{"id":2869,"date":"2013-05-29T18:00:10","date_gmt":"2013-05-30T02:00:10","guid":{"rendered":"https:\/\/elaw.org\/bangladesh-farooque-v-government-bangladesh-wp-891-1994-20010715-industrial-pollution-case\/"},"modified":"2024-07-30T09:58:15","modified_gmt":"2024-07-30T17:58:15","slug":"bangladesh-farooque-v-government-bangladesh-wp-891-1994-20010715-industrial-pollution-case","status":"publish","type":"resource","link":"https:\/\/elaw.org\/fr\/resource\/bangladesh-farooque-v-government-bangladesh-wp-891-1994-20010715-industrial-pollution-case","title":{"rendered":"Bangladesh \u2014 Farooque c. Gouvernement du Bangladesh WP 891 de 1994 (2001.07.15) (Affaire de pollution industrielle)"},"content":{"rendered":"<p>\u00c0 LA COUR SUPR\u00caME DE LA HAUTE COUR DU BANGLADESH (JURIDICTION SP\u00c9CIALE D&#039;ORIGINE)<\/p>\n<p>WRIT PETITION N\u00b0 891 DE 1994 Concernant : Une requ\u00eate en vertu de l&#039;article 102(1) et (2) de la Constitution de la R\u00e9publique populaire du Bangladesh.<\/p>\n<p>- Et -<\/p>\n<p>En ce qui concerne le d\u00e9c\u00e8s du Dr Mohiuddin Farooque, secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de l&#039;Association des avocats de l&#039;environnement du Bangladesh (BELA), Mme Syeda Rizwana Hasan, directrice (programme), repr\u00e9sentant l&#039;Association des avocats de l&#039;environnement du Bangladesh (BELA)\u2026. P\u00e9titionnaire<\/p>\n<p>- Contre -<\/p>\n<p>Bangladesh et autres \u2026\u2026 R\u00e9pondants.<\/p>\n<p>Mme Syeda Rizwana Hasan avec M. Md. Iqbal Kabir, avocat\u2026 Pour le p\u00e9titionnaire M. Md. Zahirul Islam Mukul, AAG\u2026 Pour les intim\u00e9s.<\/p>\n<p>Entendu : les 17, 25 juin et 15 juillet 2001 Jugement : le 15 juillet 2001.<\/p>\n<p>Pr\u00e9sent:<\/p>\n<p>M. le juge Md. Joynul Abedin et M. le juge ABM Khairul Haque. ABM Khairul Haque, J\u00a0:<\/p>\n<p>1) Cette r\u00e8gle a \u00e9t\u00e9 \u00e9mise \u00e0 la demande de feu Dr Mohiuddin Farooque, alors secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de l&#039;Association des avocats de l&#039;environnement du Bangladesh (BELA en abr\u00e9g\u00e9), une association enregistr\u00e9e en vertu de la loi sur l&#039;enregistrement des soci\u00e9t\u00e9s, 1860, portant le num\u00e9ro d&#039;enregistrement 1457 (17) dat\u00e9 18-2-1992. Le Dr Farooque, par une r\u00e9solution du comit\u00e9 d&#039;ex\u00e9cution de BELA en date du 30-5-1994, a \u00e9t\u00e9 autoris\u00e9 \u00e0 repr\u00e9senter ladite association, \u00e0 d\u00e9placer la Haute Cour de la Cour Supr\u00eame du Bangladesh, en vertu de l&#039;article 102 de la Constitution du Bangladesh, priant pour un soulagement appropri\u00e9 concernant la question du contr\u00f4le de la pollution provenant des industries\/usines situ\u00e9es \u00e0 travers le pays.<\/p>\n<p>2) BELA a \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9e en tant qu&#039;association en vertu de la loi sur l&#039;enregistrement des soci\u00e9t\u00e9s de 1860, avec pour buts et objets, entre autres, d&#039;organiser et d&#039;entreprendre des actions et mesures juridiques ou administratives pour prot\u00e9ger, pr\u00e9server, conserver ou r\u00e9tablir les syst\u00e8mes environnementaux et \u00e9cologiques, pour prot\u00e9ger les \u00e9cosyst\u00e8mes sensibles et fragiles sur le plan environnemental, y compris la protection des groupes vuln\u00e9rables, prot\u00e9ger la diversit\u00e9 biologique, prendre des mesures sur les questions environnementales ou \u00e9cologiques concernant les activit\u00e9s de d\u00e9veloppement. BELA est active dans le domaine de l&#039;environnement, de l&#039;\u00e9cologie et des domaines d&#039;int\u00e9r\u00eat public connexes depuis 1991, avant m\u00eame son enregistrement officiel en tant qu&#039;association. Depuis sa cr\u00e9ation en 1992, il a entrepris des \u00e9tudes d\u00e9taill\u00e9es sur l&#039;environnement et l&#039;\u00e9cologie et ses vastes contributions dans ces domaines lui ont valu sa r\u00e9putation et sa reconnaissance tant au pays qu&#039;\u00e0 l&#039;\u00e9tranger.<br \/>\n3) Cette r\u00e8gle a \u00e9t\u00e9 \u00e9mise appelant le gouvernement du Bangladesh repr\u00e9sent\u00e9 par le secr\u00e9taire du minist\u00e8re de l&#039;Industrie et d&#039;autres \u00e0 justifier pourquoi aucune instruction ne devrait \u00eatre donn\u00e9e pour mettre en \u0153uvre la d\u00e9cision du gouvernement en date du 5 juin 1986, publi\u00e9e dans le Gazette du Bangladesh du 7 ao\u00fbt 1986 (Annexe C \u00e0 la p\u00e9tition).<\/p>\n<p>4) Cette partie du monde, qui est maintenant connue sous le nom de Bangladesh, a toujours \u00e9t\u00e9 un pays essentiellement agricole et, au d\u00e9but, la pollution ne s&#039;y est jamais fait sentir. Depuis le d\u00e9but des ann\u00e9es 60, par n\u00e9cessit\u00e9, des industries de toutes sortes ont commenc\u00e9 \u00e0 surgir lentement. Bien qu&#039;\u00e0 cette \u00e9poque, les questions de pollution ne soient pas venues \u00e0 l&#039;esprit de quiconque, certaines dispositions ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9vues dans la loi sur les usines de 1965 (loi n\u00b0 IV de 1965) plut\u00f4t comme mesure de pr\u00e9caution contre d&#039;\u00e9ventuels accidents industriels que comme mesure de dissuasion contre toute menace de pollution. Le chapitre III traite de la sant\u00e9 et de l&#039;hygi\u00e8ne dans une usine. L&#039;article 13 dudit chapitre traite de l&#039;\u00e9limination des d\u00e9chets et des effluents. La r\u00e8gle 13 du r\u00e8glement sur les usines de 1979 pr\u00e9voit des dispositions similaires. Par la suite, l&#039;ordonnance de 1970 sur le contr\u00f4le de la pollution des eaux du Pakistan oriental (ordonnance V de 1970) a \u00e9t\u00e9 promulgu\u00e9e pour assurer le contr\u00f4le, la pr\u00e9vention et la r\u00e9duction de la pollution des eaux dans ce qui \u00e9tait alors le Pakistan oriental. L\u2019article 2 de ladite ordonnance d\u00e9finit les travaux \u00ab pollution \u00bb et \u00ab d\u00e9chets \u00bb entre autres, de la mani\u00e8re suivante : \u00ab 2. \u2026\u2026\u2026\u2026\u2026..<\/p>\n<p>(un) \u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026.<\/p>\n<p>(b) &quot;pollution&quot; d\u00e9signe une telle contamination ou autre alt\u00e9ration des propri\u00e9t\u00e9s physiques, chimiques ou biologiques de toute eau, y compris un changement de temp\u00e9rature, de go\u00fbt, de couleur, de turbidit\u00e9 ou de couleur des eaux, ou un tel rejet de tout liquide, gazeuse, solide, radioactive ou autre substance dans les eaux qui cr\u00e9era ou est susceptible de cr\u00e9er une nuisance ou de rendre ces eaux nocives, pr\u00e9judiciables ou pr\u00e9judiciables \u00e0 la sant\u00e9, \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 ou au bien-\u00eatre publics, ou aux activit\u00e9s domestiques, commerciales, industrielles, agricoles, r\u00e9cr\u00e9atives, ou d&#039;autres utilisations b\u00e9n\u00e9fiques l\u00e9gitimes, ou au b\u00e9tail, aux animaux sauvages, aux oiseaux, aux poissons ou \u00e0 toute autre vie aquatique\u00a0; \u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026.<br \/>\n\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026<\/p>\n<p>(h) \u00ab d\u00e9chets \u00bb d\u00e9signe les eaux us\u00e9es sanitaires, les rejets industriels et toutes autres substances liquides, gazeuses, solides, radioactives ou autres qui peuvent polluer ou ont tendance \u00e0 polluer les eaux.<\/p>\n<p>5) Apr\u00e8s la lib\u00e9ration du Bangladesh, cette ordonnance a \u00e9t\u00e9 abrog\u00e9e et remplac\u00e9e par l&#039;Ordonnance de 1977 sur le contr\u00f4le de la pollution de l&#039;environnement (Ordonnance n\u00b0 XIII de 1977) (Ordonnance en abr\u00e9g\u00e9), pour pr\u00e9voir le contr\u00f4le, la pr\u00e9vention et la r\u00e9duction de la pollution de l&#039;environnement du Bangladesh. Bangladesh. L\u2019article 2 de ladite ordonnance d\u00e9finit notamment le mot \u00ab environnement \u00bb comme suit :<\/p>\n<p>\u00ab 2 \u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026.<\/p>\n<p>(un) \u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026.<\/p>\n<p>(f) \u00ab environnement \u00bb d\u00e9signe l\u2019environnement constitu\u00e9 par l\u2019air, l\u2019eau, le sol, la nourriture et l\u2019abri qui peut soutenir ou influencer la croissance de la vie d\u2019un individu ou d\u2019un groupe d\u2019individus, y compris toutes les esp\u00e8ces de flore et de faune.<\/p>\n<p>6) Ladite ordonnance pr\u00e9voit la constitution d&#039;un conseil, \u00e0 savoir le Conseil de contr\u00f4le de la pollution de l&#039;environnement. L&#039;article 5 de l&#039;ordonnance d\u00e9finit la fonction du Conseil. En outre, il existe une cellule de mise en \u0153uvre, dirig\u00e9e par un directeur, charg\u00e9e de mettre en \u0153uvre les politiques du Conseil et les projets approuv\u00e9s par le gouvernement.<\/p>\n<p>7) Il semble qu&#039;en temps utile, une enqu\u00eate ait \u00e9t\u00e9 men\u00e9e par le D\u00e9partement de Contr\u00f4le de la Pollution de l&#039;Environnement. Ils ont constat\u00e9 que le d\u00e9s\u00e9quilibre \u00e9cologique est continuellement provoqu\u00e9 par le rejet de divers d\u00e9chets industriels dans l\u2019air et les plans d\u2019eau. Ils ont \u00e9galement constat\u00e9 que l&#039;intensit\u00e9 de la pollution caus\u00e9e par les usines et les unit\u00e9s industrielles d\u00e9pend de leur type, de leur emplacement, des mati\u00e8res premi\u00e8res, des effets chimiques, du processus de production et du rejet de polluants gazeux, liquides et solides dans l&#039;environnement naturel. Apr\u00e8s l&#039;enqu\u00eate, l&#039;intim\u00e9 n\u00b02 par une notification portant le num\u00e9ro EPC\/8.1\/4c-1\/85\/419 en date du 5-6-1986, publi\u00e9e dans la Gazette du Bangladesh le 7 ao\u00fbt 1986 a pr\u00e9cis\u00e9 les noms et adresses des 903 les industries et usines consid\u00e9r\u00e9es comme pollueurs et class\u00e9es comme suit\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab (a) Tanneries (176 num\u00e9ros)<br \/>\nb) Industries du papier et de la p\u00e2te \u00e0 papier (5 num\u00e9ros)<br \/>\nc) Moulins \u00e0 sucre (16 num\u00e9ros)<br \/>\nd) Distilleries (3 num\u00e9ros)<br \/>\ne) Aci\u00e9ries (57 num\u00e9ros)<br \/>\nf) Industries textiles (298 num\u00e9ros)<br \/>\ng) Industries des engrais (5 num\u00e9ros)<br \/>\nh) Industries des insecticides et des pesticides (25 num\u00e9ros)<br \/>\ni) Industries chimiques (23 num\u00e9ros)<br \/>\nj) Industries du jute (n\u00b0 92)<br \/>\nk) Cimenteries (3 num\u00e9ros)<br \/>\nl) Industries du caoutchouc et du plastique (34 num\u00e9ros)<br \/>\n(m) Produits pharmaceutiques (166 num\u00e9ros) \u00bb. Ladite notification mentionne \u00e9galement que le Gouvernement, afin de lutter contre les effets n\u00e9fastes de la pollution caus\u00e9e par les industries\/usines, a pris les d\u00e9cisions suivantes :<\/p>\n<p>\u00ab 2 \u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026..<\/p>\n<p>a) Le minist\u00e8re de l\u2019Industrie veillera \u00e0 ce que les industries ne disposant pas de syst\u00e8me de contr\u00f4le\/protection contre la pollution environnementale adoptent des mesures de contr\u00f4le de la pollution au cours des trois prochaines ann\u00e9es.<\/p>\n<p>(b) Lors de l&#039;approbation d&#039;une nouvelle unit\u00e9 industrielle, le minist\u00e8re de l&#039;Industrie veillera \u00e0 ce que les mesures n\u00e9cessaires de contr\u00f4le et de protection de la pollution de l&#039;environnement soient adopt\u00e9es par lui. \u00bb La d\u00e9cision du Gouvernement exige \u00e9galement que le D\u00e9partement de contr\u00f4le de la pollution de l&#039;environnement, repr\u00e9sent\u00e9 par les d\u00e9fendeurs n\u00b0 4 et 5, apporte la coop\u00e9ration n\u00e9cessaire au minist\u00e8re de l&#039;Industrie dans la mise en \u0153uvre des d\u00e9cisions ci-dessus.<\/p>\n<p>8) Le grief du p\u00e9titionnaire BELA, dans cette requ\u00eate \u00e9crite, est qu&#039;il a effectu\u00e9 plusieurs enqu\u00eates \u00e0 travers le pays pour \u00e9valuer l&#039;am\u00e9lioration, le cas \u00e9ch\u00e9ant, apport\u00e9e \u00e0 l&#039;\u00e9cologie du pays en r\u00e9duisant les effets n\u00e9fastes de la pollution caus\u00e9e par l&#039;\u00e9norme nombre d&#039;industries\/usines identifi\u00e9es par le gouvernement lui-m\u00eame et sp\u00e9cifiquement signal\u00e9es dans la notification du 7 ao\u00fbt 1986 (annexe C \u00e0 la p\u00e9tition), mais, dans sa plus grande consternation, il n&#039;a trouv\u00e9 aucune preuve d&#039;une quelconque mesure efficace de poursuite judiciaire prise contre l&#039;un des 903 industries\/usines pour freiner leurs rejets continus d&#039;affluents et de d\u00e9chets dans l&#039;air et les plans d&#039;eau. Au contraire, cette pollution se poursuit sans rel\u00e2che, sans contr\u00f4le et sans discernement, non seulement par les industries\/usines identifi\u00e9es par le gouvernement comme mentionn\u00e9es dans la liste publi\u00e9e. dans la notification de la Gazette du 7.8 1986, mais dans de nombreuses nouvelles industries\/usines ont vu le jour depuis lors et polluent gravement l&#039;environnement et l&#039;\u00e9cologie, mettant en danger la vie et ses syst\u00e8mes de soutien, les d\u00e9fendeurs ont donc manqu\u00e9 \u00e0 leurs devoirs et obligations statutaires qui leur ont \u00e9t\u00e9 impos\u00e9s par le dispositions de l\u2019ordonnance. En tant que tel, \u00e9tant l\u00e9s\u00e9, feu le Dr Mohiuddin Farooque, au nom de BELA, a obtenu la pr\u00e9sente r\u00e8gle. Mais il est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 pendant que le r\u00e8glement \u00e9tait en vigueur et Mme Syeda Rizwana Hasan, directrice (programme) de BELA, a \u00e9t\u00e9 autoris\u00e9e, par une r\u00e9solution du comit\u00e9 ex\u00e9cutif de BELA, prise le 30.6.2001, \u00e0 repr\u00e9senter BELA dans le pr\u00e9sent mandat. p\u00e9tition.<\/p>\n<p>9) Mme Syeda Rizwana Hasan, directrice (programme) de BELA et \u00e9galement avocate de cette Cour, compara\u00eet avec M. M. Iqbal Kabir, avocat, pour soutenir la r\u00e8gle, tandis que M. Md. Zahurul Islam Mukul, procureur adjoint. G\u00e9n\u00e9ral, compara\u00eet au nom des intim\u00e9s.<\/p>\n<p>10) Cette requ\u00eate est de la nature d&#039;un litige d&#039;int\u00e9r\u00eat public, en tant que tel, la premi\u00e8re question qui se pose est celle de savoir si BELA a qualit\u00e9 pour agir pour maintenir cette demande en tant que personne l\u00e9s\u00e9e en vertu de l&#039;article 102 de la Constitution de la R\u00e9publique populaire du Bangladesh.<\/p>\n<p>11) Dans ce cas, aucun membre individuel des membres de BELA ne pr\u00e9tend avoir \u00e9t\u00e9 directement ou sp\u00e9cialement affect\u00e9 par les polluants toxiques caus\u00e9s par le rejet d&#039;affluents et de d\u00e9chets. Le p\u00e9titionnaire affirme plut\u00f4t que les b\u00e9n\u00e9ficiaires de cette p\u00e9tition \u00e9crite sont les personnes. , les habitants de ce pays et pas seulement les membres de BELA. BELA, en tant qu&#039;association enregistr\u00e9e d&#039;avocats, propage les droits du peuple du Bangladesh et d\u00e9fend sa cause pour profiter de sa propre vie, sans pollution, comme le lui a accord\u00e9 le Seigneur dans sa mis\u00e9ricorde illimit\u00e9e. Il ressort du r\u00e9cit de la requ\u00eate \u00e9crite que BELA est directement impliqu\u00e9e depuis sa cr\u00e9ation dans la pr\u00e9servation de l&#039;environnement contre les effets n\u00e9fastes du d\u00e9s\u00e9quilibre \u00e9cologique cr\u00e9\u00e9 par la cr\u00e9ation insens\u00e9e et imprudente de risques environnementaux en violation de diff\u00e9rentes dispositions juridiques promulgu\u00e9es dans \u00e0 cet \u00e9gard et puisque BELA essaie de faire respecter le droit \u00e0 la vie en tant que droit fondamental des millions de personnes au Bangladesh tel que consacr\u00e9 dans l&#039;article 32 de la Constitution, il rel\u00e8ve de l&#039;expression personne l\u00e9s\u00e9e apparaissant dans l&#039;article 102 de la Constitution et a locus qualit\u00e9 pour maintenir la pr\u00e9sente p\u00e9tition. \u00c0 cet \u00e9gard, il serait \u00e9clairant de citer Mustafa Kamal, J (comme l&#039;\u00e9tait alors sa seigneurie) dans l&#039;affaire Dr. Mohiuddin Farooque Vs. Bangladesh 49 DLR (AD) (1997)1, o\u00f9 la question du locus standi de BELA elle-m\u00eame a \u00e9t\u00e9 examin\u00e9e en d\u00e9tail. Mustafa Kamal, J a tenu ce qui suit :<\/p>\n<p>\u00ab \u2026.. il est \u00e9vident que l\u2019association appelante, en tant qu\u2019association environnementale d\u2019avocats, est une personne l\u00e9s\u00e9e, car la cause qu\u2019elle d\u00e9fend, tant en mati\u00e8re de droits fondamentaux que de recours constitutionnels, est la cause d\u2019un nombre ind\u00e9termin\u00e9 de personnes concernant un sujet d\u2019int\u00e9r\u00eat public et il appara\u00eet, \u00e0 la lecture de la requ\u00eate elle-m\u00eame, qu\u2019elle a consacr\u00e9 son temps, son \u00e9nergie et ses ressources aux effets n\u00e9fastes pr\u00e9sum\u00e9s du FAP-20, qu\u2019elle agit de bonne foi et qu\u2019elle ne cherche pas \u00e0 servir un objectif indirect. Elle a pris grand soin d\u2019\u00e9tablir qu\u2019elle n\u2019est pas un importun. Sous r\u00e9serve de ce qui \u00e9mergera apr\u00e8s que les intim\u00e9s auront expos\u00e9 leur cause lors de l\u2019audition de la requ\u00eate, l\u2019appelant ne peut se voir refuser l\u2019entr\u00e9e au stade pr\u00e9liminaire sur la base des all\u00e9gations faites dans la requ\u00eate \u00bb (paragraphe 52).<\/p>\n<p>12) L\u2019importance des litiges d\u2019int\u00e9r\u00eat public a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 \u00e9tablie dans divers jugements des tribunaux sup\u00e9rieurs de notre pays voisin, l\u2019Inde. En examinant le respect des dispositions de diverses lois du travail en ce qui concerne les ouvriers employ\u00e9s dans les travaux de construction, le juge Bhagwati (comme son Excellence l\u2019appelait alors) a expos\u00e9 avec force la position juridique il y a pr\u00e8s de 20 (vingt) ans de cette mani\u00e8re dans l\u2019affaire People\u2019s Union for Democratic Rights Vs. Union of India, 1982 SC 1473 : \u00ab \u2026 Les litiges d\u2019int\u00e9r\u00eat public sont port\u00e9s devant les tribunaux non pas dans le but de faire valoir les droits d\u2019un individu contre un autre comme c\u2019est le cas dans le cas des litiges ordinaires, mais dans le but de promouvoir et de d\u00e9fendre l\u2019int\u00e9r\u00eat public qui exige que la violation de la constitution ou des droits l\u00e9gaux d\u2019un grand nombre de personnes pauvres, ignorantes ou dans une situation sociale ou \u00e9conomique d\u00e9favoris\u00e9e ne passe pas inaper\u00e7ue et sans r\u00e9paration. \u00ab Cela serait destructeur de l\u2019\u00c9tat de droit, qui constitue l\u2019un des \u00e9l\u00e9ments essentiels de l\u2019int\u00e9r\u00eat public dans toute forme de gouvernement d\u00e9mocratique. L\u2019\u00c9tat de droit ne signifie pas que la protection de la loi doit \u00eatre r\u00e9serv\u00e9e \u00e0 quelques privil\u00e9gi\u00e9s ou que la loi doit \u00eatre prostitu\u00e9e par des int\u00e9r\u00eats particuliers pour prot\u00e9ger et maintenir le statu quo sous le couvert de l\u2019application de leurs droits civils et politiques. Les pauvres ont droit \u00e0 des droits civils et politiques et l\u2019\u00c9tat de droit leur est \u00e9galement destin\u00e9, m\u00eame si aujourd\u2019hui il n\u2019existe que sur le papier et non dans la r\u00e9alit\u00e9 \u00bb (paragraphe 2).<\/p>\n<p>13) Dans ces circonstances, nous n&#039;h\u00e9sitons pas \u00e0 consid\u00e9rer que BELA \u00e9tant enregistr\u00e9e en tant qu&#039;association ayant pour buts et objectifs, entre autres, d&#039;entreprendre des actions en justice pour prot\u00e9ger, pr\u00e9server et r\u00e9tablir les syst\u00e8mes environnementaux et \u00e9cologiques et \u00e9tant profond\u00e9ment active et agissante dans ce domaine d&#039;int\u00e9r\u00eat public, elle rel\u00e8ve de l&#039;expression \u00ab personne l\u00e9s\u00e9e \u00bb au sens de l&#039;article 102 de la Constitution.<\/p>\n<p>14) Lors de l&#039;audience sur la r\u00e8gle, un affidavit suppl\u00e9mentaire a \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9 au nom du p\u00e9titionnaire le 15 juillet 2001, soulignant les d\u00e9veloppements juridiques et autres dans ce domaine depuis la publication de la r\u00e8gle en 1994.<\/p>\n<p>15) Mme Syeda Rizwana Hasan, l&#039;\u00e9minente avocate, soutient que leurs enqu\u00eates montrent que bien que le gouvernement, par une enqu\u00eate, ait lui-m\u00eame identifi\u00e9 les usines et les unit\u00e9s industrielles cr\u00e9ant un d\u00e9s\u00e9quilibre \u00e9cologique en raison du rejet de divers d\u00e9chets industriels dans l&#039;air et les plans d&#039;eau et ait publi\u00e9 un notification du 7-8-1986 (Annexe-C) montrant les types d&#039;usines qui polluent l&#039;environnement mais qui, en violation de leurs obligations l\u00e9gales d\u00e9clar\u00e9es, n&#039;ont pas mis en \u0153uvre leurs propres d\u00e9cisions prises et relat\u00e9es dans l&#039;article 2 de la notification de la Gazette du 7-8-1986 . Elle se r\u00e9f\u00e8re \u00e0 cet \u00e9gard \u00e0 la r\u00e9ponse dat\u00e9e du 11-7-1994 (Annexe-H) \u00e9mise par la Bangladesh Chemical Industries Corporation (BCIC en abr\u00e9g\u00e9) qui contient un rapport intitul\u00e9 \u00ab Environmental Management in BCIC \u00bb. En outre, elle fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 un certain nombre de coupures de journaux (s\u00e9rie Annexe-D) montrant une d\u00e9t\u00e9rioration continue de la pollution environnementale au Bangladesh. Elle fait \u00e9galement r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la nouvelle liste pr\u00e9par\u00e9e par le minist\u00e8re de l&#039;Environnement (Annexe-I). Cette nouvelle liste, affirme-t-elle, a identifi\u00e9 un nombre total de 1 176 industries\/usines \u00e0 travers le pays comme pollueurs, ce qui montre seulement que le nombre d&#039;industries\/usines polluantes est en augmentation, soulignant l&#039;\u00e9chec total \u00e0 r\u00e9duire les effets n\u00e9fastes de la pollution dans le pays. pays par les r\u00e9pondants. \u00c0 ce titre, elle prie pour que les d\u00e9fendeurs soient invit\u00e9s \u00e0 mettre en \u0153uvre la politique d\u00e9clar\u00e9e du gouvernement formul\u00e9e d\u00e8s 1986 dans la notification au Journal officiel publi\u00e9e le 7-4-1986 (Annexe-C) \u00e0 la lumi\u00e8re de \u00ab evsjv\u2021 \u00bb. k cwi\u2021ek msiY AvBb, 1995 (Loi n\u00b0 1 de 1995) Bangladesh Paribesh Songrakhkhan Ain) (Loi en abr\u00e9g\u00e9), une nouvelle loi pour la pr\u00e9servation de l&#039;environnement au Bangladesh.<\/p>\n<p>Au nom des intim\u00e9s, M. Md. Zahurul Islam, procureur g\u00e9n\u00e9ral adjoint, d\u00e9pose un affidavit en opposition.<\/p>\n<p>16) Apr\u00e8s une guerre de lib\u00e9ration historique, le peuple du Bangladesh a \u00e9tabli son propre pays ind\u00e9pendant et souverain et, par l&#039;interm\u00e9diaire de son Assembl\u00e9e constituante, s&#039;est dot\u00e9 d&#039;une Constitution. Un moyen simple de comprendre et d\u2019appr\u00e9cier les dispositions de la Constitution est de consulter son pr\u00e9ambule. Le paragraphe 3 du pr\u00e9ambule se lit comme suit :<\/p>\n<p>\u00ab \u2026\u2026. S\u2019engageant \u00e0 ce que l\u2019objectif fondamental de l\u2019\u00c9tat soit de r\u00e9aliser, par le biais du processus d\u00e9mocratique, une soci\u00e9t\u00e9 socialiste, libre de toute exploitation, une soci\u00e9t\u00e9 dans laquelle l\u2019\u00c9tat de droit, les droits fondamentaux de l\u2019homme et la libert\u00e9, l\u2019\u00e9galit\u00e9 et la justice politique, \u00e9conomique et sociale seront garantis \u00e0 tous les citoyens. \u00bb Ce paragraphe du pr\u00e9ambule glorifie l\u2019engagement de la nation \u00e0 \u00e9tablir une soci\u00e9t\u00e9 dans laquelle l\u2019\u00c9tat de droit, les droits fondamentaux de l\u2019homme et la libert\u00e9, entre autres, seront garantis \u00e0 tous les citoyens.<\/p>\n<p>17) La partie III de la Constitution consacre les droits fondamentaux du peuple sous le titre \u00ab Droits fondamentaux \u00bb. Ce chapitre contient les articles 26 \u00e0 47A, l&#039;article 26 d\u00e9clare que les lois incompatibles avec le droit fondamental \u00e0 la vie et \u00e0 la libert\u00e9 personnelle sont interdites. L&#039;article 32 est ainsi r\u00e9dig\u00e9 :<\/p>\n<p>\u00ab 32. Nul ne peut \u00eatre priv\u00e9 de sa vie ou de sa libert\u00e9 personnelle, sauf en conformit\u00e9 avec la loi. \u00bb Cette d\u00e9claration de la Constitution n\u2019est pas un simple vain mot. Ces garanties sont de nature fondamentale, accord\u00e9es au peuple du Bangladesh par sa Constitution. L\u2019expression \u00ab vie \u00bb consacr\u00e9e par l\u2019article 32 comprend tout ce qui est n\u00e9cessaire pour lui donner un sens et une vie digne d\u2019\u00eatre v\u00e9cue, comme, entre autres, le maintien de la sant\u00e9 est de la plus haute importance et la pr\u00e9servation de l\u2019environnement et des conditions d\u2019hygi\u00e8ne sont d\u2019une importance primordiale pour ce maintien de la sant\u00e9, dont l\u2019absence peut mettre en p\u00e9ril la vie du citoyen. Naturellement, si la vie des habitants vivant autour des usines concern\u00e9es est en danger, l\u2019application de l\u2019article 32 devient in\u00e9vitable car non seulement le droit \u00e0 la vie mais aussi une vie pleine de sens est un droit fondamental inali\u00e9nable des citoyens de ce pays.<\/p>\n<p>18) En Inde, la premi\u00e8re avanc\u00e9e importante \u00e0 cet \u00e9gard a eu lieu dans l&#039;affaire Rural Litigation And Entitlement Kendra c. State of UP AIR 1985 SC 652, connue sous le nom d&#039;affaire Doon Valley. La vall\u00e9e de Dehradum en Inde est entour\u00e9e d&#039;un c\u00f4t\u00e9 par la cha\u00eene de l&#039;Himalaya et de l&#039;autre par les fleuves Gange et Yamuna. Elle a \u00e9t\u00e9 une r\u00e9gion magnifique, mais en raison de l&#039;exploitation incontr\u00f4l\u00e9e du calcaire, son paysage a perdu sa beaut\u00e9 d&#039;antan. Dans cette affaire, une lettre re\u00e7ue du Rural Litigation and Entitlement Kendra, Dehradum, a \u00e9t\u00e9 trait\u00e9e comme une requ\u00eate et la Cour supr\u00eame, par son arr\u00eat et son ordonnance du 12 mars 1985, AIR SC 652, a ordonn\u00e9 la fermeture des mines de cat\u00e9gorie \u00ab A \u00bb situ\u00e9es dans les limites municipales de Mussoorie et, ce faisant, a statu\u00e9 comme suit au paragraphe 6 :<\/p>\n<p>\u00ab Cette perturbation environnementale doit cependant \u00eatre mise en balance avec la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019exploiter des carri\u00e8res de calcaire \u00e0 des fins industrielles dans le pays et nous avons pris cet aspect en compte lors de la prise de cette ordonnance. \u00bb Dans l\u2019affaire Doon Valley susmentionn\u00e9e, plusieurs comit\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9s et leurs rapports et plans ont \u00e9t\u00e9 examin\u00e9s par la Cour supr\u00eame et de nouvelles directives ont \u00e9t\u00e9 donn\u00e9es de temps \u00e0 autre. Cependant, dans le jugement ult\u00e9rieur rapport\u00e9 dans AIR 1987 SC 359, examinant les questions de savoir si les baux miniers peuvent \u00eatre autoris\u00e9s \u00e0 poursuivre des op\u00e9rations mini\u00e8res sans nuire en aucune fa\u00e7on \u00e0 l\u2019environnement ou \u00e0 l\u2019\u00e9quilibre \u00e9cologique ou sans mettre en danger les individus, le b\u00e9tail et les terres agricoles, la Cour supr\u00eame de l\u2019Inde a r\u00e9pondu comme suit :<\/p>\n<p>\u00ab 17 \u2026\u2026.. Il appartient au Gouvernement et \u00e0 la Nation, et non au Tribunal, de d\u00e9cider si les gisements doivent \u00eatre exploit\u00e9s au d\u00e9triment de l\u2019\u00e9cologie et des consid\u00e9rations environnementales ou si les besoins industriels doivent \u00eatre satisfaits d\u2019une autre mani\u00e8re.<\/p>\n<p>19) Le gouvernement, tant au niveau du Centre que de l&#039;\u00c9tat, doit r\u00e9aliser et rester conscient du fait que l&#039;enjeu en la mati\u00e8re est vaste et de grande envergure. Les cons\u00e9quences n\u00e9fastes dureraient longtemps. Une fois cette situation ind\u00e9sirable install\u00e9e, les modifications ou les r\u00e9parations ne seraient plus possibles. La verdure de l&#039;Inde, comme certains en doutent, pourrait p\u00e9rir et le d\u00e9sert du Thar pourrait \u00e9tendre ses limites.<\/p>\n<p>20) \u2026\u2026 Nous ne sommes pas inconscients du fait que les ressources naturelles doivent \u00eatre exploit\u00e9es \u00e0 des fins de d\u00e9veloppement social, mais nous ne pouvons pas oublier en m\u00eame temps que l\u2019exploitation des ressources doit \u00eatre effectu\u00e9e avec l\u2019attention et le soin requis afin que l\u2019\u00e9cologie et l\u2019environnement ne soient pas gravement affect\u00e9s, qu\u2019il n\u2019y ait pas d\u2019\u00e9puisement des ressources en eau et qu\u2019une planification \u00e0 long terme soit entreprise pour maintenir la richesse nationale. Il ne faut jamais oublier qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un patrimoine permanent de l\u2019humanit\u00e9 et qu\u2019il n\u2019est pas pr\u00e9vu qu\u2019il soit \u00e9puis\u00e9 en une g\u00e9n\u00e9ration. \u00bb (Ranganth Misra, J.)<\/p>\n<p>21) En arri\u00e8re-plan de cette position juridique, consid\u00e9rons maintenant le grief de BELA soulev\u00e9 au nom des habitants du Bangladesh. Il ne fait aucun doute que le gouvernement de l\u2019\u00e9poque n\u2019avait pas totalement oubli\u00e9 le probl\u00e8me de la pollution de l\u2019environnement au Bangladesh et, bien que lentement, il a pris l\u2019initiative de promulguer l\u2019ordonnance de 1977 sur le contr\u00f4le de la pollution de l\u2019environnement. Cette ordonnance pr\u00e9voit la cr\u00e9ation d\u2019un conseil de contr\u00f4le de la pollution de l\u2019environnement et \u00e9galement la nomination d&#039;un directeur qui sera le chef ex\u00e9cutif de la cellule de mise en \u0153uvre cr\u00e9\u00e9e dans le but d&#039;ex\u00e9cuter les politiques du Conseil.<\/p>\n<p>22) En temps voulu, cela a \u00e9t\u00e9 entrepris par le D\u00e9partement de l&#039;Environnement, Contr\u00f4le de la Pollution. Ladite enqu\u00eate a identifi\u00e9 les types d&#039;usines polluant l&#039;environnement et ces usines et unit\u00e9s industrielles ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 class\u00e9es en 13 (treize) classes, totalisant 903 usines et unit\u00e9s industrielles. La classification avec la liste des usines et unit\u00e9s industrielles identifi\u00e9es par le gouvernement comme polluant l&#039;environnement a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e dans la Gazette du Bangladesh le 7-8-1986 (Annexe-C). Lors d&#039;une enqu\u00eate ult\u00e9rieure jusqu&#039;\u00e0 la derni\u00e8re, le minist\u00e8re de l&#039;Environnement a identifi\u00e9 un nombre total de 1 176 usines et unit\u00e9s industrielles polluant l&#039;environnement (Annexe I \u00e0 l&#039;affidavit suppl\u00e9mentaire).<\/p>\n<p>23) Entre-temps, la loi de 1995 a remplac\u00e9 l&#039;ordonnance ant\u00e9rieure. La loi cr\u00e9e la Direction de l&#039;environnement qui est dirig\u00e9e par un directeur g\u00e9n\u00e9ral. L&#039;article 4 de la loi d\u00e9crit les pouvoirs et fonctions du directeur g\u00e9n\u00e9ral.<\/p>\n<p>24) Il semble que la sous-section 1 de la section 4 autorise le directeur g\u00e9n\u00e9ral \u00e0 prendre toutes les mesures jug\u00e9es opportunes et n\u00e9cessaires pour la conservation de l&#039;environnement, l&#039;am\u00e9lioration des normes environnementales et le contr\u00f4le et l&#039;att\u00e9nuation de la pollution de l&#039;environnement et peut donner les des instructions \u00e9crites \u00e0 toute personne pour l\u2019exercice de ses fonctions en vertu de la Loi. L&#039;alin\u00e9a 2(d) autorise le directeur g\u00e9n\u00e9ral \u00e0 donner des conseils ou des directives, selon le cas, \u00e0 toute personne concernant toute mati\u00e8re dangereuse et l&#039;utilisation, la conservation, le transport, l&#039;exportation et l&#039;importation de toute mati\u00e8re dangereuse et\/ou de ses ingr\u00e9dients. L&#039;alin\u00e9a 2(e) lui permet d&#039;examiner tout lieu, local, usine, \u00e9quipement, processus de fabrication ou autres, ingr\u00e9dients ou substances dans le but d&#039;am\u00e9liorer l&#039;environnement et de contr\u00f4ler et att\u00e9nuer la pollution et peut donner des ordres ou des instructions \u00e0 l&#039;autorit\u00e9 comp\u00e9tente. ou personne pour la pr\u00e9vention, le contr\u00f4le et l\u2019att\u00e9nuation de la pollution de l\u2019environnement. En vertu de la sous-section 3, des instructions peuvent \u00e9galement \u00eatre \u00e9mises pr\u00e9voyant la fermeture, l&#039;interdiction ou la r\u00e9glementation de toute industrie ou processus et la personne concern\u00e9e sera tenue de se conformer \u00e0 ces instructions.<\/p>\n<p>25) L&#039;article 7 de la Loi envisage des mesures correctives si l&#039;\u00e9cosyst\u00e8me est menac\u00e9. Cette disposition stipule que s&#039;il appara\u00eet au Directeur g\u00e9n\u00e9ral qu&#039;une certaine activit\u00e9 cause des dommages \u00e0 l&#039;\u00e9cosyst\u00e8me que ce soit directement ou indirectement, il peut, apr\u00e8s avoir \u00e9valu\u00e9 l&#039;\u00e9tendue des dommages, ordonner \u00e0 la personne charg\u00e9e de prendre les mesures correctives appropri\u00e9es et cette personne doit \u00eatre tenu de se conformer \u00e0 ces instructions.<\/p>\n<p>L&#039;article 9 interdit le rejet de toute pollution excessive de l&#039;environnement provenant de toutes sources, y compris les entreprises commerciales et industrielles.<\/p>\n<p>26) La sous-section 1 de l&#039;article 9 pr\u00e9voit que lorsque le rejet de toute pollution environnementale se produit au-del\u00e0 de la limite prescrite par une r\u00e8gle, ou est susceptible de se produire en raison d&#039;un accident ou d&#039;un autre acte ou \u00e9v\u00e9nement non forc\u00e9, la personne responsable de de tels actes ou la personne responsable du lieu o\u00f9 un tel rejet a lieu, sera tenu de pr\u00e9venir ou d&#039;att\u00e9nuer la pollution de l&#039;environnement caus\u00e9e par ce rejet. La sous-section 3 exige qu&#039;\u00e0 la r\u00e9ception d&#039;informations en vertu du pr\u00e9sent article concernant tout incident d&#039;accident envisag\u00e9 en vertu de cette r\u00e8gle, le directeur g\u00e9n\u00e9ral prenne, d\u00e8s que possible, les mesures correctives n\u00e9cessaires pour pr\u00e9venir ou att\u00e9nuer la pollution de l&#039;environnement et cette personne doit sera tenu de pr\u00eater au Directeur g\u00e9n\u00e9ral toute l&#039;assistance dont il pourrait avoir besoin. La sous-section 4 habilite le directeur g\u00e9n\u00e9ral \u00e0 recouvrer les d\u00e9penses \u00e0 la demande du public engag\u00e9es en ce qui concerne les mesures correctives visant \u00e0 contr\u00f4ler et att\u00e9nuer la pollution de l&#039;environnement envisag\u00e9es dans cette disposition.<\/p>\n<p>27) Par la suite, le gouvernement, dans l&#039;exercice de son pouvoir de r\u00e9glementation conf\u00e9r\u00e9 par l&#039;article 20 de la loi, a promulgu\u00e9 les R\u00e8gles de conservation de l&#039;environnement, 1997 (R\u00e8gles en abr\u00e9g\u00e9). Le R\u00e8glement fixe la proc\u00e9dure \u00e0 suivre pour atteindre les objectifs pr\u00e9vus par la loi. La r\u00e8gle 7 d\u00e9crit la proc\u00e9dure d&#039;obtention de l&#039;autorisation environnementale et classe \u00e9galement les unit\u00e9s et projets industriels en trois grandes cat\u00e9gories en fonction du degr\u00e9 possible de risque de pollution impliqu\u00e9, telles que Vert, Orange Ka, Orange-Kha et Rouge.<\/p>\n<p>28) Les unit\u00e9s industrielles et les projets qui ont tr\u00e8s peu d&#039;impact polluant sur l&#039;environnement class\u00e9s comme verts tandis que ceux qui sont dangereux pour l&#039;environnement sont class\u00e9s comme Orange-ka, Orange-kha et les plus dangereux sont class\u00e9s comme Rouge. Ces quatre cat\u00e9gories d&#039;unit\u00e9s et de projets industriels sont mentionn\u00e9es \u00e0 l&#039;annexe I du R\u00e8glement, les annexes 2, 3, 4 et 8 ont fix\u00e9 respectivement les normes en mati\u00e8re d&#039;air, d&#039;eau, de bruit et d&#039;odeur. Les annexes 10, 11 et 12 des R\u00e8gles prescrivent \u00e9galement les limites des normes d&#039;\u00e9mission de divers d\u00e9chets liquides, gazeux et solides. Les dispositions de la loi et des r\u00e8gles exigent que ces limites standard soient respect\u00e9es par les unit\u00e9s et projets industriels concern\u00e9s.<\/p>\n<p>29) Il semble que le grief de BELA soit qu&#039;en d\u00e9pit de toutes ces dispositions contenues dans la loi et dans les r\u00e8gles, il n&#039;y a pratiquement aucune am\u00e9lioration dans la lutte et la r\u00e9duction de la pollution industrielle dangereuse. Les rapports (Annexe-I) pr\u00e9par\u00e9s par le La Direction de l&#039;Environnement elle-m\u00eame montre que le nombre d&#039;unit\u00e9s et de projets industriels provoquant une pollution de l&#039;environnement est en augmentation dans tout le Bangladesh. Les documents annex\u00e9s \u00e0 la requ\u00eate et \u00e0 l&#039;affidavit suppl\u00e9mentaire ult\u00e9rieur ne sont pas ni\u00e9s par les intim\u00e9s.<\/p>\n<p>30) Le savant procureur g\u00e9n\u00e9ral adjoint comparaissant au nom de l&#039;intim\u00e9 n\u00b0 3 est vague dans ses arguments. Il affirme que le gouvernement prend toutes les mesures possibles pour r\u00e9duire la pollution de l&#039;environnement, mais n&#039;a pas pr\u00e9cis\u00e9 quelles mesures concr\u00e8tes sont prises \u00e0 cet \u00e9gard par le gouvernement et plus particuli\u00e8rement par la Direction de l&#039;environnement. Un affidavit d&#039;opposition est d\u00e9pos\u00e9 au nom du minist\u00e8re de l&#039;Environnement et des For\u00eats, le d\u00e9fendeur n\u00b0 3. Les faits \u00e9nonc\u00e9s dans ledit affidavit sont tout aussi vagues et ne nient pas les all\u00e9gations de manque de r\u00e9ponse de la part des fonctionnaires dans la mise en \u0153uvre de la lettres de la loi et les d\u00e9cisions du gouvernement prises \u00e0 cet \u00e9gard et publi\u00e9es dans la Gazette du Bangladesh d\u00e8s le 7-4-1986 (Annexe-C), sans parler des intentions l\u00e9gislatives si solennellement glorifi\u00e9es dans la loi du 1995 et les r\u00e8gles adopt\u00e9es en 1997. \u00c0 cet \u00e9gard, il convient de se r\u00e9f\u00e9rer aux dispositions constitutionnelles garantissant la sant\u00e9 et la moralit\u00e9 publiques. L\u2019article 18(1) se lit comme suit :<\/p>\n<p>\u00ab 18(1) L\u2019\u00c9tat consid\u00e8re l\u2019\u00e9l\u00e9vation du niveau de nutrition et l\u2019am\u00e9lioration de la sant\u00e9 publique comme l\u2019un de ses principaux devoirs et adopte notamment des mesures efficaces pour pr\u00e9venir la consommation, sauf \u00e0 des fins m\u00e9dicales ou \u00e0 d\u2019autres fins prescrites par la loi, de boissons alcoolis\u00e9es et autres boissons enivrantes et de drogues nocives pour la sant\u00e9 \u00bb (soulignements de moi).<\/p>\n<p>31) La Constitution impose \u00e9galement en termes clairs les devoirs des citoyens et des fonctionnaires. L\u2019article 21 est ainsi r\u00e9dig\u00e9 :<\/p>\n<p>\u00ab 21 (I) Il est du devoir de chaque citoyen d\u2019observer la Constitution et les lois, de maintenir la discipline, d\u2019accomplir ses devoirs publics et de prot\u00e9ger les biens publics. (2) Toute personne au service de la R\u00e9publique a le devoir de s\u2019efforcer \u00e0 tout moment de servir le peuple. \u00bb (soulignement de moi).<\/p>\n<p>32) Mais malgr\u00e9 les prescriptions constitutionnelles et les dispositions de la loi et du r\u00e8glement, le hiatus est rest\u00e9 comme avant entre les lettres de loi et leur mise en \u0153uvre dans le domaine de la pollution de l&#039;environnement en raison de l&#039;indiff\u00e9rence des fonctionnaires concern\u00e9s apathiques, indiff\u00e9rents \u00e0 les \u00e9dits constitutionnels si solennellement d\u00e9clar\u00e9s aux articles 18 et 32.<\/p>\n<p>33) Le serment d&#039;entr\u00e9e en fonction des juges de la Cour supr\u00eame exige qu&#039;ils pr\u00e9servent, prot\u00e8gent et d\u00e9fendent la Constitution et les lois du Bangladesh. Ce ne sont pas de simples mots vides de sens. Ces paroles de serment glorifiantes font l\u2019\u00e9loge de la supr\u00e9matie du pouvoir judiciaire. Il est d\u00e9sormais bien \u00e9tabli que si le gouvernement ou ses fonctionnaires ne parviennent pas \u00e0 agir et \u00e0 s&#039;acquitter des devoirs qui leur sont impos\u00e9s par les lois de cette R\u00e9publique, la Haute Cour de la Cour supr\u00eame ne restera pas un spectateur silencieux de l&#039;inertie du gouvernement. une partie du gouvernement ou ses fonctionnaires, afin de justifier leur serment d&#039;office, peuvent \u00e9mettre, \u00e0 leur discr\u00e9tion, les ordres et instructions n\u00e9cessaires, en vertu de l&#039;article 102 de la Constitution, pour mettre en \u0153uvre les intentions et les objectifs de toute loi \u00e0 la lettre, dans l&#039;int\u00e9r\u00eat du peuple du Bangladesh, car tous les pouvoirs de la R\u00e9publique appartiennent au peuple et leur exercice au nom du peuple ne peut s&#039;effectuer qu&#039;en vertu et par l&#039;autorit\u00e9 de la Constitution.<\/p>\n<p>34) \u00c0 cet \u00e9gard, consid\u00e9rons certaines d\u00e9cisions des cours sup\u00e9rieures de l&#039;Inde. Dans l&#039;affaire Doon Valley \u00e9voqu\u00e9e plus haut, la Cour supr\u00eame de l&#039;Inde, dans l&#039;exercice de sa comp\u00e9tence \u00e9pistolaire, a ordonn\u00e9 pour la premi\u00e8re fois la fermeture de carri\u00e8res de calcaire, afin de pr\u00e9server l&#039;\u00e9quilibre \u00e9cologique de la cha\u00eene de Mussorie Hill et \u00e9galement en raison des dangers. \u00e0 la sant\u00e9 publique.<\/p>\n<p>35) Dans le cas de MMC Mehta V. Union of India AIR 1987 SC 1086, fuite de gaz d&#039;ol\u00e9um dans l&#039;une des unit\u00e9s de Shriram Foods and Fertilizer Industries avec une s\u00e9rieuse crainte de catastrophe, la Cour supr\u00eame, \u00e0 la demande de M. MC Mehta, avocat \u00e0 la Cour supr\u00eame, a initialement ferm\u00e9 l&#039;usine, mais apr\u00e8s de longues d\u00e9lib\u00e9rations et beaucoup d&#039;h\u00e9sitations, il a permis \u00e0 l&#039;usine de red\u00e9marrer, mais sous r\u00e9serve de nombreuses mesures de s\u00e9curit\u00e9. Le juge en chef PN Bhagwati, examinant la question d\u00e9licate de la fermeture de l&#039;usine entra\u00eenant la perte d&#039;emplois pour des centaines d&#039;employ\u00e9s, une perte \u00e9conomique pour l&#039;entreprise et d&#039;autres questions accessoires, a statu\u00e9 comme suit\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab \u2026.. L\u2019entreprise doit \u00eatre tenue de veiller \u00e0 ce que l\u2019activit\u00e9 dangereuse ou intrins\u00e8quement dangereuse dans laquelle elle est engag\u00e9e soit men\u00e9e avec les normes de s\u00e9curit\u00e9 les plus \u00e9lev\u00e9es et si un pr\u00e9judice r\u00e9sulte de cette activit\u00e9, l\u2019entreprise doit \u00eatre absolument responsable de l\u2019indemnisation de ce pr\u00e9judice et il ne devrait pas \u00eatre possible de r\u00e9pondre \u00e0 l\u2019entreprise de dire qu\u2019elle a pris toutes les pr\u00e9cautions raisonnables et que le pr\u00e9judice est survenu sans aucune n\u00e9gligence de sa part.<\/p>\n<p>\u2026. Nous estimons donc que lorsqu&#039;une entreprise est engag\u00e9e dans une activit\u00e9 dangereuse ou intrins\u00e8quement dangereuse et qu&#039;un pr\u00e9judice r\u00e9sulte d&#039;un accident survenu dans l&#039;exercice de cette activit\u00e9 dangereuse ou intrins\u00e8quement dangereuse entra\u00eenant, par exemple, une fuite de gaz toxique, l&#039;entreprise est strictement et absolument responsable d&#039;indemniser tous ceux qui sont touch\u00e9s par l&#039;accident et cette responsabilit\u00e9 n&#039;est soumise \u00e0 aucune des exceptions. \u2026. (Paragraphe 31).<br \/>\n36) Dans l&#039;affaire LK Koolwal c. \u00c9tat du Rajasthan AIR 1988 Raj 2. un certain M. LK Koolwal a saisi la Cour dans sa comp\u00e9tence de requ\u00eate en rapport avec le grave probl\u00e8me d&#039;assainissement de la ville de Jaipur qui est devenu dangereux pour la vie des citoyens de Jaipur pour obtenir une directive \u00e0 l&#039;intention de la municipalit\u00e9. Tout en ordonnant \u00e0 la municipalit\u00e9 d&#039;\u00e9liminer la salet\u00e9, les ordures, etc. dans un d\u00e9lai de six mois, le juge DL Mehta de la Haute Cour du Rajasthan a statu\u00e9 comme suit : \u00ab Le maintien de la sant\u00e9, la pr\u00e9servation de l&#039;assainissement et de l&#039;environnement rel\u00e8vent du champ d&#039;application de l&#039;article 21 de la Constitution car ils affectent n\u00e9gativement la vie du citoyen et cela revient \u00e0 montrer un empoisonnement et \u00e0 r\u00e9duire la vie du citoyen en raison des dangers cr\u00e9\u00e9s, s&#039;ils ne sont pas ma\u00eetris\u00e9s. \u00bb Paragraphe 3).<\/p>\n<p>37) Le savant juge, tout en confirmant l&#039;application du devoir impos\u00e9 \u00e0 l&#039;\u00c9tat, a ajout\u00e9 ce qui suit : \u00ab Si le pouvoir l\u00e9gislatif ou le gouvernement de l&#039;\u00c9tat estime que la loi qu&#039;ils ont promulgu\u00e9e ne peut \u00eatre mise en \u0153uvre, le pouvoir l\u00e9gislatif a la libert\u00e9 de l&#039;abroger, mais la loi qui reste dans les textes l\u00e9gislatifs devra \u00eatre mise en \u0153uvre, en particulier lorsqu&#039;elle concerne le devoir principal. \u00bb Paragraphe 10).<\/p>\n<p>38) Sur la question de la pollution de l&#039;eau caus\u00e9e par les tanneries lors du rejet de leurs affluents dans la rivi\u00e8re Gannga ner Kanpur, la Cour supr\u00eame de l&#039;Inde a ordonn\u00e9 la mise en place d&#039;usines de traitement primaire, faute de quoi elle a ordonn\u00e9 la fermeture des tanneries concern\u00e9es. Dans ladite affaire (AIR 1988 SC 1037), le juge KN Singh a statu\u00e9 comme suit\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab Ce tribunal leur a adress\u00e9 des avis, mais malgr\u00e9 ces avis, de nombreux industriels n\u2019ont pas pris la peine de r\u00e9pondre \u00e0 ces avis ou de prendre les mesures \u00e9l\u00e9mentaires pour le traitement des effluents industriels avant de les d\u00e9verser dans la rivi\u00e8re. Nous \u00e9mettons donc des instructions pour la fermeture des tanneries qui n\u2019ont pas pris les mesures minimales requises pour le traitement primaire des effluents industriels. Nous sommes conscients que la fermeture des tanneries peut entra\u00eener du ch\u00f4mage et une perte de revenus, mais la vie, la sant\u00e9 et l\u2019\u00e9cologie sont plus importantes pour la population. \u00bb Paragraphe 21).<\/p>\n<p>39) Dans une autre affaire, tout en ordonnant \u00e0 la Municipal Corporation of Kanpur de prendre certaines mesures imm\u00e9diates, la Cour supr\u00eame de l\u2019Inde, sur demande de M. MC Mehta (AIR 1988 SC 1115), a statu\u00e9 comme suit : \u00ab Le requ\u00e9rant dans l\u2019affaire qui nous occupe n\u2019est sans doute pas un propri\u00e9taire riverain. Il est une personne int\u00e9ress\u00e9e par la protection de la vie des personnes qui utilisent l\u2019eau qui coule dans le fleuve Gange et son droit de maintenir la p\u00e9tition ne peut \u00eatre contest\u00e9. La nuisance caus\u00e9e par la pollution du fleuve Gange est une nuisance publique, qui est tr\u00e8s r\u00e9pandue et sans discrimination dans ses effets et il ne serait pas raisonnable d\u2019attendre d\u2019une personne en particulier qu\u2019elle engage des poursuites pour y mettre fin, ind\u00e9pendamment de la communaut\u00e9 dans son ensemble. La p\u00e9tition a \u00e9t\u00e9 examin\u00e9e comme un litige d\u2019int\u00e9r\u00eat public. Au vu des faits et des circonstances de l\u2019affaire, nous sommes d\u2019avis que le requ\u00e9rant est en droit de saisir cette Cour afin de faire appliquer les dispositions statutaires qui imposent des obligations aux autorit\u00e9s municipales et aux conseils constitu\u00e9s en vertu de la Loi sur l\u2019eau. (Paragraphe 16).<\/p>\n<p>40) Dans le cas de V. Lakshmipathy contre. \u00c9tat du Karnataka AIR 1992 Karnataka 57, tout en d\u00e9livrant un mandamus avec pour instruction de r\u00e9duire la pollution dans la zone concern\u00e9e, HG Balkrishna, J. a d\u00e9clar\u00e9 ce qui suit\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab Le droit \u00e0 la vie inh\u00e9rent \u00e0 l\u2019article 21 de la Constitution de l\u2019Inde ne manque pas de r\u00e9pondre aux exigences d\u2019une vie de qualit\u00e9 qui n\u2019est possible que dans un environnement de qualit\u00e9. Lorsque, du fait d\u2019interventions humaines, la qualit\u00e9 de l\u2019air et la qualit\u00e9 de l\u2019environnement sont menac\u00e9es ou affect\u00e9es, la Cour n\u2019h\u00e9sitera pas \u00e0 utiliser son pouvoir d\u2019innovation dans le cadre de sa comp\u00e9tence \u00e9pistolaire pour faire respecter et sauvegarder le droit \u00e0 la vie afin de promouvoir l\u2019int\u00e9r\u00eat public. Les garanties sp\u00e9cifiques de l\u2019article 21 d\u00e9voilent des p\u00e9nombres fa\u00e7onn\u00e9es par les \u00e9manations de ces assurances constitutionnelles qui les aident \u00e0 vivre et \u00e0 se d\u00e9velopper. \u00bb (Paragraphe 28).<\/p>\n<p>41) De m\u00eame, dans le cas de Muniswamy Gowda contre. State of Karnataka Air 1998 Karnataka 281, le moulin \u00e0 riz situ\u00e9 \u00e0 proximit\u00e9 de la maison d&#039;habitation des p\u00e9titionnaires, causant un risque pour la sant\u00e9 en \u00e9mettant des balles et de la poussi\u00e8re dans toute l&#039;atmosph\u00e8re, en d\u00e9rogation au droit fondamental des p\u00e9titionnaires, a re\u00e7u l&#039;ordre de fermer. Dans le cas pr\u00e9sent, il semble que le gouvernement ait pris la d\u00e9cision d\u00e8s 1986, selon laquelle le minist\u00e8re de l&#039;Industrie veillerait \u00e0 ce que les industries ne disposant pas d&#039;un syst\u00e8me de contr\u00f4le de la pollution\/de protection de l&#039;environnement adoptent des mesures de contr\u00f4le de la pollution au cours des trois prochaines ann\u00e9es. ann\u00e9es. l&#039;affidavit en opposition, soumis au nom du d\u00e9fendeur n\u00b0 3 ou du savant procureur g\u00e9n\u00e9ral adjoint, n&#039;a pas pu nous pr\u00e9senter la preuve de telles mesures mises en \u0153uvre par l&#039;une des 903 industries\/usines identifi\u00e9es dans la liste publi\u00e9e dans la Gazette du Bangladesh le 7.8. .1986 ( Annexe-C ). Au fil des ann\u00e9es, la situation s&#039;est aggrav\u00e9e malgr\u00e9 la promulgation de diverses lois \u00e0 cet \u00e9gard. Mais nous ne voyons pas dans les documents dont nous sommes saisis la preuve de l&#039;exercice d&#039;une quelconque des nombreuses fonctions confi\u00e9es aux fonctionnaires concern\u00e9s de la Direction de l&#039;Environnement par la loi, bien que ce soit leur devoir principal. A cet \u00e9gard, il convient de noter que l&#039;art. 31 de la Constitution conf\u00e8re \u00e0 chaque citoyen de ce pays le droit \u00e0 la protection de la loi. art. 31 se lit comme suit :<\/p>\n<p>\u00ab 31. B\u00e9n\u00e9ficier de la protection de la loi et \u00eatre trait\u00e9 conform\u00e9ment \u00e0 la loi, uniquement conform\u00e9ment \u00e0 la loi, est le droit inali\u00e9nable de tout citoyen, o\u00f9 qu\u2019il se trouve, et de toute autre personne se trouvant actuellement au Bangladesh, et en particulier, aucune action pr\u00e9judiciable \u00e0 la vie, \u00e0 la libert\u00e9, au corps, \u00e0 la r\u00e9putation ou \u00e0 la propri\u00e9t\u00e9 de quiconque ne sera entreprise que conform\u00e9ment \u00e0 la loi \u00bb (les soulignements sont de moi). Ce mandat constitutionnel garantit la protection de la loi \u00e0 chaque citoyen de ce pays. La loi de 1995 et les r\u00e8gles de 1997 ont \u00e9t\u00e9 promulgu\u00e9es dans le but sp\u00e9cifique de pr\u00e9server les conditions d\u2019hygi\u00e8ne du pays en \u00e9radiquant la pollution de l\u2019environnement, en tant que telle, la protection des citoyens en vertu de ces lois est un droit garanti en vertu de l\u2019article 31, de rendre leur vie significative et digne d\u2019\u00eatre v\u00e9cue. Dans de telles circonstances, les fonctionnaires concern\u00e9s peuvent toutefois \u00eatre tenus d\u2019accomplir leurs devoirs primaires, obligatoires et obligatoires tels que requis par les dispositions de la loi et des r\u00e8gles \u00e9dict\u00e9es en vertu de celle-ci et aucune excuse ne sera accept\u00e9e dans l\u2019ex\u00e9cution de ces obligations primaires. Fran\u00e7ais \u00c0 cet \u00e9gard, il convient de noter que le Gouvernement a l&#039;obligation constitutionnelle de veiller \u00e0 ce qu&#039;il n&#039;y ait aucune violation des droits fondamentaux de quiconque et que les lois du pays soient respect\u00e9es et appliqu\u00e9es \u00e0 la lettre. La loi de 1995 a \u00e9t\u00e9 promulgu\u00e9e avec pour seule id\u00e9e et dans le seul espoir solennel d&#039;\u00e9radiquer les effets n\u00e9fastes de la pollution et de prot\u00e9ger la vie de plusieurs millions de personnes dans ce pays en pr\u00e9servant l&#039;\u00e9quilibre de son \u00e9cosyst\u00e8me. Le peuple du Bangladesh, en vertu de l&#039;article 10 de la Constitution, est tenu de veiller \u00e0 ce que les droits fondamentaux de toute personne ne soient pas viol\u00e9s et \u00e0 ce que les lois du pays soient respect\u00e9es et appliqu\u00e9es \u00e0 la lettre.<br \/>\n31, a le droit de b\u00e9n\u00e9ficier de la protection de ces lois et, en vertu de l&#039;art. 21, toute personne au service de la R\u00e9publique a le devoir d&#039;assurer le respect des mandats constitutionnels et de la loi fonci\u00e8re, de s&#039;efforcer \u00e0 tout moment de servir le peuple \u00e0 qui appartiennent tous les pouvoirs de la R\u00e9publique. En tant que tel, il est \u00e9galement de l&#039;obligation constitutionnelle du gouvernement de garantir que les droits du peuple, si glorifi\u00e9s par l&#039;art. 18 et art. 32 de la constitution, sont justifi\u00e9s et d\u00e9fendus et les dispositions de ladite loi sont mises en \u0153uvre dans sa lecture et son esprit pour prot\u00e9ger les int\u00e9r\u00eats du peuple.<\/p>\n<p>42) En cas de manquement ou de manquement \u00e0 cet \u00e9gard, ces obligations constitutionnelles peuvent \u00eatre oppos\u00e9es au gouvernement en vertu de l&#039;article 102 de la Constitution. Dans un tel processus, la Cour supr\u00eame n&#039;est qu&#039;un instrument, en vertu de la Constitution, pour atteindre les objectifs constitutionnels d&#039;un \u00c9tat providence.<\/p>\n<p>43) L&#039;art. 32 garantit le droit \u00e0 la vie. Cette expression \u00ab vie \u00bb ne signifie pas simplement une vie \u00e9l\u00e9mentaire ou une vie sous-humaine, mais \u00e9voque dans cette expression la vie de la plus grande cr\u00e9ation du Seigneur qui a au moins le droit \u00e0 une vie d\u00e9cente et saine dans des conditions d&#039;hygi\u00e8ne. Elle signifie \u00e9galement une vie de qualit\u00e9, entre autres, exempte de dangers environnementaux. C&#039;est \u00e9galement l&#039;un des droits fondamentaux de l&#039;\u00eatre humain de vivre dans une atmosph\u00e8re saine et un recours constitutionnel en vertu de l&#039;art. 102 sera disponible si ce droit humain fondamental est menac\u00e9 en raison de la violation de l&#039;une des dispositions des lois pertinentes adopt\u00e9es \u00e0 cette fin ou en raison de l&#039;imprudence ou de la n\u00e9gligence de toute personne ou autorit\u00e9 qui tend \u00e0 perturber les garanties pr\u00e9vues aux art. 31 et 32 de la constitution. \u00c0 cet \u00e9gard, il sera utile de citer HGB of Balakrisna, J : dans l&#039;affaire V. Lakshmipathy c. \u00c9tat du Karnataka AIR 1992 Kant 57, comme suit :<\/p>\n<p>\u00ab En autorisant la requ\u00eate, si des cons\u00e9quences calamiteuses frappent les r\u00e9pondants concern\u00e9s en raison de l&#039;inaction ou de la malfaisance des autorit\u00e9s publiques ou des fonctionnaires, les portes de la justice leur sont ouvertes pour poursuivre les autorit\u00e9s publiques en vue d&#039;obtenir une r\u00e9paration p\u00e9cuniaire en appliquant le principe de responsabilit\u00e9. \u00bb (Paragraphe 28).<\/p>\n<p>44) Outre la garantie constitutionnelle \u00e9nonc\u00e9e dans l&#039;article 32 pour un environnement sans pollution afin de prot\u00e9ger la vie de ses effets n\u00e9fastes, bien que diverses dispositions soient incorpor\u00e9es dans cette loi et les r\u00e8gles qui y sont adopt\u00e9es, mais apparemment, le gouvernement, en particulier le d\u00e9fendeur Le num\u00e9ro 4, charg\u00e9 de rendre l&#039;environnement exempt de pollution, n&#039;a pas rempli ses fonctions conform\u00e9ment aux lettres de la loi jusqu&#039;\u00e0 pr\u00e9sent, tandis que les 903 unit\u00e9s industrielles et usines identifi\u00e9es par le gouvernement et publi\u00e9es dans le Gazette du 7.8.1986 (Annexe-c) ou les 1176 unit\u00e9s industrielles et usines identifi\u00e9es ult\u00e9rieurement dans<br \/>\n1994-95 (annexe 1) a continu\u00e9 \u00e0 polluer les eaux, les rivi\u00e8res, l&#039;air et l&#039;environnement dans son ensemble, ignorant imprudemment les mandats constitutionnels et les l\u00e9gislations sur cet aspect vital d&#039;importance et d&#039;int\u00e9r\u00eat national. Nous avons constat\u00e9 avec consternation que les principes de pr\u00e9caution \u00e9nonc\u00e9s dans la loi ne sont pas correctement mis en \u0153uvre comme ils auraient d\u00fb l&#039;\u00eatre, tandis que la pollution se poursuit sans rel\u00e2che, ce qui pourrait avoir de graves cons\u00e9quences sur la vie de plusieurs millions d&#039;habitants de ce pays et mettre \u00e0 mal le m\u00eame au c\u0153ur de l\u2019article 32 de notre constitution.<\/p>\n<p>45) Les faits et circonstances pr\u00e9sent\u00e9s par cette cour montrent que le d\u00e9fendeur n\u2019a pas mis en \u0153uvre ses propres d\u00e9cisions dat\u00e9es du 5 juin 1986, comme indiqu\u00e9 dans la notification publi\u00e9e dans la Gazette du Bangladesh le 7 ao\u00fbt 1986 (annexe C). Dans l\u2019intervalle, le nombre d\u2019unit\u00e9s industrielles et d\u2019usines identifi\u00e9es comme pollueurs de l\u2019environnement a continu\u00e9 d\u2019augmenter (annexe 1). Il est \u00e9galement constat\u00e9 que, bien que des lois aient \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9es de temps \u00e0 autre, le gouvernement n\u2019a apparemment jamais pris au s\u00e9rieux la mise en \u0153uvre de ses propres lois au d\u00e9triment de l\u2019\u00e9cosyst\u00e8me de ce pays. Les fonctionnaires concern\u00e9s et le gouvernement dans son ensemble semblent ne pas r\u00e9pondre aux mandats constitutionnels si solennellement consacr\u00e9s par les articles 31 et 32, lus conjointement avec les articles 18 et 21. Cette triste situation ne peut pas perdurer sans r\u00e9pit. Nous sommes \u00e9galement contraints de consid\u00e9rer que cette situation regrettable n\u2019est pas due \u00e0 un manque de l\u00e9gislation, mais plut\u00f4t \u00e0 l\u2019incapacit\u00e9 des responsables gouvernementaux \u00e0 mettre en \u0153uvre les lettres de la loi et \u00e0 les ex\u00e9cuter conform\u00e9ment aux intentions et aux objectifs desdites lois.<\/p>\n<p>46) \u00c0 cet \u00e9gard, nous nous r\u00e9f\u00e9rons \u00e0 l\u2019affaire du conseil municipal de Ratlam V, Vardhichand. AIR 1980 SC 1622, o\u00f9 Krisna lyer, J : cite avec approbation : \u00ab tout pouvoir est une confiance \u2013 nous sommes responsables de son exercice \u2013 tout vient du peuple et pour le peuple, et tout doit exister \u00bb (Vivan Grey, BK. VI Ch, 7, Benjamin Disraeli). Dans cette affaire, en confirmant l\u2019ordonnance d\u2019un magistrat ordonnant \u00e0 la municipalit\u00e9 de Ratlam de supprimer les nuisances dans un d\u00e9lai de six mois, Krisna lyer, J a statu\u00e9 comme suit :<\/p>\n<p>\u00ab \u2026.Le tribunal ne restera pas les bras crois\u00e9s et ne permettra pas que le gouvernement municipal devienne une parodie de loi. La loi sera appliqu\u00e9e sans rel\u00e2che et l\u2019argument de la mauvaise finance sera un pi\u00e8tre alibi lorsque les gens dans la mis\u00e8re r\u00e9clameront justice. La dynamique du processus judiciaire a une nouvelle dimension d\u2019application, non seulement \u00e0 travers certaines dispositions du code de proc\u00e9dure p\u00e9nale (comme ici), mais aussi \u00e0 travers une conscience active de la responsabilit\u00e9 d\u00e9lictuelle. Les fonctionnaires en charge et m\u00eame les repr\u00e9sentants \u00e9lus devront faire face \u00e0 la sanction de la loi si ce que la constitution et la l\u00e9gislation de suivi leur ordonnent de faire leur sont refus\u00e9s \u00e0 tort. Le salaire de la violation est une punition, collective et personnelle. \u00bb (Para-24). C\u2019est l\u2019expos\u00e9 correct du droit dans une soci\u00e9t\u00e9 de bien-\u00eatre moderne.<\/p>\n<p>En cons\u00e9quence, nous acceptons le bref.<\/p>\n<p>47) Le Directeur g\u00e9n\u00e9ral de la Direction de l&#039;environnement, le d\u00e9fendeur n\u00b0 4, est charg\u00e9 de veiller \u00e0 ce que les unit\u00e9s industrielles et les usines class\u00e9es \u00ab Rouge \u00bb comme indiqu\u00e9 dans la r\u00e8gle 7 du R\u00e8glement, adoptent des mesures ad\u00e9quates et suffisantes pour contr\u00f4ler la pollution dans un d\u00e9lai d&#039;un an \u00e0 compter de la date de r\u00e9ception du pr\u00e9sent jugement et de l&#039;ordonnance et rendent compte de leur conformit\u00e9 \u00e0 ce tribunal dans les six semaines qui suivent. Les unit\u00e9s industrielles et les usines class\u00e9es Orange-ka et Orange-kha doivent \u00e9galement adopter des mesures similaires pour contr\u00f4ler la pollution dans un d\u00e9lai de deux ans \u00e0 compter de la date et le d\u00e9fendeur n\u00b0 4 doit veiller \u00e0 leur conformit\u00e9 dans le d\u00e9lai pr\u00e9cit\u00e9 et rendre compte \u00e0 ce tribunal peu de temps apr\u00e8s.<br \/>\nLe secr\u00e9taire, ministre de l&#039;Industrie, d\u00e9fendeur n\u00b01, est \u00e9galement charg\u00e9 de veiller \u00e0 ce qu&#039;aucune nouvelle unit\u00e9 industrielle ou usine ne soit cr\u00e9\u00e9e au Bangladesh sans avoir au pr\u00e9alable pris des mesures ad\u00e9quates et suffisantes pour contr\u00f4ler la pollution, comme l&#039;exigent les dispositions de la loi de 1995 et les r\u00e8gles de 1997. Le requ\u00e9rant BELA est libre de porter \u00e0 la connaissance de ce tribunal les incidents de violation de l&#039;une des dispositions de la loi et des r\u00e8gles adopt\u00e9es en vertu de celle-ci. Les intim\u00e9s sont \u00e9galement libres de s&#039;adresser \u00e0 ce tribunal pour obtenir des directives lorsque cela est n\u00e9cessaire afin que les objectifs de la Loi puissent \u00eatre atteints de mani\u00e8re efficace et satisfaisante.<\/p>\n<p>48) Avant de nous s\u00e9parer de l&#039;affaire, nous souhaitons exprimer notre profonde gratitude envers BELA et ses membres pour leur service infatigable, sinc\u00e8re et louable dans leurs efforts pour maintenir l&#039;\u00e9quilibre \u00e9cologique et \u00e9galement pour la pr\u00e9servation de l&#039;environnement dans cette partie. du monde.<br \/>\n49) Que des copies de ce jugement et de cette ordonnance soient transmises au secr\u00e9taire du minist\u00e8re des Industries, au d\u00e9fendeur n\u00b01, au secr\u00e9taire du minist\u00e8re de l&#039;Environnement, au d\u00e9fendeur n\u00b03 et au directeur g\u00e9n\u00e9ral de la Direction de l&#039;environnement du gouvernement du Bangladesh. Intim\u00e9 n\u00b04, pour leur avoir permis de prendre imm\u00e9diatement les mesures n\u00e9cessaires \u00e0 cet \u00e9gard. Une copie soit \u00e9galement transmise au pr\u00e9sident, BELA. GAB. Khairul Haque Md. Joynul Abedin, J : Je suis d&#039;accord Md. Joynul Abedin.<\/p>\n<p>Momen\/ Lu par\u00a0:<\/p>\n<p>Exd.par\u00a0:<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>IN THE SUPREME COURT OF BANGLADESH HIGH COURT DIVISION (SPECIAL ORIGINAL JURISDICTION) WRIT PETITION NO. 891 OF 1994 In the matter of: An application under Article 102(1) and (2) of the Constitution of the People\u2019s Republic of Bangladesh. &#8211; And &#8211; In the matter of: Dr. Mohiuddin Farooque, Secretary General, Bangladesh Environmental Lawyers Association (BELA) [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":8,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","resource-topic":[],"resource-type":[528],"resource-category":[30097],"content-for-websites":[],"region":[542],"class_list":["post-2869","resource","type-resource","status-publish","hentry","resource-type-cases","resource-category-legal","region-south-asia"],"blocksy_meta":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/elaw.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/resource\/2869","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/elaw.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/resource"}],"about":[{"href":"https:\/\/elaw.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/resource"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/elaw.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/8"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/elaw.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2869"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/elaw.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2869"}],"wp:term":[{"taxonomy":"resource-topic","embeddable":true,"href":"https:\/\/elaw.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/resource-topic?post=2869"},{"taxonomy":"resource-type","embeddable":true,"href":"https:\/\/elaw.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/resource-type?post=2869"},{"taxonomy":"resource-category","embeddable":true,"href":"https:\/\/elaw.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/resource-category?post=2869"},{"taxonomy":"content-for-websites","embeddable":true,"href":"https:\/\/elaw.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/content-for-websites?post=2869"},{"taxonomy":"region","embeddable":true,"href":"https:\/\/elaw.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/region?post=2869"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}