{"id":3066,"date":"2013-05-29T17:10:11","date_gmt":"2013-05-30T01:10:11","guid":{"rendered":"https:\/\/elaw.org\/india-chalakudy-puzha-samrakshna-samithy-chithanya-v-state-kerala-op-35812001-20011017\/"},"modified":"2023-12-11T12:47:21","modified_gmt":"2023-12-11T20:47:21","slug":"india-chalakudy-puzha-samrakshna-samithy-chithanya-v-state-kerala-op-35812001-20011017","status":"publish","type":"resource","link":"https:\/\/elaw.org\/fr\/resource\/india-chalakudy-puzha-samrakshna-samithy-chithanya-v-state-kerala-op-35812001-20011017","title":{"rendered":"Inde \u2014 Chalakudy Puzha Samrakshna Samithy \u00ab Chithanya \u00bb c. \u00c9tat du Kerala, OP 3581\/2001 (2001.10.17)"},"content":{"rendered":"<p>\u00c0 LA HAUTE COUR DE KERALA, \u00c0 ERNAKULAM.<\/p>\n<p> PR\u00c9SENT:<\/p>\n<p> L&#039;HONORABLE JUGE PKBALASURAMANYAN<br \/> &amp;<br \/> L&#039;HONORABLE JUGE M. RAMACHANDRAN<\/p>\n<p> MERCREDI 17 OCTOBRE 2001. \/<\/p>\n<p> OPNo. 3 5 8 1\u2026DE 2001<\/p>\n<p> P\u00c9TITIONNAIRES :<\/p>\n<p> 1. Ravi.SP, secr\u00e9taire, Chalakudy Puzha Samrakshna Samithy, &quot;Chithanya&quot;, Moozhikkekadavu, Panyaram.PO, Chalakudy.<\/p>\n<p> 2. S.Unnikrishnan, &quot;Karthika&quot;, Ollur, district de Thrissur.<\/p>\n<p> Par les avocats\u00a0: Shri.PBSAHASRANAMAN, K.JAGADEESH &amp; TSHARIKUMAR<\/p>\n<p> CONTRE<\/p>\n<p> R\u00c9PONDANTS<\/p>\n<p> 1. \u00c9tat du Kerala, repr\u00e9sent\u00e9 par son secr\u00e9taire, D\u00e9partement de l&#039;\u00e9nergie et de l&#039;\u00e9lectricit\u00e9, Secr\u00e9tariat, Thiruvananthpuram.<\/p>\n<p> 2. Kerala State Electricity Board, repr\u00e9sent\u00e9 par son secr\u00e9taire, Vydyuthi Bhavanam, Pattom, Thiruvananthpuram.<\/p>\n<p> 3. Jardin botanique tropical et Institut de recherche, Palode, Thiruvananthapuram-695 562, repr\u00e9sent\u00e9 par son directeur.<\/p>\n<p> 4. Union de l&#039;Inde, repr\u00e9sent\u00e9e par son secr\u00e9taire, minist\u00e8re de l&#039;Environnement et des For\u00eats, New Delhi. Kochi-682011.<\/p>\n<p> Intim\u00e9s, RETNA SINGH, avocat g\u00e9n\u00e9ral du Kerala, Adv. P.Santhalingam, K.Anand, Sr.Advocates : Anil Dhawan et S.Venkitasubramonia Ayyar, et avocat permanent suppl\u00e9mentaire du gouvernement central.<\/p>\n<p> Cette requ\u00eate originale ayant finalement \u00e9t\u00e9 entendue _______ avec OP1774\/2001 et 7713\/2001, LA COUR A RENDU CE QUI SUIT :-<\/p>\n<p> JUGEMENT<\/p>\n<p> BALASUBRAMANYAN, juge en chef adjoint<\/p>\n<p> 1. Le Conseil d&#039;\u00c9tat de l&#039;\u00e9lectricit\u00e9 du Kerala a pris la d\u00e9cision de construire un barrage \u00e0 Athirampilly sur la rivi\u00e8re Chalakudy et de mettre en place un projet de production d&#039;\u00e9nergie hydro\u00e9lectrique. Le Conseil a officiellement demand\u00e9 l&#039;autorisation du gouvernement de l&#039;\u00c9tat. En demandant l&#039;autorisation du gouvernement de l&#039;\u00c9tat, le Conseil a envisag\u00e9 que si le projet devait \u00eatre approuv\u00e9, la construction et la mise en service devaient \u00eatre cl\u00e9 en main et le soumissionnaire devait fournir un ensemble financier pour la construction et l&#039;ach\u00e8vement du projet. Le gouvernement a accord\u00e9 l&#039;autorisation en se r\u00e9f\u00e9rant sp\u00e9cifiquement au montage financier et \u00e0 l&#039;ach\u00e8vement du projet cl\u00e9 en main. Le Conseil a alors lanc\u00e9 un appel d&#039;offres de pr\u00e9-qualification. Il \u00e9tait pr\u00e9vu qu&#039;il s&#039;agisse d&#039;un appel d&#039;offres global. Il \u00e9tait sp\u00e9cifiquement mentionn\u00e9 que le projet devait \u00eatre mis en service cl\u00e9 en main avec un ensemble financier. Le Conseil a distribu\u00e9 l&#039;appel d&#039;offres \u00e0 117 entreprises. Seules 8 d&#039;entre elles ont soumis des offres de pr\u00e9-qualification. Le Conseil a constat\u00e9 que seuls quatre des soumissionnaires \u00e9taient pr\u00e9-qualifi\u00e9s. Parmi les quatre, c&#039;est le d\u00e9fendeur n\u00b0 4 dans la requ\u00eate originale principale, ci-apr\u00e8s d\u00e9nomm\u00e9 le \u00ab consortium \u00bb, qui a \u00e9t\u00e9 retenu. C&#039;est \u00e0 ce stade que ces requ\u00eates originales ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9es devant cette Cour.<\/p>\n<p> 2. L\u2019OP n\u00b0 1774 de 2001 a \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9e en tant que litige d\u2019int\u00e9r\u00eat public, se plaignant que le Conseil avait renonc\u00e9 \u00e0 un crit\u00e8re essentiel de l\u2019appel d\u2019offres et que la d\u00e9cision prise par le Conseil en ce sens \u00e9tait en violation de la d\u00e9cision du gouvernement et de l\u2019autorisation du projet hydro\u00e9lectrique. L\u2019autre motif \u00e9tait qu\u2019aucune autorisation environnementale appropri\u00e9e n\u2019avait \u00e9t\u00e9 obtenue pour le projet et que, par cons\u00e9quent, la mise en \u0153uvre propos\u00e9e du projet \u00e9tait ill\u00e9gale et risquait d\u2019\u00eatre entrav\u00e9e par le tribunal. L\u2019OP n\u00b0 3581 de 2001 a ensuite \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9e en tant que litige d\u2019int\u00e9r\u00eat public, essentiellement au motif que l\u2019autorisation environnementale n\u2019avait pas \u00e9t\u00e9 d\u00fbment obtenue et que l\u2019autorisation environnementale all\u00e9gu\u00e9e sur laquelle s\u2019appuyait le Conseil \u00e9tait ill\u00e9gale et n\u2019\u00e9tait pas conforme \u00e0 la loi, \u00e0 la loi sur la protection de l\u2019environnement et \u00e0 l\u2019amendement pertinent relatif \u00e0 la mise en place de tels projets hydro\u00e9lectriques. La demande \u00e9tait donc que l\u2019ensemble de la d\u00e9cision soit annul\u00e9 et qu\u2019en tout \u00e9tat de cause, une nouvelle autorisation environnementale appropri\u00e9e soit demand\u00e9e et obtenue avant que les travaux puissent \u00eatre entrepris. L&#039;OP7713 de 2001 a \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9 comme un autre litige d&#039;int\u00e9r\u00eat public mettant en avant l&#039;objection fond\u00e9e sur l&#039;ill\u00e9galit\u00e9 et l&#039;irr\u00e9gularit\u00e9 dans la question de l&#039;octroi de l&#039;autorisation environnementale, l&#039;irr\u00e9gularit\u00e9 dans l&#039;attribution du contrat et \u00e9galement la pr\u00e9tendue non-faisabilit\u00e9 du projet hydro\u00e9lectrique pr\u00e9vu. \u00c9tant donn\u00e9 que les trois requ\u00eates initiales concernaient le m\u00eame projet hydro\u00e9lectrique con\u00e7u et dont la mise en \u0153uvre \u00e9tait demand\u00e9e par le Kerala State Electricity Board, les requ\u00eates initiales ont \u00e9t\u00e9 entendues ensemble.<\/p>\n<p> 3. Toutes ces requ\u00eates originales sont d\u00e9pos\u00e9es dans l&#039;int\u00e9r\u00eat public. Les p\u00e9titionnaires ont exprim\u00e9 leur inqui\u00e9tude quant \u00e0 la faisabilit\u00e9 et \u00e0 la viabilit\u00e9 du projet, quant \u00e0 la capacit\u00e9 financi\u00e8re du Conseil \u00e0 mener \u00e0 bien le projet, en particulier dans le contexte du sch\u00e9ma initialement envisag\u00e9 et de l&#039;\u00e9cart qui y a \u00e9t\u00e9 fait lors de l&#039;attribution du contrat, quant \u00e0 la d\u00e9gradation de l&#039;environnement, \u00e0 l&#039;insuffisance de l&#039;enqu\u00eate \u00e0 cet \u00e9gard et au non-respect du mandat du r\u00e8glement concern\u00e9 tel qu&#039;amend\u00e9 en 197. On craint \u00e9galement que la mise en service du projet entra\u00eene la privation de la vall\u00e9e d&#039;eau potable, en plus du d\u00e9placement des tribus et des cons\u00e9quences d\u00e9sastreuses pour la flore et la faune. L&#039;un des principaux aspects mis en avant est qu&#039;il n&#039;y aura pas suffisamment d&#039;eau disponible pour le projet tel que pr\u00e9vu par le Conseil. Il existe \u00e9galement un argument selon lequel, au lieu de se lancer dans un tel projet qui, selon les p\u00e9titionnaires, ne serait pas viable, le Conseil serait mieux avis\u00e9 de s&#039;occuper de la rectification, de la r\u00e9paration et de l&#039;am\u00e9lioration des projets hydro\u00e9lectriques existants et d&#039;\u00e9liminer les \u00e9normes pertes de transmission actuellement subies, afin de r\u00e9pondre aux besoins d&#039;\u00e9nergie suppl\u00e9mentaire \u00e0 moindre co\u00fbt.<\/p>\n<p> 4. Les avocats de l&#039;Electricity Board et du Consortium, auquel le contrat est attribu\u00e9, soutiennent que ces requ\u00eates initiales ne sont pas r\u00e9ellement d&#039;int\u00e9r\u00eat public et que les requ\u00e9rants des trois requ\u00eates initiales n&#039;ont pas qualit\u00e9 pour contester l&#039;attribution du contrat, ni l&#039;autorisation environnementale donn\u00e9e par l&#039;autorit\u00e9 concern\u00e9e, ni la faisabilit\u00e9 technique et la viabilit\u00e9 financi\u00e8re du projet dans son ensemble. Nous vivons une \u00e9poque o\u00f9 les tribunaux sont invit\u00e9s ou contraints de jouer un r\u00f4le constructif et positif, m\u00eame dans les questions relatives aux d\u00e9penses publiques. La doctrine de la \u00ab confiance publique \u00bb a non seulement pris racine, mais s&#039;est \u00e9galement d\u00e9velopp\u00e9e rapidement et substantiellement. Le manque d&#039;int\u00e9r\u00eat ou l&#039;attitude ti\u00e8de des autorit\u00e9s \u00e0 l&#039;\u00e9gard de l&#039;environnement et de sa protection et en ce qui concerne le respect des normes prescrites \u00e0 cet \u00e9gard doivent \u00e9galement \u00eatre pris en compte lors du traitement de telles d\u00e9marches aupr\u00e8s de la Cour par des citoyens qui peuvent ou non \u00eatre personnellement concern\u00e9s. Dans ce contexte, sous r\u00e9serve d&#039;un examen sp\u00e9cifique de ces questions au stade appropri\u00e9, nous devons partir du principe que les requ\u00e9rants ont prima facie qualit\u00e9 pour demander \u00e0 la Cour d&#039;examiner ces aspects, bien entendu, non pas en tant que cour d&#039;appel, mais en tant que cour investie du pouvoir de contr\u00f4le juridictionnel dans les cas appropri\u00e9s. Nous ne sommes donc pas convaincus que la requ\u00eate initiale doit \u00eatre rejet\u00e9e d\u00e8s le d\u00e9but, comme le demandent les d\u00e9fendeurs.<\/p>\n<p> 5. L&#039;avocat principal du consortium qui a \u00e9t\u00e9 choisi pour l&#039;attribution du contrat a \u00e9galement soulign\u00e9 qu&#039;aucune des autres parties soumissionnaires n&#039;a saisi la Cour pour contester le choix du d\u00e9fendeur n\u00b0 4 pour l&#039;attribution du contrat et que, dans cette situation, la comp\u00e9tence de la Cour pour examiner l&#039;ill\u00e9galit\u00e9, l&#039;irr\u00e9gularit\u00e9 ou l&#039;irr\u00e9gularit\u00e9 all\u00e9gu\u00e9es dans l&#039;attribution du contrat n&#039;est pas aussi large qu&#039;elle l&#039;aurait \u00e9t\u00e9 dans le cours normal des choses. L&#039;avocat a fait valoir que la Cour ne pouvait proc\u00e9der qu&#039;\u00e0 un examen approfondi de la l\u00e9galit\u00e9 de l&#039;attribution du contrat et que, \u00e0 la demande des requ\u00e9rants, la question de savoir si quelqu&#039;un d&#039;autre aurait pu se voir attribuer le contrat ne pouvait m\u00eame pas \u00eatre prise en consid\u00e9ration. Nous devons certainement garder cet aspect \u00e0 l&#039;esprit lorsque nous traiterons de la contestation de l&#039;attribution du contrat dans cette affaire. Nous pouvons imm\u00e9diatement remarquer que la contestation repose davantage sur le fait que le Conseil n&#039;a pas respect\u00e9 la proposition initiale en d\u00e9cidant de soumissionner pour les travaux \u00e0 la lumi\u00e8re de l&#039;autorisation obtenue du Gouvernement pour la mise en \u0153uvre du projet.<\/p>\n<p> 6. Compte tenu de la nature des arguments soulev\u00e9s, nous pensons que les aspects \u00e0 examiner sont les suivants : (i) si le Conseil \u00e9tait justifi\u00e9 de d\u00e9cider d&#039;attribuer le contrat au Consortium apr\u00e8s avoir renonc\u00e9 \u00e0 ce que les requ\u00e9rants appellent \u00ab une condition essentielle du contrat ou de l&#039;autorisation du projet \u00bb, (ii) si l&#039;autorisation environnementale obtenue est mauvaise pour avoir ignor\u00e9 les exigences obligatoires de la notification d&#039;\u00e9valuation de l&#039;impact environnemental telle que modifi\u00e9e en 1997, (iii) si m\u00eame autrement, les exigences fix\u00e9es par la notification de 1994 avaient \u00e9t\u00e9 satisfaites avant l&#039;octroi de l&#039;autorisation, (iv) si le projet tel qu&#039;envisag\u00e9 est r\u00e9alisable et (v) s&#039;il n&#039;a pas \u00e9t\u00e9 con\u00e7u sans \u00e9tude appropri\u00e9e et sans consid\u00e9ration des alternatives dont dispose le Conseil pour r\u00e9pondre \u00e0 la demande toujours croissante d&#039;\u00e9nergie dans l&#039;\u00c9tat. Une autre question soulev\u00e9e est celle de savoir si la mise en service du projet entra\u00eenera une d\u00e9gradation de l&#039;environnement et privera \u00e9galement la vall\u00e9e de l&#039;eau actuellement disponible pour la boisson et l&#039;irrigation. Nous traiterons ces aspects un par un.<\/p>\n<p> 7. Par un appel d&#039;offres global dat\u00e9 du 6 juin 1998, le Conseil d&#039;\u00e9lectricit\u00e9 de l&#039;\u00c9tat du Kerala a inform\u00e9 les soumissionnaires potentiels qu&#039;il recevrait les candidatures des entrepreneurs int\u00e9ress\u00e9s pour la mise en \u0153uvre du projet hydro\u00e9lectrique d&#039;Athiramppilly dans l&#039;\u00c9tat du Kerala, sur une base \u00ab cl\u00e9 en main avec un package financier \u00bb. En ce qui concerne les finances, la notification stipulait :<\/p>\n<p> \u00ab Financement du projet par le biais d&#039;un pr\u00eat \u00e0 long terme, de pr\u00e9f\u00e9rence \u00e0 un taux d&#039;int\u00e9r\u00eat pr\u00e9f\u00e9rentiel. La proposition de financement doit couvrir l&#039;int\u00e9gralit\u00e9 du co\u00fbt d&#039;investissement pour l&#039;ach\u00e8vement du projet, y compris les droits de douane, les taxes de vente, etc. payables pour l&#039;achat et la fourniture d&#039;\u00e9quipements \u00bb.<\/p>\n<p> Des formulaires ont \u00e9t\u00e9 fournis \u00e0 117 entreprises. Seulement huit d&#039;entre elles ont soumis des offres de pr\u00e9-qualification. Apr\u00e8s \u00e9valuation, le Conseil a constat\u00e9 que seulement quatre des soumissionnaires \u00e9taient pr\u00e9-qualifi\u00e9s. Sur les quatre, c&#039;est le consortium M\/s. HCC-BHEL qui a \u00e9t\u00e9 retenu. Il convient de noter que le Conseil avait publi\u00e9 l&#039;avis d&#039;appel d&#039;offres apr\u00e8s avoir obtenu l&#039;approbation du gouvernement. Par l&#039;ordonnance du gouvernement dat\u00e9e du 14 novembre 2000, le gouvernement avait \u00e9mis l&#039;ordonnance suivante :<\/p>\n<p> \u00ab Dans les circonstances rapport\u00e9es par le Secr\u00e9taire du Conseil d&#039;\u00e9lectricit\u00e9 de l&#039;\u00c9tat du Kerala dans la lettre ci-dessus (dat\u00e9e du 14-9-2000), le gouvernement est heureux d&#039;accorder une sanction administrative pour la mise en \u0153uvre du projet hydro\u00e9lectrique d&#039;Athirappilly (163 MW), cl\u00e9 en main avec un montage financier, \u00e0 un co\u00fbt estim\u00e9 \u00e0 Rs.315,90 crores au niveau des prix de 1999 \u00bb.<\/p>\n<p> Il convient de noter \u00e0 cet \u00e9gard que l&#039;autorisation du gouvernement a \u00e9t\u00e9 accord\u00e9e apr\u00e8s de longues discussions. Dans le compte rendu de la r\u00e9union tenue dans la Chambre du Ministre de l&#039;\u00e9lectricit\u00e9 et de la coop\u00e9ration le 15 avril 1998 pour discuter du financement du projet hydro\u00e9lectrique d&#039;Athirappilly, il a \u00e9t\u00e9 not\u00e9 :<\/p>\n<p> \u00ab Le principal obstacle est la collecte des fonds n\u00e9cessaires. Le projet, selon les estimations actuelles, co\u00fbterait 650 millions de roupies. La KSEB ne peut pas financer une telle somme. Il faut donc envisager l&#039;investissement du secteur priv\u00e9. M\u00eame si le secteur priv\u00e9 se porte volontaire pour collaborer au projet, les co\u00fbts de construction civile, les droits de douane, etc. doivent \u00eatre pris en charge par la KSEB, ce qui repr\u00e9senterait environ 350 millions de roupies. Comme la KSEB ne peut pas collecter cette somme \u00e0 partir de ses ressources internes, le gouvernement de l&#039;\u00c9tat doit fournir 350 millions de roupies sur une p\u00e9riode de 4 ans. Le projet doit \u00eatre annonc\u00e9 pour la participation priv\u00e9e \u00bb.<\/p>\n<p> Le proc\u00e8s-verbal mentionne \u00e9galement que le secr\u00e9taire principal (Finances) a exprim\u00e9 des doutes quant \u00e0 la possibilit\u00e9 de fournir les fonds pr\u00e9vus \u00e0 hauteur de 400 crores de roupies. Il est \u00e9galement mentionn\u00e9 que le ministre (\u00c9lectricit\u00e9 et Coop\u00e9ration) a fait remarquer que le projet devrait \u00eatre entrepris et achev\u00e9 rapidement. Si l&#039;ensemble du projet \u00e9tait donn\u00e9 cl\u00e9 en main, il serait achev\u00e9 plus t\u00f4t. Les fonds ne constitueraient pas une contrainte car les investisseurs ont fait remarquer qu&#039;ils devraient examiner la possibilit\u00e9 que quelqu&#039;un prenne en charge le projet avec un financement. Le conseil devrait \u00e9galement examiner si les fonds n\u00e9cessaires pourraient \u00eatre collect\u00e9s par le conseil et si cela \u00e9tait possible, il ne serait pas n\u00e9cessaire de faire appel \u00e0 des organismes ext\u00e9rieurs. Le proc\u00e8s-verbal suivant de la r\u00e9union du conseil d&#039;\u00e9lectricit\u00e9 de l&#039;\u00c9tat du Kerala dat\u00e9 du 10 juin 1998 a examin\u00e9 la proposition faite par l&#039;ing\u00e9nieur en chef concern\u00e9 pour la mise en \u0153uvre du projet cl\u00e9 en main avec un montage financier. Apr\u00e8s discussion, la r\u00e9union a d\u00e9cid\u00e9 d&#039;apporter certaines modifications \u00e0 l&#039;avis d&#039;appel d&#039;offres de pr\u00e9-qualification. En ce qui concerne les finances, l&#039;expression \u00ab soft \u00bb qui pr\u00e9c\u00e9dait le mot \u00ab pr\u00eat \u00bb a \u00e9t\u00e9 supprim\u00e9e et remplac\u00e9e par \u00ab Financement du projet par un pr\u00eat \u00e0 long terme, de pr\u00e9f\u00e9rence \u00e0 un taux d&#039;int\u00e9r\u00eat concessionnel \u00bb. Il a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 d\u00e9cid\u00e9 que le soumissionnaire serait responsable de l&#039;obtention d&#039;un pr\u00eat \u00e0 une p\u00e9riode de remboursement raisonnable. Le Conseil avait l&#039;intention de fournir une garantie bancaire pour un tel pr\u00eat lev\u00e9 par le soumissionnaire. Cependant, les soumissionnaires \u00e9taient libres d&#039;indiquer le dossier de garantie dont ils avaient besoin pour organiser le financement du projet. Une autre d\u00e9cision a \u00e9t\u00e9 prise d&#039;ajouter les mots \u00ab avec dossier financier \u00bb dans la section 3 de la partie II-A apr\u00e8s les mots \u00ab Informations de pr\u00e9-qualification pour la mise en \u0153uvre du HEP d&#039;Athiramppilly sur une base cl\u00e9 en main \u00bb. Fran\u00e7ais Ceci a \u00e9t\u00e9 suivi par un ordre du Conseil dat\u00e9 du 24-6-1998, dans lequel il a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9cis\u00e9 que l&#039;appel d&#039;offres de pr\u00e9-qualification des entrepreneurs visait \u00e0 s\u00e9lectionner des entrepreneurs ayant des ressources financi\u00e8res suffisantes, une exp\u00e9rience pertinente des travaux \u00e0 ex\u00e9cuter, soutenus par un personnel technique comp\u00e9tent, l&#039;\u00e9quipement et toute autre expertise n\u00e9cessaire pour garantir que les travaux s&#039;ils lui \u00e9taient attribu\u00e9s seraient ex\u00e9cut\u00e9s \u00e0 temps. L&#039;ordre a \u00e9galement not\u00e9 que l&#039;ing\u00e9nieur en chef (Civil), Nord avait transmis le projet de document d&#039;appel d&#039;offres pour la mise en \u0153uvre du projet &quot;cl\u00e9 en main avec le montage financier&quot; au Conseil pour approbation. L&#039;approbation lors de la r\u00e9union pl\u00e9ni\u00e8re du Conseil du 18-6-1998 est mentionn\u00e9e et l&#039;ing\u00e9nieur en chef (Civil), Nord a \u00e9t\u00e9 charg\u00e9 de prendre les autres mesures n\u00e9cessaires \u00e0 ce sujet. Comme indiqu\u00e9, c&#039;est par la suite que le gouvernement a adopt\u00e9 l&#039;arr\u00eat\u00e9 susmentionn\u00e9. L&#039;appel d&#039;offres concernait la mise en \u0153uvre du projet hydro\u00e9lectrique d&#039;Athiramppilly cl\u00e9 en main avec le montage financier. Le proc\u00e8s-verbal de la r\u00e9union du Conseil d&#039;Administration tenue le 17 juin 1998 indique que les crit\u00e8res qui avaient \u00e9t\u00e9 clairement \u00e9nonc\u00e9s et qui devaient \u00eatre suivis par les soumissionnaires \u00e9taient les suivants :<\/p>\n<p> a) La capacit\u00e9 du soumissionnaire \u00e0 obtenir un financement pour le projet,<br \/> b) l\u2019exp\u00e9rience pertinente du soumissionnaire dans le domaine d\u2019activit\u00e9,<br \/> c) la solidit\u00e9 financi\u00e8re du soumissionnaire,<br \/> d) la disponibilit\u00e9 d&#039;un personnel technique et de machines suffisants\/<br \/> \u00e9quipement, et<br \/> e) les performances globales sur les t\u00e2ches pr\u00e9c\u00e9dentes.<\/p>\n<p> 8. Le 30 novembre 1998, le Conseil a \u00e9mis une ordonnance autorisant l&#039;ing\u00e9nieur en chef (construction civile) \u00e0 lancer des appels d&#039;offres pour l&#039;ex\u00e9cution cl\u00e9 en main du projet hydro\u00e9lectrique d&#039;Athiramppilly aux soumissionnaires pr\u00e9s\u00e9lectionn\u00e9s par le Comit\u00e9 de pr\u00e9s\u00e9lection. Il a \u00e9t\u00e9 autoris\u00e9 \u00e0 accepter l&#039;offre soumise par le soumissionnaire pr\u00e9s\u00e9lectionn\u00e9 m\u00eame si les dossiers financiers ne sont pas satisfaisants. Dans l&#039;appel d&#039;offres adress\u00e9 aux quatre soumissionnaires pr\u00e9s\u00e9lectionn\u00e9s, le Conseil a invit\u00e9 les soumissionnaires pr\u00e9s\u00e9lectionn\u00e9s \u00e0 soumettre leurs offres compl\u00e8tes r\u00e9pondant \u00e0 des crit\u00e8res sp\u00e9cifiques, y compris un dossier financier couvrant l&#039;ensemble des travaux conform\u00e9ment aux documents d&#039;appel d&#039;offres. Il a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 pr\u00e9cis\u00e9 que les offres incompl\u00e8tes et les offres conditionnelles seraient rejet\u00e9es comme non conformes. Dans l&#039;instruction aux soumissionnaires, dans le pr\u00e9ambule, il \u00e9tait clairement indiqu\u00e9 qu&#039;il s&#039;agissait de la conception-construction et de l&#039;ex\u00e9cution cl\u00e9 en main avec dossier financier du projet hydro\u00e9lectrique d&#039;Athiramppilly (163 MW). Les propositions de financement \u00e9taient les suivantes :<\/p>\n<p> 1. Les soumissionnaires sont tenus de proposer une proposition de financement sous pli s\u00e9par\u00e9 et scell\u00e9 sous la forme de packages de financement pour couvrir le co\u00fbt de l&#039;ensemble des travaux d\u00e9crits dans les documents d&#039;appel d&#039;offres. Les propositions peuvent comprendre un financement indien ou des cr\u00e9dits \u00e9trangers (subvention, cr\u00e9dit \u00e0 taux r\u00e9duit, cr\u00e9dit \u00e0 l&#039;exportation ou une combinaison de cr\u00e9dits \u00e0 taux r\u00e9duit et \u00e0 l&#039;exportation, pr\u00eats, etc.)<\/p>\n<p> 2. La KSEB pr\u00e9f\u00e8re toutefois un financement \u00e0 faible taux d&#039;int\u00e9r\u00eat, avec un risque de change minimal, remboursable sur un nombre d&#039;ann\u00e9es prolong\u00e9 et id\u00e9alement, avec une proportion maximale \u00e0 rembourser en roupies indiennes. La KSEB peut fournir une garantie bancaire\/garantie du gouvernement du Kerala pour garantir le remboursement. Cependant, le soumissionnaire est libre d&#039;indiquer le package de garantie requis.<\/p>\n<p> Le soumissionnaire a \u00e9t\u00e9 invit\u00e9 \u00e0 fournir des donn\u00e9es prouvant la confirmation du financement pendant la construction, y compris toutes les dispositions administratives qui pourraient affecter KSeB et des preuves documentaires pour prouver le potentiel\/l&#039;engagement et la nature des dispositions de financement. Il a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 indiqu\u00e9 que le Conseil \u00e9tait int\u00e9ress\u00e9 par l&#039;obtention de pr\u00eats \u00e0 long terme offerts \u00e0 des conditions raisonnables et souples. Il a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 pr\u00e9vu dans les instructions aux soumissionnaires au paragraphe 14(3) que le montage financier du soumissionnaire serait \u00e9valu\u00e9 en effectuant une analyse des flux de tr\u00e9sorerie actualis\u00e9s et que le prix de soumission \u00e9valu\u00e9 de chaque offre serait produit \u00e0 ce stade et l&#039;ordre de classement. Il a en outre \u00e9t\u00e9 pr\u00e9vu :<\/p>\n<p> \u00ab KSEB se r\u00e9serve le droit d&#039;examiner l&#039;offre de prix en ignorant le montage financier dans tous les cas \u00bb.<\/p>\n<p> 9. Le comit\u00e9 d&#039;\u00e9valuation s&#039;est r\u00e9uni le 27 juillet 2000 pour finaliser les offres de prix. Il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cid\u00e9 d&#039;obtenir des \u00e9claircissements du consortium pour savoir s&#039;il l\u00e8verait le pr\u00eat dans le cadre du montage financier \u00e0 ses risques et \u00e0 ses frais. Lors de sa r\u00e9union du 17 octobre 2000, le comit\u00e9 d&#039;\u00e9valuation a ordonn\u00e9 que les diverses conditions pos\u00e9es dans l&#039;appel d&#039;offres par les soumissionnaires, telles que relev\u00e9es par le comit\u00e9 de contr\u00f4le, soient retir\u00e9es. En ce qui concerne le montage financier soumis par le consortium, il a \u00e9t\u00e9 remarqu\u00e9 que le montage financier n&#039;\u00e9tait pas pris en consid\u00e9ration car il n&#039;est pas destin\u00e9 \u00e0 fournir une assistance financi\u00e8re au projet aux risques du soumissionnaire. Les d\u00e9tails fournis par le soumissionnaire n&#039;\u00e9taient que des informations sur le march\u00e9 et le conseil \u00e9tait parfaitement au courant des sources aupr\u00e8s desquelles il pouvait emprunter pour faire face aux d\u00e9penses d&#039;investissement. Par cons\u00e9quent, le montage financier fourni au consortium a d\u00fb \u00eatre rejet\u00e9. Il a \u00e9t\u00e9 constat\u00e9 qu&#039;aucun des soumissionnaires ne remplissait la condition relative au montage financier. Apr\u00e8s quelques persuasions, le consortium a retir\u00e9 les conditions qu&#039;il avait avanc\u00e9es, \u00e0 la satisfaction du conseil. Dans sa proc\u00e9dure du 3-1-2001, le Conseil a d\u00e9cid\u00e9 que les travaux seraient attribu\u00e9s au consortium M\/s HCC-BHEL sur une base cl\u00e9 en main sans package financier au tarif indiqu\u00e9 de Rs.4,14,22,94,500\/- seulement, moins une remise de Rs.50 lakhs sur le prix indiqu\u00e9 offert par le Consortium.<\/p>\n<p> 10. Les requ\u00e9rants ont fait valoir que la n\u00e9cessit\u00e9 d&#039;un montage financier est soulign\u00e9e lors des diff\u00e9rentes r\u00e9unions du conseil d&#039;administration et entre le conseil d&#039;administration et le gouvernement et que, dans cette situation, l&#039;abandon de l&#039;exigence d&#039;un montage financier n&#039;\u00e9tait pas justifi\u00e9 et n&#039;\u00e9tait pas dans l&#039;int\u00e9r\u00eat public. L&#039;avocat a m\u00eame fait valoir que ni le Kerala State Electricity Board ni l&#039;\u00c9tat du Kerala n&#039;\u00e9taient en mesure de trouver les ressources n\u00e9cessaires \u00e0 la mise en service du projet et que, dans cette situation, le montage financier \u00e9tait un crit\u00e8re essentiel pour l&#039;acceptation d&#039;une offre finale et que le retrait de l&#039;insistance sur la fourniture d&#039;un montage financier \u00e9tait clairement ill\u00e9gal et, en tout \u00e9tat de cause, injustifi\u00e9. Les requ\u00e9rants ont soulign\u00e9 que les quatre soumissionnaires pr\u00e9s\u00e9lectionn\u00e9s avaient obtenu z\u00e9ro point sur 15 pour le montage financier qu&#039;ils \u00e9taient cens\u00e9s fournir et que, dans cette situation, l&#039;un d&#039;entre eux pouvait \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme qualifi\u00e9 pour l&#039;attribution du contrat. Se r\u00e9f\u00e9rant \u00e0 la d\u00e9cision de la Cour supr\u00eame dans l&#039;affaire Poddar Steel Corporation c. Ganesh Engineering Works (AIR 1991 SC 1579), il a \u00e9t\u00e9 avanc\u00e9 que la fourniture d&#039;un package financier \u00e9tait une condition essentielle et qu&#039;elle ne pouvait \u00eatre abandonn\u00e9e apr\u00e8s le lancement de la proc\u00e9dure. L&#039;avocat principal du consortium a en revanche fait valoir que le conseil s&#039;\u00e9tait r\u00e9serv\u00e9 le droit d&#039;examiner l&#039;offre de prix en ignorant le package financier dans tous les cas dans l&#039;avis d&#039;appel d&#039;offres et que, dans cette situation, la d\u00e9cision du conseil d&#039;attribuer le contrat au consortium sans package financier ne pouvait \u00eatre modifi\u00e9e dans cette proc\u00e9dure qui \u00e9tait essentiellement de la nature d&#039;un litige d&#039;int\u00e9r\u00eat public. Hormis l&#039;argument selon lequel le conseil et\/ou le gouvernement peuvent contracter des pr\u00eats aupr\u00e8s des organismes concern\u00e9s, il n&#039;y a eu aucune suggestion concr\u00e8te de la part de l&#039;avocat g\u00e9n\u00e9ral au nom de l&#039;\u00c9tat ou de l&#039;avocat permanent du conseil concernant la source \u00e0 partir de laquelle les montants pourraient \u00eatre collect\u00e9s aux fins de la mise en service du projet. Ni le conseil ni l\u2019\u00c9tat ne pouvaient contester que le conseil et l\u2019\u00c9tat traversaient une p\u00e9riode financi\u00e8rement difficile et que ni le conseil ni l\u2019\u00c9tat ne pouvaient \u00e0 eux seuls r\u00e9unir imm\u00e9diatement les fonds n\u00e9cessaires au projet. M\u00eame alors, ce qui a \u00e9t\u00e9 soutenu \u00e9tait que le conseil et l\u2019\u00c9tat pouvaient facilement trouver le financement et puisque le conseil pouvait se passer de la disposition relative \u00e0 l\u2019enveloppe financi\u00e8re \u00e0 fournir par le soumissionnaire et que le gouvernement ne s\u2019\u00e9tait pas oppos\u00e9 \u00e0 cette position adopt\u00e9e par le conseil, malgr\u00e9 la d\u00e9cision ant\u00e9rieure de disposer d\u2019une enveloppe financi\u00e8re, rien ne justifiait que la Cour intervienne dans la d\u00e9cision du conseil d\u2019attribuer le contrat au consortium. Nous trouvons un certain m\u00e9rite dans l\u2019argumentation pr\u00e9sent\u00e9e au nom des requ\u00e9rants selon laquelle les requ\u00e9rants, en tant que citoyens de l\u2019\u00c9tat, ont le droit d\u2019\u00eatre rassur\u00e9s quant au fait que des fonds sont disponibles pour la construction d\u2019un projet comme celui en question et que le projet ne prendra pas des ann\u00e9es \u00e0 \u00eatre achev\u00e9 en raison de l\u2019indisponibilit\u00e9 des fonds n\u00e9cessaires et la Cour doit s\u2019assurer que le conseil et le gouvernement \u00e9taient en mesure de trouver les fonds n\u00e9cessaires pour le projet. Nous estimons qu\u2019il n\u2019est peut-\u00eatre pas possible pour la Cour d\u2019examiner ces aspects ou de d\u00e9cider si les fonds n\u00e9cessaires au projet pourraient \u00eatre trouv\u00e9s comme l\u2019envisageaient le conseil et le gouvernement. Dans ces circonstances, tout ce que l\u2019on peut faire est d\u2019ordonner au gouvernement d\u2019examiner cet aspect de mani\u00e8re approfondie et \u00e0 nouveau avant d\u2019autoriser le conseil \u00e0 poursuivre la construction du projet ou avant de se lancer dans la construction du projet en acceptant finalement l\u2019offre faite par le consortium. Il est vrai que la Cour ne peut pas si\u00e9ger en appel sur l\u2019aspect de la viabilit\u00e9 financi\u00e8re ou de la disponibilit\u00e9 des fonds pour le projet. Mais nous pensons que dans les circonstances de l\u2019esp\u00e8ce, il est justifi\u00e9 d\u2019ordonner au gouvernement de revenir sur cet aspect avant de d\u00e9cider finalement de poursuivre le contrat avec le consortium. Comme nous l\u2019avons d\u00e9j\u00e0 not\u00e9, le conseil avait initialement envisag\u00e9 la fourniture d\u2019un financement par le soumissionnaire et avait obtenu l\u2019approbation du gouvernement sur cette base, puis le conseil \u00e9tait revenu sur cette exigence. Il n&#039;est pas d\u00e9montr\u00e9 que le Gouvernement ait par la suite envisag\u00e9 la question de savoir s&#039;il fallait se passer de l&#039;offre financi\u00e8re du soumissionnaire ou qu&#039;il ait pris une d\u00e9cision \u00e0 cet \u00e9gard en prenant en compte tous les aspects pertinents avant d&#039;autoriser le Conseil \u00e0 aller de l&#039;avant sur cette base. \u00c0 l&#039;exception de la d\u00e9claration sans d\u00e9tour au paragraphe 10 de la contre-d\u00e9claration selon laquelle l&#039;offre financi\u00e8re cl\u00e9 en main n&#039;est pas l&#039;exigence fondamentale du projet, il n&#039;est pas r\u00e9v\u00e9l\u00e9 qu&#039;une \u00e9tude r\u00e9elle de cet aspect ait \u00e9t\u00e9 entreprise par le Gouvernement ou que tous les faits pertinents \u00e0 cet \u00e9gard aient \u00e9t\u00e9 pris en compte avant d&#039;accorder l&#039;autorisation. C&#039;est dans ce cas que nous estimons qu&#039;un examen de cet aspect par le Gouvernement est justifi\u00e9.<\/p>\n<p> 11. Dans l\u2019opinion que nous avons adopt\u00e9e ci-dessus, nous ne pensons pas qu\u2019il soit n\u00e9cessaire d\u2019examiner la question de savoir si la d\u00e9cision du Conseil \u00e9quivaut \u00e0 un changement en cours de route qui n\u2019est pas autoris\u00e9 \u00e0 la lumi\u00e8re de la d\u00e9cision dans l\u2019affaire Monarch Infrastructure (P) Ltd. c. Commissaire, Ulhasnagar Municipal Corporation (AIR 2000 SC 2272).<\/p>\n<p> 12. Bien qu\u2019une faible tentative ait \u00e9t\u00e9 faite pour faire valoir que le Consortium n\u2019avait pas soumis d\u2019offre, nous ne sommes pas convaincus que nous serons justifi\u00e9s d\u2019intervenir dans la d\u00e9cision d\u2019accepter l\u2019offre soumise par le Consortium pour ce motif, compte tenu des faits et des circonstances de l\u2019affaire.<\/p>\n<p> 13. Comme nous l&#039;avons constat\u00e9, aucun des soumissionnaires concurrents n&#039;a contest\u00e9 la d\u00e9cision d&#039;attribuer le contrat au consortium. Ce qui est en jeu dans ces requ\u00eates est uniquement l&#039;int\u00e9r\u00eat public. Cet int\u00e9r\u00eat public ne concerne que la question de savoir s&#039;il est prudent pour le conseil d&#039;administration de conclure un contrat comme celui envisag\u00e9, compte tenu notamment de la d\u00e9cision prise pr\u00e9c\u00e9demment, du montage financier exig\u00e9 et de l&#039;ordre de proc\u00e9der obtenu du gouvernement. Nous sommes d&#039;avis que l&#039;int\u00e9r\u00eat public serait servi en ordonnant au gouvernement d&#039;examiner la question de savoir si le conseil \u00e9tait justifi\u00e9 d&#039;abandonner le montage financier tout en acceptant l&#039;offre du consortium, si cela serait opportun dans les circonstances et si le projet devrait \u00eatre lanc\u00e9 sur la base de la d\u00e9cision prise par le conseil d&#039;administration, et en ordonnant au conseil d&#039;administration de ne pas finaliser le contrat avec le consortium avant que le gouvernement n&#039;ait donn\u00e9 son feu vert pour conclure le contrat tel qu&#039;il l&#039;envisage actuellement. Nous ne doutons pas que le gouvernement insistera pour que le conseil d&#039;administration fournisse des d\u00e9tails plus pr\u00e9cis concernant le mode de financement du projet envisag\u00e9.<\/p>\n<p> 14. L&#039;aspect suivant \u00e0 consid\u00e9rer est de savoir si l&#039;autorisation environnementale obtenue pour le projet est valide et m\u00eame par ailleurs appropri\u00e9e. L&#039;autorisation environnementale a \u00e9t\u00e9 demand\u00e9e et le premier rapport soumis par le Conseil a \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9. Un autre rapport a encore \u00e9t\u00e9 soumis, qui a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9 le 18-10-1989. Par la suite, le Conseil a cherch\u00e9 \u00e0 faire r\u00e9examiner la d\u00e9cision et a demand\u00e9 la d\u00e9livrance d&#039;une autorisation environnementale. Une longue correspondance a suivi. Entre-temps, la notification d&#039;\u00e9valuation de l&#039;impact sur l&#039;environnement de 1994 a \u00e9t\u00e9 modifi\u00e9e conform\u00e9ment \u00e0 la notification de modification dat\u00e9e du 10-4-1997. L&#039;annexe IV a \u00e9t\u00e9 ajout\u00e9e \u00e0 la notification, l&#039;annexe IV envisageant une audience publique et d\u00e9finissant la proc\u00e9dure \u00e0 suivre. Ainsi, par la notification modifi\u00e9e de 1997, une audience publique avant l&#039;autorisation du projet est devenue obligatoire. L&#039;article 2 de la notification d&#039;\u00e9valuation d&#039;impact sur l&#039;environnement de 1994, qui pr\u00e9voit les exigences et la proc\u00e9dure \u00e0 suivre pour demander l&#039;autorisation environnementale des projets, pr\u00e9voit qu&#039;une demande doit \u00eatre soumise au Secr\u00e9taire du minist\u00e8re de l&#039;environnement et des for\u00eats de New Delhi, qu&#039;elle doit \u00eatre formul\u00e9e selon le formulaire sp\u00e9cifi\u00e9 \u00e0 l&#039;annexe II de la notification et qu&#039;elle doit \u00eatre accompagn\u00e9e d&#039;un rapport de projet qui doit, entre autres, inclure un rapport d&#039;\u00e9valuation d&#039;impact sur l&#039;environnement\/plan de gestion de l&#039;environnement et des d\u00e9tails sur l&#039;audience publique comme sp\u00e9cifi\u00e9 \u00e0 l&#039;annexe IV de la notification modifi\u00e9e, conform\u00e9ment aux directives publi\u00e9es p\u00e9riodiquement par le gouvernement indien au minist\u00e8re de l&#039;environnement et des for\u00eats. Elle pr\u00e9voit \u00e9galement que les dossiers rejet\u00e9s en raison de la pr\u00e9sentation de donn\u00e9es et de plans insuffisants ou inad\u00e9quats peuvent \u00eatre r\u00e9examin\u00e9s au fur et \u00e0 mesure de la pr\u00e9sentation des donn\u00e9es et des plans complets. Ce qui s&#039;est pass\u00e9 dans le cas pr\u00e9sent, c&#039;est que m\u00eame si la demande initiale d&#039;autorisation a \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9e et que le Conseil a poursuivi sa correspondance en demandant un r\u00e9examen de la d\u00e9cision ant\u00e9rieure, avant qu&#039;une telle d\u00e9cision ne soit prise par l&#039;autorit\u00e9, la notification de modification dat\u00e9e du 10-4-1997 \u00e9tait entr\u00e9e en vigueur. Il convient de noter que l&#039;autorisation n&#039;a \u00e9t\u00e9 accord\u00e9e que par ordonnance du 20 janvier 1998. L&#039;ordonnance \u00e0 cet \u00e9gard ne tenait pas compte de l&#039;impact de la modification de la notification de 1997. Il est vrai qu&#039;aucune audience publique telle que pr\u00e9vue \u00e0 l&#039;annexe IV de la notification modifi\u00e9e n&#039;a \u00e9t\u00e9 organis\u00e9e. Alors que dans le cadre de la notification de 1994, l&#039;audience publique n&#039;\u00e9tait pas obligatoire, apr\u00e8s l&#039;amendement de 1997, l&#039;audience publique est devenue obligatoire. La notification de modification pr\u00e9voit clairement qu&#039;un nouveau projet mentionn\u00e9 \u00e0 l&#039;annexe I de cette notification ne doit pas \u00eatre entrepris dans une partie quelconque de l&#039;Inde \u00e0 moins qu&#039;il n&#039;ait obtenu une autorisation environnementale du gouvernement central conform\u00e9ment \u00e0 la proc\u00e9dure sp\u00e9cifi\u00e9e dans la notification modifi\u00e9e. Il est vrai qu&#039;un projet hydro\u00e9lectrique entre dans le champ d&#039;application de la notification modifi\u00e9e. L&#039;annexe IV pr\u00e9voit que quiconque demande une autorisation environnementale pour des projets doit soumettre au Conseil de contr\u00f4le de la pollution de l&#039;\u00c9tat concern\u00e9 les documents mentionn\u00e9s dans l&#039;annexe. L&#039;annexe pr\u00e9voit \u00e9galement un avis d&#039;audience publique et les modalit\u00e9s de sa diffusion. Elle permet \u00e9galement aux personnes, y compris les r\u00e9sidents de bonne foi, les groupes environnementaux et autres personnes se trouvant sur le ou les sites du projet susceptibles d&#039;\u00eatre affect\u00e9s, de participer \u00e0 l&#039;audience. La composition du panel d&#039;audience publique est \u00e9galement pr\u00e9cis\u00e9e. Certes, dans ce cas, il n&#039;y a pas eu d&#039;audience publique avant que l&#039;autorisation environnementale ne soit accord\u00e9e. L&#039;avocat principal du consortium a fait valoir que si la Cour devait consid\u00e9rer que la notification de 1997 r\u00e9gissait la situation et qu&#039;une audience publique comme envisag\u00e9e \u00e9tait indispensable, il faudrait n\u00e9cessairement consid\u00e9rer que l&#039;ordonnance accordant l&#039;autorisation doit \u00eatre r\u00e9examin\u00e9e. Mais l&#039;avocat a fait valoir que ce que la Cour recherche dans un litige d&#039;int\u00e9r\u00eat public de cette nature en r\u00e9f\u00e9rence aux contestations concernant l&#039;impact environnemental, c&#039;est le respect substantiel des exigences et la Cour ne peut pas entrer dans les d\u00e9tails minutieux des diff\u00e9rents aspects comme si elle si\u00e9geait en appel de la d\u00e9cision de l&#039;autorit\u00e9 concern\u00e9e. L&#039;avocat s&#039;est fortement appuy\u00e9 sur la d\u00e9cision de la Cour supr\u00eame dans Narmada Bachao Andolan v. Union of India (2000) 10 SCC 664). L&#039;avocat a fait valoir que dans ce cas, une \u00e9tude environnementale avait \u00e9t\u00e9 entreprise par un organisme qualifi\u00e9, tous les aspects pertinents avaient \u00e9t\u00e9 examin\u00e9s, avant l&#039;octroi de l&#039;autorisation environnementale et que, dans une telle situation, il n&#039;\u00e9tait ni n\u00e9cessaire ni appropri\u00e9 pour ce tribunal d&#039;intervenir dans la mise en service du projet au motif qu&#039;il n&#039;y avait pas eu d&#039;autorisation environnementale appropri\u00e9e. L&#039;avocat des requ\u00e9rants, d&#039;autre part, a soutenu que la demande d&#039;autorisation environnementale avait \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9e auparavant et que l&#039;autorisation n&#039;avait \u00e9t\u00e9 accord\u00e9e qu&#039;apr\u00e8s la modification de la notification de 1994 en 1997 et que le gouvernement central n&#039;aurait pas pu accorder l&#039;autorisation environnementale sans que les exigences de la notification modifi\u00e9e ne soient satisfaites. L&#039;avocat a soulign\u00e9 que l&#039;autorit\u00e9 concern\u00e9e n&#039;avait m\u00eame pas connaissance de la modification de la notification de 1997 lorsqu&#039;elle a accord\u00e9 l&#039;autorisation. Il a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 soulign\u00e9 que m\u00eame si l&#039;on se fondait sur la notification non modifi\u00e9e de 1994, on pouvait constater qu&#039;il n&#039;y avait pas eu d&#039;enqu\u00eate appropri\u00e9e dans ce cas, puisque, contrairement aux termes sp\u00e9cifiques de cette notification, toutes les donn\u00e9es pertinentes ont \u00e9t\u00e9 recueillies pendant la mousson. Il a \u00e9t\u00e9 soulign\u00e9 que la date recueillie pendant la mousson ne pouvait pas \u00eatre prise en compte pour d\u00e9cider si l&#039;autorisation environnementale devait \u00eatre accord\u00e9e pour un tel projet ou non.<\/p>\n<p> 15. Les requ\u00e9rants font valoir que dans le cas pr\u00e9sent, il n\u2019y avait m\u00eame pas de demande en bonne et due forme telle que pr\u00e9vue dans la notification, dans la mesure o\u00f9 la demande n\u2019\u00e9tait pas accompagn\u00e9e des pi\u00e8ces jointes n\u00e9cessaires. Ils soutiennent que ce qui a \u00e9t\u00e9 envoy\u00e9 par le Conseil n\u2019\u00e9tait qu\u2019une lettre demandant \u00e0 l\u2019autorit\u00e9 d\u2019accorder l\u2019autorisation qui avait \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9e auparavant et que les exigences de la notification n\u2019ont absolument pas \u00e9t\u00e9 respect\u00e9es. Aucun rapport d\u2019\u00e9valuation n\u2019a \u00e9t\u00e9 soumis avec la demande comme pr\u00e9vu. M\u00eame le d\u00e9lai de 90 jours pr\u00e9vu pour faire l\u2019enqu\u00eate et de 30 jours pr\u00e9vu pour prendre une d\u00e9cision a \u00e9t\u00e9 respect\u00e9. Dans la contre-d\u00e9claration d\u00e9pos\u00e9e au nom de l\u2019Union indienne le 9 juillet 2001, il est indiqu\u00e9 que bien que la demande initiale ait \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9e en 1989, les informations compl\u00e9mentaires demand\u00e9es en 1990 ont \u00e9t\u00e9 re\u00e7ues en 1994 et ont \u00e9t\u00e9 approuv\u00e9es en tenant compte de toutes les informations pertinentes, y compris l\u2019impact environnemental, il n\u2019est pas pr\u00e9cis\u00e9 quand exactement les informations compl\u00e9mentaires ont \u00e9t\u00e9 fournies.<\/p>\n<p> 16. L&#039;avocat de la Commission a fait valoir que, puisqu&#039;il s&#039;agissait simplement d&#039;un cas de r\u00e9vision d&#039;un refus ant\u00e9rieur d&#039;autorisation environnementale, il n&#039;\u00e9tait pas n\u00e9cessaire de se conformer aux exigences de la notification modifi\u00e9e de 1997, m\u00eame si, en fait, l&#039;autorisation n&#039;avait \u00e9t\u00e9 accord\u00e9e qu&#039;apr\u00e8s l&#039;entr\u00e9e en vigueur de la modification. L&#039;avocat n&#039;a pas contest\u00e9 qu&#039;aucune demande officielle d&#039;autorisation environnementale, telle que pr\u00e9vue par la notification modifi\u00e9e, n&#039;avait \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9e, accompagn\u00e9e du rapport d&#039;une audience publique comme pr\u00e9vu. Mais l&#039;avocat a fait valoir que tous les aspects environnementaux avaient \u00e9t\u00e9 pris en compte apr\u00e8s des \u00e9tudes d\u00e9taill\u00e9es et que les faits pertinents avaient \u00e9t\u00e9 signal\u00e9s \u00e0 l&#039;autorit\u00e9 concern\u00e9e pendant la dur\u00e9e de la demande d&#039;autorisation environnementale. L&#039;avocat a fait valoir que la protection de l&#039;environnement devait aller de pair avec le d\u00e9veloppement et que, puisque l&#039;\u00c9tat avait besoin de plus de pouvoir et de pouvoir au prix le plus bas possible, la Cour devait objectivement examiner si les \u00e9tudes entreprises ne sont pas suffisantes plut\u00f4t que de mettre l&#039;accent sur les formalit\u00e9s proc\u00e9durales exig\u00e9es par la notification modifi\u00e9e. L&#039;avocat des requ\u00e9rants a fait valoir que l&#039;audience publique, qui \u00e9tait auparavant facultative, a \u00e9t\u00e9 rendue obligatoire par la notification modifi\u00e9e avec un objet sp\u00e9cifique et que cet objet ne peut \u00eatre contrecarr\u00e9 par le recours aux arguments soulev\u00e9s au nom du Conseil.<\/p>\n<p> 17. La demande d&#039;autorisation environnementale avait \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9e. Par la suite, la Commission a tent\u00e9 d&#039;obtenir de l&#039;autorit\u00e9 comp\u00e9tente l&#039;annulation ou la modification de la d\u00e9cision ant\u00e9rieure. Au cours de cette tentative, l&#039;autorit\u00e9 comp\u00e9tente a demand\u00e9 divers d\u00e9tails suppl\u00e9mentaires qui ont \u00e9t\u00e9 fournis par la Commission \u00e0 diff\u00e9rentes \u00e9tapes. Mais en fin de compte, lorsque l&#039;autorit\u00e9 comp\u00e9tente a finalement abord\u00e9 la question de l&#039;autorisation, la notification modifi\u00e9e \u00e9tait entr\u00e9e en vigueur. Il convient de noter que la demande initiale d\u00e9pos\u00e9e avant l&#039;entr\u00e9e en vigueur de la modification avait \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9e. Elle n&#039;\u00e9tait pas en instance dans le sens o\u00f9 elle n&#039;\u00e9tait pas en instance lorsque la modification de la notification est entr\u00e9e en vigueur. Mais, bien entendu, la Commission a continu\u00e9 \u00e0 tenter de faire r\u00e9examiner la d\u00e9cision ant\u00e9rieure. En ce sens, on peut dire qu&#039;une demande de r\u00e9examen de la d\u00e9cision ant\u00e9rieure \u00e9tait en instance. Lorsque, dans une telle situation, la notification est modifi\u00e9e et qu&#039;elle insiste sur le respect de certaines autres formalit\u00e9s avant l&#039;octroi de l&#039;autorisation environnementale, nous pensons qu&#039;il serait appropri\u00e9 de consid\u00e9rer que l&#039;octroi de l&#039;autorisation apr\u00e8s la modification de la notification ne doit \u00eatre accord\u00e9 que sous r\u00e9serve du respect des exigences de la notification modifi\u00e9e. Fran\u00e7ais Nous pouvons remarquer ici que m\u00eame en ce qui concerne les \u00e9tudes entreprises, il existe une plainte s\u00e9rieuse, ce qui semble \u00eatre vrai, selon laquelle les statistiques pertinentes ont \u00e9t\u00e9 recueillies pendant la mousson contrairement \u00e0 la prescription claire \u00e0 cet \u00e9gard. \u00c0 ce stade, nous pouvons remarquer que dans le cas du projet Narmada couvert par la d\u00e9cision de la Cour supr\u00eame dans Narmada Bachao Andolan v. Union of India (2000) 10 SCC 664), l&#039;autorisation environnementale avait \u00e9t\u00e9 accord\u00e9e avant l&#039;entr\u00e9e en vigueur de la notification modifi\u00e9e et la question de l&#039;application de la notification modifi\u00e9e ne se posait pas en tant que telle pour la d\u00e9cision. Ici, nous avons une situation compl\u00e8tement diff\u00e9rente. Les tentatives r\u00e9p\u00e9t\u00e9es faites par le Conseil pour obtenir une autorisation environnementale n&#039;ont pas \u00e9t\u00e9 couronn\u00e9es de succ\u00e8s jusqu&#039;\u00e0 ce qu&#039;enfin, l&#039;autorisation soit accord\u00e9e le 20 janvier 1998 sous certaines conditions impos\u00e9es \u00e0 cet \u00e9gard. Mais cette autorisation environnementale n&#039;a finalement \u00e9t\u00e9 accord\u00e9e qu&#039;apr\u00e8s l&#039;entr\u00e9e en vigueur de la notification modifi\u00e9e le 4 octobre 1997. Nous pensons que dans ces circonstances, l&#039;autorit\u00e9 concern\u00e9e devrait \u00eatre invit\u00e9e \u00e0 r\u00e9examiner la question de l&#039;octroi de l&#039;autorisation environnementale apr\u00e8s avoir demand\u00e9 \u00e0 la Commission de se conformer aux exigences de la notification telle que modifi\u00e9e dans la mesure o\u00f9 elle se conforme \u00e0 l&#039;exigence d&#039;audience publique envisag\u00e9e par la notification modifi\u00e9e, avant de d\u00e9cider d&#039;accorder ou de refuser l&#039;autorisation environnementale demand\u00e9e par la Commission. Dans cette mesure, nous estimons qu&#039;une intervention est justifi\u00e9e dans ces requ\u00eates initiales.<\/p>\n<p> 18. Il est vrai, comme l\u2019a soutenu l\u2019avocat principal du Consortium, que dans un tel litige, la Cour ne si\u00e8ge pas en appel de la d\u00e9cision de l\u2019autorit\u00e9 concern\u00e9e et que la Cour ne s\u2019int\u00e9resse qu\u2019\u00e0 l\u2019int\u00e9r\u00eat public et, de ce point de vue, elle doit seulement rechercher le respect substantiel des exigences de la loi. De toute \u00e9vidence, la modification apport\u00e9e \u00e0 la notification d\u2019\u00e9valuation d\u2019impact sur l\u2019environnement de 1994 le 4 octobre 1997 avait un objectif pr\u00e9cis. Il s\u2019agissait de garantir que la loi sur la protection de l\u2019environnement et la politique qui la sous-tend soient pleinement mises en \u0153uvre avant l\u2019octroi d\u2019une autorisation pour des projets tels que le projet hydro\u00e9lectrique concern\u00e9 par cette affaire. \u00c9tant donn\u00e9 que l\u2019audience publique a \u00e9t\u00e9 rendue obligatoire par la notification modifi\u00e9e alors qu\u2019elle \u00e9tait facultative en vertu de la notification pr\u00e9c\u00e9dente, nous sommes enclins \u00e0 penser que l\u2019exigence d\u2019une audience publique est une n\u00e9cessit\u00e9 face \u00e0 la notification modifi\u00e9e et que la sanction ou l\u2019autorisation environnementale ne peut intervenir qu\u2019apr\u00e8s que toutes les donn\u00e9es pertinentes, y compris le rapport d\u2019une audience publique, ont \u00e9t\u00e9 examin\u00e9es par l\u2019autorit\u00e9 concern\u00e9e. Bien que normalement, une conformit\u00e9 substantielle comme celle sugg\u00e9r\u00e9e par l&#039;avocat principal du Consortium aurait satisfait cette Cour lors de l&#039;examen de requ\u00eates qualifi\u00e9es de \u00ab litiges d&#039;int\u00e9r\u00eat public \u00bb, nous pensons que cette Cour a le devoir de veiller \u00e0 ce que les exigences de la loi sur la protection de l&#039;environnement, des r\u00e8gles et des notifications soient strictement respect\u00e9es, dans l&#039;int\u00e9r\u00eat de l&#039;environnement et dans ce processus, une audience publique ne peut \u00eatre dispens\u00e9e en ce qui concerne l&#039;octroi d&#039;une autorisation apr\u00e8s l&#039;entr\u00e9e en vigueur de la notification modifi\u00e9e. Comme nous l&#039;avons indiqu\u00e9, il existe \u00e9galement un doute sur la nature de l&#039;\u00e9tude men\u00e9e dans le cas pr\u00e9sent, en particulier en ce qui concerne la collecte des informations pertinentes qui se r\u00e9f\u00e8re \u00e0 la collecte des informations pertinentes qui a \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9e pendant la mousson et m\u00eame pas strictement en termes de notification non modifi\u00e9e. Nous rejetons donc l&#039;argument soulev\u00e9 au nom du Consortium sur cet aspect. Nous pensons qu&#039;il est n\u00e9cessaire d&#039;ordonner au Conseil d&#039;organiser une audience publique comme pr\u00e9vu par la notification modifi\u00e9e et d&#039;envoyer \u00e9galement le rapport de cette audience publique, afin que l&#039;autorit\u00e9 concern\u00e9e puisse \u00e9galement en tenir compte lors de l&#039;examen de l&#039;octroi de l&#039;autorisation.<\/p>\n<p> 19. L\u2019autre objection s\u00e9rieuse soulev\u00e9e concerne la faisabilit\u00e9 technique et pratique du projet et le rapport co\u00fbt-b\u00e9n\u00e9fice, ainsi que l\u2019absence d\u2019une \u00e9tude appropri\u00e9e \u00e0 cet \u00e9gard. L\u2019avocat du requ\u00e9rant dans l\u2019affaire OP7713 de 2001 a fait valoir que le Kerala State Electricity Board est connu pour concevoir des projets qui sont loin de r\u00e9pondre aux attentes et qui s\u2019av\u00e8rent finalement \u00eatre des \u00e9l\u00e9phants blancs. L\u2019avocat a fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 ce qu\u2019il consid\u00e9rait comme de tels projets. L\u2019argument essentiel soulev\u00e9 \u00e9tait qu\u2019il existait d\u00e9j\u00e0 un nombre suffisant d\u2019autres projets dans la rivi\u00e8re concern\u00e9e et que la cr\u00e9ation d\u2019un autre projet hydro\u00e9lectrique et la construction d\u2019un barrage comme pr\u00e9vu ne pourraient pas \u00eatre suffisamment b\u00e9n\u00e9fiques pour le Conseil ou pour le grand public. L\u2019avocat a fait valoir que les d\u00e9penses \u00e0 engager seraient finalement jug\u00e9es bien sup\u00e9rieures aux pr\u00e9visions et qu\u2019il serait \u00e9galement constat\u00e9 que la production d\u2019\u00e9lectricit\u00e9 vis\u00e9e ne pourrait pas \u00eatre atteinte. L&#039;avocat a \u00e9galement fait r\u00e9f\u00e9rence au fait que l&#039;eau \u00e9tait maintenant d\u00e9tourn\u00e9e pour augmenter la production d&#039;\u00e9lectricit\u00e9 \u00e0 Edamalayar et que l&#039;investissement r\u00e9alis\u00e9 \u00e0 cet effet serait gaspill\u00e9 et que la production accrue \u00e0 Edamalyar prendrait fin, ce qui affecterait m\u00eame la viabilit\u00e9 du projet Edamalayar qui, selon l&#039;avocat, n&#039;avait pas atteint le taux de production envisag\u00e9 ou planifi\u00e9 lors de la mise en service de ce projet. L&#039;avocat repr\u00e9sentant le conseil a fait valoir que le conseil avait effectu\u00e9 une \u00e9tude appropri\u00e9e de la faisabilit\u00e9 du projet, de la disponibilit\u00e9 de l&#039;eau et du rapport co\u00fbt-b\u00e9n\u00e9fice et que le conseil \u00e9tait arriv\u00e9 \u00e0 la conclusion que l&#039;investissement propos\u00e9 dans le projet hydro\u00e9lectrique rapporterait un rendement ad\u00e9quat et \u00e9conomique en plus d&#039;augmenter la disponibilit\u00e9 d&#039;\u00e9lectricit\u00e9 moins ch\u00e8re dans l&#039;\u00c9tat. L&#039;avocat a fait valoir que les ing\u00e9nieurs du Kerala State Electricity Board sont sans \u00e9gal en mati\u00e8re de conception et de planification de projets hydro\u00e9lectriques et que les affirmations faites au nom des requ\u00e9rants n&#039;\u00e9taient pas acceptables et que les all\u00e9gations n&#039;\u00e9taient ni vraies ni soutenables.<\/p>\n<p> 20. Divers aspects sont mis en avant pour \u00e9tayer l\u2019argument de l\u2019avocat du requ\u00e9rant dans l\u2019OPNo.7313 de 2001. De nombreux documents ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 produits pour \u00e9tayer l\u2019argument selon lequel il n\u2019y a pas eu d\u2019enqu\u00eate ou d\u2019\u00e9valuation appropri\u00e9e au stade de la planification ou au stade de la prise d\u2019une d\u00e9cision finale de poursuivre le projet hydro\u00e9lectrique d\u2019Athiramppilly. Normalement, lorsque le Conseil, avec l\u2019aide de ses experts, con\u00e7oit un projet et soutient qu\u2019il est r\u00e9alisable et qu\u2019il est dans l\u2019int\u00e9r\u00eat de l\u2019\u00c9tat de r\u00e9aliser ce projet et qu\u2019il serait viable et \u00e9conomique, et que le gouvernement de l\u2019\u00c9tat l\u2019a approuv\u00e9, cela suffit pour permettre \u00e0 la Cour de rejeter toute contestation comme celle tent\u00e9e dans l\u2019OPNo.7713 de 2001. Comme nous l\u2019avons indiqu\u00e9 pr\u00e9c\u00e9demment et comme l\u2019avocat l\u2019a rappel\u00e9 \u00e0 plusieurs reprises, nous ne si\u00e9geons pas en appel de la d\u00e9cision du Conseil. Apr\u00e8s tout, des experts apparemment comp\u00e9tents du Conseil ont finalis\u00e9 le projet. Nous ne pensons pas qu&#039;il y ait lieu, dans le cadre d&#039;un contr\u00f4le juridictionnel, de modifier la d\u00e9cision de la Commission sur la question de la faisabilit\u00e9 du projet, etc. Nous rejetons la contestation sur ce point.<\/p>\n<p> 21. Nous acceptons donc en partie ces requ\u00eates initiales. Nous demandons au gouvernement d&#039;examiner sp\u00e9cifiquement la question de savoir si le conseil \u00e9tait justifi\u00e9 d&#039;abandonner le montage financier tout en acceptant l&#039;offre du consortium et s&#039;il serait opportun dans les circonstances et r\u00e9alisable de reprendre le projet tel que propos\u00e9 par le conseil et de prendre une d\u00e9cision \u00e0 ce sujet et de la communiquer au conseil. Nous demandons au conseil de se conformer aux exigences de la notification d&#039;\u00e9valuation d&#039;impact sur l&#039;environnement de 1994, telle que modifi\u00e9e par la notification de 1997, dans la mesure o\u00f9 elle concerne l&#039;audience publique et nous demandons au conseil d&#039;envoyer \u00e0 l&#039;autorit\u00e9 concern\u00e9e le rapport de l&#039;audience publique \u00e9galement comme l&#039;exige la notification modifi\u00e9e. Nous demandons au gouvernement central de r\u00e9examiner la question de l&#039;octroi de l&#039;autorisation environnementale aux termes de la notification d&#039;\u00e9valuation d&#039;impact sur l&#039;environnement de 1994, telle que modifi\u00e9e par la notification du 10-4-1997, sur la base de tous les documents, y compris le rapport de l&#039;audience publique. Jusqu&#039;\u00e0 ce que de nouvelles d\u00e9cisions soient prises sur ces deux aspects, la finalisation du contrat et le d\u00e9marrage des travaux seront suspendus ou suspendus et la finalisation, la construction et la mise en service se conformeront au r\u00e9sultat du r\u00e9examen ordonn\u00e9.<\/p>\n<p> 22. Au cours de l&#039;audience, il a \u00e9t\u00e9 r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que les projets hydro\u00e9lectriques d\u00e9j\u00e0 mis en service par la Commission et g\u00e9r\u00e9s par elle ne produisent pas l&#039;\u00e9nergie comme pr\u00e9vu et que la production d&#039;\u00e9lectricit\u00e9 est bien inf\u00e9rieure \u00e0 la production anticip\u00e9e ou attendue. Il a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 soulign\u00e9 qu&#039;il y a des pertes consid\u00e9rables dans le transport et \u00e9galement par le vol. Prenant note des observations faites par l&#039;avocat des requ\u00e9rants, l&#039;avocat permanent de la Commission et l&#039;avocat g\u00e9n\u00e9ral selon lesquelles l&#039;\u00c9tat a cruellement besoin d&#039;\u00e9nergie suppl\u00e9mentaire, il nous semble que la premi\u00e8re mesure que la Commission doit prendre est de prendre en charge les travaux de rectification ou de r\u00e9paration dans les projets hydro\u00e9lectriques afin de r\u00e9tablir la production optimale d&#039;\u00e9nergie dans ces projets et \u00e9galement de prendre des mesures pour minimiser les pertes de transport et \u00e9liminer le vol d&#039;\u00e9nergie. Comme nous nous pr\u00e9occupons de l&#039;int\u00e9r\u00eat public dans ces proc\u00e9dures, nous pensons qu&#039;il est juste et appropri\u00e9 d&#039;adresser une directive \u00e0 la Commission afin qu&#039;elle prenne toutes les mesures n\u00e9cessaires pour r\u00e9parer et r\u00e9tablir \u00e0 pleine capacit\u00e9 l&#039;ensemble du projet hydro\u00e9lectrique existant afin de garantir que la production d&#039;\u00e9lectricit\u00e9 envisag\u00e9e soit obtenue et \u00e9galement de prendre des mesures pour garantir que les pertes de transmission soient r\u00e9duites au minimum et que le vol d&#039;\u00e9nergie soit \u00e9vit\u00e9 et, dans la mesure du possible, \u00e9limin\u00e9 compl\u00e8tement. Une telle directive sera adress\u00e9e \u00e0 la Commission.<\/p>\n<p> Dakota du Sud\/-<br \/> PKBALASURAMANYAN, JUGE<\/p>\n<p> Dakota du Sud\/-<br \/> M. RAMACHANDRAN, JUGE.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>IN THE HIGH COURT OF KERALA, AT ERNAKULAM. PRESENT: THE HONOURABLE MR.JUSTICE.P.K.BALASUBRAMANYAN &amp; THE HONOURABLE MR.JUSTICE.M.RAMACHANDRAN WEDNESDAY, THE 17th OCTOBER, 2001. \/ O.P.No. 3 5 8 1&#8230;OF 2001 PETITIONERS: 1. Ravi.S.P., Secretary, Chalakudy Puzha Samrakshna Samithy, &quot;Chithanya&quot;, Moozhikkekadavu, Panyaram.P.O., Chalakudy. 2. S.Unnikrishnan, &quot;Karthika&quot;, Ollur, Thrissur District. By Advocates: Shri.P.B.SAHASRANAMAN, K.JAGADEESH &amp; T.S.HARIKUMAR VS RESPONDENTS 1. 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