e9 du 31.12. .94. Ces activit\u00e9s des agents des d\u00e9fendeurs n\u00b0 1 \u00e0 4 ont, \u00e0 juste titre, cr\u00e9\u00e9 une appr\u00e9hension dans l&#039;esprit du requ\u00e9rant selon lequel des tentatives \u00e9taient faites pour lib\u00e9rer le lait en poudre en question, bien qu&#039;aucun certificat de ce type n&#039;ait \u00e9t\u00e9 officiellement d\u00e9livr\u00e9 par le d\u00e9fendeur n\u00b0 3 et envoy\u00e9 \u00e0 Intim\u00e9 n\u00b0 4, comme l&#039;exige l&#039;Ordonnance sur la politique d&#039;importation 1993-95.<\/p>\n<p>L&#039;\u00e9nigme cr\u00e9\u00e9e par de tels rapports de tests contradictoires peut \u00eatre r\u00e9solue si nous examinons les rapports de tests envoy\u00e9s par le secr\u00e9taire de l&#039;intim\u00e9 n\u00b03 au juge de district de Chittagong, le 21 janvier 1996 (annexe VI) apr\u00e8s avoir examin\u00e9 50 s\u00e9ries d&#039;\u00e9chantillons. Il ressort desdits rapports que sur 50 ensembles d&#039;\u00e9chantillons, 25 ensembles ont \u00e9t\u00e9 test\u00e9s au RTL de Chittagong, et les ensembles restants ont \u00e9t\u00e9 test\u00e9s s\u00e9par\u00e9ment \u00e0 l&#039;Institut des sciences et technologies nucl\u00e9aires de Savar. Il ressort du rapport d&#039;essais de RTL, Chittagong, en date du 05.12.95 annex\u00e9 \u00e0 cette lettre, que 5 \u00e9chantillons ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9lev\u00e9s dans chacun des 5 conteneurs et qu&#039;au total les 25 \u00e9chantillons ainsi pr\u00e9lev\u00e9s dans 5 conteneurs ont \u00e9t\u00e9 examin\u00e9s par le RTL, Chittagong, et ledit laboratoire a trouv\u00e9 que le niveau de radioactivit\u00e9 dans cinq \u00e9chantillons collect\u00e9s dans le conteneur n\u00b0 GSTU 621695 (0) d&#039;origine estonienne \u00e9tait compris entre 126 et 166Bq par kilogramme et que le niveau de radioactivit\u00e9 dans les 20 \u00e9chantillons restants collect\u00e9s dans 4 autres conteneurs a \u00e9t\u00e9 trouv\u00e9 inf\u00e9rieur \u00e0 la limite acceptable. Il ressort en outre du rapport d&#039;essai du 14.01.96 de l&#039;Institut des sciences et technologies nucl\u00e9aires de Savar, qu&#039;il a \u00e9galement examin\u00e9 25 \u00e9chantillons pr\u00e9lev\u00e9s dans 5 conteneurs de la mani\u00e8re ci-dessus et qu&#039;il a constat\u00e9 le niveau de radioactivit\u00e9 dans les 5 \u00e9chantillons pr\u00e9lev\u00e9s dans le conteneur. n\u00b0 GSTU 708944 (3) d&#039;origine estonienne entre 124 et 177 Bq par kilogramme, et dans les cinq \u00e9chantillons pr\u00e9lev\u00e9s dans le conteneur n\u00b0 GSTU 621695 (0) d&#039;origine estonienne entre 244 et 362 Bq par kilogramme, et a trouv\u00e9 le niveau de radioactivit\u00e9 dans les 15 \u00e9chantillons restants ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9lev\u00e9s dans les 3 conteneurs restants en dessous de la limite acceptable.<\/p>\n<p>Il a \u00e9t\u00e9 affirm\u00e9 par le d\u00e9fendeur n\u00b06 dans son affidavit d&#039;opposition que le premier \u00e9chantillon collect\u00e9 le 20.12.94 et test\u00e9 par le RTL, Chittagong, avait \u00e9t\u00e9 pr\u00e9lev\u00e9 dans le conteneur n\u00b0 GSTU 621695(0). Mais il n&#039;y a aucune indication dans quel conteneur un \u00e9chantillon a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9lev\u00e9 par M. Fazlay Karim Mia \u00e0 la demande de SGS. D&#039;apr\u00e8s l&#039;aveu ci-dessus du d\u00e9fendeur n\u00b06 et le dernier r\u00e9sultat du test, il appara\u00eet que le directeur de RTL, Chittagong, a trouv\u00e9 \u00e0 deux reprises un niveau de rayonnement dans l&#039;\u00e9chantillon pr\u00e9lev\u00e9 dans le conteneur n\u00b0GSTU 621696(0) sup\u00e9rieur \u00e0 la limite acceptable et cela a \u00e9t\u00e9 confirm\u00e9 par le rapport d&#039;essai du 31.12.94 dudit M. Fazlay Karim Mia et le r\u00e9sultat de l&#039;essai du 14.01.96 de l&#039;Institut des Sciences et Technologies Nucl\u00e9aires de Savar. On peut donc conclure avec certitude que le rapport d&#039;essai mentionn\u00e9 par M. Fazlay Karim Mia dans sa lettre du 04.02.95 doit avoir \u00e9t\u00e9 bas\u00e9 sur l&#039;\u00e9chantillon pr\u00e9lev\u00e9 dans l&#039;un des 3 autres conteneurs dans lequel le niveau de rayonnement a \u00e9t\u00e9 trouv\u00e9 inf\u00e9rieur au limite acceptable dans les tests finaux effectu\u00e9s \u00e0 la fois par le RTL, Chittagong, et l&#039;INST, Savar.<\/p>\n<p>Il a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 remarqu\u00e9 que l&#039;exportateur du lait en poudre en question a d\u00e9pos\u00e9 une autre action collective n\u00b0 49 de 1995 aupr\u00e8s du 3\u00e8me tribunal du juge assistant de Chittagong, le 28 mai 1995, demandant les deux r\u00e9parations d\u00e9j\u00e0 mentionn\u00e9es ci-dessus. Sur les deux redressements, la demande d&#039;injonction obligatoire pour le r\u00e9examen des marchandises en question sur la base de la lettre du 20.04.95 du secr\u00e9taire du d\u00e9fendeur n\u00b03 a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 indirectement accord\u00e9e en autorisant la demande d&#039;injonction temporaire injonction du juge de district dans l&#039;affaire Misc. Appel n\u00b0 195 de 1995. Maintenant, la demande restante pour une d\u00e9claration selon laquelle la lettre dat\u00e9e du 05.04.95 \u00e9mise par l&#039;intim\u00e9 n\u00b0 3 pour renvoyer le lait en poudre import\u00e9 en question est ill\u00e9gale et sans juridiction est en attente de la d\u00e9cision dans cette action. De ce point de vue, nous ne pensons pas qu&#039;il soit opportun de donner des instructions aux intim\u00e9s pour qu&#039;ils renvoient le lait en poudre en question, car celui-ci est en instance devant un tribunal subordonn\u00e9.<\/p>\n<p>Il appara\u00eet que la date de p\u00e9remption du lait en poudre d&#039;origine lituanienne est le 01.08.96 et que celle d&#039;origine estonienne est le 13.09.96 et le 14.09.96. Dans l&#039;affidavit suppl\u00e9mentaire d\u00e9pos\u00e9 au nom de l&#039;intim\u00e9 n\u00b06, il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9 que si le lait concentr\u00e9 est pr\u00e9par\u00e9 \u00e0 partir de lait en poudre avant la date de p\u00e9remption, la dur\u00e9e de vie du lait concentr\u00e9 est alors prolong\u00e9e. Puisque nous avons laiss\u00e9 la question \u00eatre tranch\u00e9e par le tribunal d&#039;instance inf\u00e9rieure, cette question peut \u00eatre soulev\u00e9e ici.<\/p>\n<p>L&#039;article 10(11) de l&#039;Ordonnance sur la politique d&#039;importation de 1993-95 pr\u00e9voyait des dispositions d\u00e9taill\u00e9es pour tester les niveaux de radioactivit\u00e9 des produits alimentaires import\u00e9s, y compris le lait en poudre, et \u00e9galement pour renvoyer les produits alimentaires contenant un niveau de radioactivit\u00e9 sup\u00e9rieur \u00e0 la limite acceptable. Il semble que l&#039;intim\u00e9 n\u00b04, qui est le d\u00e9fendeur n\u00b01 dans ladite action, ait contest\u00e9 la demande d&#039;injonction temporaire, mais on ne sait pas si l&#039;action est \u00e9galement contest\u00e9e ou non en d\u00e9posant une d\u00e9claration \u00e9crite. Aucun ne figurait dans cette r\u00e8gle pour repr\u00e9senter l&#039;intim\u00e9 n\u00b04 ainsi que les intim\u00e9s gouvernementaux n\u00b01 et 2. Seul l&#039;intim\u00e9 n\u00b03 a comparu et a d\u00e9pos\u00e9 un affidavit en opposition.<\/p>\n<p>Nous avons d\u00e9j\u00e0 indiqu\u00e9 que nous ne statuons pas sur cette r\u00e8gle sur le fond, car la r\u00e9paration demand\u00e9e par le requ\u00e9rant dans cette r\u00e8gle est en instance devant le tribunal inf\u00e9rieur. Mais nous avons constat\u00e9 que le droit \u00e0 la vie est un droit fondamental important garanti par les articles 31 et 32 de la Constitution. Nous avons \u00e9galement constat\u00e9 que le gouvernement, en promulguant la loi XXI de 1993 susmentionn\u00e9e et en publiant \u00e9galement l&#039;ordonnance de politique d&#039;importation 1993-95, imposait des restrictions \u00e0 l&#039;importation de produits alimentaires, notamment de lait en poudre, contenant un niveau de radioactivit\u00e9 sup\u00e9rieur \u00e0 95 Bq par kilogramme, pr\u00e9judiciable \u00e0 la sant\u00e9 publique. prot\u00e9ger la vie de la population de ce pays contre les dangers susceptibles d&#039;\u00eatre cr\u00e9\u00e9s par la consommation de produits alimentaires aussi nocifs. Mais les mesures prises par les responsables du gouvernement et de la Commission de l&#039;\u00e9nergie atomique ont cr\u00e9\u00e9 une confusion et une situation susceptible de conduire \u00e0 des litiges.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s examen des documents enregistr\u00e9s, nous avons remarqu\u00e9 une anomalie dans la collecte d&#039;\u00e9chantillons de lait en poudre import\u00e9 pour les tests de radioactivit\u00e9. Rien n&#039;a \u00e9t\u00e9 produit devant nous qui d\u00e9montre que ni le percepteur des douanes, ni le Commissariat \u00e0 l&#039;\u00e9nergie atomique peuvent organiser le pr\u00e9l\u00e8vement r\u00e9p\u00e9t\u00e9 d&#039;\u00e9chantillons et effectuer plusieurs tests. Il a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 constat\u00e9 qu&#039;apr\u00e8s le pr\u00e9l\u00e8vement d&#039;un \u00e9chantillon, celui-ci est test\u00e9 par le RTL, Chittagong, qui est un laboratoire du d\u00e9fendeur n\u00b03, la Commission de l&#039;\u00e9nergie atomique du Bangladesh, et si un niveau de radioactivit\u00e9 est trouv\u00e9 par ledit laboratoire au-dessus du limite acceptable, il envoie alors la quantit\u00e9 restante de l&#039;\u00e9chantillon test\u00e9 par RTL pour un test compl\u00e9mentaire dans d&#039;autres laboratoires g\u00e9r\u00e9s par le d\u00e9fendeur n\u00b03. Mais aucune r\u00e8gle, aucun r\u00e8glement ou instruction de la Commission de l&#039;\u00e9nergie atomique pris en vertu des dispositions de la loi XXI de 1993 n&#039;a \u00e9t\u00e9 produit devant nous pour montrer s&#039;il existe une disposition pour un test suppl\u00e9mentaire collectant d&#039;autres \u00e9chantillons. Il ressort du m\u00e9mo 7288 du 07.02.88 \u00e9mis par le secr\u00e9taire adjoint du minist\u00e8re du Commerce, qu&#039;un seul \u00e9chantillon doit \u00eatre collect\u00e9 pour l&#039;examen du niveau de radioactivit\u00e9 des aliments laitiers et des produits laitiers, etc., import\u00e9s de la m\u00eame source et du m\u00eame pays sous la m\u00eame marque par un navire sous la m\u00eame LC, mais sous des factures et des connaissements diff\u00e9rents. Le paragraphe (03) de la clause (d) de l&#039;article 10 (11) de l&#039;Ordonnance sur la politique d&#039;importation 1993-95 pr\u00e9voyait \u00e9galement le pr\u00e9l\u00e8vement d&#039;\u00e9chantillons de diff\u00e9rents produits alimentaires pour lesquels le niveau de radioactivit\u00e9 doit \u00eatre test\u00e9, et \u00e0 l&#039;arriv\u00e9e des sur le navire transportant ces produits, en pr\u00e9sence des repr\u00e9sentants de l&#039;importateur, du capitaine du navire ou du repr\u00e9sentant de l&#039;autorit\u00e9 portuaire, selon le cas, des \u00e9chantillons de ces produits alimentaires sont collect\u00e9s pour tester le niveau de radioactivit\u00e9. Rien dans ladite disposition ni ailleurs ne pr\u00e9voit que des \u00e9chantillons peuvent \u00eatre collect\u00e9s plus d\u2019une fois. Il ressort de ladite disposition qu&#039;un \u00e9chantillon ainsi collect\u00e9 doit \u00eatre remis au responsable de la Commission de l&#039;\u00e9nergie atomique du Bangladesh pour analyse, et le laboratoire de la Commission de l&#039;\u00e9nergie atomique du Bangladesh doit, dans les 24 heures, envoyer le rapport d&#039;essai \u00e0 la salle d&#039;\u00e9chantillonnage de la Percepteur des douanes d&#039;o\u00f9 l&#039;\u00e9chantillon a \u00e9t\u00e9 re\u00e7u. Bien qu&#039;il n&#039;y ait aucune mention dans ladite disposition du Laboratoire d&#039;essais de rayonnement (RTL) Chittagong, il semble qu&#039;un tel laboratoire \u00e9tait de l&#039;avis des auteurs de l&#039;Ordonnance sur la politique d&#039;importation \u00e0 compter du d\u00e9lai de 24 heures fix\u00e9 pour l&#039;envoi du rapport d&#039;essai. .<\/p>\n<p>Dans les circonstances et le droit ci-dessus, nous sommes d&#039;avis que pour \u00e9viter toute confusion, anomalie et litige et pour garantir l&#039;application du droit fondamental au droit \u00e0 la vie, certaines instructions devraient \u00eatre donn\u00e9es aux d\u00e9fendeurs nos 1 \u00e0 4 pour une meilleure mise en \u0153uvre. de l&#039;Ordonnance sur la politique d&#039;importation pour le contr\u00f4le des produits alimentaires import\u00e9s pr\u00e9judiciables \u00e0 la sant\u00e9 publique en ce qui concerne la collecte d&#039;\u00e9chantillons et les tests de ceux-ci pour la d\u00e9termination du niveau de radioactivit\u00e9, de sorte qu&#039;\u00e0 l&#039;avenir, les produits alimentaires nocifs ne puissent pas entrer dans le pays et nuire \u00e0 la sant\u00e9 des populations, mettant en danger leur vie, leur long\u00e9vit\u00e9 et leur esp\u00e9rance de vie normale par la consommation de ces aliments nocifs. Nous fr\u00e9missons \u00e0 l&#039;id\u00e9e que l&#039;exportateur qui a assur\u00e9 que le lait en poudre en question \u00e9tait dans la limite acceptable de niveau de radioactivit\u00e9 selon le certificat d\u00e9livr\u00e9 par la SGS pourrait contenir une partie ayant un niveau de radioactivit\u00e9 bien au-dessus de la limite acceptable, et dans le test final effectu\u00e9 dans les deux laboratoires du d\u00e9fendeur n\u00b03, le niveau de radioactivit\u00e9 des \u00e9chantillons pr\u00e9lev\u00e9s dans deux conteneurs sur cinq a pu \u00eatre constat\u00e9 bien au-dessus de la limite acceptable. Si l&#039;\u00e9chantillon avait \u00e9t\u00e9 pr\u00e9lev\u00e9 d\u00e8s le d\u00e9but et test\u00e9 dans l&#039;un des trois conteneurs restants, le niveau \u00e9lev\u00e9 de radioactivit\u00e9 dans les deux conteneurs n&#039;aurait pas \u00e9t\u00e9 d\u00e9tect\u00e9 et de tels produits alimentaires contamin\u00e9s seraient entr\u00e9s sur le march\u00e9 et auraient affect\u00e9 la sant\u00e9, la vie et long\u00e9vit\u00e9 du peuple. Personne ne sait combien de produits alimentaires nocifs ont \u00e9t\u00e9 import\u00e9s dans ce pays en profitant du syst\u00e8me existant de collecte et de test d\u2019un seul \u00e9chantillon. Ainsi, dans l&#039;ordre des choses, il est n\u00e9cessaire de formuler une m\u00e9thode infaillible de collecte d&#039;\u00e9chantillons et de les tester afin que les aliments contamin\u00e9s, etc., nocifs pour la sant\u00e9, ne puissent pas entrer dans le pays.<\/p>\n<p>En attendant que de telles m\u00e9thodes efficaces et infaillibles soient mises au point par les autorit\u00e9s, nous ordonnons au d\u00e9fendeur n\u00b04, le percepteur des douanes, de pr\u00e9lever plus d&#039;un \u00e9chantillon si la cargaison en question soumise aux tests est introduite \u00e0 travers plus d&#039;un conteneur (c&#039;est-\u00e0-dire un \u00e9chantillon de chacun des conteneurs contenant la cargaison en question) et de les envoyer pour tests au directeur RTL, Chittagong, et de ne pas envoyer d&#039;\u00e9chantillons \u00e0 la Commission de l&#039;\u00e9nergie atomique, Dhaka, pour des tests suppl\u00e9mentaires dans tout autre laboratoire sous sa responsabilit\u00e9 apr\u00e8s r\u00e9ception de le rapport de l&#039;essai du Directeur, RTL. Nous ordonnons \u00e9galement au d\u00e9fendeur n\u00b03, la Commission de l&#039;\u00e9nergie atomique du Bangladesh, de ne recevoir aucun \u00e9chantillon ou \u00e9chantillon \u00e0 tester directement du percepteur des douanes, \u00e0 moins qu&#039;il ne soit envoy\u00e9 par l&#039;interm\u00e9diaire du directeur de RTL, tant que des r\u00e8gles contraires ne sont pas \u00e9tablies ou \u00e9mises par la Commission. dans l&#039;exercice de ses pouvoirs en vertu des articles 3 et 16 de la loi XXI de 1993.<\/p>\n<p>Le gouvernement d\u00e9fendeur et le percepteur des douanes qui sont les d\u00e9fendeurs n\u00b01 et 2 dans l&#039;action susmentionn\u00e9e sont invit\u00e9s \u00e0 contester ladite action en d\u00e9posant des d\u00e9clarations \u00e9crites, si ce n&#039;est d\u00e9j\u00e0 fait, et \u00e0 prendre toutes les mesures n\u00e9cessaires pour produire des preuves et des documents pertinents avant le tribunal d&#039;instance inf\u00e9rieure, pour lui permettre de trancher l&#039;affaire conform\u00e9ment \u00e0 la loi et \u00e0 la preuve afin que le demandeur ne puisse obtenir un jugement ex parte par d\u00e9faut desdits d\u00e9fendeurs.<\/p>\n<p>Le tribunal inf\u00e9rieur sera libre de trancher l&#039;affaire conform\u00e9ment \u00e0 la loi et aux preuves pr\u00e9sent\u00e9es devant lui, sans tenir compte des opinions exprim\u00e9es et des observations formul\u00e9es dans ce jugement.<\/p>\n<p>En cons\u00e9quence, la R\u00e8gle est rendue absolue en partie sans aucune ordonnance quant aux d\u00e9pens, avec les instructions ci-dessus aux intim\u00e9s nos 1 \u00e0 4. Qu&#039;une copie du jugement soit envoy\u00e9e aux intim\u00e9s nos 1 \u00e0 4.<\/p>\n<p>\nKE Hoque<\/p>\n<p>\nJe suis d&#039;accord.<br \/>\nAmirul Kabir Chowdhury<br \/>\n&nbsp;<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dr Mohiuddin Farooque vs Secretary, Ministry of Commerce, Government of the People\u2019s Republic of Bangladesh and Others Reported in: The South Asian Environmental Law Reporter Vol. 3 (4) Dec 1996 Supreme Court of Bangladesh, High Court Division (Special Original Jurisdiction) Writ Petition No. 92 of 1996 Before: Kazi Ebadul Hoque, J. Amirul Kabir Chodhury, J. 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