{"id":2908,"date":"2013-05-29T18:09:13","date_gmt":"2013-05-30T02:09:13","guid":{"rendered":"https:\/\/elaw.org\/india-down-mangor-valley-residents-v-mormugao-municipal-council-wp-251-200120010108-open-spa\/"},"modified":"2023-12-11T12:45:24","modified_gmt":"2023-12-11T20:45:24","slug":"india-down-mangor-valley-residents-v-mormugao-municipal-council-wp-251-200120010108-open-spa","status":"publish","type":"resource","link":"https:\/\/elaw.org\/fr\/resource\/india-down-mangor-valley-residents-v-mormugao-municipal-council-wp-251-200120010108-open-spa","title":{"rendered":"Inde \u2014 R\u00e9sidents de Down Mangor Valley c. Conseil municipal de Mormugao WP 251 de 2001 (2001.01.08) (Espaces ouverts dans les d\u00e9veloppements planifi\u00e9s)"},"content":{"rendered":"<p>R\u00e9sidents de la vall\u00e9e de Down Mangor<\/p>\n<p>\nv.<\/p>\n<p>\nConseil municipal de Mormugao<\/p>\n<p>\nRequ\u00eate \u00e9crite n\u00b0 251 de 2001<\/p>\n<p>\n8-01-2002 jj.<\/p>\n<p>\nFI REBELLO, JAS AGUIAR, J.<\/p>\n<p>\nJugement:<\/p>\n<p>\n1. Cette Cour, tout en ajournant l&#039;affaire le 12 d\u00e9cembre 2001, l&#039;avait ajourn\u00e9e en avisant les parties que l&#039;affaire \u00e0 la date ajourn\u00e9e serait entendue \u00e0 la fois lors de l&#039;admission et de l&#039;audience finale. \u00c0 la lumi\u00e8re de cela, Rule. Entendu imm\u00e9diatement.<\/p>\n<p>2. P\u00e9titionnaires, M\/s. La Down Mangor Valley Residents Welfare Association est enregistr\u00e9e en vertu de la loi sur l&#039;enregistrement des soci\u00e9t\u00e9s. L&#039;un de ses buts et objectifs est de pr\u00e9voir un parc\/jardin pour enfants dans l&#039;espace ouvert identifi\u00e9 comme la parcelle C de la propri\u00e9t\u00e9 connue sous le nom de Babquiadi \u00e9tudi\u00e9e dans le cadre de l&#039;enqu\u00eate n\u00b059, feuille PT n\u00b0150, Mangor Hill, Vasco da Gama. Le p\u00e9titionnaire n\u00b02 est le co-secr\u00e9taire du p\u00e9titionnaire n\u00b01. Le Pr\u00e9sident et le Co-Secr\u00e9taire ont \u00e9t\u00e9 d\u00fbment autoris\u00e9s par une r\u00e9solution du p\u00e9titionnaire n\u00b01 \u00e0 d\u00e9poser la pr\u00e9sente p\u00e9tition.<\/p>\n<p>Quelques faits pertinents aux fins du traitement de cette p\u00e9tition peuvent maintenant \u00eatre expos\u00e9s. Feu Bruno Lizardo Fernandes \u00e9tait le propri\u00e9taire de la propri\u00e9t\u00e9 faisant l&#039;objet de la pr\u00e9sente p\u00e9tition. Ledit propri\u00e9taire avait demand\u00e9 \u00e0 l&#039;intim\u00e9 no.1 la permission d&#039;am\u00e9nager ladite propri\u00e9t\u00e9. Par lettre en date du 30 d\u00e9cembre 1966, le Pr\u00e9sident de l&#039;intim\u00e9 n\u00b01 a communiqu\u00e9 au propri\u00e9taire, la Commission d&#039;Urbanisme la d\u00e9cision qui se lit ainsi :<br \/>\n\u00ab\u00a0Le Comit\u00e9 d&#039;Urbanisme n&#039;a pas d&#039;objection \u00e0 la vente des parcelles marqu\u00e9es A,B,D.12 avec la parcelle C laiss\u00e9e en espace ouvert, mais cela n&#039;autorise pas les parcelles d\u00e9j\u00e0 vendues.<\/p>\n<p>Le trac\u00e9 de la route affectera les parcelles comme indiqu\u00e9 en bleu \u00bb. Le document suivant est un acte d&#039;\u00e9change dat\u00e9 du 9 octobre 1967, conclu entre le propri\u00e9taire et le deuxi\u00e8me ex\u00e9cutant, un certain Daud Abubakar, par lequel une partie du terrain appartenant au propri\u00e9taire a \u00e9t\u00e9 \u00e9chang\u00e9e. Cependant, ce qui est pertinent en ce qui concerne le terrain \u00e9chang\u00e9 est que, du c\u00f4t\u00e9 ouest, se trouvait la parcelle C destin\u00e9e \u00e0 \u00eatre un espace ouvert. Vient ensuite la lettre dat\u00e9e du 11 janvier 1979, adress\u00e9e par l&#039;urbaniste en chef au pr\u00e9d\u00e9cesseur en titre du premier d\u00e9fendeur, dans laquelle l&#039;urbaniste en chef l&#039;informait qu&#039;il avait re\u00e7u une communication d&#039;une certaine Maria Virginia Da Silva Fernandes de Mangor Hill. , Vasco da Gama, concernant l&#039;espace ouvert obligatoire r\u00e9serv\u00e9 par le propri\u00e9taire d&#039;origine Bruno Fernandes pour \u00eatre transform\u00e9 en jardin\/parc sur la colline de Mangor. L&#039;urbaniste en chef a demand\u00e9 au pr\u00e9sident de prendre les mesures n\u00e9cessaires dans cette affaire, sous notification \u00e0 son bureau. La lettre dat\u00e9e du 21 juin 1980 est adress\u00e9e par l&#039;urbaniste en chef au secr\u00e9taire membre de la Mormugao Planning &amp; Development Authority. L&#039;un des sujets auxquels l&#039;attention des enqu\u00eateurs charg\u00e9s de l&#039;arpentage a \u00e9t\u00e9 attir\u00e9e comprenait le plan de lotissement approuv\u00e9 par feu Bruno Fernandes, dans lequel un terrain \u00e9tait r\u00e9serv\u00e9 comme espace ouvert \u00e0 Babquiadi sur la colline de Mangor, dans lequel il \u00e9tait indiqu\u00e9 \u00e9tait d\u00e9sormais occup\u00e9e par des cabanes ill\u00e9gales. Le 4 juillet 2001, l&#039;intim\u00e9 n\u00b01 avait \u00e9mis un avis public et dans l&#039;avis public sous la signature de l&#039;intim\u00e9 n\u00b02, il \u00e9tait inform\u00e9 que l&#039;intim\u00e9 n\u00b01 proposait de prendre possession des biens d\u00e9crits dans l&#039;Annexe ci-jointe. \u00e0 l&#039;avis d&#039;am\u00e9nagement en jardin\/parc au profit des r\u00e9sidents de Down Mangor Valley. Plus important encore, l&#039;avis indiquait que ladite propri\u00e9t\u00e9 avait \u00e9t\u00e9 remise au Conseil par le propri\u00e9taire de l&#039;\u00e9poque, Bruno L. Fernandes, par sa lettre officielle du 30 mars 1978, adress\u00e9e \u00e0 l&#039;ancien pr\u00e9sident du Conseil. Il semble que les propri\u00e9taires du terrain\/occupants, d&#039;apr\u00e8s la d\u00e9claration sous serment de Mme Virginia Da Silva Fernandes, annex\u00e9e \u00e0 la p\u00e9tition, ont \u00e9crit personnellement \u00e0 diverses autorit\u00e9s concernant la lib\u00e9ration du terrain et la construction d&#039;un jardin\/parc dessus, pour lequel il \u00e9tait initialement d\u00e9sign\u00e9. Il y a des affirmations \u00e0 cet effet au paragraphe 4 de la requ\u00eate qui n&#039;ont pas \u00e9t\u00e9 ni\u00e9es dans l&#039;affidavit en r\u00e9ponse d\u00e9pos\u00e9 par l&#039;intim\u00e9 n\u00b01. Le grief des p\u00e9titionnaires est \u00e9galement que les politiciens ont prot\u00e9g\u00e9 les baraquements ill\u00e9gaux en faisant pression sur les autorit\u00e9s municipales. Le dossier contient \u00e9galement un avis dat\u00e9 du 29 ao\u00fbt 1980, \u00e9mis par le chef du premier d\u00e9fendeur en vertu de l&#039;article 184 de la loi sur les municipalit\u00e9s de Goa, 1968 (ci-apr\u00e8s d\u00e9nomm\u00e9e la loi sur les municipalit\u00e9s \u00bb). Dans ledit Avis, il est soulign\u00e9 que des constructions ill\u00e9gales ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9es sans l&#039;autorisation du d\u00e9fendeur n\u00b01 et d&#039;arr\u00eater imm\u00e9diatement les travaux de construction des b\u00e2timents et de d\u00e9molir\/d\u00e9molir l&#039;ensemble des travaux d\u00e9j\u00e0 achev\u00e9s dans un d\u00e9lai de quinze jours. de la signification de l&#039;Avis. Il a ensuite \u00e9t\u00e9 mentionn\u00e9 que si le destinataire ne se conformait pas \u00e0 la demande formul\u00e9e dans l&#039;Avis, le Chef Officier se proposait d&#039;agir en vertu des pouvoirs qui lui sont conf\u00e9r\u00e9s.<\/p>\n<p>3. Le 30 mars 2001, les habitants de Down Mangor Valley ont de nouveau fait savoir au Chief Officer que de nombreuses constructions ill\u00e9gales avaient lieu sous le nez du p\u00e9titionnaire n\u00b01 et aimeraient conna\u00eetre les mesures qui avaient \u00e9t\u00e9 prises. Des copies des constructions ill\u00e9gales avec photographies ont \u00e9t\u00e9 transmises. Cette communication a \u00e9t\u00e9 re\u00e7ue au bureau du deuxi\u00e8me d\u00e9fendeur le 9 avril 2001. Le 18 avril 2001, le deuxi\u00e8me d\u00e9fendeur a adress\u00e9 des avis aux occupants des constructions implant\u00e9es sur le terrain r\u00e9serv\u00e9 comme espace ouvert. Il a \u00e9t\u00e9 constat\u00e9 que lors de l&#039;inspection effectu\u00e9e le 12 avril 2001, les occupants avaient r\u00e9alis\u00e9 des constructions ill\u00e9gales sans obtenir l&#039;autorisation pr\u00e9alable requise par la loi sur les municipalit\u00e9s. Il a en outre \u00e9t\u00e9 soulign\u00e9 que le fait que la construction soit ill\u00e9gale contrevenait \u00e0 l&#039;article 184 de la loi sur les municipalit\u00e9s. Les avis ont \u00e9t\u00e9 invit\u00e9s \u00e0 justifier pourquoi une ordonnance en vertu de l&#039;article 184 (1) (a) de la loi ne devrait pas \u00eatre adopt\u00e9e pour la d\u00e9molition de ladite structure. Il semble que les auteurs de l&#039;avis aient fait preuve de motivation par la r\u00e9ponse du 19 avril 2001. Il a alors \u00e9t\u00e9 pr\u00e9cis\u00e9 que les maisons\/immeubles existaient depuis plus de 40 ans et qu&#039;ils avaient \u00e9t\u00e9 h\u00e9rit\u00e9s de leurs parents apr\u00e8s leur d\u00e9c\u00e8s ; que les avis\u00e9s sont n\u00e9s dans les m\u00eames r\u00e9sidences. En guise de soutien, ils ont \u00e9galement produit la liste \u00e9lectorale, les cartes de rationnement et les lettres postales.<\/p>\n<p>Il a \u00e9t\u00e9 mentionn\u00e9 que les constructions \u00e9taient anciennes et qu&#039;aucun nouveau changement n&#039;avait \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9 r\u00e9cemment et, compte tenu de ce qui pr\u00e9c\u00e8de, a demand\u00e9 au Conseil de retirer\/annuler les avis de d\u00e9molition et de r\u00e9gulariser les habitations. Le 4 juin 2001, le deuxi\u00e8me d\u00e9fendeur a adress\u00e9 une lettre au directeur de l&#039;administration municipale. Dans ladite lettre, il \u00e9tait soulign\u00e9 qu&#039;une plainte avait \u00e9t\u00e9 re\u00e7ue des habitants de Down Mangor Valley en mati\u00e8re de construction ill\u00e9gale avec une demande de d\u00e9molition de celle-ci car elle \u00e9tait conserv\u00e9e comme espace ouvert \u00e0 des fins de jardin\/parc par le propri\u00e9taire du terrain. Une nouvelle avait \u00e9galement \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e dans les journaux. A cet \u00e9gard, le deuxi\u00e8me d\u00e9fendeur a pr\u00e9cis\u00e9 qu&#039;il avait adress\u00e9 des avis aux personnes concern\u00e9es. Il est ensuite fait r\u00e9f\u00e9rence aux rapports soumis par l&#039;ing\u00e9nieur junior du Conseil selon lesquels pr\u00e8s de neuf familles avaient construit ill\u00e9galement des maisons sur ce terrain et trois personnes avaient obtenu l&#039;aide de re\u00e7us d&#039;imp\u00f4ts immobiliers du Conseil en soumettant de faux documents. La lettre souligne \u00e9galement qu&#039;une enqu\u00eate \u00e9tait en cours dans cette affaire et qu&#039;entre-temps, la taxe d&#039;habitation des trois personnes susmentionn\u00e9es a \u00e9t\u00e9 supprim\u00e9e pour \u00e9viter d&#039;autres complications.<\/p>\n<p>Il a \u00e9t\u00e9 soulign\u00e9 que les plaignants faisaient pression pour que les neuf personnes qui avaient construit ill\u00e9galement des maisons dans l&#039;espace ouvert portant la Chalta n\u00b0 59 de la feuille PT n\u00b0 150, r\u00e9serv\u00e9e au jardin\/parc, re\u00e7oivent des avis d\u00e9finitifs. Le plus important est l&#039;extrait suivant de cette communication\u00a0:\u00a0-<br \/>\n&quot; Une fois les avis finaux \u00e9mis en vertu de l&#039;article 184 (8) de la Loi sur les municipalit\u00e9s de 1968, je suis tenu de prendre les mesures n\u00e9cessaires pour d\u00e9molir lesdites constructions ill\u00e9gales apr\u00e8s 14 jours. &quot;<\/p>\n<p>Il est ensuite expos\u00e9 que le gouvernement a pris la d\u00e9cision politique de r\u00e9habiliter ces personnes avant qu&#039;elles ne soient expuls\u00e9es de leurs terres si elles restent sur ces terres pendant une longue p\u00e9riode. En l&#039;esp\u00e8ce, il a \u00e9t\u00e9 soutenu que 11 familles ont affirm\u00e9 qu&#039;elles r\u00e9sidaient sur les terres susmentionn\u00e9es depuis 30 \u00e0 40 ans et que leur revendication \u00e9tait soutenue par une d\u00e9l\u00e9gation de cette r\u00e9gion compos\u00e9e de pr\u00e8s de vingt personnes. Il est ensuite pr\u00e9cis\u00e9 qu&#039;aucun document justificatif n&#039;a \u00e9t\u00e9 produit pour prouver leur plaidoyer ; que le deuxi\u00e8me mis en cause avait personnellement inspect\u00e9 les constructions ill\u00e9gales et confirm\u00e9 que celles-ci n&#039;avaient pas moins de 20 ans sur ledit espace ouvert. Il a \u00e9t\u00e9 demand\u00e9 que l&#039;affaire soit soumise au gouvernement pour examen et avis au Conseil si le gouvernement envisageait de r\u00e9habiliter ces 11 familles soit sur des terres gouvernementales, soit sur des terres de la Comunidade \u00e0 proximit\u00e9 de ladite zone et, dans l&#039;affirmative, pour faire part de la d\u00e9cision du gouvernement. . En r\u00e9ponse \u00e0 cette lettre, le directeur suppl\u00e9mentaire de l&#039;administration municipale a \u00e9crit au deuxi\u00e8me d\u00e9fendeur que la loi sur les municipalit\u00e9s contenait des dispositions sp\u00e9cifiques pour traiter les cas de constructions ill\u00e9gales. Le deuxi\u00e8me intim\u00e9 a re\u00e7u l&#039;ordre de prendre les mesures appropri\u00e9es contre les constructions ill\u00e9gales conform\u00e9ment aux dispositions de la Loi. Apr\u00e8s avoir examin\u00e9 les observations faites par les destinataires de l&#039;avis, par un avis final dat\u00e9 du 20\u00a0juillet\u00a02001, le deuxi\u00e8me d\u00e9fendeur a estim\u00e9 que la cause pr\u00e9sent\u00e9e avait \u00e9t\u00e9 jug\u00e9e insatisfaisante pour les raisons suivantes\u00a0:<br \/>\n(a) aucune autorisation\/licence pour ladite structure\/hutte n&#039;a \u00e9t\u00e9 produite\u00a0; et (b) aucun document n&#039;avait \u00e9t\u00e9 produit \u00e0 l&#039;appui de la propri\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<p>Dans ces circonstances, le deuxi\u00e8me d\u00e9fendeur, dans l&#039;exercice des pouvoirs qui lui sont conf\u00e9r\u00e9s en vertu de l&#039;article 184 (8) de la loi sur les municipalit\u00e9s, a appel\u00e9 les signataires \u00e0 d\u00e9molir la construction ill\u00e9gale de structures\/huttes dans les quinze jours \u00e0 compter de la signification de l&#039;avis et si aucun la d\u00e9molition est commenc\u00e9e dans ce d\u00e9lai, le deuxi\u00e8me d\u00e9fendeur fera d\u00e9molir les structures ill\u00e9gales. Suite \u00e0 cet avis, le collecteur adjoint, Vasco da Gama, par lettre du 13 ao\u00fbt 2001, a inform\u00e9 le deuxi\u00e8me d\u00e9fendeur que le gouvernement n&#039;avait aucun plan de r\u00e9habilitation ; qu&#039;en mati\u00e8re de r\u00e9gularisation des constructions ill\u00e9gales, sur les terrains du Gouvernement\/Comunidade, ils n&#039;avaient jusqu&#039;\u00e0 cette date aucune instruction. Le 31 juillet 2001, une d\u00e9claration a \u00e9t\u00e9 faite au deuxi\u00e8me d\u00e9fendeur selon laquelle des affaires de mundkar avaient \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9es et qu&#039;il ne prendrait aucune mesure jusqu&#039;\u00e0 ce que les questions soient tranch\u00e9es par le Mamlatdar de Mormugao. Le 2 ao\u00fbt,<br \/>\nEn 2001, en ce qui concerne l&#039;avis final dat\u00e9 du 20 juillet 2001, d&#039;autres repr\u00e9sentations ont \u00e9t\u00e9 faites pour ne prendre aucune mesure dans cette affaire, d&#039;autant plus que des demandes mundkarial avaient \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9es.<\/p>\n<p>Entre-temps, par arr\u00eat\u00e9 du 31 mai 2001, \u00e0 l&#039;\u00e9gard de ceux qui avaient obtenu des num\u00e9ros, le deuxi\u00e8me d\u00e9fendeur, compte tenu des fausses informations et des faux documents pr\u00e9sent\u00e9s pour l&#039;obtention des num\u00e9ros, a annul\u00e9 ceux-ci et a perdu les sommes vers\u00e9es. au tr\u00e9sor municipal. \u00c0 ce stade, il peut \u00eatre pertinent de noter que pour permettre aux occupants de l&#039;espace ouvert sur lequel des travaux ont \u00e9t\u00e9 construits d&#039;obtenir des num\u00e9ros d&#039;enregistrement de maison, des affidavits avaient \u00e9t\u00e9 soumis au bureau du premier d\u00e9fendeur. Dans ledit affidavit, il \u00e9tait indiqu\u00e9 comme suit\u00a0: -<br \/>\n\u00ab La structure ill\u00e9gale continuerait \u00e0 l\u2019\u00eatre \u00e0 toutes fins pratiques et la structure resterait tout aussi ill\u00e9gale. \u00bb<\/p>\n<p>4. Le 6 ao\u00fbt 2001, le deuxi\u00e8me d\u00e9fendeur, par ordonnance, a retir\u00e9 l&#039;avis final d\u00e9livr\u00e9 aux personnes indiqu\u00e9es dans ledit avis. Les raisons invoqu\u00e9es pour le retrait de l&#039;avis final \u00e9taient les suivantes\u00a0:\u00a0-<br \/>\n(i) que les familles desdites personnes r\u00e9sidaient dans cette zone depuis plus de vingt ans paisiblement et sans causer de troubles aux r\u00e9sidents voisins ; (ii) que le propri\u00e9taire initial, feu Bruno Fernandes, n&#039;a d\u00e9pos\u00e9 aucune plainte personnellement aupr\u00e8s de la Mairie pour expulsion des r\u00e9sidents jusqu&#039;\u00e0 la date de l&#039;ordonnance et que la pr\u00e9sente plainte est d\u00e9pos\u00e9e par un tiers sans examiner la question de leur r\u00e9habilitation compte tenu de le fait qu&#039;ils y r\u00e9sident depuis assez longtemps ; (iii) que les personnes susmentionn\u00e9es sont n\u00e9es et ont grandi dans ladite r\u00e9gion et y demeurent depuis plus de 20 ans. En cons\u00e9quence, ils en avaient produit des copies conformes \u00e0 l&#039;appui de leur r\u00e9clamation\u00a0; (iv) qu&#039;ils avaient obtenu des cartes de rationnement permanentes aupr\u00e8s du Mamlatdar de Mormugao et que leurs noms figurent d\u00e9j\u00e0 sur les listes \u00e9lectorales de cette zone ; (v) qu&#039;un autre groupe de vingt r\u00e9sidents r\u00e9sidant \u00e0 proximit\u00e9 de cette zone avait d\u00e9pos\u00e9 une demande aupr\u00e8s du deuxi\u00e8me d\u00e9fendeur indiquant que les habitants r\u00e9sidaient sur le site depuis 40 ans et qu&#039;ils n&#039;avaient caus\u00e9 aucune perturbation dans le quartier et avaient fait appel pour qu&#039;ils devraient \u00eatre autoris\u00e9 \u00e0 se poursuivre jusqu&#039;\u00e0 ce que d&#039;autres dispositions en mati\u00e8re de r\u00e9adaptation soient prises\u00a0; vi) que l&#039;un des requ\u00e9rants du c\u00f4t\u00e9 plaignant a demand\u00e9 en 1998 au Conseil et au gouvernement de r\u00e9habiliter ces familles ailleurs pour quitter la zone et que le gouvernement a assur\u00e9 qu&#039;au fur et \u00e0 mesure du programme g\u00e9n\u00e9ral de r\u00e9habilitation \u00e0 Mormugao Taluka, sa demande serait prise en consid\u00e9ration ; vii) que le gouvernement a r\u00e9cemment pris la d\u00e9cision politique de r\u00e9gulariser les constructions ill\u00e9gales de ces personnes sur les terres du gouvernement et de la communaut\u00e9 et de ne pas d\u00e9molir les maisons de ces familles \u00e0 moins qu&#039;elles ne soient r\u00e9habilit\u00e9es; (viii) que les familles r\u00e9sident depuis plus de 20 ans et qu&#039;elles souhaitent les r\u00e9habiliter soit sur des terres du gouvernement, soit sur des terres de la communaut\u00e9 municipale, avec l&#039;approbation du gouvernement pour des raisons humanitaires, avant que leurs maisons ne soient d\u00e9molies\u00a0; (ix) que les personnes susmentionn\u00e9es, lors de l&#039;audience personnelle donn\u00e9e par le premier d\u00e9fendeur, avaient affirm\u00e9 qu&#039;elles r\u00e9sidaient dans cette zone depuis 40 ans avec la permission du propri\u00e9taire\u00a0; et (x) que l&#039;affaire est en instance puisque lesdites personnes ont d\u00e9pos\u00e9 des plaintes devant le Mamlatdar de Mormugao, Vasco da Gama le 31 juillet 2001.<\/p>\n<p>Imm\u00e9diatement apr\u00e8s cela, le responsable de la sant\u00e9 du premier d\u00e9fendeur a adress\u00e9 une lettre au pr\u00e9sident du premier d\u00e9fendeur sur la base d&#039;une plainte re\u00e7ue par lui en date du 11 septembre 2001. Il y citait le rapport de l&#039;inspecteur sanitaire dans lequel il \u00e9tait signal\u00e9 qu&#039;il y avait des constructions l\u00e0-bas sans aucune installation sanitaire. En raison de l&#039;absence de toilettes, les habitants d\u00e9f\u00e8quent et urinent derri\u00e8re le mur de la maison appartenant au plaignant, dans un espace ouvert, cr\u00e9ant ainsi des conditions insalubres. Le robinet public situ\u00e9 dans la zone est d\u00e9pourvu de syst\u00e8me de drainage, ce qui entra\u00eene une stagnation de l&#039;eau et une prolif\u00e9ration de moustiques. Il a \u00e9t\u00e9 demand\u00e9 que des mesures soient prises rapidement en la mati\u00e8re.<\/p>\n<p>5. Le cas des p\u00e9titionnaires est que le premier d\u00e9fendeur a permis au regrett\u00e9 Bruno Fernandes d&#039;am\u00e9nager le terrain en imposant une condition sur le terrain selon lequel il serait r\u00e9serv\u00e9 comme espace ouvert. Cette condition a \u00e9t\u00e9 accept\u00e9e par feu Bruno Fernandes, qui a laiss\u00e9 la parcelle C comme un espace ouvert. La correspondance, y compris l&#039;avis public \u00e9mis par le deuxi\u00e8me d\u00e9fendeur lui-m\u00eame, montrerait que ledit espace ouvert a \u00e9t\u00e9 remis au premier d\u00e9fendeur le 30 mars 1978, bien que le premier avis indique que le premier d\u00e9fendeur propose d&#039;en prendre possession. Une fois que la zone est laiss\u00e9e en espace ouvert, elle constitue un avantage pour les r\u00e9sidents qui ont achet\u00e9 des parcelles sur le terrain dont l&#039;am\u00e9nagement a \u00e9t\u00e9 autoris\u00e9 et aucune construction ne peut \u00eatre autoris\u00e9e sur ledit terrain. Il est en outre soulign\u00e9 que le fait m\u00eame que la parcelle C ait pu \u00eatre conserv\u00e9e en tant qu&#039;espace ouvert en soi indiquerait qu&#039;il n&#039;y avait aucune construction \u00e0 l&#039;\u00e9poque pertinente, car autrement ce ne serait pas un espace ouvert et il n&#039;y aurait pas non plus d&#039;espace ouvert. instruction \u00e0 feu Bruno Fernandes de retirer les structures avant que l&#039;autorisation de d\u00e9veloppement ne soit accord\u00e9e. Il est en outre soulign\u00e9 que, par cons\u00e9quent, dans ces circonstances, l&#039;espace doit rester ouvert et que les premier et deuxi\u00e8me d\u00e9fendeurs, en vertu de l&#039;obligation imp\u00e9rative qui leur est impos\u00e9e, sont tenus de maintenir l&#039;espace ouvert.<br \/>\n6. Il est ensuite soutenu qu&#039;une fois l&#039;avis final \u00e9mis, le deuxi\u00e8me d\u00e9fendeur n&#039;avait aucun pouvoir de r\u00e9viser ladite ordonnance qui est intitul\u00e9e Avis final, en vertu des dispositions de l&#039;article 184 (13) de la Loi sur les municipalit\u00e9s, comme un appel est pr\u00e9vu. En d&#039;autres termes, on cherche \u00e0 souligner que l&#039;ordonnance rendue par le deuxi\u00e8me intim\u00e9 apr\u00e8s avoir entendu les personnes concern\u00e9es, est une ordonnance quasi judiciaire et qu&#039;une fois qu&#039;il y a une ordonnance quasi judiciaire, en l&#039;absence de tout pouvoir des municipalit\u00e9s Acte visant \u00e0 r\u00e9viser la d\u00e9cision, le deuxi\u00e8me d\u00e9fendeur n&#039;aurait pas pu rappeler l&#039;avis final par l&#039;ordonnance ult\u00e9rieure du 6 ao\u00fbt 2001.<\/p>\n<p>7. Ensuite, on pr\u00e9tend que les raisons invoqu\u00e9es pour retirer l&#039;avis sont \u00e9trang\u00e8res aux dispositions de la loi sur les municipalit\u00e9s. Le deuxi\u00e8me d\u00e9fendeur s&#039;est vu conf\u00e9rer certains pouvoirs statutaires en vertu de la Loi. Dans l&#039;exercice de ces pouvoirs statutaires, seules peuvent \u00eatre examin\u00e9es les dispositions de la loi sur les municipalit\u00e9s, les r\u00e8gles et arr\u00eat\u00e9s et d&#039;autres lois pertinentes, le cas \u00e9ch\u00e9ant. Diverses consid\u00e9rations avanc\u00e9es pour le rappel ou la r\u00e9vision de l&#039;ordonnance sont \u00e9trang\u00e8res \u00e0 la Loi et sans rapport avec l&#039;exercice du pouvoir par le deuxi\u00e8me intim\u00e9 et, sur ce chef d&#039;accusation, l&#039;ordonnance est susceptible d&#039;\u00eatre annul\u00e9e et annul\u00e9e.<\/p>\n<p>8. D&#039;autre part, au nom des d\u00e9fendeurs n\u00b01 et 2, Shri AS Awale, en tant que chef du deuxi\u00e8me d\u00e9fendeur, a d\u00e9pos\u00e9 une r\u00e9ponse dat\u00e9e du 6 janvier 2002. Le premier argument retenu est que la requ\u00eate n&#039;est pas une requ\u00eate b\u00e9n\u00e9vole. p\u00e9tition et les p\u00e9titionnaires ne donnent pas suite \u00e0 la p\u00e9tition de bonne foi. Les structures pr\u00e9sentes sur le site existent depuis plus de 20 ans, \u00e0 la connaissance des p\u00e9titionnaires. Il est ensuite pr\u00e9cis\u00e9 que la propri\u00e9t\u00e9 o\u00f9 se trouvent les structures n&#039;appartient pas au conseil municipal et continue d&#039;\u00eatre une propri\u00e9t\u00e9 priv\u00e9e et qu&#039;il n&#039;y a pas de remise formelle de la propri\u00e9t\u00e9 au conseil municipal. Il est ensuite indiqu\u00e9 qu&#039;en ce qui concerne la r\u00e9clamation du p\u00e9titionnaire concernant la propri\u00e9t\u00e9 r\u00e9serv\u00e9e comme espace ouvert pour un jardin\/parc et remise au Conseil, les documents n\u00e9cessaires ont \u00e9t\u00e9 fouill\u00e9s, mais les documents de la municipalit\u00e9 ne r\u00e9v\u00e8lent pas que la propri\u00e9t\u00e9 Babquiadi a \u00e9t\u00e9 remise. au Conseil municipal en termes de loi. Il convient de souligner qu&#039;\u00e0 la suite de l&#039;avis de prise de possession \u00e9mis par le Conseil municipal, une notification l\u00e9gale de l&#039;avocat des h\u00e9ritiers de feu Bruno Fernandes a \u00e9t\u00e9 re\u00e7ue, s&#039;opposant aux r\u00e9clamations municipales sur la propri\u00e9t\u00e9 et que la requ\u00eate a \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9e au motif que la propri\u00e9t\u00e9 est un espace ouvert appartenant au conseil municipal de Mormugao et sans aucune base ni fondation. Par cons\u00e9quent, il est expos\u00e9 ce qui s&#039;est pass\u00e9 apr\u00e8s la publication de l&#039;avis final, ce qui est pratiquement une r\u00e9it\u00e9ration de ce qui est expos\u00e9 dans l&#039;ordonnance rappelant l&#039;avis final. Le deuxi\u00e8me d\u00e9fendeur a ensuite indiqu\u00e9 que le gouvernement avait pris une d\u00e9cision politique visant \u00e0 r\u00e9gulariser les constructions ill\u00e9gales sur les terres de la Comunidade et que, concernant l&#039;aspect de la r\u00e9habilitation des personnes qui s&#039;y trouvent, il a jug\u00e9 souhaitable que les occupants des structures soient r\u00e9habilit\u00e9s soit sur d\u00e9cision du gouvernement\/ Terrains de la Comunidade\/Municipal avec l&#039;approbation du gouvernement, pour des raisons humanitaires, avant la d\u00e9molition de leurs maisons. On peut \u00e9galement souligner qu&#039;il a \u00e9t\u00e9 demand\u00e9 de faire valoir au nom des intim\u00e9s n\u00b01 et 2 que la possession ou la propri\u00e9t\u00e9 du terrain n&#039;appartenant pas \u00e0 l&#039;intim\u00e9 n\u00b01, la requ\u00eate elle-m\u00eame n&#039;\u00e9tait pas soutenable et, en outre, que le les occupants y r\u00e9sident depuis plus de 20 ans. Aucun affidavit n&#039;a \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9 au nom des autres intim\u00e9s.<br \/>\n9. Dans le contexte ci-dessus, la premi\u00e8re question \u00e0 examiner est de savoir si le deuxi\u00e8me d\u00e9fendeur a le pouvoir de rappeler l&#039;avis final \u00e9mis en vertu de l&#039;article 184 (8) de la Loi sur les municipalit\u00e9s. C&#039;est d\u00e9sormais une proposition de droit \u00e9tablie que le pouvoir de r\u00e9vision ou de rappel doit \u00eatre sp\u00e9cifiquement conf\u00e9r\u00e9 si une autorit\u00e9 quasi judiciaire doit r\u00e9viser une ordonnance rendue. Si une autorit\u00e9 est n\u00e9cessaire \u00e0 l&#039;appui, une r\u00e9f\u00e9rence utile peut \u00eatre faite au jugement de la Cour supr\u00eame dans l&#039;affaire Dr. (Smt.) Kuntesh Gupta contre la direction de l&#039;Hindu Kanya Mahavidyalaya, Sitapur (UP) &amp; Ors, (1987) 4 CSC 525. Dans cet arr\u00eat, la Cour supr\u00eame a statu\u00e9 qu&#039;il est d\u00e9sormais bien \u00e9tabli qu&#039;une autorit\u00e9 quasi judiciaire ne peut r\u00e9viser sa propre ordonnance \u00e0 moins que le pouvoir de r\u00e9vision ne lui soit express\u00e9ment conf\u00e9r\u00e9 par la loi en vertu de laquelle elle tire sa comp\u00e9tence. En vertu de l&#039;article 184 de la loi sur les municipalit\u00e9s, nul ne peut construire un b\u00e2timent sans suivre la proc\u00e9dure conforme aux exigences qui y sont \u00e9nonc\u00e9es. En cas de non-respect par une partie des exigences, des pouvoirs ont \u00e9t\u00e9 conf\u00e9r\u00e9s au directeur g\u00e9n\u00e9ral en vertu du paragraphe (4) de l&#039;article 184 de la loi sur les municipalit\u00e9s. Par la suite, au paragraphe (8) de l&#039;article 184, en cas de d\u00e9faut de donner un pr\u00e9avis ou de se conformer aux autres exigences, le pouvoir est conf\u00e9r\u00e9 au chef de la direction d&#039;ordonner ou d&#039;arr\u00eater la construction et de modifier ou de d\u00e9molir toute construction r\u00e9alis\u00e9e comme sp\u00e9cifi\u00e9 dans le avis.<br \/>\nContre une ordonnance rendue en vertu du paragraphe (8) de l&#039;article 184, un appel peut \u00eatre interjet\u00e9 aupr\u00e8s du tribunal d&#039;appel en vertu du paragraphe (13). Par cons\u00e9quent, il serait clair qu&#039;avant de rendre une ordonnance, une opportunit\u00e9 doit \u00eatre donn\u00e9e au parti et qu&#039;apr\u00e8s l&#039;avoir entendu, une ordonnance peut \u00eatre rendue.<\/p>\n<p>Il ne peut donc y avoir aucune difficult\u00e9 \u00e0 conclure que l&#039;avis\/l&#039;ordonnance finale a un caract\u00e8re quasi judiciaire ou en pr\u00e9sente tous les attributs, puisque le deuxi\u00e8me d\u00e9fendeur a agi \u00e0 la suite d&#039;une plainte. D\u00e8s lors, le deuxi\u00e8me d\u00e9fendeur a agi sans comp\u00e9tence en adoptant l&#039;ordonnance du 6 ao\u00fbt 2001, car la loi sur les municipalit\u00e9s n&#039;a aucun pouvoir de contr\u00f4le. Cette ordonnance du 6 ao\u00fbt 2001 devra donc \u00eatre cass\u00e9e et annul\u00e9e, \u00e9tant incomp\u00e9tente.<\/p>\n<p>10. Nous pouvons maintenant aborder la question principale des espaces ouverts r\u00e9serv\u00e9s dans le cadre d&#039;un projet d&#039;am\u00e9nagement. Il est sans aucun doute vrai qu&#039;il existe des \u00e9l\u00e9ments au dossier indiquant que les intim\u00e9s ne le font pas. 4 \u00e0 15 personnes occupent les structures sur ledit terrain. La question est de savoir si, en raison de la longue existence de constructions certes ill\u00e9gales, cette Cour serait emp\u00each\u00e9e d&#039;exercer sa comp\u00e9tence extraordinaire en la mati\u00e8re. La loi sur l&#039;am\u00e9nagement urbain et rural de Goa, Daman et Diu, 1974, est un texte qui pr\u00e9voit l&#039;am\u00e9nagement du territoire. Il existe des r\u00e9glementations \u00e9labor\u00e9es en vertu de ladite loi, selon lesquelles une obligation imp\u00e9rative en mati\u00e8re d&#039;am\u00e9nagement incombe au(x) propri\u00e9taire(s) des parcelles subdivis\u00e9es et, si elle est transf\u00e9r\u00e9e \u00e0 l&#039;autorit\u00e9 locale, par l&#039;autorit\u00e9 locale, de conserver les espaces ouverts. De m\u00eame, il existe des r\u00e8glements en mati\u00e8re de construction de b\u00e2timents qui exigent que des marges de recul soient maintenues lors de la construction de b\u00e2timents et que des zones suppl\u00e9mentaires soient laiss\u00e9es ouvertes sur lesquelles aucune construction n&#039;est possible. Il a maintenant \u00e9t\u00e9 reconnu judiciairement que la n\u00e9cessit\u00e9 de conserver des zones en retrait\/des espaces ouverts est une reconnaissance de la part de l&#039;\u00c9tat du maintien de l&#039;environnement et de l&#039;\u00e9cologie de la zone et de la garantie pour les habitants de la zone d&#039;un lieu de r\u00e9cr\u00e9ation ou de loisirs, tout en tout en servant de poumon vert pour la r\u00e9gion. Si l\u2019objectif est donc d\u2019offrir un meilleur environnement aux r\u00e9sidents, cet objectif peut-il \u00eatre mis en \u00e9chec sous le pr\u00e9texte sp\u00e9cieux que les empi\u00e8tements sur les terres y r\u00e9sident depuis longtemps ? Ni les dispositions de la loi sur les municipalit\u00e9s, ni celles de la loi sur l&#039;urbanisme et l&#039;am\u00e9nagement du territoire ne pr\u00e9voient de r\u00e9gularisation de tels empi\u00e8tements sur les espaces ouverts. Une fois un espace ouvert, il doit toujours \u00eatre un espace ouvert destin\u00e9 \u00e0 \u00eatre utilis\u00e9 aux fins pour lesquelles il est conserv\u00e9. La question des espaces ouverts a \u00e9t\u00e9 examin\u00e9e devant les tribunaux sous diverses formes, que ce soit sous la forme de r\u00e8glements pour l&#039;am\u00e9nagement du territoire de la zone, ou en mati\u00e8re de r\u00e8glements de construction de diverses soci\u00e9t\u00e9s et municipalit\u00e9s, qui exigent le maintien de ces espaces. espaces ouverts. D\u00e8s 1991, dans l&#039;affaire Bangalore Medical Trust c. BS Muddappa &amp; Ors., (1991) 4 SCC 54, la Cour supr\u00eame a reconnu la n\u00e9cessit\u00e9 d&#039;un d\u00e9veloppement planifi\u00e9 de la zone et l&#039;importance des zones ouvertes et\/ou des r\u00e9serves. pour les espaces ouverts. Atteignant de nouvelles fronti\u00e8res dans l&#039;\u00e9volution du droit apr\u00e8s le jugement dans l&#039;affaire de la municipalit\u00e9 d&#039;Udipi, le tribunal supr\u00eame a estim\u00e9 que les r\u00e9sidents d&#039;une zone auraient un droit dans le cas o\u00f9 le terrain destin\u00e9 et r\u00e9serv\u00e9 aux \u00e9quipements publics serait modifi\u00e9 pour un autre. but. En examinant la loi, la Cour supr\u00eame a not\u00e9 les d\u00e9veloppements dans le monde et la n\u00e9cessit\u00e9 pour les habitants de la localit\u00e9 de profiter et de vivre dans un environnement sain. Aux paragraphes 24 et 25 du jugement, la Cour supr\u00eame a observ\u00e9 ce qui suit\u00a0:<br \/>\n&quot; La protection de l&#039;environnement, les espaces ouverts pour les loisirs et l&#039;air frais, les terrains de jeux pour les enfants, les promenades pour les r\u00e9sidents et d&#039;autres commodit\u00e9s ou commodit\u00e9s sont des questions d&#039;une grande pr\u00e9occupation publique et d&#039;un int\u00e9r\u00eat vital \u00e0 prendre en compte dans un projet de d\u00e9veloppement\u2026\u2026\u2026 \u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026..<\/p>\n<p>L&#039;int\u00e9r\u00eat public dans la r\u00e9servation et la pr\u00e9servation d&#039;espaces ouverts pour les parcs et terrains de jeux ne peut \u00eatre sacrifi\u00e9 en louant ou en vendant ces sites \u00e0 des particuliers pour les convertir \u00e0 un autre utilisateur\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026<\/p>\n<p>Un tel acte serait contraire \u00e0 l\u2019intention du l\u00e9gislateur et incompatible avec les exigences l\u00e9gales. En outre, cela serait en contradiction directe avec le mandat constitutionnel de garantir que toute action de l\u2019\u00c9tat s\u2019inspire des valeurs fondamentales de libert\u00e9 et de dignit\u00e9 individuelles et vise \u00e0 atteindre une qualit\u00e9 de vie qui fasse des droits garantis une r\u00e9alit\u00e9 pour tous les citoyens.<\/p>\n<p>25. La r\u00e9servation d\u2019espaces ouverts pour les parcs et terrains de jeux est universellement reconnue comme un exercice l\u00e9gitime du pouvoir l\u00e9gal rationnellement li\u00e9 \u00e0 la protection des r\u00e9sidents de la localit\u00e9 contre les effets n\u00e9fastes de l\u2019urbanisation.<br \/>\nDans Virender Gaur &amp; Ors. c. State of Haryana &amp; Ors., (1995) 2 SCC 577, la Cour supr\u00eame a not\u00e9 que les terrains ouverts d\u00e9volus aux municipalit\u00e9s sont destin\u00e9s aux \u00e9quipements publics des r\u00e9sidents de la localit\u00e9 afin de maintenir l&#039;\u00e9cologie, l&#039;assainissement, les loisirs, les terrains de jeux et la ventilation. . Les b\u00e2timents dont la construction est destin\u00e9e \u00e0 avoir un impact n\u00e9gatif sur la sant\u00e9 et l&#039;environnement, l&#039;assainissement et d&#039;autres effets sur les r\u00e9sidents de la localit\u00e9. C&#039;est dans ces circonstances que, lorsque le terrain a \u00e9t\u00e9 acquis pour un usage public, la Commune est tenue d&#039;utiliser le terrain pour la protection et la pr\u00e9servation des conditions d&#039;hygi\u00e8ne des r\u00e9sidents locaux en particulier et de la population en g\u00e9n\u00e9ral et non \u00e0 d&#039;autres fins. La Cour supr\u00eame a en outre not\u00e9 qu&#039;en pr\u00e9voyant une l\u00e9gislation pour r\u00e9server des places pour les parcs et les espaces ouverts, l&#039;intention du l\u00e9gislateur a toujours \u00e9t\u00e9 la promotion et l&#039;am\u00e9lioration de la qualit\u00e9 de vie par la pr\u00e9servation du caract\u00e8re et des caract\u00e9ristiques esth\u00e9tiques souhaitables. La r\u00e9servation d&#039;espaces ouverts pour les parcs et les terrains de jeux est universellement reconnue comme un exercice l\u00e9gitime d&#039;un pouvoir statutaire rationnellement li\u00e9 \u00e0 la protection des r\u00e9sidents de la localit\u00e9 contre les effets n\u00e9fastes de l&#039;urbanisation. Dans la partie 1. Chet Ram Vashist (mort) par L.Rs. c. Municipal Corporation of Delhi, (1995) 1 SCC 47, la question port\u00e9e devant la Cour supr\u00eame \u00e9tait de savoir si une condition exigeant l&#039;acquisition de l&#039;espace ouvert r\u00e9serv\u00e9 dans la municipalit\u00e9 est l\u00e9gale. La Cour supr\u00eame a observ\u00e9 que la r\u00e9servation d&#039;un emplacement pour une rue, un espace ouvert, un parc, une \u00e9cole, etc. dans un plan d&#039;am\u00e9nagement est normalement un objectif public car il est inh\u00e9rent \u00e0 une telle r\u00e9servation qu&#039;il soit utilis\u00e9 par le public en g\u00e9n\u00e9ral. L&#039;effet d&#039;une telle r\u00e9serve est que le propri\u00e9taire cesse d&#039;\u00eatre propri\u00e9taire l\u00e9gal du terrain en litige et qu&#039;il d\u00e9tient le terrain au profit de la soci\u00e9t\u00e9 ou du public en g\u00e9n\u00e9ral. Cela peut avoir pour cons\u00e9quence de cr\u00e9er une obligation de nature fiduciaire et emp\u00eacher le propri\u00e9taire de transf\u00e9rer ou de vendre sa participation dans celui-ci. La Soci\u00e9t\u00e9, en vertu du terrain d\u00e9sign\u00e9 comme espace ouvert, peut obtenir le droit, en tant que gardien de l&#039;int\u00e9r\u00eat public, de le g\u00e9rer dans l&#039;int\u00e9r\u00eat de la soci\u00e9t\u00e9 en g\u00e9n\u00e9ral.<\/p>\n<p>Il serait donc clair que m\u00eame si ce que le deuxi\u00e8me d\u00e9fendeur a d\u00e9clar\u00e9 dans l&#039;affidavit, \u00e0 savoir que la possession l\u00e9gale du terrain n&#039;avait pas \u00e9t\u00e9 prise par le premier d\u00e9fendeur, ou que le titre foncier n&#039;avait pas \u00e9t\u00e9 d\u00e9volu au premier d\u00e9fendeur, en vertu de le fait que la condition a \u00e9t\u00e9 impos\u00e9e au promoteur, ce qui a \u00e9t\u00e9 accept\u00e9, et que le terrain a \u00e9t\u00e9 conserv\u00e9 comme un espace ouvert, et qu&#039;en fait au moins par une lettre, la possession a \u00e9t\u00e9 remise, la Soci\u00e9t\u00e9 est devenue la gardienne pour l&#039;entretenir aux fins pour lesquelles c&#039;\u00e9tait r\u00e9serv\u00e9. Il est trop tard pour que les intim\u00e9s nos 1 et 2 puissent plaider devant cette Cour et soutenir que, comme ils n&#039;en sont pas entr\u00e9s en possession et que la requ\u00eate a \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9e sur cette base, la requ\u00eate n&#039;est pas recevable. La d\u00e9cision dans Pt. Chet Ram Vashist (supra) serait une r\u00e9ponse \u00e0 cet argument avanc\u00e9 au nom des intim\u00e9s. En outre, l&#039;intim\u00e9 n\u00b01 a l&#039;obligation l\u00e9gale impos\u00e9e par la loi de veiller \u00e0 ce qu&#039;aucune construction ill\u00e9gale ne survienne dans son ressort.<\/p>\n<p>11. La d\u00e9cision dans l&#039;affaire Dr GN Khajuria &amp; Ors. contre Delhi Development Authority &amp; Ors., (1995) 5 SCC 762, il s&#039;agissait encore une fois d&#039;une affaire de terrain r\u00e9serv\u00e9 \u00e0 une fin d\u00e9tourn\u00e9 vers une autre. Dans cette affaire, il s&#039;agissait d&#039;attribuer une partie d&#039;un parc \u00e0 l&#039;am\u00e9nagement d&#039;une \u00e9cole. La Cour Apex a statu\u00e9 qu&#039;un emplacement r\u00e9serv\u00e9 \u00e0 un parc ne pouvait \u00eatre d\u00e9tourn\u00e9 \u00e0 d&#039;autres fins. Les observations formul\u00e9es au paragraphe 10 dudit jugement sont pertinentes dans le contexte o\u00f9 le l\u00e9gislateur conf\u00e8re des pouvoirs \u00e0 l&#039;ex\u00e9cutif dans l&#039;espoir et l&#039;objectif qu&#039;ils s&#039;acquitteront de ces pouvoirs statutaires honn\u00eatement, fid\u00e8lement et dans l&#039;esprit dans lequel ces pouvoirs ont \u00e9t\u00e9 conf\u00e9r\u00e9s par le statut des fonctionnaires publics. Les tribunaux se rendent de plus en plus compte que les fonctionnaires publics, c&#039;est-\u00e0-dire par l\u00e0 l&#039;ex\u00e9cutif, qui est un bras important dans notre syst\u00e8me constitutionnel, ne parviennent pas \u00e0 s&#039;acquitter de leurs fonctions par l&#039;autre aile constitutionnelle, le l\u00e9gislatif. Dans ce vide, les tribunaux sont de plus en plus appel\u00e9s \u00e0 jouer le r\u00f4le que les p\u00e8res constitutionnels n&#039;auraient peut-\u00eatre jamais imagin\u00e9 qu&#039;ils joueraient. Comme il ne devrait jamais y avoir de vide, les tribunaux, en tant que protecteurs des valeurs constitutionnelles et d\u00e9fenseurs du droit, occupent actuellement ce vide. Seul un ex\u00e9cutif fort, s\u2019acquittant de ses fonctions, peut contribuer \u00e0 mettre le projet constitutionnel sur les rails. Cela est n\u00e9cessaire pour que notre syst\u00e8me d\u00e9mocratique ainsi que l&#039;esprit de la Constitution f\u00e9d\u00e9rale soient pr\u00e9serv\u00e9s. C\u2019est dans ce contexte qu\u2019il convient de reproduire le paragraphe 10 de l\u2019arr\u00eat :<br \/>\n\u00ab Avant de nous s\u00e9parer, nous avons un constat \u00e0 faire. De m\u00eame, on a le sentiment que lorsque des constructions non autoris\u00e9es sont d\u00e9molies sur ordre des tribunaux, l&#039;ill\u00e9galit\u00e9 n&#039;est pas pleinement r\u00e9gl\u00e9e dans la mesure o\u00f9 les agents de l&#039;organisme statutaire qui a permis que la construction non autoris\u00e9e soit r\u00e9alis\u00e9e ou faire en sorte que les lotissements ill\u00e9gaux soient lib\u00e9r\u00e9s des frais. Cela n\u2019aurait cependant pas d\u00fb se produire pour deux raisons. Premi\u00e8rement, c&#039;est l&#039;action ou l&#039;ordre ill\u00e9gal du fonctionnaire qui est \u00e0 l&#039;origine de l&#039;acte ill\u00e9gal du citoyen concern\u00e9, pour lequel le fonctionnaire est plus \u00e0 bl\u00e2mer que le b\u00e9n\u00e9ficiaire de l&#039;avantage ill\u00e9gal. Il est donc imp\u00e9ratif, selon nous, que tout en r\u00e9parant le m\u00e9fait qui n\u00e9cessiterait la d\u00e9molition de la construction non autoris\u00e9e, l&#039;officier d\u00e9linquant soit \u00e9galement puni conform\u00e9ment \u00e0 la loi. Toutefois, cela arrive rarement. Deuxi\u00e8mement, pour rem\u00e9dier compl\u00e8tement \u00e0 l&#039;injustice, l&#039;officier qui a abus\u00e9 de son pouvoir doit \u00e9galement \u00eatre correctement puni. Sinon, ce qui se passe, c&#039;est que l&#039;officier qui a fait le foin quand le soleil brillait, conserve le foin, ce qui incite les autres \u00e0 faire de m\u00eame. Cela donne vraiment un coup de pouce \u00e0 la commission d\u2019actes vicieux, alors que l\u2019objectif devrait \u00eatre oppos\u00e9.\u00bb<br \/>\nDans l&#039;affaire Sindhu Education Society c. Municipal Corporation of City of Ulhasnagar &amp; Ors., 2001(1) Mh.LJ894, un juge de division de cette Cour a observ\u00e9 que la corporation municipale, en tant que gardienne des droits du peuple, a \u00e9t\u00e9 donn\u00e9 par la loi le droit de faire respecter ses arr\u00eat\u00e9s en refusant les sanctions, en emp\u00eachant les constructions et en d\u00e9molissant les b\u00e2timents qui pourraient violer toute loi et\/ou arr\u00eat\u00e9. Cet arr\u00eat a r\u00e9it\u00e9r\u00e9 le droit de toute personne concern\u00e9e, y compris les voisins, au b\u00e9n\u00e9fice desquels les espaces ouverts \u00e9taient r\u00e9serv\u00e9s, de s&#039;adresser \u00e0 la Cour et d&#039;exercer sa comp\u00e9tence extraordinaire en vertu des articles 226 et\/ou 227 de la Constitution.<\/p>\n<p>12. Il est donc clair que lorsque, en vertu d&#039;une condition impos\u00e9e dans une licence ou en vertu d&#039;une disposition l\u00e9gale, qu&#039;il s&#039;agisse de r\u00e8glements de construction ou d&#039;espaces ouverts dans le cadre d&#039;un am\u00e9nagement foncier, ces espaces ouverts doivent \u00eatre r\u00e9serv\u00e9s. et ne peut \u00eatre modifi\u00e9 \u00e0 aucune autre fin, \u00e0 moins que le l\u00e9gislateur ne le pr\u00e9voit. Dans la pr\u00e9sente affaire, rien n&#039;a \u00e9t\u00e9 port\u00e9 \u00e0 la connaissance de ce tribunal de mani\u00e8re \u00e0 d\u00e9montrer un quelconque texte par lequel la direction du comit\u00e9 d&#039;urbanisme, qui \u00e9tait un pr\u00e9curseur des autorit\u00e9s en vertu de la loi sur l&#039;urbanisme et l&#039;am\u00e9nagement du territoire, qui imposait au promoteur, une condition de r\u00e9servation de la parcelle C en tant qu&#039;espace ouvert et qui a \u00e9t\u00e9 accept\u00e9e par le promoteur, peut \u00eatre utilis\u00e9e \u00e0 toute autre fin. L&#039;intim\u00e9 n\u00b01, en tant que gardien des espaces verts dont la possession \u00e9tait, du moins selon un avis de l&#039;intim\u00e9 n\u00b01, remis le 20 mars 1978, que la possession ait \u00e9t\u00e9 r\u00e9guli\u00e8rement remise ou non, \u00e9tait tenu de conserver les terrain ouvert. Ce n\u2019est pas que l\u2019intim\u00e9 n\u00b01 ait totalement manqu\u00e9 \u00e0 cette fonction. Le dossier montre qu&#039;en 1980, un avis a \u00e9t\u00e9 \u00e9mis en vertu de l&#039;article 184 de la Loi sur les municipalit\u00e9s. Cependant, il s&#039;av\u00e8re que par la suite, pour des raisons qui ne sont pas disponibles devant cette Cour, mais que les requ\u00e9rants all\u00e8guent comme une ing\u00e9rence de la part des politiciens, aucune mesure n&#039;a \u00e9t\u00e9 prise. Cependant, suite \u00e0 une plainte, le deuxi\u00e8me d\u00e9fendeur a effectivement pris des mesures, mais a choisi, pour des raisons totalement \u00e9trang\u00e8res, de retirer ladite ordonnance.<br \/>\nLe deuxi\u00e8me d\u00e9fendeur est une autorit\u00e9 en vertu de la Loi sur les municipalit\u00e9s, qui doit s&#039;acquitter des pouvoirs conf\u00e9r\u00e9s en vertu de l&#039;article 74(1)(a) de la Loi sur les municipalit\u00e9s en g\u00e9n\u00e9ral, sous le contr\u00f4le, la direction et la supervision du pr\u00e9sident et pour superviser le administration financi\u00e8re et ex\u00e9cutive du Conseil et exercer les pouvoirs et remplir les devoirs et fonctions qui peuvent lui \u00eatre conf\u00e9r\u00e9s ou impos\u00e9s, ou lui \u00eatre attribu\u00e9s par ou en vertu de la Loi sur les municipalit\u00e9s. En vertu de l&#039;article 184, un pouvoir sp\u00e9cifique en mati\u00e8re de construction non autoris\u00e9e a \u00e9t\u00e9 conf\u00e9r\u00e9 au seul deuxi\u00e8me d\u00e9fendeur. Dans le cas pr\u00e9sent, agissant \u00e0 la suite de plaintes du public et apr\u00e8s avoir entendu les plaignants, le deuxi\u00e8me d\u00e9fendeur a agi conform\u00e9ment \u00e0 la loi en ordonnant la suppression de la construction ill\u00e9gale dans les espaces ouverts.<br \/>\nLes espaces ouverts, une fois r\u00e9serv\u00e9s comme espaces ouverts, ne pourront \u00eatre modifi\u00e9s, alt\u00e9r\u00e9s ou affect\u00e9s \u00e0 un autre usage, sauf en vertu des dispositions l\u00e9gales. Il est en outre clair qu&#039;une fois les espaces ouverts conserv\u00e9s, l&#039;intim\u00e9 n\u00b01, en tant que gardien, avait le devoir suppl\u00e9mentaire de veiller \u00e0 l&#039;entretien desdits espaces ouverts. Ne pas s&#039;acquitter de cette obligation constituerait une violation de la confiance conf\u00e9r\u00e9e en tant que fiduciaire du terrain. L&#039;intim\u00e9 n\u00b01 a \u00e9t\u00e9 constitu\u00e9 en tant qu&#039;organisme juridique pour veiller au d\u00e9veloppement ordonn\u00e9 de sa juridiction.<\/p>\n<p>13. Nous arrivons maintenant \u00e0 la derni\u00e8re question, \u00e0 savoir si l&#039;intim\u00e9 n\u00b01, en supposant que l&#039;ordonnance rendue n&#039;\u00e9tait pas une autorit\u00e9 quasi judiciaire, aurait pu rappeler ou r\u00e9viser l&#039;ordonnance par son ordonnance ult\u00e9rieure du 6 ao\u00fbt 2001, pour des raisons y sont \u00e9nonc\u00e9s. Comme nous l&#039;avons mentionn\u00e9 pr\u00e9c\u00e9demment, l&#039;intim\u00e9 n\u00b02 s&#039;est vu conf\u00e9rer des pouvoirs statutaires en vertu de la Loi sur les municipalit\u00e9s. Quelles que soient ses r\u00e9serves personnelles ou ses nobles intentions, elles ne devraient pas concerner l&#039;exercice de ses fonctions en vertu de la Loi sur les municipalit\u00e9s. Les questions de r\u00e9habilitation ou de sites alternatifs sont, \u00e0 tout le moins, des mati\u00e8res qui ne lui sont pas confi\u00e9es en vertu de la Loi sur les municipalit\u00e9s. Cela rel\u00e8verait d&#039;une autre province et il appartient aux autorit\u00e9s \u00e0 qui ce pouvoir est conf\u00e9r\u00e9 de consid\u00e9rer cet aspect.<br \/>\nLe r\u00e9pondant n\u00b02, au moins, ne peut pas agir comme un Robin des Bois, prenant \u00e0 l&#039;un et donnant \u00e0 l&#039;autre. En l&#039;esp\u00e8ce, nous constatons dans un premier temps que lors de l&#039;\u00e9mission de l&#039;avis final, l&#039;intim\u00e9 n\u00b02 a not\u00e9 que les constructions sont ill\u00e9gales au motif qu&#039;aucune preuve documentaire n&#039;a \u00e9t\u00e9 produite \u00e0 l&#039;appui des constructions. Deuxi\u00e8mement, il a \u00e9t\u00e9 not\u00e9 que les intim\u00e9s n\u2019avaient produit aucun titre foncier. Par la suite, dans son rapport adress\u00e9 au directeur de l&#039;administration municipale avant la d\u00e9livrance de l&#039;avis final, le deuxi\u00e8me intim\u00e9 \u00e9tait pleinement conscient qu&#039;une fois qu&#039;il avait \u00e9mis l&#039;avis final, il \u00e9tait l\u00e9galement tenu de d\u00e9molir la construction apr\u00e8s 14 jours. Il ressort en outre clairement de la repr\u00e9sentation faite le 4 juin 2001 qu&#039;il \u00e9tait pleinement convaincu que la construction \u00e9tait ill\u00e9gale. Or, dans un saut p\u00e9rilleux, dans l&#039;ordonnance du 6 ao\u00fbt 2001, l&#039;intim\u00e9 n\u00b02 a invoqu\u00e9 des moyens de d\u00e9fense qui, \u00e0 notre avis, sont ind\u00e9fendables. La loi \u00e9tablie par la Cour supr\u00eame lie non seulement les tribunaux, mais aussi toutes les autorit\u00e9s publiques, y compris le premier et le deuxi\u00e8me d\u00e9fendeur. Une fois qu&#039;un espace ouvert est r\u00e9serv\u00e9 comme espace ouvert, en cas d&#039;empi\u00e9tement ou d&#039;interf\u00e9rence avec l&#039;espace ouvert, les voisins ou le public concern\u00e9 ont le droit de d\u00e9poser une p\u00e9tition. Cela est r\u00e9gl\u00e9 depuis longtemps. Le simple fait que feu Bruno Fernandes n\u2019ait pas d\u00e9pos\u00e9 de plainte et que la plainte ait \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9e par d\u2019autres personnes n\u2019a donc aucune importance.<br \/>\nDes plaintes sont d\u00e9pos\u00e9es par ceux qui poss\u00e8dent des parcelles dans les terrains am\u00e9nag\u00e9s. En dehors de cela, le deuxi\u00e8me d\u00e9fendeur avait examin\u00e9 les plaintes de ces tiers et avait \u00e9mis un avis final de d\u00e9molition.<br \/>\nLe motif suivant est que les personnes y sont n\u00e9es. En supposant un instant qu\u2019il en soit ainsi, la Cour peut peut-\u00eatre aussi sympathiser avec ce fait, mais cela ne signifie pas qu\u2019il faille mettre de c\u00f4t\u00e9 l\u2019\u00c9tat de droit. Si tout empi\u00e9tant sur la propri\u00e9t\u00e9 priv\u00e9e ou publique a droit \u00e0 la r\u00e9habilitation, cela ne peut se faire qu&#039;aux d\u00e9pens du Tr\u00e9sor public et des honn\u00eates citoyens qui paient diligemment leurs imp\u00f4ts et exercent leurs fonctions conform\u00e9ment \u00e0 la loi. \u00c0 notre avis, ce n\u2019est pas l\u2019esprit du r\u00e9gime constitutionnel ni la raison pour laquelle la loi sur les municipalit\u00e9s ou la loi sur l\u2019urbanisme et l\u2019am\u00e9nagement du territoire sont promulgu\u00e9es. Les autres motifs relatifs aux cartes de rationnement ou aux noms inscrits sur les listes \u00e9lectorales ne sont pas pertinents dans la mesure o\u00f9 l&#039;on examine la question au titre de l&#039;article 184 de la loi sur les municipalit\u00e9s. Les divers motifs invoqu\u00e9s pour refuser l&#039;ordonnance de notification finale sont donc totalement intenables ou sans rapport avec l&#039;exercice du pouvoir par le deuxi\u00e8me d\u00e9fendeur. Il est impossible d&#039;envisager comment le deuxi\u00e8me d\u00e9fendeur, \u00e0 qui incombe le devoir d&#039;examiner l&#039;affaire dans les strictes limites de l&#039;article 184 de la Loi sur les municipalit\u00e9s, aurait pu voyager au-del\u00e0 de ces limites. Cela ne peut \u00eatre que pour des raisons autres que celles enregistr\u00e9es. Il est regrettable que la Cour ait d\u00fb faire cet exercice. Il se peut que le deuxi\u00e8me d\u00e9fendeur ait agi sous la pression, mais alors s&#039;il ne peut pas exercer ses fonctions de mani\u00e8re ind\u00e9pendante, il lui appartient de quitter ses fonctions plut\u00f4t que de continuer \u00e0 occuper ce poste.<\/p>\n<p>14. Il ne fait aucun doute que les d\u00e9fendeurs ont fait valoir qu&#039;ils avaient d\u00e9pos\u00e9 des demandes en vertu des dispositions de la loi de Goa, Daman et Diu Mundkar.<br \/>\nPremi\u00e8rement, il ressort du dossier que ces demandes ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9es apr\u00e8s l&#039;avis final du 20 juillet 2001. Le savant conseil repr\u00e9sentant les requ\u00e9rants a maintenant produit une communication dat\u00e9e du 1er octobre 2001, par laquelle le pr\u00e9sident du premier requ\u00e9rant a \u00e9t\u00e9 inform\u00e9 que les requ\u00eates d\u00e9pos\u00e9es en vertu de la loi Mundkar ont \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9es. Nous n&#039;avons pas l&#039;intention d&#039;entrer dans cet aspect de la question. Il suffit de dire qu\u2019\u00e0 ce jour au moins, aucune candidature n\u2019est en attente.<\/p>\n<p>15. De ce qui pr\u00e9c\u00e8de, les conclusions suivantes ressortent\u00a0:\u00a0-<br \/>\n(i) Les espaces ouverts entretenus dans le cadre d&#039;un projet de d\u00e9veloppement ou conform\u00e9ment \u00e0 un permis de construire doivent \u00eatre maintenus ouverts conform\u00e9ment au permis de d\u00e9veloppement ou au permis de construire comme condition de d\u00e9veloppement ou de construction conform\u00e9ment \u00e0 la loi, aux r\u00e8gles et aux arr\u00eat\u00e9s pertinents. lois ou autres directives ex\u00e9cutives\u00a0; (ii) Ces espaces ouverts tels que mentionn\u00e9s dans la conclusion (i) ne peuvent pas \u00eatre modifi\u00e9s, convertis ou modifi\u00e9s sans entendre les b\u00e9n\u00e9ficiaires ou les parties au profit desquels ils ont \u00e9t\u00e9 entretenus et cela \u00e9galement uniquement s&#039;il existe une disposition sp\u00e9cifique dans un texte, une r\u00e8gle ou un r\u00e8glement. ou tout autre texte ayant force de loi, y compris les r\u00e8glements administratifs\u00a0; (iii) Ceux qui ont \u00e9rig\u00e9 des constructions ou chang\u00e9 d&#039;usager sur de tels espaces ouverts comme mentionn\u00e9 \u00e0 la conclusion (i), ne peuvent avoir aucune contrepartie \u00e9quitable en leur faveur au motif que les constructions existent depuis longtemps, que les constructions soient l\u00e9gal ou ill\u00e9gal, car les espaces libres ont \u00e9t\u00e9 conserv\u00e9s au profit des b\u00e9n\u00e9ficiaires au moment de l&#039;octroi du permis d&#039;am\u00e9nager ou du permis de construire, dans le cadre de leur droit \u00e0 la vie. Cette consid\u00e9ration l\u2019emporte sur toutes les autres consid\u00e9rations.<br \/>\n(iv) Les autorit\u00e9s qui accordent le permis\/permis de d\u00e9veloppement et \u00e0 qui des pouvoirs ont \u00e9t\u00e9 conf\u00e9r\u00e9s par toute loi, y compris les r\u00e8gles, r\u00e8glements, arr\u00eat\u00e9s, etc. et qui ne s&#039;acquittent pas de leurs fonctions en agissant conform\u00e9ment \u00e0 la loi sur les plaintes d\u00e9pos\u00e9es contre les constructions ill\u00e9gales, ou en cas de changement d&#039;utilisateur ou similaire, doivent agir rapidement en la mati\u00e8re, car autrement, selon les termes de la loi d\u00e9clar\u00e9e par le Tribunal supr\u00eame, ils sont responsables de mesures, y compris de mesures disciplinaires\u00a0; (v) une copie du pr\u00e9sent jugement et de l&#039;ordonnance soit envoy\u00e9e au secr\u00e9taire en chef de l&#039;\u00c9tat de Goa, pour prendre des mesures suppl\u00e9mentaires en mati\u00e8re de d\u00e9livrance d&#039;instructions et\/ou de lignes directrices \u00e0 tous les agents charg\u00e9s de ces fonctions, y compris tous les organismes locaux et de planification. autorit\u00e9s, afin qu&#039;elles donnent suite aux plaintes dans un d\u00e9lai d\u00e9termin\u00e9, faute de quoi elles devraient \u00eatre tenues responsables de mesures disciplinaires\u00a0; (vi) Une copie des lignes directrices\/instructions ainsi \u00e9mises par le secr\u00e9taire en chef \u00e0 d\u00e9poser devant cette Cour dans les six mois \u00e0 compter d&#039;aujourd&#039;hui\u00a0; et (vii) Le secr\u00e9taire en chef devra envoyer des copies du pr\u00e9sent jugement \u00e0 tous les organes mentionn\u00e9s dans la conclusion (v) et demander leur conformit\u00e9 dans les six mois, puis d\u00e9poser un rapport de situation par l&#039;interm\u00e9diaire de tout agent d\u00e9sign\u00e9 par lui.<\/p>\n<p>16. Avant de nous s\u00e9parer, notons que nous devons exprimer notre total m\u00e9contentement quant \u00e0 la mani\u00e8re dont le deuxi\u00e8me intim\u00e9 a men\u00e9 cette affaire. Cependant, compte tenu du fait que des avis de d\u00e9molition ant\u00e9rieurs avaient \u00e9t\u00e9 \u00e9mis et comme le souligne \u00e9galement l&#039;\u00e9minent conseil du deuxi\u00e8me d\u00e9fendeur, le deuxi\u00e8me d\u00e9fendeur devrait bient\u00f4t prendre sa retraite, m\u00eame si, dans le premier cas, nous \u00e9tions enclins \u00e0 ordonner \u00e0 certains action, compte tenu de tous ces faits, nous h\u00e9sitons et refusons d\u2019orienter toute action contre l\u2019intim\u00e9 n\u00b02. Cependant, il peut \u00eatre clair que le jugement de la Cour supr\u00eame exprim\u00e9 dans le cas du Dr GN<br \/>\nKhajuria et Ors. (supra) continue de d\u00e9tenir le terrain. Les agents qui refusent d&#039;exercer leurs fonctions et\/ou permettent la prolif\u00e9ration de constructions ill\u00e9gales lorsqu&#039;elles en ont connaissance, s&#039;exposeraient \u00e0 des sanctions, y compris des mesures disciplinaires.<\/p>\n<p>17. Avec ce qui pr\u00e9c\u00e8de, r\u00e8gle rendue absolue en termes de pri\u00e8re Clauses (a), (b) et (c). Dans le cas o\u00f9 les intim\u00e9s n\u00b01 et 2 ne seraient pas en mesure d&#039;am\u00e9nager l&#039;espace apr\u00e8s la suppression de l&#039;empi\u00e8tement, les intim\u00e9s n\u00b01 et 2 autorisent les p\u00e9titionnaires \u00e0 am\u00e9nager l&#039;espace ouvert en jardin\/parc pour enfants.<br \/>\nFrais par les intim\u00e9s n\u00b01 et 2.<\/p>\n<p>\n&nbsp;<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Down Mangor Valley Residents v. Mormugao Municipal Council Writ Petition No. 251 of 2001 8-01-2002 dd. F.I. REBELLO, J. A.S. AGUIAR,J. Judgment: 1. 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