{"id":2987,"date":"2013-05-29T17:11:33","date_gmt":"2013-05-30T01:11:33","guid":{"rendered":"https:\/\/elaw.org\/sri-lanka-environmental-foundation-limited-vs-ratnasiri-wickramanayake-ca-app-no-13796\/"},"modified":"2023-12-11T12:47:16","modified_gmt":"2023-12-11T20:47:16","slug":"sri-lanka-environmental-foundation-limited-vs-ratnasiri-wickramanayake-ca-app-no-13796","status":"publish","type":"resource","link":"https:\/\/elaw.org\/fr\/resource\/sri-lanka-environmental-foundation-limited-vs-ratnasiri-wickramanayake-ca-app-no-13796","title":{"rendered":"Sri Lanka \u2013 Environmental Foundation Limited contre Ratnasiri Wickramanayake, CA App. N\u00b0 137\/96"},"content":{"rendered":"<p>Fondation environnementale limit\u00e9e<br \/> Contre.<br \/> Ratnasiri Wickramanayake,<br \/> Ministre de l&#039;Administration Publique<br \/> et deux autres<br \/> The South Asian Law Reporter Vol 3 (4) d\u00e9cembre 1996<br \/> Cour d&#039;appel du Sri Lanka<br \/> Demande CA n\u00b0 137\/96<\/p>\n<p> Avant : Dr Ranaraja J.<\/p>\n<p> Conseil : Lalanath De Silva avec Mihiri Gunawardena pour le p\u00e9titionnaire<\/p>\n<p> KC Kamalasabeyan PC, solliciteur g\u00e9n\u00e9ral suppl\u00e9mentaire, avec S. Sri Skandarajah, avocat principal de l&#039;\u00c9tat, pour les 1er et 2e d\u00e9fendeurs<\/p>\n<p> F. Mustapha PC pour le 3\u00e8me D\u00e9fendeur<\/p>\n<p> D\u00e9cid\u00e9 : 17 d\u00e9cembre 1996<\/p>\n<p> Demande initialement d\u00e9pos\u00e9e par le requ\u00e9rant pour obtenir un bref de certiorari pour annuler l&#039;ordonnance du 2e d\u00e9fendeur (directeur du D\u00e9partement de la conservation de la faune) autorisant le 3e d\u00e9fendeur \u00e0 exposer 30 esp\u00e8ces d&#039;animaux dans un zoo priv\u00e9 \u2013 annulation ult\u00e9rieure de la licence en raison d&#039;une pr\u00e9tendue violation des termes et conditions \u2013 appel du 3e d\u00e9fendeur aupr\u00e8s du 1er d\u00e9fendeur (le ministre) \u2013 d\u00e9cision du 1er d\u00e9fendeur, exer\u00e7ant pr\u00e9tendument ses pouvoirs en vertu de l&#039;ordonnance sur la protection de la faune et de la flore, de r\u00e9tablir la licence \u00e0 condition que les conditions soient respect\u00e9es \u2013 demande du p\u00e9titionnaire d&#039;annuler cette ordonnance ult\u00e9rieure comme \u00e9tant ill\u00e9gale \u2013 question de la qualit\u00e9 pour agir du p\u00e9titionnaire<\/p>\n<p> Le p\u00e9titionnaire \u00e9tait un cabinet d&#039;avocats d&#039;int\u00e9r\u00eat public d\u00e9di\u00e9 \u00e0 la protection de la nature et \u00e0 la conservation de ses richesses. Elle avait pr\u00e9c\u00e9demment d\u00e9pos\u00e9 une demande n\u00b0 993\/94 pour obtenir un bref de certiorari afin d&#039;annuler l&#039;ordonnance du 2e d\u00e9fendeur, le directeur du D\u00e9partement de la conservation de la faune, autorisant le 3e d\u00e9fendeur \u00e0 poss\u00e9der et \u00e0 exposer 30 esp\u00e8ces de mammif\u00e8res, de reptiles et d&#039;oiseaux \u00e0 un zoo priv\u00e9. \u00c0 la suite du d\u00e9p\u00f4t de cette demande, le 2\u00e8me d\u00e9fendeur avait r\u00e9voqu\u00e9 le permis pr\u00e9tendument pour violation des conditions dans lesquelles il avait \u00e9t\u00e9 d\u00e9livr\u00e9. Cependant, le 3\u00e8me d\u00e9fendeur a fait appel au 1er ministre d\u00e9fendeur, qui a r\u00e9tabli le permis \u00e0 condition que ses termes et conditions soient respect\u00e9s.<\/p>\n<p> Le requ\u00e9rant a ensuite retir\u00e9 sa demande ant\u00e9rieure et a d\u00e9pos\u00e9 la pr\u00e9sente demande, r\u00e9p\u00e9tant la demande formul\u00e9e dans sa demande ant\u00e9rieure (soulagement \u00ab\u00a0a\u00a0\u00bb) et ajoutant une autre pri\u00e8re pour un bref de certiorari pour annuler la d\u00e9cision du 1er d\u00e9fendeur r\u00e9tablissant le permis (soulagement\u00a0\u00bb b&quot;). Le requ\u00e9rant a \u00e9galement demand\u00e9 une ordonnance de mandamus obligeant le 2e d\u00e9fendeur \u00e0 saisir les animaux du zoo, qui pourrait \u00eatre produite comme preuve aux termes de l&#039;ordonnance sur la faune et la flore (protection) (relief \u00ab c \u00bb), et une ordonnance de mandamus obligeant le 2e d\u00e9fendeur \u00e0 saisir les animaux du zoo. 2\u00e8me D\u00e9fendeur de poursuivre et d&#039;appliquer la loi contre le 3\u00e8me D\u00e9fendeur pour la commission d&#039;infractions \u00e0 l&#039;Ordonnance sur la Faune et la Flore (Protection) telle que modifi\u00e9e par la Loi n\u00b0 49 de 1993 (soulagement \u00ab d \u00bb).<\/p>\n<p> L&#039;affirmation du p\u00e9titionnaire \u00e9tait que l&#039;article 55 de l&#039;ordonnance, qui autorise le directeur de la conservation de la faune \u00e0 autoriser toute personne \u00e0 accomplir un acte qui est par ailleurs interdit en vertu de l&#039;ordonnance, ne concernait que des actes de protection, de pr\u00e9servation ou de propagation, ou d&#039;\u00e9tude et d&#039;investigation scientifiques. , ou pour la collecte de sp\u00e9cimens destin\u00e9s \u00e0 un zoo national, un mus\u00e9e ou une autre institution similaire, de la faune et de la flore du Sri Lanka. Le mot \u00ab national \u00bb n\u2019a \u00e9t\u00e9 ajout\u00e9 avant le mot \u00ab zoo \u00bb que par la loi n\u00b0 49 de 1993 sur la protection de la faune et de la flore (modifi\u00e9e), certifi\u00e9e le 20 octobre 1993.<\/p>\n<p> Les d\u00e9fendeurs ont d&#039;abord soulev\u00e9 une objection pr\u00e9liminaire selon laquelle le requ\u00e9rant n&#039;a pas qualit\u00e9 pour pr\u00e9senter cette demande. Le premier d\u00e9fendeur a \u00e9galement d\u00e9clar\u00e9 que le r\u00e9tablissement du permis du troisi\u00e8me d\u00e9fendeur avait \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9 avant la certification de la loi sur la protection de la faune et de la flore (amendement), d\u00e9claration qui n&#039;a pas \u00e9t\u00e9 contest\u00e9e par le requ\u00e9rant.<br \/> (1) \u00c9tant donn\u00e9 que le requ\u00e9rant \u00e9tait une partie v\u00e9ritablement int\u00e9ress\u00e9e par l&#039;affaire faisant l&#039;objet de la plainte, il avait qualit\u00e9 pour pr\u00e9senter cette demande.<\/p>\n<p> (2) Aux termes de l&#039;article 56(2) de l&#039;ordonnance sur la protection de la faune et de la flore, le premier d\u00e9fendeur \u00e9tait l&#039;autorit\u00e9 comp\u00e9tente aupr\u00e8s de laquelle une personne l\u00e9s\u00e9e par la r\u00e9vocation d&#039;un permis de licence avait le droit de faire appel.<\/p>\n<p> (3) L&#039;article pr\u00e9voit que la d\u00e9cision du ministre est d\u00e9finitive et concluante et, par cons\u00e9quent, aux termes de l&#039;article 22 de l&#039;ordonnance d&#039;interpr\u00e9tation, le tribunal ne peut pas intervenir \u00e0 moins que l&#039;ordonnance rendue ne rel\u00e8ve ex facie du pouvoir conf\u00e9r\u00e9 au la personne qui a pris la d\u00e9cision, ou la personne qui a pris la d\u00e9cision n&#039;a pas suivi une r\u00e8gle de droit imp\u00e9rative ou n&#039;a pas observ\u00e9 les r\u00e8gles de justice naturelle. Le requ\u00e9rant n&#039;a pas convaincu la Cour que le premier ou le deuxi\u00e8me d\u00e9fendeur avait agi de cette mani\u00e8re.<\/p>\n<p> (4) Si le 3e d\u00e9fendeur, comme le pr\u00e9tend le p\u00e9titionnaire, avait viol\u00e9 les conditions de son permis, le p\u00e9titionnaire avait le droit de faire des d\u00e9marches aupr\u00e8s du 2e d\u00e9fendeur pour que les mesures n\u00e9cessaires soient prises. \u00c9tant donn\u00e9 que la Cour n&#039;\u00e9tait pas en mesure de contr\u00f4ler la violation des conditions du permis, elle ne rendrait pas d&#039;ordonnances qu&#039;elle ne pourrait efficacement ex\u00e9cuter.<\/p>\n<p> (5) Le p\u00e9titionnaire n&#039;a donc pas r\u00e9ussi \u00e0 \u00e9tablir des motifs suffisants pour l&#039;octroi des all\u00e8gements demand\u00e9s dans les pri\u00e8res \u00ab a \u00bb et \u00ab b \u00bb et les autres all\u00e8gements r\u00e9clam\u00e9s par le p\u00e9titionnaire d\u00e9coulaient de ces pri\u00e8res. La demande a donc \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9e sans d\u00e9pens.<\/p>\n<p> Cas cit\u00e9s :<\/p>\n<p> Premadasa contre Wijewardena (1991) 1 SLR 333<br \/> Simon Singho contre agent du gouvernement, WP 47 NLR 545<br \/> Wijesiri contre Siriwardena (1982) 1 SLR 171<br \/> R. contre Paddington Valuation Officer (1966) 1 QB 380<br \/> R. contre Thames Magistrates Court (1957) 55 LGR 129<br \/> Re Forster (1863) 4 B. &amp;. Article 187<br \/> Samalanka Ltd. contre Weerakoon (1994) 1 SLR 405<\/p>\n<p> Dr Ranaraja J.<\/p>\n<p> Le p\u00e9titionnaire Environmental Foundation Ltd., une organisation de d\u00e9fense et de droit de l&#039;environnement d&#039;int\u00e9r\u00eat public, a d\u00e9pos\u00e9 cette demande, entre autres\u00a0:<\/p>\n<p> 1) pour un bref de certiorari annulant l&#039;autorisation (1R1) d\u00e9livr\u00e9e par le 2\u00e8me D\u00e9fendeur, le Directeur du D\u00e9partement de la Conservation de la Faune, au 3\u00e8me D\u00e9fendeur, Masahim Mohamed, de poss\u00e9der et d&#039;exposer 30 esp\u00e8ces de mammif\u00e8res, de reptiles et d&#039;oiseaux qui y sont sp\u00e9cifi\u00e9es<br \/> 2) pour un bref de certiorari annulant la d\u00e9cision du 1er D\u00e9fendeur, le Ministre de l&#039;Administration Publique, transmise par lettre du 22.09.1995 (2R17) de r\u00e9tablir le permis n\u00b0 Va\/Sa\/San\/1\/5\/62, du 27.08 .1993 (1R1), sous r\u00e9serve de la restriction des esp\u00e8ces et du nombre d&#039;animaux qui pourraient \u00eatre gard\u00e9s par le 3e D\u00e9fendeur dans les conditions stipul\u00e9es au permis.<\/p>\n<p> Le 3\u00e8me D\u00e9fendeur est propri\u00e9taire d&#039;un zoo priv\u00e9 appel\u00e9 \u00ab Crocodiles and Mini Zoo \u00bb, Galle Road, Ahungalla, sur 1R1 \u00e9mis par le 2\u00e8me D\u00e9fendeur. Le zoo est ouvert au public moyennant le paiement d&#039;un droit d&#039;entr\u00e9e de Rs.15\/2 et Rs.100\/2 des visiteurs locaux et \u00e9trangers respectivement. Le permis \u00e9num\u00e8re 30 esp\u00e8ces de mammif\u00e8res, de reptiles et d&#039;oiseaux et le nombre de chaque esp\u00e8ce de mammif\u00e8res, de reptiles et d&#039;oiseaux r\u00e9pertori\u00e9es au 1R1, sauf \u00e0 des fins de protection, de pr\u00e9servation, de propagation ou \u00e0 des fins d&#039;\u00e9tude ou d&#039;investigation scientifique. Seul un zoo national, affirme-t-on, peut b\u00e9n\u00e9ficier d&#039;une telle exemption. Le requ\u00e9rant soutient que dans les circonstances, le 1R1 \u00e9mis par le 2\u00e8me d\u00e9fendeur est ill\u00e9gal, nul et non avenu. Le p\u00e9titionnaire a \u00e9galement all\u00e9gu\u00e9 que le 3\u00e8me d\u00e9fendeur avait en sa possession un ours paresseux non inclus dans le permis et cinq pythons en plus du nombre autoris\u00e9 par 1R1, et que le permis devrait \u00eatre r\u00e9voqu\u00e9 conform\u00e9ment \u00e0 la condition n\u00b06.<\/p>\n<p> Le requ\u00e9rant a d\u00e9pos\u00e9 une requ\u00eate n\u00b0 933\/94 devant ce tribunal, demandant, entre autres, une ordonnance de certiorari annulant 1R1. Alors que cette demande \u00e9tait pendante, le permis 1R1 a \u00e9t\u00e9 r\u00e9voqu\u00e9 par lettre du 27.05.1995 (B), adress\u00e9e par le 2\u00e8me D\u00e9fendeur au 3\u00e8me D\u00e9fendeur. Le 3\u00e8me D\u00e9fendeur a fait appel aupr\u00e8s du 1er D\u00e9fendeur contre l&#039;ordonnance (B) par lettre dat\u00e9e du 01.08.1995(3R2\/1R1). Le 1er D\u00e9fendeur, apr\u00e8s avoir appel\u00e9 et examin\u00e9 les rapports du 23\u00e8me D\u00e9fendeur, du Secr\u00e9taire et du Secr\u00e9taire Suppl\u00e9mentaire de son Minist\u00e8re, avait d\u00e9cid\u00e9 de r\u00e9tablir 1R1 \u00e0 condition que les esp\u00e8ces et le nombre d&#039;animaux d\u00e9tenus en possession du 3\u00e8me D\u00e9fendeur soient limit\u00e9s \u00e0 les esp\u00e8ces et le nombre sp\u00e9cifi\u00e9s dans le permis. Cette d\u00e9cision a \u00e9t\u00e9 transmise au 3e d\u00e9fendeur par 2R17\/3R3. Suite \u00e0 la demande pr\u00e9sent\u00e9e par le p\u00e9titionnaire visant \u00e0 retirer la demande n\u00b0 933\/94, qui a \u00e9t\u00e9 accueillie, cette demande a \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9e.<\/p>\n<p> Les avocats des 1er et 2\u00e8me d\u00e9fendeurs ont soulev\u00e9 une objection pr\u00e9liminaire selon laquelle le requ\u00e9rant n&#039;a pas qualit\u00e9 pour agir pour pr\u00e9senter la pr\u00e9sente demande. Il soutient que \u00ab\u00a0la loi relative au locus standi pour demander un certiorari peut \u00eatre \u00e9nonc\u00e9e comme suit\u00a0: l&#039;assignation peut \u00eatre demand\u00e9e par une partie l\u00e9s\u00e9e, qui a un grief, ou par un membre du public. Si le demandeur est un membre du public, il doit avoir un int\u00e9r\u00eat suffisant pour pr\u00e9senter la demande \u00bb :Premadasa c. Wijewardena, (1991) 1 SLR 333 \u00e0 la p. 343. Le locus standi en ce qui concerne le mandamus est plus strict. Le p\u00e9titionnaire doit avoir un int\u00e9r\u00eat personnel dans l\u2019objet de la demande\u00a0: Simon Singho c. Government Agent, WP, 47 NLR545.<\/p>\n<p> L&#039;avocat du p\u00e9titionnaire, quant \u00e0 lui, soutient que le p\u00e9titionnaire a pour objectif la protection de la nature et la conservation de ses richesses (Vide P1, P2, P3). Il est v\u00e9ritablement concern\u00e9 par la mise en \u0153uvre et l&#039;application de la loi relative \u00e0 la nature, \u00e0 sa conservation et \u00e0 l&#039;environnement en g\u00e9n\u00e9ral, et s&#039;acquitte de son devoir en vertu de l&#039;article 28 (f) de la Constitution du Sri Lanka, de prot\u00e9ger la nature et de conserver. ses richesses. Il convient toutefois de noter que l&#039;article 29 de la Constitution dispose que les dispositions du chapitre VI ne conf\u00e8rent ni n&#039;imposent de droits ou d&#039;obligations juridiques et ne sont ex\u00e9cutoires devant aucune cour ou tribunal.<\/p>\n<p> Cependant, il existe des d\u00e9cisions, tant ici qu&#039;\u00e0 l&#039;\u00e9tranger, qui ont \u00e9largi le principe du locus standi pour inclure un demandeur qui peut d\u00e9montrer un r\u00e9el int\u00e9r\u00eat dans l&#039;affaire faisant l&#039;objet de la plainte et qui se pr\u00e9sente devant le tribunal en tant que personne d&#039;esprit civique, soucieuse de voir que la loi ob\u00e9it \u00e0 l&#039;int\u00e9r\u00eat de tous : Voir Wijesiri c. Siriwardena, (1982) 1 SLR 171. \u00c0 moins qu&#039;un citoyen n&#039;ait qualit\u00e9 pour agir, il n&#039;y a aucun moyen de maintenir les autorit\u00e9s publiques dans le respect de la loi \u00e0 moins que le procureur g\u00e9n\u00e9ral n&#039;agisse \u2013 ce qu&#039;il ne fait souvent pas . Que les particuliers puissent obtenir un recours est donc \u00ab une question de principe constitutionnel \u00e9lev\u00e9 \u00bb : Lord Denning, MR \u2013 R v. Paddington Valuation Officer (1966) 1 QB 380. N\u00e9anmoins, la Cour n\u2019\u00e9couterait pas un simple homme occup\u00e9 qui s&#039;immis\u00e7ait dans des choses qui ne le concernaient pas, mais il \u00e9coutera quiconque dont les int\u00e9r\u00eats sont touch\u00e9s par ce qui a \u00e9t\u00e9 fait : Voir R. c. Paddington (supra). Quoi qu\u2019il en soit, si la demande est pr\u00e9sent\u00e9e par ce que l\u2019on pourrait appeler par commodit\u00e9 un \u00e9tranger, le recours est purement discr\u00e9tionnaire\u00a0: voir Parker J dans R. v. Thames Magistrates Court (1957) 55 LGR 129. Le tribunal conserve le pouvoir discr\u00e9tionnaire de refuser de agir \u00e0 la demande d&#039;un simple \u00e9tranger, s&#039;il estime qu&#039;aucune gaffe ne serait faite au public : Voir Re Forster (1863) 4 B.&amp;.S. 187. En tant que partie v\u00e9ritablement int\u00e9ress\u00e9e par l&#039;affaire faisant l&#039;objet de la plainte, le requ\u00e9rant a qualit\u00e9 pour agir pour pr\u00e9senter cette demande.<\/p>\n<p> Les requ\u00e9rants se plaignent du fait que l&#039;article 55 de l&#039;ordonnance n\u00b0 2 de 1937 sur la protection de la faune et de la flore autorise le deuxi\u00e8me d\u00e9fendeur, par un \u00e9crit sous sa main, \u00e0 autoriser toute personne \u00e0 accomplir tout acte autrement interdit ou p\u00e9nalis\u00e9 en vertu de l&#039;ordonnance ou de tout r\u00e8glement pris en vertu de celle-ci. , si, de l&#039;avis du 2e d\u00e9fendeur, un tel acte devrait \u00eatre autoris\u00e9 pour la protection, la pr\u00e9servation ou la propagation, ou pour une \u00e9tude ou une enqu\u00eate scientifique, ou pour la collecte de sp\u00e9cimens pour un zoo, un mus\u00e9e ou une institution similaire, de la faune et flore du Sri Lanka. Par la loi n\u00b0 49 de 1993 sur la protection de la faune et de la flore (amendement), certifi\u00e9e le 20.10.1993, les pires \u00ab pour un zoo \u00bb ont \u00e9t\u00e9 remplac\u00e9s par les mots \u00ab pour un zoo national \u00bb. Le zoo du 3\u00e8me D\u00e9fendeur est un zoo priv\u00e9. Par cons\u00e9quent, soutient-on, le permis IR1 d\u00e9livr\u00e9 par le 2\u00e8me D\u00e9fendeur est ill\u00e9gal, nul et non avenu.<\/p>\n<p> Le 1er D\u00e9fendeur a affirm\u00e9 que le permis 1R1 a \u00e9t\u00e9 d\u00e9livr\u00e9 avant la certification de la Loi sur la protection de la faune et de la flore (Amendement). Cette d\u00e9claration du 1er d\u00e9fendeur n&#039;a pas \u00e9t\u00e9 contest\u00e9e par le requ\u00e9rant par voie d&#039;affidavit. Suite \u00e0 la r\u00e9vocation du 1R1 par le 2\u00e8me D\u00e9fendeur, le 3\u00e8me D\u00e9fendeur a fait appel aupr\u00e8s du 1er D\u00e9fendeur, qui, comme l&#039;a soutenu le Requ\u00e9rant au paragraphe 6 de la requ\u00eate, est l&#039;autorit\u00e9 d&#039;appel aux fins des permis et licences en vertu de l&#039;article 56 de la Ordonnance. Au paragraphe 8 du dossier de la requ\u00eate n\u00b0 933\/94, \u00ab (a) \u00bb, le requ\u00e9rant a admis que 1R1 \u00e9tait un \u00ab permis \u00bb d\u00e9livr\u00e9 par le 2\u00e8me d\u00e9fendeur au 3\u00e8me d\u00e9fendeur pour poss\u00e9der et exposer 30 esp\u00e8ces de mammif\u00e8res, les reptiles et les oiseaux sp\u00e9cifi\u00e9s dans ledit permis, (voir clause 6 du 1R1).<\/p>\n<p> L&#039;article 56(2) donne \u00e0 toute personne l\u00e9s\u00e9e par la r\u00e9vocation d&#039;un permis ou d&#039;une licence le droit de faire appel de cette r\u00e9vocation aupr\u00e8s du ministre, et une d\u00e9cision du ministre sur tout appel en vertu de l&#039;article 56(2) sera d\u00e9finitive et concluante en termes de Article 56(4). Compte tenu de la clause d&#039;exclusion, cette Cour n&#039;interviendra pas et ne pourra pas interf\u00e9rer avec une telle ordonnance, sauf dans les circonstances \u00e9nonc\u00e9es \u00e0 l&#039;article 22 de l&#039;ordonnance d&#039;interpr\u00e9tation. Autrement dit, lorsque (a) l&#039;ordonnance rendue ne rel\u00e8ve pas ex facie du pouvoir conf\u00e9r\u00e9 \u00e0 la personne qui prend cette d\u00e9cision\u00a0; (b) la personne qui prend cette d\u00e9cision n&#039;a pas suivi une r\u00e8gle de droit imp\u00e9rative\u00a0; ou (c) n&#039;a pas respect\u00e9 les r\u00e8gles de justice naturelle dans le processus de prise d&#039;une telle d\u00e9cision : Voir Samalanka Ltd. c. Weerakoon (1994) 1 SLR 405. Le requ\u00e9rant n&#039;a pas convaincu cette Cour que le 1er ou le 2e d\u00e9fendeur a agi de mani\u00e8re contraire. aux points (a) \u00e0 (c) ci-dessus. Les all\u00e8gements \u00ab c \u00bb et \u00ab d \u00bb r\u00e9clam\u00e9s par le requ\u00e9rant d\u00e9coulent des all\u00e8gements \u00ab a \u00bb et \u00ab b \u00bb. Si le 3\u00e8me D\u00e9fendeur a viol\u00e9 la condition du 1R1, soit en poss\u00e9dant des mammif\u00e8res, des reptiles et des oiseaux en plus du nombre autoris\u00e9 par 1R1, soit en gardant l&#039;ours paresseux sans l&#039;autorisation du 2\u00e8me D\u00e9fendeur, le Requ\u00e9rant aura en tout \u00e9tat de cause le droit, comme il l&#039;a d\u00e9j\u00e0 fait, pour faire des repr\u00e9sentations aupr\u00e8s du 2e d\u00e9fendeur pour obtenir les mesures n\u00e9cessaires aux termes de la clause 6 de 1R1. \u00c9tant donn\u00e9 que la violation des conditions du 1R1 est une question que la Cour n&#039;est pas en mesure de surveiller en permanence, principalement en raison de l&#039;augmentation naturelle par reproduction \u2013 (voir 3R4), elle ne rendra pas d&#039;ordonnances qu&#039;elle ne peut pas appliquer efficacement. Les redressements \u00ab e \u00bb, \u00ab f \u00bb et \u00ab g \u00bb sont des questions pr\u00e9liminaires \u00e0 l&#039;audition de la demande. Puisque le requ\u00e9rant n\u2019a pas r\u00e9ussi \u00e0 \u00e9tablir des motifs suffisants pour justifier les r\u00e9parations \u00ab a \u00bb et \u00ab b \u00bb, la demande est rejet\u00e9e sans d\u00e9pens.<\/p>\n<p> (Sgd)<br \/> Juge de la Cour d&#039;appel<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Environmental Foundation Limited Vs. Ratnasiri Wickramanayake, Minister of Public Administration and Two Others The South Asian Law Reporter Vol 3(4) Dec 1996 Court of Appeal of Sri Lanka C.A. Application No.137\/96 Before: Dr Ranaraja J. Counsel: Lalanath De Silva with Mihiri Gunawardena for Petitioner K.C. Kamalasabeyan P.C., Additional Solicitor-General, with S. 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