{"id":3075,"date":"2013-05-29T17:13:05","date_gmt":"2013-05-30T01:13:05","guid":{"rendered":"https:\/\/elaw.org\/india-kanyakumari-district-planters-association-v-tamil-nadu-wp-72751985-20020405rubber-plan\/"},"modified":"2023-12-11T12:47:12","modified_gmt":"2023-12-11T20:47:12","slug":"india-kanyakumari-district-planters-association-v-tamil-nadu-wp-72751985-20020405rubber-plan","status":"publish","type":"resource","link":"https:\/\/elaw.org\/fr\/resource\/india-kanyakumari-district-planters-association-v-tamil-nadu-wp-72751985-20020405rubber-plan","title":{"rendered":"Inde \u2014 Association des planteurs du district de Kanyakumari c. Tamil Nadu WP 7275\/1985 (05\/04\/2002) (Plantations d&#039;h\u00e9v\u00e9as)"},"content":{"rendered":"<p>DEVANT LA HAUTE COUR JUDICATURE DE MADRAS<\/p>\n<p>\nAssociation des planteurs du district de Kanyakumari<\/p>\n<p>\nv.<\/p>\n<p>\nL&#039;\u00c9tat du Tamil Nadu<\/p>\n<p>\nRequ\u00eate \u00e9crite n\u00b0 7275 \u00e0 7276 de 1985<\/p>\n<p>\n04-05-2002 jj.<\/p>\n<p>\nP. SATHASIVAM J.<\/p>\n<p>\nCOMMANDE:<\/p>\n<p>\n1. Puisque la question dans toutes ces requ\u00eates \u00e9crites est une seule et m\u00eame, elles sont r\u00e9gl\u00e9es par l&#039;ordre commun suivant. Dans WPNo. 7275\/85, l&#039;Association des planteurs du district de Kanyakumari et six autres contestent la notification du collecteur du district de Kanyakumari-2e d\u00e9fendeur en date du 31-7-80 et du 31-12-82, publi\u00e9e dans la Gazette du district de Kanyakumari en date du 16-9-80 et 16-2-83 en ce qui concerne les membres de l&#039;Association des p\u00e9titionnaires et les p\u00e9titionnaires. Dans WPNo. 14322\/88, S. Krishna Pillai et deux autres personnes contestent la notification du deuxi\u00e8me d\u00e9fendeur en date du 4-10-79 publi\u00e9e dans la Gazette du district de Kanyakumari en date du 16-11-79 concernant la superficie de 38,35 hectares dans RSNo. 583\/1 du village de Churulacode, Kalkulam Taluk, district de Kanyakumari. Dans le document WPNo.3594\/89, Antony Puthoor conteste la m\u00eame notification du deuxi\u00e8me d\u00e9fendeur en date du 4-10-79 publi\u00e9e dans la Gazette du district de Kanyakumari en date du 16-11-79 concernant la superficie de 8,70 hectares dans le RSNo. 583\/1 du village de Churalacode, Kalkulam Taluk, district de Kanyakumari. Dans WPNos. 7276\/85, 14323\/88 et 3593\/89, les m\u00eames p\u00e9titionnaires ont demand\u00e9 la d\u00e9livrance d&#039;un bref de d\u00e9claration d\u00e9clarant l&#039;article 1 (2) (iii) et l&#039;article 2 (aa), les articles 3 et 6 de la Tamil Nadu Preservation of Private Loi foresti\u00e8re de 1949 (loi XXVII de 1949 sur le Tamil Nadu), telle que modifi\u00e9e par la loi de 1979 sur la pr\u00e9servation des for\u00eats priv\u00e9es du Tamil Nadu (extension du district de Kanyakumari), comme \u00e9tant inconstitutionnelle en ce qui concerne la propri\u00e9t\u00e9 des p\u00e9titionnaires.<\/p>\n<p>2. \u00c9tant donn\u00e9 que des d\u00e9clarations identiques ont \u00e9t\u00e9 faites dans toutes ces p\u00e9titions \u00e9crites, pour plus de commodit\u00e9, je ferai r\u00e9f\u00e9rence au cas des p\u00e9titionnaires dans WPNo. 7275\/85. Le principal argument du p\u00e9titionnaire est, entre autres, que la loi de 1949 sur la pr\u00e9servation des for\u00eats priv\u00e9es du Tamil Nadu (ci-apr\u00e8s d\u00e9nomm\u00e9e la loi) est ultra vires et inconstitutionnelle si elle est jug\u00e9e applicable aux plantations et aux terres cultiv\u00e9es. La lecture du pr\u00e9ambule montre clairement que, dans la nature des choses, la Loi ne s&#039;appliquerait pas aux plantations, car une plantation, de par sa nature m\u00eame, est d\u00e9velopp\u00e9e gr\u00e2ce \u00e0 la contribution d&#039;efforts humains, de comp\u00e9tences et d&#039;argent en adoptant des pratiques agricoles et de culture alors que le pr\u00e9ambule de la loi stipule que la loi vise \u00e0 emp\u00eacher la destruction aveugle des for\u00eats priv\u00e9es et l&#039;interf\u00e9rence avec les droits coutumiers et prescriptifs dans ces for\u00eats et \u00e0 certaines autres fins. Cela \u00e9tablit clairement que la Loi ne s&#039;applique qu&#039;\u00e0 une for\u00eat priv\u00e9e et qu&#039;il y a ing\u00e9rence dans certains droits pr\u00e9vus par la Loi \u00e0 l&#039;\u00e9gard des for\u00eats priv\u00e9es. La condition sine qua non pour l\u2019application des dispositions de la Loi est donc l\u2019existence d\u2019une for\u00eat. Les p\u00e9titionnaires et les membres de l&#039;Association cultivent principalement des h\u00e9v\u00e9as. La d\u00e9finition de la for\u00eat en vertu de l&#039;article 2 (aa) de la loi est une d\u00e9finition inclusive et la for\u00eat en tant que telle n&#039;a pas \u00e9t\u00e9 d\u00e9finie. En cons\u00e9quence, il faut donner au terme for\u00eat le sens commun\u00e9ment entendu, \u00e0 savoir une vaste \u00e9tendue de terre inculte couverte d&#039;arbres, de buissons, etc. La loi ne peut en aucun cas s&#039;appliquer \u00e0 une terre cultiv\u00e9e en caoutchouc et en autres cultures. cultures. Le caoutchouc extrait par saign\u00e9e des h\u00e9v\u00e9as est un produit agricole et non un produit forestier. Il existe une culture et des op\u00e9rations culturales r\u00e9guli\u00e8res et syst\u00e9matiques dans les plantations d&#039;h\u00e9v\u00e9as.<\/p>\n<p>3. Avant qu&#039;une notification en vertu de l&#039;article 1 (2) (iii) ne soit \u00e9mise par le collecteur de district, le gouvernement doit \u00e9mettre une notification en vertu de l&#039;article 2 (aa) dans la Gazette gouvernementale du Tamil Nadu s&#039;il a l&#039;intention de d\u00e9clarer comme for\u00eat tout terrain autre qu&#039;une for\u00eat au sens courant du terme pour l&#039;application de la Loi. Aux fins d&#039;une telle notification en vertu de l&#039;article 2 (aa), le Gouvernement ne peut d\u00e9clarer que des terres en friche ou des terres communales et toute autre classe de terres analogues aux cat\u00e9gories de terres pr\u00e9c\u00e9dentes, \u00e0 savoir les terres en friche ou communales, en appliquant la r\u00e8gle de l&#039;ejusdem. g\u00e9n\u00e9rique. Une plantation d\u2019h\u00e9v\u00e9as ne peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme un terrain vague ou communal ou un terrain analogue \u00e0 un terrain vague ou communal. En l&#039;absence de notification en vertu de l&#039;article 2 (aa), le collecteur de district ne peut d\u00e9clarer aucune terre comme for\u00eat priv\u00e9e. M\u00eame en supposant qu&#039;il dispose d&#039;un tel pouvoir, une telle notification ne peut \u00eatre valablement d\u00e9livr\u00e9e que si le terrain satisfait au crit\u00e8re mentionn\u00e9 \u00e0 l&#039;article 2 (aa), \u00e0 savoir que ce terrain doit \u00eatre un terrain vague ou un terrain communal ou toute autre cat\u00e9gorie de terrains. terrain analogue \u00e0 un terrain vague ou communal. Par cons\u00e9quent, la notification attaqu\u00e9e en date du 3 1-7-1980 d\u00e9passe les limites des dispositions de la loi et est abinitio nulle et non avenue.<\/p>\n<p>4. Une plantation d&#039;h\u00e9v\u00e9as est une cr\u00e9ation de l&#039;ing\u00e9niosit\u00e9 humaine et du travail physique r\u00e9sultant de l&#039;application de pratiques agricoles. L\u2019h\u00e9v\u00e9a n\u2019est pas un arbre qui pousse spontan\u00e9ment. C&#039;est un arbre introduit dans le but de faire pousser l&#039;arbre et d&#039;en extraire le caoutchouc. Le caoutchouc est une industrie contr\u00f4l\u00e9e par le gouvernement de l&#039;Union en vertu d&#039;une loi du Parlement, \u00e0 savoir la loi sur le caoutchouc de 1947. Ladite loi est comprise par l&#039;entr\u00e9e 52 de la liste I de l&#039;annexe VII de la Constitution. Par cons\u00e9quent, le corps l\u00e9gislatif de l&#039;\u00c9tat n&#039;est pas comp\u00e9tent pour adopter une loi dans le domaine occup\u00e9 par la loi centrale.<\/p>\n<p>5. L&#039;article 1 (2) (iii) de la loi est inconstitutionnel et souffre du vice de d\u00e9l\u00e9gation excessive dans la mesure o\u00f9 les dispositions ne fournissent aucune directive l\u00e9gislative permettant \u00e0 l&#039;ex\u00e9cutif de d\u00e9clarer une terre comme for\u00eat. L&#039;applicabilit\u00e9 de la loi \u00e0 certaines for\u00eats priv\u00e9es d\u00e9pend du pouvoir arbitraire du collecteur de district. Aucune enqu\u00eate n&#039;est envisag\u00e9e avant qu&#039;une telle notification ne soit \u00e9mise, et aucune audience n&#039;est donn\u00e9e aux personnes dont les droits sont l\u00e9s\u00e9s par une telle notification et les cons\u00e9quences civiles qui en d\u00e9coulent. Un tel pouvoir non canalis\u00e9 et non guid\u00e9 contenu dans l&#039;article 1 (2) (iii) et l&#039;article 2 (aa) de la loi est arbitraire, ill\u00e9gal et viole l&#039;\u00e9galit\u00e9 devant la loi garantie par l&#039;article 14 de la Constitution indienne.<\/p>\n<p>6. L&#039;article 3 de la loi est \u00e9galement ultra vires et inconstitutionnel dans la mesure o\u00f9 il cherche \u00e0 conf\u00e9rer un pouvoir incontr\u00f4l\u00e9 et arbitraire aux autorit\u00e9s qui ne sont m\u00eame pas tenues de suivre ces normes rudimentaires de justice naturelle avant d&#039;accorder ou de rejeter l&#039;autorisation requise en vertu de ces dispositions. Cet article viole donc l\u2019article 14 de la Constitution indienne.<\/p>\n<p>7. Il n&#039;y a aucune diff\u00e9rence de caract\u00e8re entre une plantation d&#039;h\u00e9v\u00e9as et d&#039;autres types de plantations telles que le th\u00e9, le caf\u00e9 et la cardamome qui sont cultiv\u00e9es dans tout l&#039;\u00c9tat, mais aucune notification n&#039;a \u00e9t\u00e9 \u00e9mise d\u00e9clarant toutes ces plantations dans l&#039;\u00c9tat comme for\u00eat. M\u00eame en ce qui concerne l&#039;h\u00e9v\u00e9a, il existe quelques plantations d&#039;h\u00e9v\u00e9as situ\u00e9es dans des districts autres que Kanyakumari qui ne sont pas notifi\u00e9es comme for\u00eats au titre de la section 1 (2) (iii). Il existe donc une discrimination manifeste \u00e0 l\u2019encontre des plantations d\u2019h\u00e9v\u00e9as couvertes par la notification attaqu\u00e9e.<\/p>\n<p>8. Aucune possibilit\u00e9 ne leur a \u00e9t\u00e9 donn\u00e9e de plaider et de prouver leur cause concernant la proposition visant \u00e0 traiter leurs plantations comme des for\u00eats, aux fins de la loi. La notification contest\u00e9e \u00e9tant en violation des principes de justice naturelle est nulle et non avenue.<\/p>\n<p>9. Le premier d\u00e9fendeur a d\u00e9pos\u00e9 un contre-affidavit commun contestant diverses affirmations faites par les requ\u00e9rants. Le cas des intim\u00e9s, tel que mentionn\u00e9 dans le contre-affidavit commun, est bri\u00e8vement expos\u00e9 ci-dessous. Le D\u00e9partement des for\u00eats a d\u00e9velopp\u00e9 des plantations d&#039;h\u00e9v\u00e9as dans les for\u00eats r\u00e9serv\u00e9es du district de Kanyakumari sur plus de 5 000 hectares d\u00e8s 1960. Un certain nombre de plantations d&#039;h\u00e9v\u00e9as priv\u00e9es sont situ\u00e9es dans au milieu de la for\u00eat r\u00e9serv\u00e9e puisque patta a \u00e9t\u00e9 accord\u00e9e \u00e0 des particuliers \u00e0 l&#039;int\u00e9rieur de la for\u00eat par l&#039;ancien \u00c9tat de Travancore-Cochin. Il existe de nombreux cas dans le district de Kanyakumari o\u00f9 des propri\u00e9taires priv\u00e9s ont empi\u00e9t\u00e9 sur des terres foresti\u00e8res sur de vastes zones et plant\u00e9 des h\u00e9v\u00e9as, avant la v\u00e9rification des limites foresti\u00e8res r\u00e9serv\u00e9es au moment de la fusion de l&#039;ancienne r\u00e9gion de Travancore-Cochin en novembre 1956. Gr\u00e2ce aux conditions climatiques favorables du district de Kanyakumari, l&#039;h\u00e9v\u00e9a est plant\u00e9 dans des propri\u00e9t\u00e9s priv\u00e9es ainsi que dans des for\u00eats r\u00e9serv\u00e9es. Les plantations d&#039;h\u00e9v\u00e9as contiennent non seulement des h\u00e9v\u00e9as, mais aussi d&#039;autres arbres divers, comme le palissandre, le teck, l&#039;aini, le marudam et le tomba, et la faune de diff\u00e9rentes esp\u00e8ces, qui constitue la base m\u00eame de l&#039;\u00e9cologie aux fins de la survie de l&#039;humanit\u00e9, a \u00e9t\u00e9 reconnue comme la fonction principale. de l&#039;\u00c9tat. Pour pr\u00e9server les arbres de l&#039;abattage aveugle par des particuliers, la pr\u00e9servation de la for\u00eat priv\u00e9e doit \u00eatre entreprise par l&#039;\u00c9tat et, par cons\u00e9quent, il a \u00e9t\u00e9 n\u00e9cessaire de promulguer une loi distincte appel\u00e9e Loi de 1949 sur la pr\u00e9servation des for\u00eats priv\u00e9es du Tamil Nadu. Conform\u00e9ment \u00e0 la disposition de la loi, les propri\u00e9taires fonciers ne peuvent pas couper et enlever du bois sans l&#039;autorisation pr\u00e9alable de l&#039;autorit\u00e9 concern\u00e9e. Les autorit\u00e9s concern\u00e9es accordent l&#039;autorisation si la demande d&#039;abattage des arbres est recevable. Par cons\u00e9quent, la loi n\u2019est ni inconstitutionnelle ni contraire \u00e0 l\u2019article 19 (1) (g) ou \u00e0 l\u2019article 300 (A), comme l\u2019affirment les p\u00e9titionnaires. Conform\u00e9ment \u00e0 cette loi, les propri\u00e9taires priv\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 priv\u00e9s de leurs droits dans lesquels certaines r\u00e9glementations ont \u00e9t\u00e9 impos\u00e9es qui sont tr\u00e8s raisonnables et n\u00e9cessaires dans l&#039;int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral du public et pour maintenir l&#039;objectif de la politique foresti\u00e8re nationale. Si aucune r\u00e9glementation n\u2019est impos\u00e9e, cela entra\u00eenera non seulement l\u2019abattage aveugle d\u2019arbres dans les for\u00eats priv\u00e9es, mais facilitera \u00e9galement l\u2019abattage illicite et la contrebande d\u2019arbres provenant des for\u00eats r\u00e9serv\u00e9es. Ainsi, pour pr\u00e9server l&#039;ensemble de l&#039;\u00e9cosyst\u00e8me forestier, les plantations d&#039;h\u00e9v\u00e9as cultiv\u00e9es dans les exploitations de Patta doivent \u00eatre g\u00e9r\u00e9es et contr\u00f4l\u00e9es par le Tamil Nadu Preservaiton of Private Forest Act et les Timber Transit Rules, 1968 pour emp\u00eacher la destruction aveugle des for\u00eats \u00e0 des fins commerciales, sinon cela affecter n\u00e9gativement l\u2019ensemble de l\u2019\u00e9cosyst\u00e8me des for\u00eats du Ghat occidental. Si les domaines priv\u00e9s de plantations d&#039;h\u00e9v\u00e9as et les zones foresti\u00e8res priv\u00e9es, y compris les domaines r\u00e9pertori\u00e9s dans l&#039;annexe, sont exclus du champ d&#039;application de la loi du Tamil Nadu sur la pr\u00e9servation des for\u00eats priv\u00e9es, cela pourrait conduire \u00e0 une exploitation commerciale incontr\u00f4l\u00e9e avec une interf\u00e9rence biotique \u00e0 grande \u00e9chelle qui entra\u00eenerait la destruction de l&#039;ensemble de la for\u00eat. la biodiversit\u00e9 et l&#039;\u00e9cosyst\u00e8me de la for\u00eat et finalement l&#039;objectif de la politique foresti\u00e8re nationale sont d\u00e9port\u00e9s. L&#039;explication de l&#039;article 1 (2) (iii) stipule qu&#039;une for\u00eat priv\u00e9e d&#039;une superficie sup\u00e9rieure \u00e0 2 hectares ne cessera pas de l&#039;\u00eatre du seul fait que dans une partie de celle-ci, des arbres, des arbustes ou des roseaux sont abattus ou coup\u00e9s avec ou sans avec l&#039;autorisation du comit\u00e9 ou les terres sont cultiv\u00e9es. Il existe de vastes zones de plantations de caoutchouc dans le district de Kanyakumari et dans ces zones se trouvent d&#039;autres arbres divers comme l&#039;Aini, le Thimbar, le teck et le bois de rose ainsi que des animaux sauvages. Par cons\u00e9quent, il ressort clairement de l\u2019explication que m\u00eame si les terres sont cultiv\u00e9es, elles ne cesseront pas d\u2019\u00eatre des for\u00eats. Par cons\u00e9quent, les plantations d&#039;h\u00e9v\u00e9as, m\u00eame si elles sont cultiv\u00e9es en partie ou en totalit\u00e9, doivent \u00eatre consid\u00e9r\u00e9es comme des for\u00eats aux fins de d\u00e9claration par le collecteur de district comme for\u00eat par notification au Journal officiel du district.<\/p>\n<p>10. Les terres d\u00e9clar\u00e9es for\u00eat par le gouvernement de l&#039;\u00c9tat par notification dans le Journal officiel du Tamil Nadu rel\u00e8vent d&#039;une for\u00eat r\u00e9serv\u00e9e alors que le collecteur est l&#039;autorit\u00e9 comp\u00e9tente en vertu de l&#039;article 1 (2) (iii) de ladite loi pour d\u00e9clarer une superficie d\u00e9passant 2 hectares \u00e0 consid\u00e9rer comme for\u00eat aux fins de ladite loi par notification dans la Gazette du district, mais ne s&#039;applique pas aux for\u00eats r\u00e9serv\u00e9es constitu\u00e9es en vertu de la loi foresti\u00e8re du Tamil Nadu, 1882 (loi Tamil Nadu V de 1882) et aux terres \u00e0 la disposition du gouvernement comme d\u00e9finie dans cette loi. Uniquement dans le but de d\u00e9clarer des terres comme for\u00eats pour les placer en for\u00eat r\u00e9serv\u00e9e, une notification par le gouvernement est n\u00e9cessaire, mais dans le cas pr\u00e9sent, les terres d\u00e9clar\u00e9es comme for\u00eats par le collecteur sont une for\u00eat priv\u00e9e et pour une telle d\u00e9claration, le collecteur est l&#039;autorit\u00e9 comp\u00e9tente. en vertu de ladite loi et la notification du gouvernement n&#039;est pas du tout n\u00e9cessaire.<\/p>\n<p>11. Bien que le mot for\u00eats, tel qu&#039;on l&#039;entend g\u00e9n\u00e9ralement, d\u00e9signe une vaste \u00e9tendue de terre non cultiv\u00e9e couverte d&#039;arbres et de sous-bois, les zones de plantation mentionn\u00e9es dans les requ\u00eates \u00e9crites contiennent non seulement des h\u00e9v\u00e9as, mais aussi d&#039;autres arbres divers comme le palissandre, le teck, l&#039;aini, maruthu et themba, arbres et arbustes de sous-bois \u00e9galement, on ne peut donc pas dire qu&#039;il s&#039;agit de simples plantations.<\/p>\n<p>12. Le Conseil du caoutchouc donnera des conseils sur des questions techniques telles que la s\u00e9lection d&#039;une vari\u00e9t\u00e9 de plantes de p\u00e9pini\u00e8re \u00e0 haut rendement, l&#039;application d&#039;engrais et de pesticides et la collecte de latex, etc., et non sur l&#039;abattage d&#039;arbres ou le d\u00e9frichement de la zone et il n&#039;est pas obligatoire d&#039;obtenir autorisation du Conseil du caoutchouc pour l&#039;abattage des h\u00e9v\u00e9as et cette loi vise \u00e0 emp\u00eacher la destruction aveugle de la for\u00eat. Les plantations telles que le th\u00e9, le caf\u00e9 et la cardamome sont principalement cultiv\u00e9es dans les zones de collines et sont r\u00e9gies par la loi de 1955 sur la pr\u00e9servation des arbres dans les zones de collines du Tamil Nadu (loi XVII de 1955 du Tamil Nadu) et une autorisation pr\u00e9alable est \u00e9galement requise pour l&#039;abattage en vertu de l&#039;article 3. (1) de ladite loi par le comit\u00e9 de district semblable \u00e0 celui de la loi attaqu\u00e9e. En ce qui concerne le district de Kanyakumari, il existe de nombreuses poches de for\u00eats priv\u00e9es au milieu de la for\u00eat r\u00e9serv\u00e9e. \u00c9tant donn\u00e9 que l&#039;Arasu Rubber Corporation est situ\u00e9e dans la for\u00eat r\u00e9serv\u00e9e et que toutes les terres applicables dans la for\u00eat r\u00e9serv\u00e9e leur sont applicables. \u00c9tant donn\u00e9 que les p\u00e9titionnaires poss\u00e8dent des propri\u00e9t\u00e9s priv\u00e9es au sein de la m\u00eame zone foresti\u00e8re class\u00e9e, ils devront \u00eatre soumis aux lois applicables aux for\u00eats priv\u00e9es. Par cons\u00e9quent, l\u2019affirmation des p\u00e9titionnaires selon laquelle les plantations d\u2019h\u00e9v\u00e9as ne peuvent pas \u00eatre consid\u00e9r\u00e9es comme une for\u00eat est fausse. La pr\u00e9sente loi a \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9e uniquement dans l&#039;int\u00e9r\u00eat de la nation, compte tenu de l&#039;importance et de la n\u00e9cessit\u00e9 de pr\u00e9server la for\u00eat existante de la destruction. Des garanties suffisantes ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9vues et les appr\u00e9hensions soulev\u00e9es par les p\u00e9titionnaires sont infond\u00e9es.<\/p>\n<p>13. \u00c0 la lumi\u00e8re des plaidoiries ci-dessus, j&#039;ai entendu les arguments de MTR Rajagopalan, savant avocat principal des requ\u00e9rants et savant avocat g\u00e9n\u00e9ral des d\u00e9fendeurs.<\/p>\n<p>14. MTR Rajagopalan, savant avocat, apr\u00e8s m&#039;avoir expliqu\u00e9 les dispositions contest\u00e9es de la loi de 1949 sur la pr\u00e9servation des for\u00eats priv\u00e9es du Tamil Nadu, telle que modifi\u00e9e par la loi de 1979 sur la pr\u00e9servation des for\u00eats priv\u00e9es du Tamil Nadu (extension au district de Kanyakumari) et la loi de 1979 sur la pr\u00e9servation des for\u00eats priv\u00e9es du Tamil Nadu (extension au district de Kanyakumari). notification \u00e9mise par le collecteur de district, a soulev\u00e9 les affirmations suivantes : i) Les plantations d&#039;h\u00e9v\u00e9as ne sont pas une for\u00eat au sens de la loi sur les for\u00eats priv\u00e9es du Tamil Nadu, 1949 et ne peuvent pas \u00eatre soumises aux dispositions de la loi ; ii) Les plantations d&#039;h\u00e9v\u00e9as ne peuvent \u00eatre soumises aux dispositions de la loi eu \u00e9gard \u00e0 l&#039;objet de la loi. La notification au collecteur n&#039;a pas de juridiction\u00a0; iii) Les notifications contest\u00e9es violent les articles 14 et 19 (1) (g) de la Constitution indienne\u00a0; iv) Les notifications contest\u00e9es violent les principes de justice naturelle.<\/p>\n<p>15. Le savant avocat g\u00e9n\u00e9ral, apr\u00e8s m&#039;avoir expliqu\u00e9 l&#039;objet et les dispositions pertinentes du texte, a soutenu que dans le district de Kanyakumai, la plantation d&#039;h\u00e9v\u00e9as contenait non seulement des h\u00e9v\u00e9as, mais \u00e9galement d&#039;autres arbres divers et que, pour pr\u00e9server les arbres d&#039;une coupe aveugle par des particuliers, le La loi du Tamil Nadu sur la pr\u00e9servation des for\u00eats priv\u00e9es doit \u00eatre entreprise par l\u2019\u00c9tat. Il a \u00e9galement soutenu qu&#039;au regard des dispositions de la loi, le caoutchouc est un produit forestier et l&#039;h\u00e9v\u00e9aculture est une plantation foresti\u00e8re ; par cons\u00e9quent, la loi attaqu\u00e9e est valide. Il a en outre soutenu qu&#039;\u00e0 la lumi\u00e8re des diverses garanties, \u00e0 savoir que seule une superficie de terrain d\u00e9passant 2 hectares \u00e0 elle seule a \u00e9t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9e for\u00eat priv\u00e9e par le collecteur, conform\u00e9ment aux normes prescrites \u00e0 l&#039;alin\u00e9a 1 (2) (iii) , qu&#039;un droit de recours aupr\u00e8s du gouvernement de l&#039;\u00c9tat est pr\u00e9vu en vertu de l&#039;article 4 de la loi, tous les arguments soulev\u00e9s par les p\u00e9titionnaires sont susceptibles d&#039;\u00eatre rejet\u00e9s. En outre, selon la notification modifi\u00e9e, les notifications contest\u00e9es sont valides.<\/p>\n<p>16. J&#039;ai soigneusement examin\u00e9 les arguments des concurrents.<\/p>\n<p>17. Avant d&#039;examiner les arguments rivaux, il est utile de renvoyer aux dispositions pertinentes de la loi du Tamil Nadu sur la pr\u00e9servation des for\u00eats priv\u00e9es, 1949 (loi Tamil Nadu XXVII de 1949) (ci-apr\u00e8s d\u00e9nomm\u00e9e la loi).<\/p>\n<p>1. Titre abr\u00e9g\u00e9, demande, d\u00e9but\u00a0: - (2) Il s&#039;applique - (i) (xxx xxx) (ii) aux for\u00eats situ\u00e9es dans des domaines tels que d\u00e9finis dans la loi sur les terres successorales du Tamil Nadu, 1938, dans l&#039;\u00c9tat du Tamil Nadu. (iii) aux for\u00eats priv\u00e9es situ\u00e9es dans d&#039;autres zones de l&#039;\u00c9tat du Tamil Nadu et ayant une superficie contigu\u00eb d\u00e9passant 2 hectares qui peuvent \u00eatre d\u00e9clar\u00e9es par le comit\u00e9 comme for\u00eats aux fins de la pr\u00e9sente loi, par notification, dans le Journal officiel du district, mais ne le font pas. ne s&#039;applique pas aux for\u00eats r\u00e9serv\u00e9es constitu\u00e9es en vertu de la loi foresti\u00e8re du Tamil Nadu de 1882 et aux terres \u00e0 la disposition du gouvernement telles que d\u00e9finies dans cette loi.<\/p>\n<p>Explication- Une for\u00eat priv\u00e9e d&#039;une \u00e9tendue sup\u00e9rieure \u00e0 2 hectares ne cessera pas de l&#039;\u00eatre du seul fait que, dans une partie de celle-ci, des arbres, arbustes ou roseaux sont abattus ou coup\u00e9s avec ou sans l&#039;autorisation du Comit\u00e9 ou que des terres sont cultiv\u00e9es. , ou des rochers, des routes, des r\u00e9servoirs, des rivi\u00e8res ou autres existent\u00a0; la superficie de cette for\u00eat ne cessera pas d&#039;\u00eatre contigu\u00eb en raison seulement de l&#039;existence de tout ou partie des circonstances susmentionn\u00e9es.<\/p>\n<p>(3) Il entrera en vigueur imm\u00e9diatement.<\/p>\n<p>2. D\u00e9finition : - Dans la pr\u00e9sente loi, sauf s&#039;il y a quoi que ce soit de r\u00e9pugnant dans le sujet ou le contexte -<br \/>\n(a) Comit\u00e9 d\u00e9signe tout comit\u00e9 constitu\u00e9 en vertu de la section 2-A et ayant comp\u00e9tence. (aa) la for\u00eat comprend les friches ou les terres communales contenant des arbres, des arbustes et des roseaux, des p\u00e2turages et toute autre cat\u00e9gorie de terres d\u00e9clar\u00e9es par le gouvernement de l&#039;\u00c9tat comme \u00e9tant une for\u00eat par notification dans la Gazette de Fort St. George.<\/p>\n<p>Explication : Aux fins de la pr\u00e9sente clause, les terres communales d\u00e9signent (i) les lits et diguettes de r\u00e9servoirs et d&#039;approvisionnement, les surplus de drainage ou les canaux d&#039;irrigation ; (ii) les aires de battage, les \u00e9tables \u00e0 b\u00e9tail, les sites villageois et autres terres r\u00e9serv\u00e9es \u00e0 l&#039;usage commun des villageois. (b) le propri\u00e9taire d&#039;une for\u00eat comprend un cr\u00e9ancier hypoth\u00e9caire, un locataire ou toute autre personne ayant le droit de poss\u00e9der et de jouir de la for\u00eat\u00a0; (c) la personne comprend une famille hindoue indivise, un tarwad ou tavazhi Marumakkattayam et une famille ou branche Aliyasantana\u00a0; (d) infraction foresti\u00e8re d\u00e9signe une infraction punissable en vertu de la pr\u00e9sente loi\u00a0; et (e) dans l&#039;expression agent forestier, arbres, bois, b\u00e9tail produit par la for\u00eat, magistrat et emprisonnement auront le sens qui leur est respectivement attribu\u00e9 dans l&#039;article 2 de la loi foresti\u00e8re du Tamil Nadu, 1882.<\/p>\n<p>3. Pr\u00e9servation des for\u00eats priv\u00e9es\u00a0:\u00a0- (1)(a) Aucun propri\u00e9taire de for\u00eat ne peut, sans l&#039;approbation pr\u00e9alable du Comit\u00e9, vendre, hypoth\u00e9quer, louer ou ali\u00e9ner de toute autre mani\u00e8re la totalit\u00e9 ou une partie de la for\u00eat.<\/p>\n<p>Explication\u00a0: - Rien dans la sous-section ne doit \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9 comme emp\u00eachant le propri\u00e9taire de vendre ou de traiter autrement le droit ensemble et d&#039;enlever des produits forestiers autres que (arbres, bois et roseaux) de la mani\u00e8re habituelle ou coutumi\u00e8re pendant une p\u00e9riode n&#039;exc\u00e9dant pas deux. ann\u00e9es.<\/p>\n<p>Article 6 (omis depuis).<\/p>\n<p>18. Selon Me TR Rajagopalan, avocat principal des requ\u00e9rants, la condition sine qua non pour l&#039;application des dispositions de la loi est l&#039;existence d&#039;une for\u00eat. Selon lui, les plantations, de par leur nature m\u00eame, se d\u00e9veloppent gr\u00e2ce \u00e0 la contribution d&#039;efforts humains, de comp\u00e9tences et d&#039;argent en adoptant des pratiques agricoles et agricoles et, par cons\u00e9quent, les plantations d&#039;h\u00e9v\u00e9as ne peuvent pas \u00eatre qualifi\u00e9es de for\u00eat. Il a racont\u00e9 l&#039;histoire des premi\u00e8res plantations commerciales d&#039;h\u00e9v\u00e9a en Inde et les statistiques sur l&#039;h\u00e9v\u00e9a concernant la superficie totale, la production et le rendement moyen par hectare d&#039;h\u00e9v\u00e9a en Inde. Il a \u00e9galement soulign\u00e9 que l&#039;op\u00e9ration de replantation, impliquant la coupe et l&#039;enl\u00e8vement des h\u00e9v\u00e9as vieux et peu rentables, est une partie essentielle et int\u00e9grante de la plantation d&#039;h\u00e9v\u00e9as. Selon les p\u00e9titionnaires, la restriction impos\u00e9e par la loi ne peut pas s&#039;appliquer \u00e0 une plantation d&#039;h\u00e9v\u00e9as, car elle emp\u00eacherait les op\u00e9rations agricoles r\u00e9guli\u00e8res comme l&#039;enl\u00e8vement des arbres morts, des arbres tomb\u00e9s par le vent et l&#039;\u00e9claircissage des arbres et m\u00eame l&#039;extraction du caoutchouc du latex de la arbre, etc. Le respect des formalit\u00e9s pr\u00e9vues par la loi et les r\u00e8gles entravera\/affectera les activit\u00e9s saisonni\u00e8res et agricoles normales des planteurs dont le but est de d\u00e9velopper les plantations, de les exploiter au maximum et d&#039;exercer leur activit\u00e9 de la meilleure mani\u00e8re possible. . L&#039;expression for\u00eat n&#039;est pas d\u00e9finie dans la loi. La section 2 (aa) est une d\u00e9finition inclusive. Afin de comprendre le sens du mot for\u00eat, le savant avocat principal des requ\u00e9rants s&#039;est appuy\u00e9 sur le sens attribu\u00e9 au mot for\u00eat dans divers dictionnaires. Dans le Chambers Dictionary, la signification du mot for\u00eat est donn\u00e9e comme suit\u00a0:\u00a0-<\/p>\n<p>Grande \u00e9tendue de terre inculte couverte d&#039;arbres et de sous-bois, terrain bois\u00e9 et p\u00e2turage grossier ; Une r\u00e9serve pour le gros gibier : une r\u00e9serve royale pour la chasse r\u00e9gie par un code sp\u00e9cial appel\u00e9 Loi Foresti\u00e8re.<\/p>\n<p>Dans le Law Lexicon, il est indiqu\u00e9 qu&#039;une for\u00eat est une grande piste couverte d&#039;arbres et de sous-bois. Un grand ou vaste bois; Manwood, dans ses lois foresti\u00e8res, en donne cette d\u00e9finition particuli\u00e8re. Une for\u00eat est un certain territoire ou circuit de terrains bois\u00e9s et de p\u00e2turages connu dans ses limites et ses privil\u00e8ges pour le s\u00e9jour paisible des b\u00eates sauvages, et les fautes de chasse et de garenne foresti\u00e8res, pour \u00eatre sous la protection du roi pour son plaisir princier, reconstitu\u00e9 de b\u00eates venaires ou choisies, et de grandes couvertures de vert pour le secours desdites b\u00eates\u00a0; pour la pr\u00e9servation par laquelle il existe des lois particuli\u00e8res, des privil\u00e8ges et des officiers qui leur appartiennent.<\/p>\n<p>Dans le livre Words and Phrases de John B. Saunders (2e \u00e9d.), le terme For\u00eat est d\u00e9crit comme suit\u00a0:\u00a0-<\/p>\n<p>Un certain territoire de terrains bois\u00e9s et de p\u00e2turages fertiles, privil\u00e9gi\u00e9 pour les b\u00eates sauvages et les oiseaux de for\u00eat, de chasse et de garenne, pour se reposer et demeurer, sous la protection s\u00fbre du roi, pour son plaisir et son plaisir princier, quels territoires de terre, ainsi privil\u00e9gi\u00e9, est bord\u00e9 et d\u00e9limit\u00e9 par des marques, des meeres et des limites inamovibles, soit connues par \u00e9crit, soit par prescription, et \u00e9galement compl\u00e9t\u00e9 par des b\u00eates sauvages de v\u00e9nerie ou de chasse, et par de grandes couvertures de vert (c&#039;est-\u00e0-dire des arbres \u00e0 feuilles vertes). , buissons, etc.) pour le secours desdites b\u00eates sauvages, pour y avoir leur demeure : pour la pr\u00e9servation et la continuation dudit lieu, avec le vert et le venaison, il y a certaines lois particuli\u00e8res, privil\u00e8ges et officiers appartenant au de m\u00eame, r\u00e9unis \u00e0 cet effet, qui ne sont propres qu&#039;\u00e0 une for\u00eat, et non \u00e0 aucun autre endroit (Manwoods Forest Laws (1 598 Edn.) I; 7 Halsburys Laws (3e Edn.) 512).<\/p>\n<p>Encore une fois, dans le dictionnaire judiciaire Strouds de mots et d&#039;expressions, le mot Forest a \u00e9t\u00e9 d\u00e9crit comme suit : -<\/p>\n<p>For\u00eat : (1) La for\u00eat est un lieu privil\u00e9gi\u00e9 par l&#039;autorit\u00e9 royale ou par prescription, pour le s\u00e9jour paisible et la nourriture des b\u00eates ou oiseaux de la for\u00eat, pour le divertissement du Roi.<\/p>\n<p>19. En soulignant le sens donn\u00e9 dans les dictionnaires, on soutient que la for\u00eat, au sens commun du terme, d\u00e9signe une vaste \u00e9tendue de terre inculte couverte d&#039;arbres, d&#039;arbustes, etc. et d\u00e9note une croissance naturelle et spontan\u00e9e sans aucune aide. On soutient en outre que les plantes ou les arbres issus de cultures et d&#039;op\u00e9rations agricoles r\u00e9guli\u00e8res et syst\u00e9matiques ne peuvent pas \u00eatre appel\u00e9s for\u00eats. Il est en outre avanc\u00e9 que, compte tenu de l&#039;objet de la loi, aucune terre cultiv\u00e9e ne peut correspondre \u00e0 la description d&#039;une for\u00eat r\u00e9gie par les dispositions de la loi. Les p\u00e9titionnaires estiment \u00e9galement que, puisque la plantation d&#039;h\u00e9v\u00e9as est une cr\u00e9ation de l&#039;ing\u00e9niosit\u00e9 humaine et du travail physique r\u00e9sultant de l&#039;application de pratiques agricoles, elles ne sont pas couvertes par la d\u00e9finition de for\u00eat telle que pr\u00e9vue par la loi. Me TR Rajagopalan, \u00e9minent avocat principal, a \u00e9voqu\u00e9 certaines d\u00e9cisions qui \u00e9clairent cet aspect.<\/p>\n<p>20. Dans l&#039;affaire \u00c9tat du Kerala c. Nilgiri Tea Estates Ltd., (AIR 1 988 Cour supr\u00eame, page 59), la question en cause est de savoir si l&#039;endroit o\u00f9 l&#039;eucalyptus est plant\u00e9 dans la r\u00e9gion de Travancore au Kerala constitue une for\u00eat priv\u00e9e ou non aux fins du Kerala. Loi 26\/1971 sur les for\u00eats priv\u00e9es (acquisition et attribution)\u00a0? Au paragraphe 4, l&#039;honorable Cour supr\u00eame a statu\u00e9 que les terres foresti\u00e8res comprendront uniquement les terres autres que celles sur lesquelles des comp\u00e9tences humaines, de la main-d&#039;\u0153uvre et des ressources ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9pens\u00e9es pour des op\u00e9rations agricoles.<\/p>\n<p>21. Dans l&#039;affaire State v. KC Moosa Haji (AIR 1984 Kerala 149), l&#039;objet de la loi a \u00e9t\u00e9 examin\u00e9. Dans ladite d\u00e9cision, la Chambre pl\u00e9ni\u00e8re de la Haute Cour du Kerala a estim\u00e9 que le contexte et la politique de la loi (Kerala Private Forest (Vesting and Assignment) Act (Loi 26\/1971), pris ainsi que son historique et son objet, conduisaient \u00e0 la conclusion que les terres principalement cultiv\u00e9es en teck ne peuvent \u00eatre consid\u00e9r\u00e9es comme des terres cultiv\u00e9es en arbres fruitiers ou toute autre culture agricole, au sens de l&#039;article 2 (f), (1) (i), (c) du Kerala Loi sur les for\u00eats priv\u00e9es (acquisition et cession).<\/p>\n<p>22. L\u2019autre d\u00e9cision mise en service est MR and Produce Co. c. \u00c9tat du Kerala (AIR 1972 Cour supr\u00eame 2027). Ce jugement porte sur la validit\u00e9 constitutionnelle de la loi sur les r\u00e9formes agraires du Kerala (I de 1964) (telle que modifi\u00e9e par la loi 35 de 1969). Au paragraphe 53 de l&#039;arr\u00eat, il a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9 que les terres plant\u00e9es d&#039;eucalyptus ou de teck qui sont le r\u00e9sultat d&#039;exploitations agricoles seraient normalement des terres agricoles et qu&#039;elles ne seraient certainement pas des for\u00eats. L&#039;autre d\u00e9cision mentionn\u00e9e concerne l&#039;affaire LT Commissioner c. Benoy Kumar (AIR 1957 SC 768). Dans cette d\u00e9cision, la question qui se posait \u00e9tait de savoir si les revenus provenant de la vente des arbres Sal et Piyasal dans la for\u00eat appartenant \u00e0 l&#039;\u00e9valu\u00e9 qui \u00e9tait \u00e0 l&#039;origine une for\u00eat \u00e0 croissance spontan\u00e9e non cultiv\u00e9e \u00e0 l&#039;aide de comp\u00e9tences et de travail humains mais sur laquelle les op\u00e9rations foresti\u00e8res d\u00e9crites dans le m\u00e9moire ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9es par la personne \u00e9valu\u00e9e, impliquant des d\u00e9penses consid\u00e9rables en comp\u00e9tences humaines et en main-d&#039;\u0153uvre, ce qui constitue un revenu agricole au sens de l&#039;article 2 (i) de la loi de l&#039;imp\u00f4t sur le revenu. La port\u00e9e des termes for\u00eat et agriculture a \u00e9t\u00e9 largement examin\u00e9e dans cet arr\u00eat.<\/p>\n<p>23. Dans l&#039;affaire Kanakasabapathy Poonjolai Company Limited c. \u00c9tat du Tamil Nadu (1980 (II) MLJ 202), un savant juge unique de cette Cour a statu\u00e9 que les terres qui ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9tenues comme terres rytwari et non comme terres foresti\u00e8res ne peuvent pas \u00eatre plac\u00e9es sous les dispositions de la Loi. Au paragraphe 3, le savant juge a observ\u00e9 que le mot for\u00eat tel que d\u00e9fini dans la loi TNPPF n&#039;inclura pas les terres sur lesquelles des op\u00e9rations agricoles sont exerc\u00e9es.<\/p>\n<p>24. Dans l&#039;affaire Bhavani Tea and Produce Co. c. \u00c9tat du Kerala ((19 91) 2 affaires 463 de la Cour supr\u00eame), il a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9 qu&#039;une terre ne peut \u00eatre qualifi\u00e9e de for\u00eat \u00e0 moins qu&#039;il existe des preuves d\u00e9montrant que la terre a \u00e9t\u00e9 trait\u00e9e comme une for\u00eat. Dans cette affaire, la Cour supr\u00eame a d\u00e9clar\u00e9 que le terme for\u00eat inclut uniquement les terres ou zones r\u00e9serv\u00e9es \u00e0 la production de bois et d&#039;autres produits forestiers ou maintenues sous une v\u00e9g\u00e9tation ligneuse pour certains avantages indirects. La Cour supr\u00eame a d\u00e9clar\u00e9 que le terme for\u00eat ne peut inclure que des terres autres que celles sur lesquelles des comp\u00e9tences humaines, du travail et des ressources ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9pens\u00e9es pour l&#039;exploitation agricole. \u00c0 Gwalior Rayons Fabrication de soie (tissage)<br \/>\nCo., Ltd c. Custodian of Vested Forests, Palghat (AIR 199 0 SC 1747), l&#039;interpr\u00e9tation du mot for\u00eat tel qu&#039;on le trouve dans la loi de 1971 sur les for\u00eats priv\u00e9es du Kerala (acquisition et affectation) a \u00e9t\u00e9 examin\u00e9e.<\/p>\n<p>25. En soulignant les d\u00e9cisions mentionn\u00e9es ci-dessus, il est soutenu que les terres des requ\u00e9rants sont toutes des terres priv\u00e9es de patta et que ces terres n&#039;\u00e9taient ni des terres foresti\u00e8res, ni des terres incultes, ni des p\u00e2turages, ni des terres communales au moment de l&#039;extension de la loi au district de Kanyakumari. . Il est donc pr\u00e9cis\u00e9 que les plantations d&#039;h\u00e9v\u00e9as ne sont pas une for\u00eat et qu&#039;elles ne peuvent pas \u00eatre soumises \u00e0 la loi. Il est \u00e9galement indiqu\u00e9 que l&#039;h\u00e9v\u00e9a n&#039;est pas une esp\u00e8ce indig\u00e8ne, que des esp\u00e8ces exotiques ont \u00e9t\u00e9 introduites du Br\u00e9sil pour la production de caoutchouc naturel commercial et qu&#039;il n&#039;y a pas de croissance spontan\u00e9e ou sauvage dans les plantations d&#039;h\u00e9v\u00e9as, de sorte qu&#039;elles soient consid\u00e9r\u00e9es comme des for\u00eats. \u00c0 cet \u00e9gard, il convient de renvoyer aux d\u00e9tails factuels et \u00e0 l&#039;affirmation faite par le secr\u00e9taire adjoint du D\u00e9partement du gouvernement, de l&#039;environnement et des for\u00eats, Madras, premier d\u00e9fendeur, dans le contre-affidavit commun d\u00e9pos\u00e9 devant cette Cour. Il y est affirm\u00e9 que le D\u00e9partement des For\u00eats a d\u00e9velopp\u00e9 des plantations d&#039;h\u00e9v\u00e9as dans la for\u00eat de r\u00e9serve du district de Kanyakumari sur plus de 5 000 hectares d\u00e8s l&#039;ann\u00e9e<br \/>\n1960. De nombreuses plantations d&#039;h\u00e9v\u00e9as priv\u00e9es sont situ\u00e9es au milieu de la for\u00eat r\u00e9serv\u00e9e depuis que le patta a \u00e9t\u00e9 accord\u00e9 \u00e0 des particuliers \u00e0 l&#039;int\u00e9rieur de la for\u00eat par l&#039;ancien \u00c9tat de Travancore-Cochin. Il existe de nombreux cas dans le district de Kanyakumari o\u00f9 des propri\u00e9taires priv\u00e9s ont empi\u00e9t\u00e9 sur des terres foresti\u00e8res sur de vastes zones et plant\u00e9 des h\u00e9v\u00e9as, avant la v\u00e9rification des for\u00eats r\u00e9serv\u00e9es et des limites au moment de la fusion de l&#039;ancienne r\u00e9gion de Travancore-Cochin en novembre 1956. Compte tenu des conditions climatiques favorables dans le district de Kanyakumari, l&#039;h\u00e9v\u00e9a est plant\u00e9 dans des propri\u00e9t\u00e9s priv\u00e9es ainsi que dans des for\u00eats r\u00e9serv\u00e9es. Bien que les h\u00e9v\u00e9as soient cultiv\u00e9s dans le but de collecter du latex pour produire du caoutchouc naturel, les h\u00e9v\u00e9as sont consid\u00e9r\u00e9s comme une source tr\u00e8s pr\u00e9cieuse de bois r\u00e9sineux et comme bois d&#039;\u0153uvre par transformation chimique et sont utiles pour l&#039;industrie du bois d&#039;allumettes et \u00e9galement pour le bois de chauffage. . Les plantations d&#039;h\u00e9v\u00e9as contiennent non seulement des h\u00e9v\u00e9as, mais aussi d&#039;autres arbres divers, comme le palissandre, le teck, l&#039;aini, le marudam et le poucea. Les h\u00e9v\u00e9as plant\u00e9s dans la soci\u00e9t\u00e9 gouvernementale Arasu Rubber Corporation et dans de nombreuses for\u00eats priv\u00e9es et propri\u00e9t\u00e9s de patta servent les for\u00eats comme toute autre esp\u00e8ce foresti\u00e8re en stabilisant le sol, en contr\u00f4lant la vitesse de l&#039;eau et en pr\u00e9servant l&#039;\u00e9cosyst\u00e8me forestier. Pour pr\u00e9server les arbres de l&#039;abattage aveugle par des particuliers, la pr\u00e9servation des for\u00eats priv\u00e9es doit \u00eatre entreprise par l&#039;\u00c9tat et, par cons\u00e9quent, il a \u00e9t\u00e9 n\u00e9cessaire de promulguer une loi distincte appel\u00e9e Loi de 1949 sur la pr\u00e9servation des for\u00eats priv\u00e9es du Tamil Nadu. Comme indiqu\u00e9 pr\u00e9c\u00e9demment, il ressort clairement de l&#039;explication de l&#039;article 1 (2) (iii) de la loi que les terres cultivables ne cesseront pas d&#039;\u00eatre des for\u00eats. Par cons\u00e9quent, les plantations d&#039;h\u00e9v\u00e9as, m\u00eame si elles sont cultiv\u00e9es en partie ou en totalit\u00e9, doivent \u00eatre consid\u00e9r\u00e9es comme des for\u00eats aux fins de d\u00e9claration par le collecteur de district comme for\u00eat par notification au Journal officiel du district. Bien que le mot for\u00eat, tel qu&#039;il est g\u00e9n\u00e9ralement compris, d\u00e9signe une vaste \u00e9tendue de terre non cultiv\u00e9e couverte d&#039;arbres et de sous-bois, il ressort clairement des informations fournies par le premier r\u00e9pondant que la zone de plantation mentionn\u00e9e dans les requ\u00eates en bref contient non seulement des h\u00e9v\u00e9as, mais \u00e9galement des d&#039;autres arbres divers comme le bois de rose, le teck, l&#039;aini, le maruthu et le themba, ainsi que des arbustes de sous-bois\u00a0; on ne peut donc pas dire qu&#039;il s&#039;agit simplement de plantations. A la lumi\u00e8re des renseignements fournis et au vu de l&#039;explication susvis\u00e9e, il est clair qu&#039;une for\u00eat priv\u00e9e qui est une for\u00eat ne cesse pas de l&#039;\u00eatre du fait qu&#039;une partie de ses terres est cultiv\u00e9e. \u00c0 la lumi\u00e8re de la situation factuelle, bien qu&#039;il n&#039;y ait aucune contestation quant au droit \u00e9nonc\u00e9 dans ces d\u00e9cisions, j&#039;estime qu&#039;elles ne sont pas utiles \u00e0 la demande des p\u00e9titionnaires.<\/p>\n<p>26. L&#039;autre argument est que les plantations d&#039;h\u00e9v\u00e9as ne peuvent pas \u00eatre soumises aux dispositions de la loi, eu \u00e9gard \u00e0 l&#039;objet de la loi. L&#039;objet de la loi est d&#039;emp\u00eacher la destruction aveugle des for\u00eats priv\u00e9es et l&#039;interf\u00e9rence avec les droits coutumiers et prescriptifs sur celles-ci et \u00e0 certaines autres fins. L&#039;avocat principal des p\u00e9titionnaires a soulign\u00e9 les \u00e9v\u00e9nements suivants pour montrer que les plantations d&#039;h\u00e9v\u00e9as ne peuvent pas \u00eatre soumises aux dispositions de la loi. Il est indiqu\u00e9 qu&#039;en ce qui concerne les plantations d&#039;h\u00e9v\u00e9as, la replantation p\u00e9riodique est une op\u00e9ration int\u00e9grale et essentielle puisque l&#039;h\u00e9v\u00e9a est le capital productif de l&#039;industrie des plantations d&#039;h\u00e9v\u00e9as. L&#039;h\u00e9v\u00e9a, apr\u00e8s sa vie \u00e9conomique d&#039;environ 25 ans, doit \u00eatre abattu, enlev\u00e9 et remplac\u00e9 par de jeunes plants pour que l&#039;industrie puisse continuer \u00e0 exister. La valeur totale de la production de latex de l&#039;h\u00e9v\u00e9a sur une p\u00e9riode de 25 ans s&#039;\u00e9l\u00e8vera \u00e0 plusieurs milliers, contre une somme d\u00e9risoire pour la vente de jeunes arbres. Le d\u00e9veloppement m\u00eame des plantations d\u2019h\u00e9v\u00e9as est assur\u00e9 par la r\u00e9glementation des plantations et replantations syst\u00e9matiques. Ce n&#039;est pas l&#039;intention de la l\u00e9gislation de couvrir ce type d&#039;exploitation de plantation. L&#039;h\u00e9v\u00e9a n&#039;est pas un arbre mentionn\u00e9 \u00e0 l&#039;annexe de la loi. Apr\u00e8s le d\u00e9p\u00f4t des requ\u00eates, le pr\u00e9sident du Conseil du caoutchouc a adress\u00e9 une repr\u00e9sentation au secr\u00e9taire du gouvernement du Tamil Nadu, D\u00e9partement de l&#039;environnement et des for\u00eats, demandant l&#039;exemption des plantations de caoutchouc du champ d&#039;application du paragraphe (2) de la loi. Article 3 de la Loi. En r\u00e9ponse \u00e0 ladite lettre, par communication dat\u00e9e du 25 juillet 1991, le secr\u00e9taire du gouvernement charg\u00e9 du D\u00e9partement de l&#039;environnement et des for\u00eats a d\u00e9clar\u00e9 qu&#039;aucune exemption \u00e0 l&#039;article 3 (2) de la loi n&#039;est n\u00e9cessaire en ce qui concerne la replantation d&#039;h\u00e9v\u00e9as anciens et non rentables. plantations de caoutchouc du district de Kanyakumari, admettant que la loi centrale, \u00e0 savoir la loi sur le caoutchouc, \u00e9tant en vigueur, les dispositions de la loi XXVII de 1949 ne seront pas rendues applicables aux plantations de caoutchouc du district de Kanyakumari. La clarification apport\u00e9e par la Cour supr\u00eame dans l\u2019affaire TN Godavarman Thirumulkpad c. Union of India (1997 (2) SCC 267) est mise en \u0153uvre. Selon le savant avocat principal, comme pr\u00e9cis\u00e9 dans cette d\u00e9cision, les arbres qui ont \u00e9t\u00e9 plant\u00e9s et cultiv\u00e9s et qui ne poussent pas spontan\u00e9ment ne seront pas affect\u00e9s par l&#039;ordonnance ant\u00e9rieure imposant l&#039;interdiction de l&#039;abattage d&#039;arbres dans toutes les zones foresti\u00e8res. En soulignant, il est indiqu\u00e9 que les arbres qui ont \u00e9t\u00e9 plant\u00e9s et cultiv\u00e9s par l&#039;ing\u00e9niosit\u00e9 humaine ou par une exploitation agricole planifi\u00e9e ne peuvent pas \u00eatre class\u00e9s dans la cat\u00e9gorie des for\u00eats. Il est \u00e9galement indiqu\u00e9 que conform\u00e9ment aux instructions de la Cour supr\u00eame, un comit\u00e9 d&#039;experts pour un autre \u00c9tat du Tamil Nadu a \u00e9t\u00e9 constitu\u00e9 pour l&#039;identification des for\u00eats, etc. Dans le rapport soumis par le comit\u00e9 d&#039;experts, il est indiqu\u00e9 que les plantations d&#039;h\u00e9v\u00e9as n&#039;ont pas \u00e9t\u00e9 amen\u00e9es dans la cat\u00e9gorie des for\u00eats de propri\u00e9t\u00e9 priv\u00e9e. En soulignant ledit rapport, on pr\u00e9tend qu&#039;il confirmerait la position selon laquelle les plantations d&#039;h\u00e9v\u00e9as ne peuvent jamais \u00eatre trait\u00e9es comme des for\u00eats, notamment aux fins de la loi.<\/p>\n<p>27. Le savant avocat g\u00e9n\u00e9ral s&#039;est appuy\u00e9 sur une d\u00e9cision de la Cour supr\u00eame dans l&#039;affaire Bhavani Tea and Produce Co. c. \u00c9tat du Kerala, rapport\u00e9e dans (1991) 2 Affaires de la Cour supr\u00eame 463. Au paragraphe 18, la Cour supr\u00eame a examin\u00e9 le m\u00eame texte, \u00e0 savoir, la loi de Madras sur la pr\u00e9servation des for\u00eats priv\u00e9es, 1949 (Loi de Madras 27 de 1949) et a consid\u00e9r\u00e9 le mot for\u00eat tel que d\u00e9fini \u00e0 l&#039;article 2 (a) de la loi. Au paragraphe 23, ils ont fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la d\u00e9finition des mots for\u00eat priv\u00e9e, d\u00e9volution, etc. Au paragraphe 33, Leurs Seigneuries ont jug\u00e9<br \/>\n33. La d\u00e9finition de la for\u00eat priv\u00e9e donn\u00e9e \u00e0 l&#039;article 2 (f) de la loi sur la d\u00e9volution des droits de propri\u00e9t\u00e9 et \u00e0 l&#039;article 2 (47) de la loi sur les r\u00e9formes agraires du Kerala a \u00e9t\u00e9 examin\u00e9e par le juge K. Jagannatha Sheetty dans l&#039;affaire Gwalior Rayons Silk Mfg. (Wvg. ) Co. Ltd. Les terres concern\u00e9es dans cette affaire \u00e9taient toutes des for\u00eats telles que d\u00e9finies dans la loi MPPF de 1949 et continuaient de l&#039;\u00eatre lorsque la loi sur les d\u00e9volutions est entr\u00e9e en vigueur en 1971. Il a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9 que la d\u00e9finition des for\u00eats priv\u00e9es applicable au district de Malabar n&#039;\u00e9tait pas g\u00e9n\u00e9ral en termes mais limit\u00e9 aux zones et aux terres auxquelles la Loi MPPF s&#039;appliquait et en exemptait les terres d\u00e9crites aux sous-clauses (A) \u00e0 (D). Cette r\u00e9f\u00e9rence significative \u00e0 la loi MPPF dans la d\u00e9finition des for\u00eats priv\u00e9es dans le Vesting Act a fait toute la diff\u00e9rence dans cette affaire. La loi MPPF \u00e9tait une promulgation sp\u00e9ciale de l&#039;ancien \u00c9tat de Madras visant \u00e0 pr\u00e9server les for\u00eats priv\u00e9es du district de Malabar et de l&#039;ancien district de South Kanara. Le syst\u00e8me semblait \u00eatre que si le terrain s&#039;av\u00e9rait \u00eatre une for\u00eat priv\u00e9e \u00e0 la date d&#039;entr\u00e9e en vigueur de la loi MPPF, il continuerait \u00e0 \u00eatre une for\u00eat m\u00eame en cas de replantation ult\u00e9rieure. En cons\u00e9quence, il a \u00e9t\u00e9 jug\u00e9 que les terres qui \u00e9taient des for\u00eats au sens de la loi MPPF et qui continuaient de l&#039;\u00eatre lorsque la loi sur la d\u00e9volution des droits est entr\u00e9e en vigueur continueraient d&#039;\u00eatre des for\u00eats aux termes de cette loi.<\/p>\n<p>Au paragraphe 34, la Cour supr\u00eame a jug\u00e9 que la question de savoir si la plantation produisait ou non une r\u00e9colte appartenait aux propri\u00e9taires et non aux autorit\u00e9s en vertu de la loi sur la d\u00e9volution, \u00e0 moins qu&#039;elle ne pr\u00e9voie des dispositions sp\u00e9cifiques pour couvrir une telle situation.<\/p>\n<p>28. Le savant avocat g\u00e9n\u00e9ral s&#039;est largement appuy\u00e9 sur les instructions \u00e9mises par la Cour supr\u00eame dans l&#039;affaire TN Godavarman Thirumulkpad c. Union of India, rapport\u00e9es dans (1997) 2 Supreme Court Cases 267. L&#039;\u00e9nonc\u00e9 de droit suivant de la Cour supr\u00eame est mis en vigueur : (paragraphe 4)<\/p>\n<p>4. La Loi sur la conservation des for\u00eats de 1980 a \u00e9t\u00e9 promulgu\u00e9e dans le but de freiner la poursuite de la d\u00e9forestation qui aboutit finalement \u00e0 un d\u00e9s\u00e9quilibre \u00e9cologique ; et par cons\u00e9quent, les dispositions qui y sont contenues pour la conservation des for\u00eats et pour les questions qui y sont li\u00e9es doivent s&#039;appliquer \u00e0 toutes les for\u00eats, quelle que soit la nature de leur propri\u00e9t\u00e9 ou leur classification. Le mot for\u00eat doit \u00eatre compris selon sa signification dans le dictionnaire.<\/p>\n<p>Cette description couvre toutes les for\u00eats l\u00e9galement reconnues, qu&#039;elles soient d\u00e9sign\u00e9es comme r\u00e9serv\u00e9es, prot\u00e9g\u00e9es ou autrement aux fins de l&#039;article 2 (i) de la Loi sur la conservation des for\u00eats. Le terme terre foresti\u00e8re, apparaissant dans la section 2, inclura non seulement la for\u00eat telle qu&#039;elle est comprise dans le sens du dictionnaire, mais \u00e9galement toute zone enregistr\u00e9e comme for\u00eat dans les registres gouvernementaux, quel que soit le propri\u00e9taire. C\u2019est ainsi qu\u2019il faut l\u2019entendre aux fins de l\u2019article 2 de la loi. Les dispositions \u00e9dict\u00e9es dans la Loi sur la conservation des for\u00eats de 1980 pour la conservation des for\u00eats et les questions qui y sont li\u00e9es doivent s&#039;appliquer clairement \u00e0 toutes les for\u00eats ainsi comprises, ind\u00e9pendamment de leur propri\u00e9t\u00e9 ou de leur classification. Cet aspect a \u00e9t\u00e9 clairement \u00e9nonc\u00e9 dans les arr\u00eats de cette Cour dans les affaires Ambica Quarry Works c. \u00c9tat du Gujarat, (1987) 1 SCC 213\u00a0; Contentieux rural et droits Kendra c. \u00c9tat de l&#039;UP, 1989 Supp (1) SCC 504 et r\u00e9cemment dans l&#039;ordonnance du 29 novembre 1996 (Comit\u00e9 de surveillance de la Cour supr\u00eame c. Mussoorie Dehradun Development Authority-WP (C) n \u00b0 749 de 1995 d\u00e9cid\u00e9 le 29-11-1996).<\/p>\n<p>Ce jugement indique clairement que le terme terres foresti\u00e8res inclura non seulement la for\u00eat telle qu&#039;elle est entendue dans le sens du dictionnaire, mais \u00e9galement toute superficie enregistr\u00e9e comme for\u00eat dans les registres gouvernementaux, quel que soit le propri\u00e9taire. J&#039;ai d\u00e9j\u00e0 \u00e9voqu\u00e9 les d\u00e9tails fournis dans le contre-affidavit du premier d\u00e9fendeur, \u00e0 savoir l&#039;existence de plantations d&#039;h\u00e9v\u00e9as au sein de la r\u00e9serve foresti\u00e8re du district de Kanyakumari.<\/p>\n<p>29. L&#039;autre d\u00e9cision \u00e9voqu\u00e9e par le savant avocat g\u00e9n\u00e9ral concerne l&#039;affaire State of Kerala c. Pullangode Rubber and Produce Company Ltd. ((1999) 6 Supreme Court Cases 99). La question en cause dans cette affaire est de savoir si certaines zones situ\u00e9es dans les plantations d&#039;h\u00e9v\u00e9as des soci\u00e9t\u00e9s intim\u00e9es rel\u00e8vent des dispositions de la loi de 1971 sur les for\u00eats priv\u00e9es du Kerala (acquisition et attribution). ladite explication ajout\u00e9e \u00e0 l&#039;article 1 de la loi MPPF de 1949, la plantation d&#039;h\u00e9v\u00e9as est exclue du champ d&#039;application de la loi de 1949 et, par cons\u00e9quent, elle est automatiquement exclue des dispositions de la loi de 1971 sur les for\u00eats priv\u00e9es du Kerala (acquisition et attribution). de son affirmation selon laquelle une plantation cultiv\u00e9e est exclue de l&#039;application de la loi 19 49, le savant conseil a attir\u00e9 l&#039;attention de Leurs Seigneuries sur le cas de Bhavani Tea and Produce Co. Ltd., c. \u00c9tat du Kerala, (19 91) 2 SCC 463, dans lequel, traitant d&#039;une affaire relative \u00e0 l&#039;acquisition d&#039;une for\u00eat priv\u00e9e en vertu de la loi sur l&#039;acquisition de 1971, la Cour s&#039;est \u00e9galement r\u00e9f\u00e9r\u00e9e \u00e0 la loi MPPF de 1949. Les observations dans ladite affaire semblent indiquer que les plantations d&#039;arbres cultiv\u00e9s ne seraient pas \u00eatre couvert par la loi de 1949 et, par cons\u00e9quent, la loi sur la d\u00e9volution ne s&#039;appliquerait pas non plus. Apr\u00e8s avoir fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 l&#039;objet de la promulgation de la loi MPPF de 1949 et \u00e0 la d\u00e9finition de la for\u00eat \u00e0 l&#039;article 2 (a), Leurs Seigneuries ont statu\u00e9\u00a0: (para 6)<\/p>\n<p>6. Pour nous, la for\u00eat d\u00e9signe une parcelle de terrain sur laquelle des arbres ont pouss\u00e9. Dans l&#039;affaire TN Godavarman Thirumulkpad c. Union of India ((1997) 2 SCC 267), \u00e0 la page 269, notre Cour a observ\u00e9 que le mot for\u00eat doit \u00eatre compris selon sa signification dans le dictionnaire. Il semblerait donc que la plantation d&#039;h\u00e9v\u00e9as, contenant des h\u00e9v\u00e9as, serait consid\u00e9r\u00e9e comme une for\u00eat priv\u00e9e dont la destruction \u00e9tait cens\u00e9e \u00eatre interdite par la loi de 1949. L&#039;explication de l&#039;article 1 (2) (i), qui pr\u00e9voit que la clause ne s&#039;appliquera pas aux cultures fugitives ou autres, n&#039;inclurait pas dans son champ d&#039;application la culture de l&#039;h\u00e9v\u00e9a ou d&#039;autres arbres.<\/p>\n<p>7. Dans l&#039;affaire Bhavani Tea Co. ((1991) 2 SCC 463), la Cour n&#039;a pas pris en compte l&#039;objectif pour lequel la loi de 1949 a \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9e, \u00e0 savoir l&#039;objectif d&#039;emp\u00eacher la destruction de for\u00eats priv\u00e9es. Si les for\u00eats cultiv\u00e9es \u00e9taient exclues du champ d&#039;application de la loi de 1949, l&#039;objectif m\u00eame de la promulgation de ladite loi serait r\u00e9duit \u00e0 n\u00e9ant.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s avoir dit cela, Leurs Seigneuries ont exprim\u00e9 que la d\u00e9cision dans l&#039;affaire Bhavani Tea Co. (cit\u00e9e ci-dessus) concernant cet aspect n\u00e9cessite un r\u00e9examen par un tribunal plus large\u00a0; en cons\u00e9quence, il a \u00e9t\u00e9 ordonn\u00e9 de d\u00e9poser les documents des affaires devant l&#039;honorable juge en chef de l&#039;Inde afin de constituer un si\u00e8ge plus large pour entendre ces affaires. Il est indiqu\u00e9 que les affaires sont toujours pendantes devant la Chambre \u00e9largie.<\/p>\n<p>30. Le savant avocat g\u00e9n\u00e9ral a \u00e9galement fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 une d\u00e9cision de la Chambre de division de cette Cour dans l&#039;affaire Golden Granites, etc. c. KV Shanmugam et autres (1998 Writ LR 47), dans laquelle la Chambre de division a examin\u00e9 la signification du mot for\u00eat telle que discut\u00e9e et observ\u00e9 par la Cour supr\u00eame dans l&#039;affaire TN Godavarman Thirumulkpads ((1997) 2 SCC 267.<\/p>\n<p>31. Dans l&#039;affaire Karnataka Forest Development Corporation Ltd., c. Cantreads Private Ltd. ((1994) 4 Affaires de la Cour supr\u00eame 455), la question examin\u00e9e \u00e9tait de savoir si des feuilles de caoutchouc de diverses qualit\u00e9s fournies par l&#039;\u00c9tat du Karnataka ou par la Karnataka Forest Plantation Corporation les soci\u00e9t\u00e9s \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e \u00e9taient des produits forestiers au sens de la loi foresti\u00e8re du Karnataka de 1963. Dans cette affaire, la Haute Cour a estim\u00e9 que, puisque ce qui \u00e9tait vendu par l&#039;appelant n&#039;\u00e9tait pas du caoutchouc obtenu \u00e0 partir des arbres mais des feuilles ou des blocs de caoutchouc qui \u00e9taient transform\u00e9 chimiquement et m\u00e9caniquement, il ne peut pas \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme un produit forestier. La Haute Cour a appliqu\u00e9 le crit\u00e8re du langage commercial et a jug\u00e9 que lorsque le latex produit \u00e0 partir de l&#039;arbre \u00e9tait transform\u00e9, aussi maigre soit-il, le produit obtenu par addition d&#039;acide sulfurique ne pouvait pas \u00eatre trait\u00e9 comme un produit forestier. Il a en outre \u00e9t\u00e9 constat\u00e9 que, \u00e9tant donn\u00e9 que les plantations d&#039;h\u00e9v\u00e9as gouvernementales elles-m\u00eames traitaient les feuilles de caoutchouc de qualit\u00e9 diff\u00e9rente du latex humide lorsqu&#039;elles les vendaient aux ench\u00e8res, elles ne pouvaient pas pr\u00e9tendre que le latex apr\u00e8s transformation restait le m\u00eame. La Cour supr\u00eame, apr\u00e8s avoir examin\u00e9 ladite conclusion, a statu\u00e9 ainsi\u00a0: (para 7)<\/p>\n<p>7. Aucun des deux raisonnements ne semble fond\u00e9. La signification du mot caoutchouc a \u00e9t\u00e9 discut\u00e9e. Le latex est le nom moderne du caoutchouc. Ce n&#039;est rien d&#039;autre que du caoutchouc naturel. Caoutchouc ou latex d\u00e9signe non seulement la substance laiteuse obtenue \u00e0 partir des arbres, mais \u00e9galement toute substance laiteuse transform\u00e9e jusqu&#039;\u00e0 ce qu&#039;elle soit rendue commercialisable. Puisque la transformation n&#039;a pas pour r\u00e9sultat de faire \u00e9merger une nouvelle marchandise mais qu&#039;elle la pr\u00e9serve et la rend propre \u00e0 la commercialisation, elle n&#039;en change pas le caract\u00e8re. Il \u00e9tait du caoutchouc ou du latex lorsqu&#039;il \u00e9tait obtenu \u00e0 partir des arbres, il restait du caoutchouc ou du latex lorsqu&#039;il \u00e9tait trait\u00e9 par l&#039;acide surphurique et continuait \u00e0 l&#039;\u00eatre m\u00eame apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 s\u00e9ch\u00e9 \u00e0 la fum\u00e9e pour obtenir la forme de feuilles.<\/p>\n<p>8. Le test du langage commercial lors de l&#039;examen des entr\u00e9es dans la Loi sur la taxe de vente a \u00e9volu\u00e9 dans la mesure o\u00f9 la taxe en vertu des lois sur la taxe de vente s&#039;applique normalement soit \u00e0 la vente ou \u00e0 l&#039;achat, soit \u00e0 la fabrication ou \u00e0 l&#039;importation, etc.<br \/>\nPar cons\u00e9quent, c\u2019est la compr\u00e9hension ou la connaissance de l\u2019article par l\u2019homme ordinaire ou les personnes qui en font le commerce sur le march\u00e9, et non au sens technique ou botanique, qui a \u00e9t\u00e9 accept\u00e9e par notre Cour comme facteur d\u00e9cisif. Mais ce crit\u00e8re ne peut pas \u00eatre appliqu\u00e9 lors de l\u2019examen de la d\u00e9finition des produits forestiers.<\/p>\n<p>\u00c0 la lumi\u00e8re de l&#039;observation de la Cour supr\u00eame dans l&#039;arr\u00eat State of Kerala v. Pullangode Rubber and Produce Co., Ltd. (cit\u00e9 ci-dessus) et du fait que la question de la for\u00eat telle que d\u00e9finie \u00e0 l&#039;article 2(a) du la Loi et les produits forestiers ont \u00e9t\u00e9 renvoy\u00e9s devant une Cour plus large, je suis d&#039;avis que le savant avocat g\u00e9n\u00e9ral a raison de souligner que le terme terres foresti\u00e8res apparaissant \u00e0 l&#039;article 2 n&#039;inclura pas seulement la for\u00eat telle qu&#039;elle est comprise dans le sens du dictionnaire, mais ainsi que toute superficie enregistr\u00e9e comme for\u00eat dans les registres gouvernementaux, quel que soit le propri\u00e9taire. En cons\u00e9quence, l\u2019argument soulev\u00e9 par l\u2019avocat principal des requ\u00e9rants ne peut \u00eatre accept\u00e9.<\/p>\n<p>32. En ce qui concerne l&#039;autre argument selon lequel les notifications du collecteur sont incomp\u00e9tentes, on fait valoir que la d\u00e9claration doit \u00eatre faite par le comit\u00e9 et non par le collecteur de district, puisque les notifications contest\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 \u00e9mises apr\u00e8s que la loi a \u00e9t\u00e9 modifi\u00e9e en y rempla\u00e7ant le mot Comit\u00e9 \u00e0 la place de Collecteur de District.<br \/>\nIl convient de souligner que la modification date de 1979, alors que les notifications n&#039;ont \u00e9t\u00e9 \u00e9mises qu&#039;en 1980 et 1982. Il est vrai que les notifications contest\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 \u00e9mises en 1980-82 par le collecteur de district. Par un amendement \u00e0 la loi 68\/79, le mot collecteur de district dans la clause (iii) de la sous-section 2 de l&#039;article 1 a \u00e9t\u00e9 remplac\u00e9 par le mot comit\u00e9.<br \/>\nCependant, conform\u00e9ment \u00e0 la section 2-A, le collecteur de district est le pr\u00e9sident du comit\u00e9. Les autres membres sont l&#039;agent forestier du district ayant juridiction sur le district, le Tahsildar ayant juridiction sur la zone, l&#039;ing\u00e9nieur ex\u00e9cutif du d\u00e9partement de l&#039;agriculture charg\u00e9 de la conservation des sols et l&#039;assistant personnel (g\u00e9n\u00e9ral) du collecteur du district, qui est le secr\u00e9taire du Comit\u00e9. Dans la mesure o\u00f9 les notifications contest\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 \u00e9mises par le collecteur de district en qualit\u00e9 de pr\u00e9sident du comit\u00e9, il n&#039;y a rien \u00e0 redire \u00e0 cela. Il est \u00e9galement soutenu que ni le collecteur ni le comit\u00e9 n&#039;ont comp\u00e9tence pour d\u00e9clarer la terre comme for\u00eat en vertu de la section 1 (2) (iii) sans qu&#039;il y ait une notification du gouvernement de l&#039;\u00c9tat d\u00e9clarant ces cat\u00e9gories de terres comme for\u00eat en vertu de la section 2 (aa). de la Loi. Comme indiqu\u00e9 \u00e0 juste titre dans le contre-affidavit du premier d\u00e9fendeur, les terres d\u00e9clar\u00e9es for\u00eat par le gouvernement de l&#039;\u00c9tat par notification dans le Journal officiel du Tamil Nadu rel\u00e8vent de la for\u00eat r\u00e9serv\u00e9e, alors que le collecteur\/comit\u00e9 est l&#039;autorit\u00e9 comp\u00e9tente en vertu de l&#039;article 1 (2). (iii) de ladite loi pour d\u00e9clarer une superficie d\u00e9passant 2 hectares comme for\u00eat aux fins de ladite loi par notification dans la Gazette du district. Pour \u00eatre clair, uniquement dans le but de d\u00e9clarer des terres comme for\u00eats pour les placer sous for\u00eat r\u00e9serv\u00e9e, une notification par le gouvernement est n\u00e9cessaire, mais dans le cas pr\u00e9sent, les terres d\u00e9clar\u00e9es comme for\u00eats par le collecteur sont une for\u00eat priv\u00e9e et pour une telle d\u00e9claration , Le collecteur\/comit\u00e9 est l&#039;autorit\u00e9 comp\u00e9tente et la notification du gouvernement n&#039;est pas requise comme indiqu\u00e9.<\/p>\n<p>33. Concernant l&#039;autre affirmation selon laquelle les notifications contest\u00e9es violent les articles 14 et 19 (1) (g) de la Constitution indienne, l&#039;argument du savant conseil des requ\u00e9rants est que ladite loi n&#039;est pas rendue applicable \u00e0 d&#039;autres des plantations comme le th\u00e9, le caf\u00e9 et la cardamome et m\u00eame dans le district de Kanyakumari de nombreuses autres cultures autres que le caoutchouc n&#039;ont pas \u00e9t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9es for\u00eats. Selon lui, les plantations d&#039;h\u00e9v\u00e9as appartenant aux soci\u00e9t\u00e9s d&#039;\u00c9tat ne sont pas d\u00e9clar\u00e9es comme for\u00eats priv\u00e9es ; les notifications contest\u00e9es sont donc discriminatoires et frapp\u00e9es par l&#039;article 14 de la Constitution indienne. J&#039;ai d\u00e9j\u00e0 fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 l&#039;affirmation cat\u00e9gorique faite par le premier d\u00e9fendeur dans son contre-affidavit selon laquelle la zone de plantation mentionn\u00e9e dans ces requ\u00eates \u00e9crites contenait non seulement des h\u00e9v\u00e9as, mais aussi d&#039;autres arbres divers comme le palissandre, le teck, l&#039;aini, le marudam, le thomba, etc. Il est en outre expliqu\u00e9 que pour maintenir l&#039;\u00e9quilibre \u00e9cologique, la couverture foresti\u00e8re doit repr\u00e9senter 33 pour cent de l&#039;\u00e9tendue totale des terres d&#039;un pays ou d&#039;un \u00c9tat. Le Tamil Nadu poss\u00e8de une superficie de for\u00eats \u00e9quivalente \u00e0 26 pour cent. Avant la promulgation de la loi, des destructions aveugles de for\u00eats priv\u00e9es ont eu lieu dans cet \u00c9tat. Afin de prot\u00e9ger ces for\u00eats priv\u00e9es de la destruction, cette loi a \u00e9t\u00e9 jug\u00e9e n\u00e9cessaire. Le premier r\u00e9pondant a \u00e9galement expliqu\u00e9 que chaque fois qu&#039;un certain nombre de for\u00eats priv\u00e9es sont disponibles dans l&#039;\u00c9tat, une notification est \u00e9mise par le collecteur\/comit\u00e9 de district concern\u00e9. Il est \u00e9galement indiqu\u00e9 que les plantations telles que le th\u00e9, le caf\u00e9 et la cardamome sont principalement cultiv\u00e9es dans les zones de collines et qu&#039;elles sont r\u00e9gies par la loi de 1955 sur la pr\u00e9servation des arbres des zones de collines du Tamil Nadu (loi du Tamil Nadu XVIII de 1955) et qu&#039;une autorisation pr\u00e9alable est \u00e9galement requise pour abattage en vertu de l&#039;article 3(1) de ladite loi par le comit\u00e9 de district qui est similaire \u00e0 celui de l&#039;ordonnance attaqu\u00e9e. Il est en outre indiqu\u00e9 que dans le district de Kanyakumari, les for\u00eats r\u00e9serv\u00e9es ainsi que les for\u00eats priv\u00e9es repr\u00e9sentent un pourcentage \u00e9lev\u00e9 par rapport aux autres districts. J&#039;ai d\u00e9j\u00e0 \u00e9voqu\u00e9 le fait qu&#039;en ce qui concerne le district de Kanyakumari, il existe de nombreuses poches de for\u00eats priv\u00e9es au milieu de la for\u00eat r\u00e9serv\u00e9e. Dans de telles circonstances, l\u2019argument relatif aux articles 14 et 19 (1)<br \/>\n(g) de la Constitution de l&#039;Inde est susceptible d&#039;\u00eatre rejet\u00e9.<\/p>\n<p>34. L\u2019autre argument concerne les principes de justice naturelle. Les requ\u00e9rants estiment que les notifications contest\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 \u00e9mises sans \u00e9mettre d&#039;avis de justification ni leur donner la possibilit\u00e9 de le faire. Les p\u00e9titionnaires affirment en outre que les cons\u00e9quences de telles notifications sont graves une fois que les terres sont soumises aux dispositions de la Loi. L&#039;ensemble des op\u00e9rations de plantation d\u00e9pend ensuite de la volont\u00e9 et du bon plaisir des autorit\u00e9s ex\u00e9cutives et d&#039;autres contraintes pr\u00e9vues par la loi. En soulignant les cons\u00e9quences civiles et le pr\u00e9judice grave qui peuvent \u00eatre caus\u00e9s aux requ\u00e9rants en vertu de telles notifications, il est avanc\u00e9 qu&#039;il incombe aux autorit\u00e9s d&#039;\u00e9mettre un avis de justification et de mener une enqu\u00eate avant d&#039;\u00e9mettre de telles notifications. Certes, la Loi ne pr\u00e9voit pas de donner une opportunit\u00e9 ou de d\u00e9livrer un avis de justification. J&#039;ai d\u00e9j\u00e0 fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 l&#039;article 2-A qui prescrit la constitution de comit\u00e9s aux fins de cette loi. J&#039;ai \u00e9galement parl\u00e9 des membres du comit\u00e9. Le comit\u00e9 d\u00e9cidera quelles terres doivent \u00eatre d\u00e9clar\u00e9es comme for\u00eat aux fins de la pr\u00e9sente loi. Si un arbre doit \u00eatre coup\u00e9 ou enlev\u00e9, la demande n\u00e9cessaire doit \u00eatre faite avant l&#039;autorit\u00e9 et l&#039;autorisation sera accord\u00e9e si la demande est recevable. En outre, l&#039;article 4 de la loi permet \u00e0 toute personne l\u00e9s\u00e9e par une ordonnance en vertu de la clause (a) du paragraphe (1) de l&#039;article 8 ou en vertu du paragraphe (2) de cet article en ce qui concerne la sanction ou l&#039;autorisation mentionn\u00e9e dans cet article La clause ou la sous-section peut, dans les deux mois suivant la r\u00e9ception d&#039;une telle ordonnance, faire appel par \u00e9crit au gouvernement de l&#039;\u00c9tat. Il est \u00e9galement expliqu\u00e9 dans le contre-affidavit que, afin d&#039;\u00e9viter des difficult\u00e9s, le gouvernement a \u00e9mis des ordonnances dans les GOM. 512, For\u00eats et P\u00eaches du 21-4-84, assouplissant certaines dispositions de la loi et du r\u00e8glement en faveur des propri\u00e9taires de plantations d&#039;h\u00e9v\u00e9as. Selon ledit GO, l&#039;autorisation est donn\u00e9e imm\u00e9diatement par le responsable forestier du district lui-m\u00eame pour l&#039;abattage des h\u00e9v\u00e9as arriv\u00e9s \u00e0 maturit\u00e9 sans en r\u00e9f\u00e9rer au comit\u00e9 de district et les ordres d&#039;abattage sont \u00e9mis dans les trois ou quatre semaines suivant la r\u00e9ception de la demande compl\u00e8te. Il est \u00e9galement indiqu\u00e9 que les planteurs n&#039;ont rencontr\u00e9 aucune difficult\u00e9 car les demandes re\u00e7ues en f\u00e9vrier et mars 1985 ont \u00e9t\u00e9 trait\u00e9es rapidement et qu&#039;ils ont plant\u00e9 du caoutchouc en 1985 dans la r\u00e9gion au moment o\u00f9 les ordres d&#039;abattage ont \u00e9t\u00e9 \u00e9mis. Il est \u00e9galement pr\u00e9cis\u00e9 que l&#039;autorisation du comit\u00e9 n&#039;est n\u00e9cessaire que pour l&#039;abattage des h\u00e9v\u00e9as et que pour d&#039;autres op\u00e9rations comme la plantation, l&#039;entretien, la collecte du latex, l&#039;autorisation du comit\u00e9 n&#039;est pas n\u00e9cessaire. \u00c0 la lumi\u00e8re de ces documents, je suis d&#039;avis que l&#039;affirmation des requ\u00e9rants selon laquelle les notifications contest\u00e9es violent les principes de justice naturelle ne peut \u00eatre accept\u00e9e. Pour les m\u00eames raisons, l&#039;exercice de ce pouvoir par le collecteur\/comit\u00e9 de district et d&#039;autres agents ne peut \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9 comme \u00e9tant de nature d\u00e9raisonnable ou discriminatoire. Comme l&#039;ont soutenu \u00e0 juste titre les personnes interrog\u00e9es, le Rubber Board donnera des conseils sur des questions techniques telles que la s\u00e9lection de vari\u00e9t\u00e9s de plantes de p\u00e9pini\u00e8re \u00e0 haut rendement, l&#039;application d&#039;engrais et de pesticides et la collecte de latex, etc., et non sur l&#039;abattage d&#039;arbres ou le d\u00e9frichement de la zone. Il n&#039;est pas obligatoire d&#039;obtenir l&#039;autorisation du Conseil de l&#039;h\u00e9v\u00e9a pour abattre les h\u00e9v\u00e9as et la loi actuelle vise \u00e0 emp\u00eacher la destruction aveugle de la for\u00eat.<\/p>\n<p>35. Concernant l&#039;affirmation selon laquelle, compte tenu de l&#039;objet, de la port\u00e9e et de l&#039;effet des dispositions de la loi, le gouvernement de l&#039;\u00c9tat n&#039;est pas comp\u00e9tent pour empi\u00e9ter sur le domaine occup\u00e9 par le gouvernement central. Les p\u00e9titionnaires d\u00e9clarent que le caoutchouc est une industrie contr\u00f4l\u00e9e par le gouvernement de l&#039;Union en vertu d&#039;une loi du Parlement, \u00e0 savoir la loi sur le caoutchouc de 1947. Cette loi est comprise dans l&#039;entr\u00e9e 5 2 de la liste I de l&#039;annexe VII de la Constitution. La loi sur le caoutchouc est une l\u00e9gislation centrale destin\u00e9e \u00e0 assurer le d\u00e9veloppement. \u00c0 cet \u00e9gard, le premier d\u00e9fendeur, au paragraphe 11 de son contre-affidavit, a sp\u00e9cifiquement d\u00e9clar\u00e9 que cette loi avait re\u00e7u l&#039;assentiment du gouvernement indien. Cette loi a re\u00e7u la sanction du Gouverneur g\u00e9n\u00e9ral le 10 d\u00e9cembre 1949 (Partie IV A, page 445). On ne peut donc pas dire que le l\u00e9gislateur de l\u2019\u00c9tat n\u2019est pas comp\u00e9tent pour adopter la loi contest\u00e9e.<\/p>\n<p>36. Bien qu&#039;il soit d\u00e9clar\u00e9 que l&#039;article 1 (2) (iii) et l&#039;article 2 (aa) de la loi sont inconstitutionnels et que le collecteur ou le comit\u00e9 de district se voit attribuer des pouvoirs arbitraires et non guid\u00e9s, \u00e0 la lumi\u00e8re du fait qu&#039;il est une disposition de la loi pr\u00e9voyant la constitution d&#039;un comit\u00e9 compos\u00e9 du collecteur de district comme pr\u00e9sident et d&#039;autres dirigeants comme membres et, compte tenu de la nature de ses fonctions, comme le montrent les ordonnances gouvernementales mentionn\u00e9es dans le contre-affidavit, je suis d&#039;avis que cette affirmation est susceptible d&#039;\u00eatre rejet\u00e9e. De m\u00eame, l&#039;affirmation selon laquelle les articles 3 et 6 portent atteinte aux droits fondamentaux garantis par les articles 19 (1) (g) et 300-A de la Constitution indienne est \u00e9galement susceptible d&#039;\u00eatre rejet\u00e9e. Tout d\u2019abord, l\u2019article 6 ne figure pas dans les lois et l\u2019article 3 n\u2019impose que certaines restrictions. Comme indiqu\u00e9 pr\u00e9c\u00e9demment, ces dispositions ne s&#039;appliqueront qu&#039;\u00e0 une superficie de terrain d\u00e9passant 2 hectares apr\u00e8s d\u00e9claration du comit\u00e9 compos\u00e9 du pr\u00e9sident et des membres des diff\u00e9rents domaines. Le gouvernement a \u00e9galement pr\u00e9cis\u00e9 que uniquement pour l&#039;abattage d&#039;h\u00e9v\u00e9as, les demandes n\u00e9cessaires doivent \u00eatre d\u00e9pos\u00e9es devant le comit\u00e9 et qu&#039;\u00e0 d&#039;autres fins, le responsable forestier du district est autoris\u00e9 \u00e0 examiner et \u00e0 traiter les demandes sur-le-champ. J&#039;ai d\u00e9j\u00e0 fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 l&#039;existence de dispositions similaires dans la loi de 1955 sur la pr\u00e9servation des arbres dans les r\u00e9gions des collines du Tamil Nadu, dont la promulgation est applicable aux plantations telles que le th\u00e9, le caf\u00e9, la cardamome et une autorisation pr\u00e9alable est \u00e9galement requise pour l&#039;abattage d&#039;arbres en vertu de l&#039;article 3 (1). ) de la loi n\u00b0 XVIII de 1955 par le comit\u00e9 de district qui est similaire \u00e0 celle de la disposition de la loi attaqu\u00e9e.<\/p>\n<p>37. \u00c0 la lumi\u00e8re de ce qui pr\u00e9c\u00e8de, je ne trouve aucun fondement aux arguments soulev\u00e9s dans toutes ces requ\u00eates \u00e9crites\u00a0; par cons\u00e9quent, ils sont licenci\u00e9s. Aucun frais.<\/p>\n<p>\n&nbsp;<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>IN THE HIGH COURT OF JUDICATURE AT MADRAS Kanyakumari District Planters Association v. The State of Tamil Nadu Writ Petition No. 7275 to 7276 of 1985 05-4-2002 dd. P. SATHASIVAM J ORDER: 1. 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