{"id":2807,"date":"2013-05-29T17:57:33","date_gmt":"2013-05-30T01:57:33","guid":{"rendered":"https:\/\/elaw.org\/india-km-chinnappa-v-union-india-wp-202199520021030mining-forest-land\/"},"modified":"2024-07-30T11:13:57","modified_gmt":"2024-07-30T19:13:57","slug":"india-km-chinnappa-v-union-india-wp-202199520021030mining-forest-land","status":"publish","type":"resource","link":"https:\/\/elaw.org\/fr\/resource\/india-km-chinnappa-v-union-india-wp-202199520021030mining-forest-land","title":{"rendered":"Inde \u2014 KM Chinnappa c. Union indienne WP 202\/1995 (30\/10\/2002) (Exploitation mini\u00e8re sur des terres foresti\u00e8res)"},"content":{"rendered":"<p>KM Chinnappa, Tennessee Godavarman Thirumalpad<\/p>\n<p>v.<\/p>\n<p>Union de l&#039;Inde<\/p>\n<p>Requ\u00eate en r\u00e9f\u00e9r\u00e9 n\u00b0 202 de 1995<\/p>\n<p>30.10.2002 dd.<\/p>\n<p>CJI, YK Sabharwal et Arijit Pasayat<\/p>\n<p>Jugement<\/p>\n<p>1. En d\u00e9truisant la nature et l\u2019environnement, l\u2019homme commet un matricide, tuant en quelque sorte la Terre m\u00e8re. L\u2019excellence technologique, la croissance des industries et les gains \u00e9conomiques ont conduit \u00e0 un \u00e9puisement irr\u00e9versible des ressources naturelles. L\u2019indiff\u00e9rence aux graves cons\u00e9quences, le manque de pr\u00e9occupation et de pr\u00e9voyance ont contribu\u00e9 dans une large mesure \u00e0 cette situation alarmante. Dans le cas pr\u00e9sent, la victime pr\u00e9sum\u00e9e est la flore et la faune du parc national de Kudremukh, une partie des Gh\u00e2ts occidentaux. Les for\u00eats de la r\u00e9gion font partie des 18 \u00ab points chauds \u00bb internationalement reconnus pour la conservation de la biodiversit\u00e9 dans le monde.<\/p>\n<p>2. L&#039;IA 670 de 2001 a \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9e par Sri KM Chinnappa, qui se pr\u00e9sente comme administrateur de Wildlife First. L&#039;IA 670 de 2001 est une \u00e9manation de l&#039;IA 548 d\u00e9pos\u00e9e par un amicus curiae savant qui remettait en question la r\u00e9gularit\u00e9 des ordonnances \u00e9mises par les \u00c9tats du Karnataka et de l&#039;Uttar Pradesh respectivement, qui, selon lui, violaient les dispositions contenues dans la loi de 1972 sur la protection de la faune sauvage (en abr\u00e9g\u00e9 la \u00ab loi \u00bb). Par ordonnance du 14 f\u00e9vrier 2000, l&#039;application de toute ordonnance autorisant l&#039;abattage de certains arbres des parcs nationaux, des r\u00e9serves de gibier et des for\u00eats a \u00e9t\u00e9 suspendue. Par la suite, le mot \u00ab for\u00eats \u00bb a \u00e9t\u00e9 supprim\u00e9.<\/p>\n<p>3. Dans la pr\u00e9sente affaire, l\u2019amicus curiae a soulign\u00e9 que, malgr\u00e9 les ordonnances rendues par la Cour le 12 d\u00e9cembre 1996 et le 14 f\u00e9vrier 2000, des activit\u00e9s mini\u00e8res \u00e9taient men\u00e9es par Kudremukh Iron Ore Co. Ltd. (ci-apr\u00e8s d\u00e9nomm\u00e9e \u00ab soci\u00e9t\u00e9 \u00bb), ce qui constituait une violation flagrante des ordonnances rendues par la Cour. Les principales mesures demand\u00e9es sont \u00ab (a) d\u2019ordonner au MoEF de retirer le \u00ab permis de travail temporaire \u00bb ill\u00e9gal qu\u2019il a d\u00e9livr\u00e9 et de cesser les activit\u00e9s mini\u00e8res ; (b) d\u2019ordonner \u00e0 KIOCL de cesser de polluer la rivi\u00e8re Bhadra en raison de l\u2019exploitation mini\u00e8re \u00e0 ciel ouvert ; (c) de prendre des mesures contre KIOCL pour empi\u00e8tement ill\u00e9gal sur les for\u00eats et pour destruction de for\u00eats dans le parc national de Kudremukh ; et (d) d\u2019emp\u00eacher KIOCL de poser de nouveaux pipelines de boues dans les for\u00eats du parc national. \u00bb<\/p>\n<p>4. Le 10 mai 2001, la Cour a rendu une ordonnance aux termes de laquelle \u00ab l\u2019avis doit \u00eatre rendu au cours de la deuxi\u00e8me semaine de juillet 2001. M. ADN Rao, avocat, accepte l\u2019avis au nom de l\u2019Union indienne. La signification doit \u00eatre effectu\u00e9e au d\u00e9fendeur n\u00b0 2 par l\u2019interm\u00e9diaire de M. SR Hedge, avocat, et au d\u00e9fendeur n\u00b0 3 par voie ordinaire et par courrier recommand\u00e9.<\/p>\n<p>5. L\u2019Union indienne d\u00e9posera un affidavit dans un d\u00e9lai de huit semaines et dans cet affidavit, elle indiquera \u00e9galement la raison pour laquelle le gouvernement indien, apr\u00e8s avoir notifi\u00e9 la zone comme parc national, autorise ensuite l\u2019activit\u00e9 mini\u00e8re nonobstant l\u2019ordonnance de la Cour du 12 d\u00e9cembre 1996.<\/p>\n<p>6. Il a \u00e9t\u00e9 not\u00e9 que le parc national de Kudremukh, dans lequel des activit\u00e9s mini\u00e8res \u00e9taient men\u00e9es, avait \u00e9t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9 parc national aux termes de l\u2019article 35(1) de la loi. L\u2019affaire a \u00e9t\u00e9 renvoy\u00e9e au Comit\u00e9 central habilit\u00e9 (en abr\u00e9g\u00e9 le \u00ab Comit\u00e9 \u00bb) constitu\u00e9 en vertu de l\u2019article 3 de la loi de 1986 sur la protection de l\u2019environnement (en abr\u00e9g\u00e9 la \u00ab Loi sur l\u2019environnement \u00bb). Apr\u00e8s avoir entendu les parties et pris note des documents qui lui ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9s, le Comit\u00e9 a formul\u00e9 la recommandation suivante : \u00ab Apr\u00e8s avoir soigneusement examin\u00e9 tous les points de vue et suggestions, la biodiversit\u00e9 extr\u00eamement riche de la zone et les investissements r\u00e9alis\u00e9s par la KIOCL, suggestion faite par l\u2019\u00e9minent amicus curiae, le Comit\u00e9 est d\u2019avis que la KIOCL soit pri\u00e9e de mettre fin \u00e0 ses op\u00e9rations dans un d\u00e9lai de cinq ans ou \u00e0 l\u2019\u00e9puisement du minerai secondaire oxyd\u00e9 et alt\u00e9r\u00e9, selon la premi\u00e8re de ces \u00e9ventualit\u00e9s, dans la zone d\u00e9j\u00e0 morcel\u00e9e. Il est pr\u00e9cis\u00e9 que la p\u00e9riode de 5 ans commencerait \u00e0 partir du 25 juillet 1999, date \u00e0 laquelle son bail aurait expir\u00e9.<\/p>\n<p>7. La p\u00e9riode de liquidation de cinq ans sera soumise aux conditions suivantes : (i) le MoEF doit pr\u00e9parer ou faire pr\u00e9parer un plan de r\u00e9habilitation et de remise en \u00e9tat et un plan de restauration \u00e9cologique appropri\u00e9 pour la zone min\u00e9e et la zone d&#039;impact du projet par l&#039;interm\u00e9diaire de l&#039;agence appropri\u00e9e aux frais de KIOCL ; (ii) KIOCL s&#039;engage \u00e0 mettre \u00e0 disposition les fonds n\u00e9cessaires \u00e0 la mise en \u0153uvre des plans susmentionn\u00e9s. Les plans seront mis en \u0153uvre par les agences s\u00e9lectionn\u00e9es par le MoEF et sous la supervision du MoEF ; (iii) une compensation mon\u00e9taire de 25 crores de roupies \u00e0 raison de 5 crores de roupies par an devra \u00eatre d\u00e9pos\u00e9e par KIOCL aupr\u00e8s du MoEF sur un compte bancaire s\u00e9par\u00e9 qui sera utilis\u00e9 \u00e0 des fins de recherche, de surveillance et de renforcement de la protection du parc national de Kudremukh et d&#039;autres zones prot\u00e9g\u00e9es dans l&#039;\u00c9tat du Karnataka ; (iv) un comit\u00e9 de suivi sera constitu\u00e9 par le MoEF comprenant un repr\u00e9sentant du MoEF, un repr\u00e9sentant de l&#039;\u00c9tat du Karnataka, deux experts d&#039;ONG de pr\u00e9f\u00e9rence du Karnataka, qui surveillera la mise en \u0153uvre des plans de r\u00e9habilitation ; et (v) une fois les op\u00e9rations de liquidation termin\u00e9es, la KIOCL transf\u00e9rera tous les b\u00e2timents et autres infrastructures au D\u00e9partement des for\u00eats de l&#039;\u00c9tat du Karnataka \u00e0 leur valeur comptable.<\/p>\n<p>8. Des directives transparentes pour traiter les projets de d\u00e9veloppement dans les zones prot\u00e9g\u00e9es, telles que recommand\u00e9es par l\u2019amicus curiae \u00e9rudit et accept\u00e9es par le MoEF dans son affidavit d\u00e9pos\u00e9 par Shri SC Sharma, Directeur g\u00e9n\u00e9ral adjoint des for\u00eats, doivent \u00eatre notifi\u00e9es dans les 30 jours avec l\u2019accord du Comit\u00e9 central habilit\u00e9. \u00bb L\u2019un des membres du Comit\u00e9, Shri Valmik Thaper, a \u00e9mis une note dissidente. Selon lui, toutes les op\u00e9rations mini\u00e8res doivent cesser imm\u00e9diatement et la p\u00e9riode de cinq ans commen\u00e7ant le 25 juillet 1999 (date \u00e0 laquelle la p\u00e9riode de location initiale a expir\u00e9) doit \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme une \u00ab p\u00e9riode de restauration et de liquidation \u00bb afin que la soci\u00e9t\u00e9 puisse restaurer toutes les terres exploit\u00e9es, planter des esp\u00e8ces indig\u00e8nes et prot\u00e9ger la r\u00e9gion et rendre \u00e0 l\u2019une des plus belles for\u00eats du monde ce qui lui a \u00e9t\u00e9 pris. Tous les co\u00fbts seront pris en charge par le promoteur du projet. Lorsque la question a \u00e9t\u00e9 abord\u00e9e, Shri Thaper a \u00e9t\u00e9 pri\u00e9 de soumettre d\u2019autres documents, le cas \u00e9ch\u00e9ant, pour justifier sa note dissidente. Un rapport photographique a \u00e9t\u00e9 soumis. La Soci\u00e9t\u00e9 a d\u00e9pos\u00e9 sa r\u00e9ponse concernant la recommandation du Comit\u00e9 et les rapports connexes.<\/p>\n<p>9. Tout en affirmant qu&#039;il n&#039;y avait eu aucune violation de la loi relative aux for\u00eats et \u00e0 l&#039;environnement, la soci\u00e9t\u00e9 a soulev\u00e9 certaines questions juridiques qui doivent \u00eatre trait\u00e9es en premier lieu. En ce qui concerne la r\u00e8gle 24 (B) des r\u00e8gles de concession mini\u00e8re de 1960 (en abr\u00e9g\u00e9 les \u00ab r\u00e8gles de concession \u00bb) \u00e9labor\u00e9es en vertu de la loi de 1957 sur les mines et les min\u00e9raux (r\u00e9glementation et d\u00e9veloppement) (en abr\u00e9g\u00e9 la \u00ab loi sur les mines \u00bb), il a \u00e9t\u00e9 avanc\u00e9 que nonobstant toute disposition de la loi, de la loi sur la conservation ou de la loi sur l&#039;environnement, sur demande, le bail devait \u00eatre renouvel\u00e9 pour vingt ans et, par cons\u00e9quent, les recommandations faites \u00e0 un moment donn\u00e9 pour cette p\u00e9riode \u00e9taient de mise. En outre, le projet de notification en vertu de l&#039;article 35(1) de la loi a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 le 2 septembre 1987 et la notification finale a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e le 16 juin 2001 en vertu de l&#039;article 35(4) de la loi, en vertu duquel les terres exploit\u00e9es \u00e9taient sp\u00e9cifiquement exclues. En tout \u00e9tat de cause, 900 hectares de terres se trouvaient en dehors des terres couvertes par la notification. La notification du 29 mai 1982 \u00e9mise en vertu de l&#039;article 349 de la loi sur les municipalit\u00e9s du Karnataka de 1964 (en abr\u00e9g\u00e9 \u00ab loi sur les municipalit\u00e9s \u00bb) \u00e9tait \u00e9galement pertinente. Selon Shri Venugopal, toutes ces mesures ont plac\u00e9 les terres en question hors du champ d&#039;application de la loi, de la loi sur la conservation et de la loi sur l&#039;environnement.<\/p>\n<p>10. En ce qui concerne l&#039;ordonnance du 14 novembre 2000, adopt\u00e9e dans le document WP337\/2000, il a \u00e9t\u00e9 avanc\u00e9 que celle-ci se rapportait \u00e0 une \u00e9tape vis\u00e9e \u00e0 l&#039;article 35(5) de la loi. \u00c9tant donn\u00e9 qu&#039;il existait un droit l\u00e9gal \u00e0 obtenir un renouvellement, qui avait d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 acquis, il n&#039;\u00e9tait pas question d&#039;un quelconque embargo sur le renouvellement du bail minier. Dans ce contexte, il a \u00e9t\u00e9 avanc\u00e9 que l&#039;\u00c9tat et le gouvernement central avaient acc\u00e9d\u00e9 \u00e0 la demande de la soci\u00e9t\u00e9 de renouveler le bail pour vingt ans. Dans ce contexte, il a \u00e9t\u00e9 fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 une lettre dat\u00e9e du 6 juillet 1999 \u00e9mise par le gouvernement de l&#039;\u00c9tat. Il a \u00e9t\u00e9 soulign\u00e9 que la soci\u00e9t\u00e9 avait des contrats en cours avec des acheteurs \u00e9trangers et que si le bail n&#039;\u00e9tait pas renouvel\u00e9 ou si les activit\u00e9s mini\u00e8res devaient \u00eatre abandonn\u00e9es, il y aurait de lourdes cons\u00e9quences financi\u00e8res en raison de l&#039;impossibilit\u00e9 d&#039;ex\u00e9cuter les contrats. Il a \u00e9t\u00e9 avanc\u00e9 qu&#039;aux fins du renouvellement, aucun consentement n&#039;\u00e9tait n\u00e9cessaire car un droit existant ne pouvait qu&#039;\u00eatre prolong\u00e9. En tout \u00e9tat de cause, la p\u00e9riode sugg\u00e9r\u00e9e par le Comit\u00e9 devrait \u00eatre calcul\u00e9e de mani\u00e8re prospective et non r\u00e9trospective et la p\u00e9riode de deux ans d\u00e9j\u00e0 couverte par le permis de travail temporaire devrait \u00eatre prise en compte lors du calcul de la p\u00e9riode. Il a \u00e9t\u00e9 soulign\u00e9 que les contrats en vigueur avec certains pays \u00e9trangers sont valables jusqu&#039;en 2005 et 2006 et qu&#039;il serait au moins possible de pr\u00e9voir un d\u00e9lai suffisant pour ex\u00e9cuter ces contrats. L&#039;avocat de l&#039;\u00c9tat du Karnataka a fait valoir qu&#039;il avait initialement accept\u00e9 la proposition d&#039;une p\u00e9riode plus longue, mais compte tenu des diverses circonstances, sa position finale est qu&#039;une p\u00e9riode de cinq ans \u00e0 compter du 24 octobre 2001 serait ad\u00e9quate, \u00e9quitable et juste.<\/p>\n<p>11. La soci\u00e9t\u00e9 a pris position sur le fait qu\u2019elle gagne de pr\u00e9cieuses devises et que l\u2019arr\u00eat de ses activit\u00e9s commerciales arr\u00eaterait de gagner de pr\u00e9cieuses devises et mettrait un grand nombre d\u2019employ\u00e9s au ch\u00f4mage. Il est soulign\u00e9 que certains contrats subsistent et qu\u2019en fait, il est possible d\u2019extraire 342 millions de tonnes de minerais primaires, en plus de 119 millions de tonnes de minerais secondaires alt\u00e9r\u00e9s. En fait, la demande de la soci\u00e9t\u00e9 concerne l\u2019autorisation d\u2019activit\u00e9s dans certaines zones suppl\u00e9mentaires afin que les minerais primaires puissent \u00eatre extraits et export\u00e9s en plus des minerais secondaires alt\u00e9r\u00e9s.<\/p>\n<p>12. L\u2019argument principal de la soci\u00e9t\u00e9 en mati\u00e8re d\u2019environnement, qui a \u00e9t\u00e9 soulign\u00e9 par Shri Venugopal lors de l\u2019audition de la demande, \u00e9tait que la soci\u00e9t\u00e9 avait pris toutes les mesures possibles pour pr\u00e9server et conserver la nature dans sa splendeur immacul\u00e9e. Elle est respectueuse de l\u2019environnement, comme le montrent les diverses activit\u00e9s qu\u2019elle entreprend et les sommes consid\u00e9rables d\u00e9pens\u00e9es pour la pr\u00e9servation de la nature et de l\u2019environnement, en plus des efforts pour pr\u00e9venir la pollution. Elle a re\u00e7u plusieurs prix pour ses r\u00e9alisations admirables dans le domaine de la protection de l\u2019environnement. Il a \u00e9t\u00e9 soutenu que le d\u00e9veloppement durable est autoris\u00e9 et qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un ph\u00e9nom\u00e8ne universellement accept\u00e9. Au moment de la constitution de la soci\u00e9t\u00e9, une \u00e9valuation de l\u2019impact sur l\u2019environnement a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e et des directives d\u00e9taill\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 formul\u00e9es pour veiller \u00e0 ce qu\u2019il y ait le moins de d\u00e9gradation possible de l\u2019environnement. L\u2019approche \u00e9tait clairement respectueuse de l\u2019environnement. L\u2019approche dans ce domaine consiste \u00e0 voir ce qui pr\u00e9valait au d\u00e9but du projet. Il y a eu un changement substantiel dans l\u2019approche et si l\u2019on consid\u00e8re le contexte factuel contemporain, on verra que le souci de la soci\u00e9t\u00e9 \u00e9tait de prot\u00e9ger la nature et l\u2019environnement. En outre, les divers rapports pr\u00e9sent\u00e9s par les organismes d&#039;experts contredisent les impressions cr\u00e9\u00e9es devant le Comit\u00e9 selon lesquelles les activit\u00e9s mini\u00e8res men\u00e9es par la soci\u00e9t\u00e9 ont continu\u00e9 \u00e0 d\u00e9truire la nature, la flore et la faune. La r\u00e9alit\u00e9 est tout autre. En ce qui concerne une notification dat\u00e9e du 29 mai 1982 \u00e9mise en vertu de l&#039;article 349 de la loi sur les municipalit\u00e9s, il est soutenu que la zone concern\u00e9e ne peut pas \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme une terre foresti\u00e8re. Il a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 une d\u00e9cision dans l&#039;affaire \u00c9tat du Bihar c. Banshi Ram Modi et autres (1985(3) SCC 643) pour affirmer que la loi n&#039;est pas applicable.<\/p>\n<p>13. L&#039;amicus curiae a soulign\u00e9 que les positions de la soci\u00e9t\u00e9 ne sont pas en soi acceptables. Le Comit\u00e9 a accord\u00e9 \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 bien plus que ce qu&#039;elle m\u00e9ritait. En ce qui concerne le rapport de Shri Valmik, il a \u00e9t\u00e9 soulign\u00e9 que la situation est si grave qu&#039;il faut \u00ab laisser faire \u00bb. Il a \u00e9t\u00e9 soulign\u00e9 que le r\u00f4le du gouvernement de l&#039;\u00c9tat du Karnataka et du gouvernement central au sein du minist\u00e8re de l&#039;Environnement et des For\u00eats est loin d&#039;\u00eatre satisfaisant. M\u00eame sans aucun rapport d&#039;\u00e9valuation de l&#039;impact environnemental, la position a \u00e9t\u00e9 prise en faveur de l&#039;octroi d&#039;une p\u00e9riode de renouvellement de 20 ans. Il n&#039;y a pas de coh\u00e9rence dans la position de l&#039;\u00c9tat et du gouvernement central car \u00e0 un moment donn\u00e9, ils ont accept\u00e9 une p\u00e9riode de renouvellement de 20 ans et sont ensuite revenus \u00e0 une p\u00e9riode de cinq ans, puis ont de nouveau adopt\u00e9 des positions incoh\u00e9rentes. Tout cela montre qu&#039;il n&#039;y a pas d&#039;application appropri\u00e9e de l&#039;esprit et que sans se rendre compte des graves cons\u00e9quences impliqu\u00e9es, des recommandations sont formul\u00e9es. Dans le WP337\/2000, par ordonnance du 14 novembre 2000, il a \u00e9t\u00e9, entre autres, ordonn\u00e9 ce qui suit :<\/p>\n<p>\u2026\u2026En attendant d\u2019autres ordonnances, aucune d\u00e9r\u00e9servation de for\u00eats\/sanctuaires\/parcs nationaux ne sera effectu\u00e9e \u00bb. L\u2019action du gouvernement de l\u2019\u00c9tat consistant \u00e0 exclure des terres tout en \u00e9mettant une notification en vertu de l\u2019article 35(4) de la loi constitue une violation manifeste de l\u2019ordonnance de cette Cour. L\u2019affaire Banshi Ram sur laquelle la soci\u00e9t\u00e9 a mis l\u2019accent n\u2019est pas une bonne loi au vu des d\u00e9cisions ult\u00e9rieures de cette Cour dans l\u2019affaire Ambica Quarry Works c. \u00c9tat du Gujarat et autres (1987 (1) SCC 213). On peut \u00e9galement se r\u00e9f\u00e9rer aux d\u00e9cisions dans l\u2019affaire Tarun Bharat Sangh, Alwar c. Union of India et autres (1992 Supp. (2) SCC 448), Tarun Bharat Sangh, Alwar c. Union of India et autres (1993 Supp. (3) SCC 115) et aux deux ordonnances publi\u00e9es dans l\u2019affaire TN Godavarman Thirumulkpad c. Union of India et autres. (1997 (2) SCC 267) et TN Godavarman Thirumulkpad c. Union of India and Ors. (1997 (3) SCC 312). La position de la soci\u00e9t\u00e9 selon laquelle la notification du 29 mai 1982 excluait les terres en question de la cat\u00e9gorie des terres foresti\u00e8res est clairement intenable au vu de l&#039;article 2(ii) de la loi sur la conservation des for\u00eats de 1980 (en abr\u00e9g\u00e9 la \u00ab loi sur la conservation \u00bb).<\/p>\n<p>14. La question fondamentale qui se pose est de savoir si l\u2019approche doit \u00eatre \u00ab favorable au dollar \u00bb ou \u00ab respectueuse de l\u2019environnement \u00bb. \u00ab Environnement \u00bb est un mot difficile \u00e0 d\u00e9finir. Son sens normal se rapporte \u00e0 l\u2019environnement, mais il s\u2019agit \u00e9videmment d\u2019un concept qui s\u2019applique \u00e0 tout objet qui l\u2019entoure. Einstein avait un jour observ\u00e9 : \u00ab L\u2019environnement est tout ce qui n\u2019est pas moi. \u00bb Il y a environ un si\u00e8cle et demi, en 1854, comme le raconte la c\u00e9l\u00e8bre histoire, le sage chef indien de Seattle r\u00e9pondit \u00e0 l\u2019offre du grand chef blanc de Washington d\u2019acheter leur terre. La r\u00e9ponse est profonde. Elle est belle. Elle est intemporelle. Elle contient la sagesse des si\u00e8cles. C\u2019est la premi\u00e8re et la plus compr\u00e9hensive d\u00e9claration sur l\u2019environnement. Elle m\u00e9rite d\u2019\u00eatre cit\u00e9e dans son int\u00e9gralit\u00e9 car le moindre extrait en d\u00e9truit la beaut\u00e9.<\/p>\n<p>\u00ab Comment peut-on acheter ou vendre le ciel, la chaleur de la terre ? L\u2019id\u00e9e nous est \u00e9trang\u00e8re. Si nous ne poss\u00e9dons pas la fra\u00eecheur de l\u2019air et le scintillement de l\u2019eau, comment peut-on les acheter ? Chaque partie de la terre est sacr\u00e9e pour mon peuple. Chaque aiguille de pin brillante, chaque rivage sablonneux, chaque brume dans les bois sombres, chaque clairi\u00e8re et chaque insecte bourdonnant sont sacr\u00e9s dans la m\u00e9moire et l\u2019exp\u00e9rience de mon peuple. La s\u00e8ve qui coule dans les arbres porte les souvenirs de l\u2019homme rouge. Les morts de l\u2019homme blanc oublient le pays de leur naissance lorsqu\u2019ils vont se promener parmi les \u00e9toiles. Nos morts n\u2019oublient jamais cette belle terre, car elle est la m\u00e8re de l\u2019homme rouge. Nous faisons partie de la terre et elle fait partie de nous. Les fleurs parfum\u00e9es sont nos s\u0153urs ; le cheval, le grand aigle, sont nos fr\u00e8res. Les cr\u00eates rocheuses, le jus des pr\u00e9s, la chaleur corporelle du poney et l\u2019homme appartiennent tous \u00e0 la m\u00eame famille. \u00bb Ainsi, lorsque le Grand Chef de Washington nous envoie un message pour nous dire qu\u2019il souhaite acheter notre terre, il nous demande beaucoup. Le Grand Chef nous envoie un message pour nous r\u00e9server un endroit o\u00f9 nous pourrons vivre confortablement entre nous. Il sera notre p\u00e8re et nous serons ses enfants. Nous allons donc consid\u00e9rer votre offre d\u2019achat de notre terre. Mais ce ne sera pas facile. Car cette terre est sacr\u00e9e pour nous. Cette eau brillante qui coule dans les ruisseaux et les rivi\u00e8res n\u2019est pas seulement de l\u2019eau, mais le sang de nos anc\u00eatres. Si nous vous vendons une terre, vous devez vous rappeler qu\u2019elle est sacr\u00e9e et vous devez enseigner \u00e0 vos enfants qu\u2019elle est sacr\u00e9e et que chaque reflet fantomatique dans l\u2019eau claire des lacs raconte des \u00e9v\u00e9nements et des souvenirs de la vie de mon peuple. Le murmure de l\u2019eau est la voix du p\u00e8re de mon p\u00e8re. Les rivi\u00e8res sont nos fr\u00e8res, elles \u00e9tanchent notre soif. Les rivi\u00e8res transportent nos cano\u00ebs et nourrissent nos enfants. Si nous vous vendons notre terre, vous devez vous rappeler et enseigner \u00e0 vos enfants que les rivi\u00e8res sont nos fr\u00e8res et les v\u00f4tres et que vous devez d\u00e9sormais leur t\u00e9moigner la gentillesse que vous t\u00e9moigneriez \u00e0 n&#039;importe quel fr\u00e8re.<\/p>\n<p>15. Nous savons que l\u2019homme blanc ne comprend pas nos habitudes. Une portion de terre lui est la m\u00eame qu\u2019une autre, car il est un \u00e9tranger qui vient la nuit et prend de la terre ce dont il a besoin. La terre n\u2019est pas son fr\u00e8re mais son ennemi et lorsqu\u2019il l\u2019a conquise, il passe \u00e0 autre chose. Il laisse derri\u00e8re lui les tombes de ses p\u00e8res et il ne s\u2019en soucie pas. Il enl\u00e8ve la terre \u00e0 ses enfants. La tombe de son p\u00e8re et le droit d\u2019a\u00eenesse de ses enfants sont oubli\u00e9s. Il traite sa m\u00e8re, la terre, et son fr\u00e8re, le ciel, comme des choses \u00e0 acheter, \u00e0 piller, \u00e0 vendre comme des moutons ou des perles brillantes. Son app\u00e9tit d\u00e9vorera la terre et ne laissera derri\u00e8re lui qu\u2019un d\u00e9sert. Je ne sais pas. Nos habitudes sont diff\u00e9rentes des v\u00f4tres. La vue de vos villes fait mal aux yeux de l\u2019homme rouge. Mais peut-\u00eatre est-ce parce que l\u2019homme rouge est un sauvage et ne comprend pas. Il n\u2019y a pas d\u2019endroit tranquille dans les villes de l\u2019homme blanc. Aucun endroit pour entendre le d\u00e9ploiement des feuilles au printemps ou le bruissement des ailes des insectes. Mais c\u2019est peut-\u00eatre parce que je suis un sauvage et que je ne comprends pas. Le vacarme ne semble insulter que les oreilles. Et que reste-t-il \u00e0 la vie si l\u2019on ne peut entendre le cri solitaire de l\u2019engoulevent ou les disputes des grenouilles autour d\u2019un \u00e9tang la nuit ? Je suis un homme rouge et je ne comprends pas. L\u2019Indien pr\u00e9f\u00e8re le doux bruit du vent qui s\u2019\u00e9lance sur la surface d\u2019un \u00e9tang et l\u2019odeur du vent lui-m\u00eame, nettoy\u00e9 par une pluie de midi ou parfum\u00e9 par le pin pignon. L\u2019air est pr\u00e9cieux pour l\u2019homme rouge, car toutes choses partagent le m\u00eame souffle : la b\u00eate, l\u2019arbre, l\u2019homme, ils partagent tous le m\u00eame souffle. L\u2019homme blanc ne semble pas remarquer l\u2019air qu\u2019il respire. Comme un homme couch\u00e9 depuis plusieurs jours, il est insensible \u00e0 la puanteur. Mais si nous vous vendons notre terre, vous devez vous rappeler que l\u2019air nous est pr\u00e9cieux, que l\u2019air partage son esprit avec toute la vie qu\u2019il soutient. Le vent qui a donn\u00e9 \u00e0 notre grand-p\u00e8re son premier souffle re\u00e7oit aussi le dernier signe. Et si nous vous vendons notre terre, vous devrez la garder \u00e0 part et la consid\u00e9rer comme un lieu sacr\u00e9 o\u00f9 m\u00eame l&#039;homme blanc peut aller go\u00fbter le vent adouci par les fleurs des pr\u00e9s. Nous allons donc consid\u00e9rer votre offre d&#039;achat de notre terre. Si nous d\u00e9cidons d&#039;accepter, je poserai une condition : l&#039;homme blanc devra traiter les b\u00eates de cette terre comme ses fr\u00e8res.<\/p>\n<p>16. Je suis un sauvage et je ne comprends personne d&#039;autre<br \/>\nchemin. J&#039;ai vu des milliers de bisons pourrir dans la prairie, abandonn\u00e9s par l&#039;homme blanc qui les avait abattus du haut d&#039;un train qui passait. Je suis un sauvage et je ne comprends pas comment le cheval de fer fumant peut \u00eatre plus important que le bison que nous tuons uniquement pour rester en vie.<\/p>\n<p>17. Que serait l&#039;homme sans les b\u00eates ? Si toutes les b\u00eates disparaissaient, l&#039;homme mourrait d&#039;une grande solitude de l&#039;esprit. Car tout ce qui arrive aux b\u00eates arrive bient\u00f4t \u00e0 l&#039;homme. Toutes choses sont li\u00e9es.<\/p>\n<p>18. Vous devez enseigner \u00e0 vos enfants que le sol sous leurs pieds est fait de cendres de nos grands-p\u00e8res, afin qu&#039;ils respectent la terre. Dites \u00e0 vos enfants que la terre est riche de la vie de nos anc\u00eatres. Enseignez \u00e0 vos enfants ce que nous avons enseign\u00e9 \u00e0 nos enfants, que la terre est notre m\u00e8re. Tout ce qui arrive \u00e0 la terre arrive aux enfants de la terre. Si l&#039;homme crache sur la terre, il crache sur lui-m\u00eame.<\/p>\n<p>19. Nous savons ceci : la terre n\u2019appartient pas \u00e0 l\u2019homme, l\u2019homme appartient \u00e0 la terre. Nous savons ceci : toutes choses sont li\u00e9es comme le sang qui unit une famille. Toutes choses sont li\u00e9es. Tout ce qui arrive \u00e0 la terre arrive aux fils de la terre. L\u2019homme n\u2019a pas tiss\u00e9 la toile de la vie ; il n\u2019en est qu\u2019un fil. Tout ce qu\u2019il fait \u00e0 la toile, il le fait \u00e0 lui-m\u00eame. M\u00eame l\u2019homme blanc, dont le Dieu marche et parle avec lui comme un ami \u00e0 un ami, ne peut \u00eatre exempt\u00e9 de la destin\u00e9e commune. Nous pouvons \u00eatre fr\u00e8res apr\u00e8s tout. Nous verrons. Une chose est s\u00fbre, l\u2019homme blanc d\u00e9couvrira peut-\u00eatre un jour que notre Dieu est le m\u00eame Dieu. Vous pouvez penser maintenant que vous le poss\u00e9dez comme vous souhaitez poss\u00e9der notre terre ; mais ce n\u2019est pas possible. Il est le Dieu de l\u2019homme, et sa compassion est \u00e9gale pour l\u2019homme rouge et pour l\u2019homme blanc. Cette terre lui est pr\u00e9cieuse, et lui faire du mal, c\u2019est m\u00e9priser le cr\u00e9ateur. L\u2019homme blanc lui aussi passera peut-\u00eatre plus t\u00f4t que toutes les autres tribus. Contaminez votre lit et vous \u00e9toufferez une nuit dans vos propres d\u00e9chets.<\/p>\n<p>20. Mais dans ta mort, tu brilleras de mille feux, enflamm\u00e9 par la force du Dieu qui t&#039;a apport\u00e9 cette terre et qui, dans un but particulier, t&#039;a donn\u00e9 la domination sur cette terre et sur l&#039;homme rouge. Ce destin est un myst\u00e8re pour nous, car nous ne comprenons pas quand les buffles sauvages sont abattus, les chevaux sauvages apprivois\u00e9s, les coins secrets de la for\u00eat charg\u00e9s de l&#039;odeur de nombreux hommes et la vue des collines m\u00fbres obscurcie par les fils parlants. O\u00f9 est le fourr\u00e9 ? Disparu, o\u00f9 est l&#039;aigle ? Disparu. La fin de la vie et le d\u00e9but de la survie.<\/p>\n<p>21. Il serait difficile de trouver une description de la nature qui soit aussi \u00e9vidente que celle qui vient de l\u2019aube de la Terre. \u00ab La nature d\u00e9teste les monopoles et ne conna\u00eet aucune exception. Elle a toujours un pouvoir \u00e9galisateur qui place les dominateurs, les forts, les riches, les fortun\u00e9s sur un pied d\u2019\u00e9galit\u00e9 avec tous les autres \u00bb, a dit Zarathoustra. L\u2019environnement est un probl\u00e8me polycentrique et \u00e0 multiples facettes qui affecte l\u2019existence humaine. La D\u00e9claration de Stockholm des Nations Unies sur l\u2019environnement humain, 1972, \u00e9nonce notamment dans son Principe n\u00b03 : \u00ab L\u2019homme a le droit fondamental \u00e0 la libert\u00e9, \u00e0 l\u2019\u00e9galit\u00e9 et \u00e0 des conditions de vie ad\u00e9quates. Dans un environnement d\u2019\u00e9galit\u00e9 qui permette une vie digne et bien-\u00eatre, l\u2019homme a la responsabilit\u00e9 solennelle de prot\u00e9ger et d\u2019am\u00e9liorer l\u2019environnement pour les g\u00e9n\u00e9rations pr\u00e9sentes et futures. \u00bb<\/p>\n<p>22. La D\u00e9claration dit donc que dans les pays en voie de d\u00e9veloppement, la plupart des probl\u00e8mes environnementaux sont caus\u00e9s par le sous-d\u00e9veloppement. Elle sugg\u00e8re des mesures de s\u00e9curit\u00e9, en prenant soin de l\u2019\u00e9quilibre \u00e9cologique. Il est n\u00e9cessaire d\u2019\u00e9viter des dommages massifs et irr\u00e9versibles \u00e0 l\u2019environnement terrestre et de lutter pour assurer aux g\u00e9n\u00e9rations pr\u00e9sentes et \u00e0 la post\u00e9rit\u00e9 une vie meilleure dans un environnement plus conforme \u00e0 leurs besoins et \u00e0 leurs espoirs. Dans ce contexte, les paroles de Pythogare me viennent imm\u00e9diatement \u00e0 l\u2019esprit : \u00ab Tant que l\u2019homme continuera \u00e0 d\u00e9truire sans piti\u00e9 les \u00eatres vivants inf\u00e9rieurs, il ne conna\u00eetra ni la sant\u00e9 ni la paix. Tant que les hommes massacreront les animaux, ils s\u2019entretueront. En effet, ceux qui s\u00e8ment les graines du meurtre et de la douleur ne peuvent r\u00e9colter la joie et l\u2019amour. \u00bb<\/p>\n<p>23. L\u2019article 48-A de la partie IV (Principes directeurs) de la Constitution de l\u2019Inde de 1950, introduit par la loi constitutionnelle (42e amendement) de 1976, stipule que \u00ab l\u2019\u00c9tat doit s\u2019efforcer de prot\u00e9ger et d\u2019am\u00e9liorer l\u2019environnement et de sauvegarder les for\u00eats et la vie sauvage du pays \u00bb. L\u2019article 47 impose en outre \u00e0 l\u2019\u00c9tat le devoir d\u2019am\u00e9liorer la sant\u00e9 publique comme devoir principal. L\u2019article 51-A(g) impose \u00e0 chaque citoyen indien \u00ab le devoir fondamental \u00bb de prot\u00e9ger et d\u2019am\u00e9liorer l\u2019\u00ab environnement \u00bb naturel, y compris les for\u00eats, les lacs, les rivi\u00e8res et la vie sauvage, et d\u2019avoir de la compassion pour les cr\u00e9atures vivantes. Le mot \u00ab environnement \u00bb a un large spectre qui englobe \u00ab l\u2019atmosph\u00e8re hygi\u00e9nique et l\u2019\u00e9quilibre \u00e9cologique \u00bb. Il est donc du devoir non seulement de l\u2019\u00c9tat, mais aussi de chaque citoyen de maintenir un environnement hygi\u00e9nique. L\u2019\u00c9tat, en particulier, a le devoir \u00e0 cet \u00e9gard de se d\u00e9barrasser de son pouvoir souverain extravagant et d\u00e9brid\u00e9 et de forger sa politique de maintien de l\u2019\u00e9quilibre \u00e9cologique et d\u2019un environnement hygi\u00e9nique. L&#039;article 21 prot\u00e8ge le droit \u00e0 la vie en tant que droit fondamental. La jouissance de la vie et sa r\u00e9alisation, y compris le droit \u00e0 la vie dans la dignit\u00e9 humaine, englobent dans son champ d&#039;application, la protection et la pr\u00e9servation de l&#039;environnement, l&#039;\u00e9quilibre \u00e9cologique sans pollution de l&#039;air et de l&#039;eau, l&#039;assainissement sans lequel la vie ne peut \u00eatre appr\u00e9ci\u00e9e. Tout acte contraire ou action entra\u00eenerait une pollution de l&#039;environnement. Par cons\u00e9quent, un environnement hygi\u00e9nique fait partie int\u00e9grante du droit \u00e0 une vie saine et il serait impossible de vivre dans la dignit\u00e9 humaine sans un environnement humain et sain. La protection de l&#039;environnement est donc devenue aujourd&#039;hui un sujet de grave pr\u00e9occupation pour l&#039;existence humaine. La promotion de la protection de l&#039;environnement implique la pr\u00e9servation de l&#039;environnement dans son ensemble, comprenant l&#039;environnement artificiel et l&#039;environnement naturel. Par cons\u00e9quent, il existe un imp\u00e9ratif constitutionnel pour le gouvernement central, les gouvernements des \u00c9tats et les organismes tels que les municipalit\u00e9s, non seulement d&#039;assurer et de sauvegarder un environnement appropri\u00e9, mais \u00e9galement le devoir imp\u00e9ratif de prendre des mesures ad\u00e9quates pour promouvoir, prot\u00e9ger et am\u00e9liorer l&#039;environnement artificiel et l&#039;environnement naturel.<\/p>\n<p>24. L\u2019industrialisation, l\u2019urbanisation, l\u2019explosion d\u00e9mographique, la surexploitation des ressources, l\u2019\u00e9puisement des sources traditionnelles d\u2019\u00e9nergie et de mati\u00e8res premi\u00e8res, la recherche de nouvelles sources d\u2019\u00e9nergie et de mati\u00e8res premi\u00e8res, la rupture des \u00e9quilibres \u00e9cologiques naturels, la destruction d\u2019une multitude d\u2019esp\u00e8ces animales et v\u00e9g\u00e9tales pour des raisons \u00e9conomiques et parfois sans raison valable sont autant de facteurs qui ont contribu\u00e9 \u00e0 la d\u00e9t\u00e9rioration de l\u2019environnement. Si le progr\u00e8s scientifique et technique de l\u2019homme lui a conf\u00e9r\u00e9 un immense pouvoir sur la nature, il a aussi conduit \u00e0 un usage irr\u00e9fl\u00e9chi de ce pouvoir, empi\u00e9tant sans fin sur la nature. Si l\u2019homme est capable de transformer des d\u00e9serts en oasis, il laisse aussi des d\u00e9serts \u00e0 la place des oasis. Au si\u00e8cle dernier, un grand philosophe mat\u00e9rialiste allemand a mis en garde l\u2019humanit\u00e9 : \u00ab Ne nous flattons pas trop de nos victoires humaines sur la nature. A chaque victoire, la nature se venge sur nous. Chaque victoire, il est vrai, apporte en premier lieu les r\u00e9sultats que nous attendions, mais en deuxi\u00e8me et troisi\u00e8me lieu, elle a des effets tout \u00e0 fait diff\u00e9rents, impr\u00e9vus, qui annulent trop souvent la premi\u00e8re. Les \u00e9cologistes estiment que le probl\u00e8me \u00e9cologique et social le plus important est la disparition g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e de certaines esp\u00e8ces d&#039;organismes vivants dans le monde. Les \u00e9cologistes pr\u00e9voient l&#039;extinction d&#039;esp\u00e8ces animales et v\u00e9g\u00e9tales \u00e0 une \u00e9chelle qui est incompatible avec leur extinction sur des millions d&#039;ann\u00e9es. On dit que plus de la moiti\u00e9 des esp\u00e8ces qui ont disparu au cours des 2000 derni\u00e8res ann\u00e9es l&#039;ont fait apr\u00e8s 1900. L&#039;Association internationale pour la protection de la nature et des ressources naturelles calcule qu&#039;aujourd&#039;hui, en moyenne, une esp\u00e8ce ou une sous-esp\u00e8ce dispara\u00eet chaque ann\u00e9e. On estime qu&#039;environ 1000 esp\u00e8ces d&#039;oiseaux et d&#039;animaux sont menac\u00e9es d&#039;extinction \u00e0 l&#039;heure actuelle. C&#039;est pourquoi les questions environnementales sont devenues urgentes et doivent \u00eatre bien comprises et r\u00e9solues par l&#039;homme. La nature et l&#039;histoire sont deux composantes de l&#039;environnement dans lequel nous vivons, nous nous d\u00e9pla\u00e7ons et faisons nos preuves. La Cour dans l&#039;affaire Sachindanand Pandey et Anr. c. \u00c9tat du Bengale occidental et autres. (AIR 1987 SC 1109) et Virender Gaur c. \u00c9tat d\u2019Haryana, (1995 AIR SCW 306) ont mis en \u00e9vidence ces aspects.<\/p>\n<p>25. Le droit de l&#039;environnement est un instrument destin\u00e9 \u00e0 prot\u00e9ger et \u00e0 am\u00e9liorer l&#039;environnement et \u00e0 contr\u00f4ler ou \u00e0 pr\u00e9venir tout acte ou omission polluant ou susceptible de polluer l&#039;environnement. Compte tenu des \u00e9normes d\u00e9fis pos\u00e9s par la r\u00e9volution industrielle, les l\u00e9gislateurs du monde entier s&#039;emploient activement \u00e0 cet exercice. Nombre d&#039;entre eux ont promulgu\u00e9 des lois il y a longtemps et s&#039;emploient \u00e0 remodeler le droit de l&#039;environnement. Les autres ont orient\u00e9 leurs m\u00e9canismes l\u00e9gislatifs dans cette direction, \u00e0 l&#039;exception des \u00c9tats sous-d\u00e9velopp\u00e9s qui n&#039;ont pas encore franchi cette \u00e9tape. L&#039;Inde a \u00e9t\u00e9 l&#039;un des rares pays \u00e0 y avoir pr\u00eat\u00e9 attention depuis l&#039;Antiquit\u00e9 jusqu&#039;\u00e0 nos jours et, jusqu&#039;\u00e0 aujourd&#039;hui, l&#039;adaptation de la l\u00e9gislation existante aux conditions changeantes se poursuit. Le probl\u00e8me de l&#039;\u00e9laboration et de la modification des lois est une t\u00e2che difficile dans ce domaine. Il existe une vari\u00e9t\u00e9 de couleurs de ce probl\u00e8me. Par exemple, la r\u00e9volution industrielle et l&#039;\u00e9volution de certaines valeurs culturelles et morales de l&#039;humanit\u00e9 et les d\u00e9veloppements des zones rurales et urbaines en mati\u00e8re de technologie agricole, les zones incultes, st\u00e9riles ou industrielles, les parties d\u00e9velopp\u00e9es, en d\u00e9veloppement et sous-d\u00e9velopp\u00e9es du pays, les Indiens riches et pauvres, L\u2019explosion d\u00e9mographique et l\u2019implosion industrielle ; la prise de conscience croissante des citoyens et la diminution des recettes fiscales de l\u2019\u00c9tat ; les promesses contenues dans les manifestes politiques et les mesures de d\u00e9veloppement de l\u2019\u00c9tat. Dans toute cette gamme de probl\u00e8mes, le Comit\u00e9 Tiwari a d\u00e9clar\u00e9 que nous avons en Inde \u00ab pr\u00e8s de cinq cents lois environnementales \u00bb et le Comit\u00e9 a soulign\u00e9 qu\u2019aucune \u00e9tude syst\u00e9matique n\u2019avait \u00e9t\u00e9 entreprise pour \u00e9valuer ces d\u00e9veloppements l\u00e9gislatifs. Certains contr\u00f4les et techniques juridiques ont \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9s par les l\u00e9gislatures dans le domaine des lois environnementales indiennes. Diff\u00e9rents contr\u00f4les l\u00e9gislatifs depuis l\u2019Antiquit\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 la p\u00e9riode moderne constituent une lecture int\u00e9ressante. Il faut pr\u00eater attention \u00e0 l\u2019identification des domaines de grande pr\u00e9occupation pour le l\u00e9gislateur ; les techniques adopt\u00e9es pour r\u00e9soudre ces probl\u00e8mes ; les polluants qui n\u00e9cessitent des exercices continus ; le r\u00f4le du l\u00e9gislateur et la participation des citoyens \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur. Ce sont quelques-uns des nombreux domaines qui attirent l\u2019attention dans l\u2019\u00e9tude de l\u2019histoire du droit environnemental indien. Depuis des temps imm\u00e9moriaux, les objets naturels comme les rivi\u00e8res ont occup\u00e9 une place importante dans la vie de la soci\u00e9t\u00e9. Les d\u00e9esses \u00e9taient consid\u00e9r\u00e9es comme des d\u00e9esses poss\u00e9dant non seulement la capacit\u00e9 de purifier, mais aussi la capacit\u00e9 d&#039;auto-purification. La pollution de l&#039;eau d&#039;une rivi\u00e8re \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9e comme un p\u00e9ch\u00e9 et attirait des punitions de diff\u00e9rents degr\u00e9s, notamment la p\u00e9nitence, l&#039;exclusion, l&#039;amende, etc. La terre ou le sol avait \u00e9galement la m\u00eame importance, et la litt\u00e9rature ancienne fournissait les moyens de purifier le sol pollu\u00e9. Les exemples ci-dessus ne sont que quelques-unes des nombreuses illustrations qui soutiennent l&#039;id\u00e9e que la pollution environnementale \u00e9tait contr\u00f4l\u00e9e de mani\u00e8re rigide dans l&#039;Antiquit\u00e9. Ce n&#039;\u00e9tait pas une affaire limit\u00e9e \u00e0 un ou plusieurs individus, mais la soci\u00e9t\u00e9 dans son ensemble acceptait son devoir de prot\u00e9ger l&#039;environnement. Le \u00ab dharma \u00bb de l&#039;environnement \u00e9tait de soutenir et d&#039;assurer le progr\u00e8s et le bien-\u00eatre de tous. L&#039;impulsion int\u00e9rieure des individus \u00e0 suivre les normes \u00e9tablies par la soci\u00e9t\u00e9 les motivait \u00e0 laisser les objets naturels rester dans leur \u00e9tat naturel. Outre cette motivation, il y avait la peur de la punition. Des efforts \u00e9taient faits non seulement pour punir le coupable mais pour \u00e9quilibrer les \u00e9cosyst\u00e8mes. Le d\u00e9veloppement notable de cette p\u00e9riode \u00e9tait que chaque individu connaissait son devoir de prot\u00e9ger l&#039;environnement et essayait d&#039;agir en cons\u00e9quence. Ces aspects ont \u00e9t\u00e9 mis en \u00e9vidence par un auteur \u00e9rudit, CM Jariwala, dans son article \u00ab Changing Dimensions of the Indian Environmental Law \u00bb dans le livre \u00ab Law and Environment \u00bb de P. Leelakrishnan.<\/p>\n<p>27. Le Conseil \u00e9conomique et sp\u00e9cial des Nations Unies a adopt\u00e9 une r\u00e9solution le 30 juillet 1968 sur la question de la convocation d&#039;une conf\u00e9rence internationale sur les probl\u00e8mes de l&#039;environnement humain. Lors de la Conf\u00e9rence des Nations Unies sur l&#039;environnement humain qui s&#039;est tenue \u00e0 Stockholm du 6 au 16 juin,<br \/>\nEn 1972, les Nations Unies ont fait une proclamation sur l\u2019environnement humain. Cette proclamation stipulait en ces termes profonds : \u00ab L\u2019homme est \u00e0 la fois cr\u00e9ature et cr\u00e9ateur de son environnement qui lui fournit sa subsistance physique et lui offre la possibilit\u00e9 de se d\u00e9velopper intellectuellement, moralement, socialement et spirituellement. Au cours de la longue et tortueuse \u00e9volution de la race humaine sur cette plan\u00e8te, un stade a \u00e9t\u00e9 atteint o\u00f9, gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019acc\u00e9l\u00e9ration rapide de la science et de la technologie, l\u2019homme a acquis le pouvoir de transformer son environnement de multiples fa\u00e7ons et \u00e0 une \u00e9chelle sans pr\u00e9c\u00e9dent. Les deux aspects de l\u2019environnement de l\u2019homme, naturel et cr\u00e9\u00e9 par l\u2019homme, sont essentiels \u00e0 son bien-\u00eatre et \u00e0 la jouissance des droits fondamentaux de l\u2019homme, y compris le droit \u00e0 la vie elle-m\u00eame. \u00bb<\/p>\n<p>28. La protection et l\u2019am\u00e9lioration de l\u2019environnement humain constituent un enjeu majeur qui affecte le bien-\u00eatre des populations et le d\u00e9veloppement \u00e9conomique dans le monde entier. C\u2019est le d\u00e9sir urgent des peuples du monde entier et le devoir de tous les gouvernements.<\/p>\n<p>29. Lorsque la n\u00e9cessit\u00e9 de promouvoir l\u2019environnement est devenue urgente, certains commentateurs ont \u00e9mis des doutes quant \u00e0 la p\u00e9rennit\u00e9 de cette question. Ils ont eu tort, car il s\u2019agit clairement de l\u2019un des grands probl\u00e8mes, peut-\u00eatre m\u00eame du plus grand probl\u00e8me des ann\u00e9es 90. C\u2019est un grand probl\u00e8me politique, car la protection de l\u2019environnement est l\u2019une des principales priorit\u00e9s de la plupart des gens pour les ann\u00e9es 90. En cons\u00e9quence, les partis politiques et les gouvernements se bousculent dans leur empressement \u00e0 se montrer verts, m\u00eame si jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent leurs actes ne correspondent que rarement \u00e0 leur rh\u00e9torique. C\u2019est un probl\u00e8me de taille par l\u2019ampleur du probl\u00e8me et les solutions requises : le r\u00e9chauffement climatique, la destruction de la couche d\u2019ozone, les pluies acides, la d\u00e9forestation, la surpopulation et les d\u00e9chets toxiques sont tous des probl\u00e8mes mondiaux qui n\u00e9cessitent une r\u00e9ponse mondiale appropri\u00e9e. C\u2019est un probl\u00e8me de taille par l\u2019\u00e9tendue des probl\u00e8mes et des questions : pollution de l\u2019air, pollution de l\u2019eau, pollution sonore, \u00e9limination des d\u00e9chets, radioactivit\u00e9, pesticides, protection des paysages, conservation de la faune et de la flore sauvages, la liste est pratiquement infinie. Comme l\u2019ont observ\u00e9 Simon Bell et Stuart Bell dans \u00ab Environmental Law \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab \u2026\u2026\u2026..Selon les termes du Livre blanc sur l\u2019environnement. Cet h\u00e9ritage commun (cm. 1200,<br \/>\n\u00ab Les questions qui se posent vont du coin de la rue \u00e0 la stratosph\u00e8re. \u00bb Enfin, il s\u2019agit d\u2019un sujet important en termes de connaissances et de comp\u00e9tences requises pour comprendre un probl\u00e8me particulier. Le droit n\u2019est qu\u2019un \u00e9l\u00e9ment de ce qui constitue un sujet transdisciplinaire majeur. Les juristes doivent comprendre les processus scientifiques, politiques et \u00e9conomiques impliqu\u00e9s dans la d\u00e9gradation de l\u2019environnement. De m\u00eame, tous ceux dont les activit\u00e9s et les int\u00e9r\u00eats sont li\u00e9s \u00e0 l\u2019environnement doivent acqu\u00e9rir une compr\u00e9hension de la structure et du contenu du droit de l\u2019environnement, car celui-ci joue un r\u00f4le important et croissant dans la protection de l\u2019environnement. \u00bb<\/p>\n<p>30. Outre le co\u00fbt direct que repr\u00e9sente pour les entreprises le respect de contr\u00f4les r\u00e9glementaires plus stricts, les responsabilit\u00e9s potentielles en cas de non-conformit\u00e9 augmentent \u00e9galement. Ces responsabilit\u00e9s se r\u00e9partissent en cinq grandes cat\u00e9gories<\/p>\n<p>(a) Responsabilit\u00e9 p\u00e9nale : le nombre d&#039;infractions p\u00e9nales pour non-respect de la l\u00e9gislation environnementale est immense et, ces derni\u00e8res ann\u00e9es, les organismes de r\u00e9glementation ont montr\u00e9 une volont\u00e9 accrue de recourir aux poursuites. Les poursuites priv\u00e9es sont \u00e9galement possibles. Les amendes constituent la sanction normale, bien que dans un certain nombre de cas, des peines d&#039;emprisonnement aient \u00e9t\u00e9 impos\u00e9es (les administrateurs et les cadres sup\u00e9rieurs sont g\u00e9n\u00e9ralement tenus personnellement responsables). Le montant maximum des amendes a augment\u00e9 ces derni\u00e8res ann\u00e9es, tout comme le montant r\u00e9el des amendes impos\u00e9es.<\/p>\n<p>(b) Sanctions administratives Dans la plupart des syst\u00e8mes de r\u00e9gulation, l&#039;organisme de r\u00e9gulation dispose d&#039;un certain nombre d&#039;options, notamment la modification, la suspension ou la r\u00e9vocation d&#039;une licence. Ces mesures pouvant conduire \u00e0 la fermeture d&#039;une usine, elles rev\u00eatent \u00e9videmment une grande importance.<\/p>\n<p>(c) Co\u00fbts de nettoyage Dans la plupart des l\u00e9gislations environnementales, il existe un pouvoir de nettoyage apr\u00e8s un incident de pollution et de perception des co\u00fbts aupr\u00e8s du pollueur ou (dans certains cas) de l&#039;occupant.<\/p>\n<p>(d) Responsabilit\u00e9 civile L&#039;int\u00e9r\u00eat pour les d\u00e9lits li\u00e9s aux substances toxiques ne cesse de cro\u00eetre, m\u00eame si bon nombre de ces actions existent depuis longtemps. De nombreuses actions environnementales reposent sur la responsabilit\u00e9 stricte. Bien que la responsabilit\u00e9 soit souvent difficile \u00e0 \u00e9tablir, le montant des r\u00e9clamations peut \u00eatre tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9.<\/p>\n<p>(e) Publicit\u00e9 n\u00e9gative<\/p>\n<p>31. Dans la pratique, la publicit\u00e9 suscit\u00e9e par les infractions \u00e0 la loi peut \u00eatre aussi co\u00fbteuse que les co\u00fbts directs. La vague de consid\u00e9rations judiciaires dans les litiges environnementaux en Inde<br \/>\nsymbolise l\u2019inqui\u00e9tude des tribunaux face \u00e0 la recherche de solutions appropri\u00e9es aux probl\u00e8mes environnementaux. Au niveau mondial, le droit \u00e0 la vie est d\u00e9sormais reconnu comme un droit fondamental \u00e0 un environnement ad\u00e9quat pour la sant\u00e9 et le bien-\u00eatre des \u00eatres humains. (Voir Commission mondiale sur l\u2019environnement et le d\u00e9veloppement \u2013 Notre avenir \u00e0 tous (1987). Pour comm\u00e9morer le dixi\u00e8me anniversaire de la Conf\u00e9rence de Stockholm, la communaut\u00e9 mondiale des \u00c9tats s\u2019est r\u00e9unie \u00e0 Nairobi (du 10 au 18 mai 1982) pour examiner les mesures prises pour mettre en \u0153uvre la D\u00e9claration de Stockholm. Elle a exprim\u00e9 sa grave pr\u00e9occupation quant \u00e0 l\u2019\u00e9tat de l\u2019environnement dans le monde et a reconnu la n\u00e9cessit\u00e9 urgente d\u2019intensifier les efforts aux niveaux mondial, r\u00e9gional et national pour le prot\u00e9ger et l\u2019am\u00e9liorer.<\/p>\n<p>32. Le progr\u00e8s et la pollution vont de pair. Comme la Cour l&#039;a observ\u00e9 dans l&#039;affaire MC Mehta et Anr. c. Union of India and Ors. (AIR 1987 SC 965), lorsque la science et la technologie sont de plus en plus utilis\u00e9es pour produire des biens et des services destin\u00e9s \u00e0 am\u00e9liorer la qualit\u00e9 de vie, l&#039;utilisation m\u00eame de la science et de la technologie comporte un certain \u00e9l\u00e9ment de danger ou de risque inh\u00e9rent et il n&#039;est pas possible d&#039;\u00e9liminer totalement ce danger ou ce risque. Nous ne pouvons qu&#039;esp\u00e9rer r\u00e9duire l&#039;\u00e9l\u00e9ment de danger ou de risque pour la communaut\u00e9 en prenant toutes les mesures n\u00e9cessaires pour implanter ces industries de mani\u00e8re \u00e0 ce qu&#039;elles pr\u00e9sentent le moins de risques possibles pour la communaut\u00e9 et \u00e0 ce que les exigences de s\u00e9curit\u00e9 soient maximales. Comme l&#039;a observ\u00e9 la Conf\u00e9rence des Nations Unies tenue \u00e0 Stockholm en juin,<br \/>\nEn 1972, le d\u00e9veloppement \u00e9conomique et social \u00e9tait essentiel pour assurer un environnement de vie et de travail favorable \u00e0 l\u2019homme et pour cr\u00e9er sur terre les conditions n\u00e9cessaires \u00e0 l\u2019am\u00e9lioration de la qualit\u00e9 de vie. La trag\u00e9die de la situation difficile de l\u2019homme civilis\u00e9 est que \u00abtoutes les sources par lesquelles l\u2019homme a accru son pouvoir sur terre ont \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9es pour diminuer les perspectives de ses successeurs. Tous ses progr\u00e8s se font aux d\u00e9pens de dommages \u00e0 l\u2019environnement qu\u2019il ne peut ni r\u00e9parer ni pr\u00e9voir\u00bb. On prend de plus en plus conscience de la n\u00e9cessit\u00e9 imp\u00e9rieuse de r\u00e9tablir les graves d\u00e9s\u00e9quilibres \u00e9cologiques introduits par les d\u00e9pr\u00e9dations inflig\u00e9es \u00e0 la nature par l\u2019homme. L\u2019\u00e9tat auquel sont arriv\u00e9s le d\u00e9s\u00e9quilibre \u00e9cologique et les dommages environnementaux qui en d\u00e9coulent est si alarmant qu\u2019\u00e0 moins de prendre des mesures imm\u00e9diates, d\u00e9termin\u00e9es et efficaces, les dommages pourraient devenir irr\u00e9versibles. Dans sa pr\u00e9face \u00e0 International Wild Life Law, MRM Prince Philip, duc d\u2019\u00c9dimbourg, a d\u00e9clar\u00e9 : \u00abBeaucoup de gens semblent penser que la conservation de la nature consiste simplement \u00e0 \u00eatre gentil avec les animaux et \u00e0 profiter de promenades \u00e0 la campagne. Malheureusement, c\u2019est peut-\u00eatre beaucoup plus compliqu\u00e9 que cela\u2026 Comme c\u2019est souvent le cas dans tous les syst\u00e8mes juridiques, l\u2019exigence cruciale est que les termes des conversions soient largement accept\u00e9s et rapidement mis en \u0153uvre\u2026 Malheureusement, les progr\u00e8s dans cette direction s\u2019av\u00e8rent d\u00e9sastreusement lents. \u00bb (Voir International Wildlife Law de Simon Lyster, Cambridge, Grotius Publications Ltd. 1985 Edn.)<\/p>\n<p>33. L&#039;Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale des Nations Unies a adopt\u00e9 le 29 octobre 1982 la \u00ab Charte mondiale de la nature \u00bb. Le chapitre d\u00e9clare la prise de conscience que<\/p>\n<p>\u00ab a) L\u2019humanit\u00e9 fait partie de la nature et la vie d\u00e9pend du fonctionnement ininterrompu des syst\u00e8mes naturels qui assurent l\u2019approvisionnement en \u00e9nergie et en nutriments.<\/p>\n<p>(b) La civilisation est enracin\u00e9e dans la nature, qui a fa\u00e7onn\u00e9 la culture humaine et influenc\u00e9 toutes les r\u00e9alisations artistiques et scientifiques, et vivre en harmonie avec la nature offre \u00e0 l\u2019homme les meilleures possibilit\u00e9s de d\u00e9veloppement de sa cr\u00e9ativit\u00e9, de repos et de loisirs.<\/p>\n<p>34. Vers la fin de son r\u00e8gne, le roi Asoka, au troisi\u00e8me si\u00e8cle avant J.-C., a publi\u00e9 un d\u00e9cret qui rev\u00eat une importance particuli\u00e8re en mati\u00e8re de pr\u00e9servation de la vie sauvage et de l\u2019environnement. Il y \u00e9crivait : \u00ab Vingt-six ans apr\u00e8s mon couronnement, je d\u00e9clare que les animaux suivants ne doivent pas \u00eatre tu\u00e9s : les perroquets, les mainates, l\u2019aruna, les oies rousses, les oies sauvages, le nandimukha, les grues, les chauves-souris, la reine, les fourmis, les tortues, les poissons sans ar\u00eates, les rhinoc\u00e9ros\u2026 et tous les quadrup\u00e8des qui ne sont ni utiles ni comestibles\u2026 La for\u00eat ne doit pas \u00eatre br\u00fbl\u00e9e. \u00bb<\/p>\n<p>35. Prot\u00e9ger et am\u00e9liorer l&#039;environnement est un mandat constitutionnel. C&#039;est un engagement pour un pays attach\u00e9 aux id\u00e9es d&#039;un \u00c9tat providence. Le monde est sous un nuage imp\u00e9n\u00e9trable. Face aux \u00e9normes d\u00e9fis lanc\u00e9s par la r\u00e9volution industrielle, les l\u00e9gislatures du monde entier s&#039;efforcent de trouver les moyens de prot\u00e9ger le monde. Chaque individu dans la soci\u00e9t\u00e9 a le devoir de prot\u00e9ger la nature. Les gens v\u00e9n\u00e8rent les objets de la nature. Les arbres, l&#039;eau, la terre et les animaux ont acquis une place importante dans les temps anciens. Comme le dit Manu VIII, page 282, diff\u00e9rentes peines \u00e9taient pr\u00e9vues pour les blessures caus\u00e9es aux plantes. Kautilya est all\u00e9 plus loin et a fix\u00e9 la peine en fonction de l&#039;importance de la partie de l&#039;arbre. (Voir Kautilya III, XIX, 197)<\/p>\n<p>36. Comme l\u2019a observ\u00e9 la Cour dans l\u2019affaire Rural Litigation and Entitlement Kendra v. State of Uttar Pradesh (AIR 1987 SC 359), les ressources naturelles doivent \u00eatre exploit\u00e9es \u00e0 des fins de d\u00e9veloppement social, mais il ne faut pas oublier en m\u00eame temps que l\u2019exploitation des ressources doit se faire avec l\u2019attention et le soin requis pour ne pas affecter gravement l\u2019\u00e9cologie et l\u2019environnement ; il ne doit pas y avoir d\u2019\u00e9puisement des ressources en eau et une planification \u00e0 long terme doit \u00eatre entreprise pour maintenir la richesse nationale. Il ne faut jamais oublier qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un patrimoine permanent de l\u2019humanit\u00e9 et qu\u2019il n\u2019est pas pr\u00e9vu qu\u2019il soit \u00e9puis\u00e9 en une g\u00e9n\u00e9ration.<\/p>\n<p>37. La revue Academy Law Review, aux pages 137-138, indique qu\u2019une \u00e9tude r\u00e9cente r\u00e9v\u00e8le que chaque jour des millions de litres de d\u00e9chets et d\u2019effluents commerciaux sont d\u00e9vers\u00e9s dans les rivi\u00e8res, les cours d\u2019eau, les lacs et la mer, etc. La pollution incontr\u00f4l\u00e9e de l\u2019eau est un probl\u00e8me partout dans le monde, mais elle est aujourd\u2019hui aigu\u00eb dans les villes industrielles dens\u00e9ment peupl\u00e9es. Notre pays ne fait pas exception \u00e0 cette r\u00e8gle. La pollution de l\u2019air a encore aggrav\u00e9 l\u2019intensit\u00e9 et l\u2019\u00e9tendue du probl\u00e8me. Chaque ann\u00e9e, des millions de tonnes de polluants gazeux et particulaires sont inject\u00e9s dans l\u2019atmosph\u00e8re, \u00e0 la fois par des processus naturels et en cons\u00e9quence directe de l\u2019activit\u00e9 humaine. Les scientifiques ont soulign\u00e9 que l\u2019atmosph\u00e8re terrestre ne peut absorber une quantit\u00e9 illimit\u00e9e de mati\u00e8res polluantes sans subir des changements qui peuvent \u00eatre de nature n\u00e9faste pour le bien-\u00eatre humain. Pour survivre sur sa plan\u00e8te, l\u2019homme devra trouver un \u00e9quilibre harmonieux avec la nature. Il se peut que des progr\u00e8s scientifiques illimit\u00e9s conduisent \u00e0 la destruction de la position valoris\u00e9e de l\u2019homme dans la vie. La Constitution a pos\u00e9 les bases, dans les articles 48-A et 51-A, d&#039;une jurisprudence en mati\u00e8re de protection de l&#039;environnement. Aujourd&#039;hui, l&#039;\u00c9tat et le citoyen ont l&#039;obligation fondamentale de prot\u00e9ger et d&#039;am\u00e9liorer l&#039;environnement, y compris les for\u00eats, les lacs, les rivi\u00e8res, la faune et la flore, et de faire preuve de compassion envers les \u00eatres vivants.<\/p>\n<p>38. Un juriste \u00e9rudit a dit que le Rig Veda loue la beaut\u00e9 de l\u2019aube (usha) et v\u00e9n\u00e8re la nature dans toute sa gloire. Et pourtant, aujourd\u2019hui, un bain dans la Yamuna et le Gange est un p\u00e9ch\u00e9 contre la sant\u00e9 du corps, pas un salut pour l\u2019\u00e2me, tant ces eaux \u00ab saintes \u00bb sont pollu\u00e9es et nocives. \u00ab Un lit d\u2019h\u00f4pital sur quatre dans le monde est occup\u00e9 par un patient malade \u00e0 cause d\u2019une eau pollu\u00e9e\u2026 Fournir un approvisionnement en eau s\u00fbr et pratique est l\u2019activit\u00e9 la plus importante qui puisse \u00eatre entreprise pour am\u00e9liorer la sant\u00e9 des personnes vivant dans les zones rurales du monde en d\u00e9veloppement. \u00bb (OMS) \u00ab La nature ne l\u2019a jamais trahie. Ce c\u0153ur qui l\u2019aimait. \u00bb (Wordsworth). L\u2019anxi\u00e9t\u00e9 de sauver l\u2019environnement s\u2019est manifest\u00e9e dans la loi constitutionnelle (quarante-deuxi\u00e8me amendement) de 1976 par l\u2019introduction pour la premi\u00e8re fois d\u2019une disposition sp\u00e9cifique visant \u00e0 \u00ab prot\u00e9ger et am\u00e9liorer \u00bb l\u2019environnement. L\u2019homme est la meilleure promesse de la nature et son pire ennemi. Si l\u2019industrie est une n\u00e9cessit\u00e9, la pollution est in\u00e9vitable. Le progr\u00e8s et la pollution vont de pair, il ne peut y avoir de fin au progr\u00e8s et, par cons\u00e9quent, il n\u2019y a pas d\u2019\u00e9chappatoire \u00e0 la pollution. Si l\u2019industrie est un mal n\u00e9cessaire, la pollution est la plus s\u00fbre des souffrances. Plusieurs lois ont \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9es pour lutter contre la pollution. \u00ab Pollution \u00bb est un nom d\u00e9riv\u00e9 du verbe transitif \u00ab polluer \u00bb qui signifie rendre sale ou impur, rendre impur ou moralement impur. Dans les lois d\u2019Halsbury en Angleterre (quatri\u00e8me \u00e9dition, volume 38, paragraphe 66), \u00ab pollution \u00bb d\u00e9signe le rejet direct ou indirect par l\u2019homme de substances ou d\u2019\u00e9nergie dans l\u2019environnement aquatique entra\u00eenant un danger pour la sant\u00e9 humaine, des dommages aux ressources vivantes et aux \u00e9cosyst\u00e8mes aquatiques, des dommages aux am\u00e9nagements ou une interf\u00e9rence avec d\u2019autres utilisations l\u00e9gitimes de l\u2019eau.<\/p>\n<p>39. Dans l\u2019affaire Divisional Forest Officer and Ors. v. S. Nageswaramma (1996 (6) SCC 442), il a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9 que le renouvellement du bail n\u2019est pas un droit acquis du locataire. Il existe une interdiction totale d\u2019octroyer un bail minier dans une zone foresti\u00e8re sans l\u2019accord du gouvernement central. Comme l\u2019a fait observer la Cour dans l\u2019affaire MC Mehta v. Kamal Nath and Ors. (1997 (1) SCC 388), notre syst\u00e8me juridique bas\u00e9 sur la Common Law anglaise inclut la doctrine de la fiducie publique dans sa jurisprudence. L\u2019\u00c9tat est le fiduciaire de toutes les ressources naturelles qui sont par nature destin\u00e9es \u00e0 l\u2019usage et \u00e0 la jouissance du public. Le public dans son ensemble est le b\u00e9n\u00e9ficiaire du littoral, des eaux courantes, de l\u2019air, des for\u00eats et des terres \u00e9cologiquement fragiles. L\u2019\u00c9tat, en tant que fiduciaire, a l\u2019obligation l\u00e9gale de prot\u00e9ger les ressources naturelles. Ces ressources destin\u00e9es \u00e0 l\u2019usage public ne peuvent pas \u00eatre converties en propri\u00e9t\u00e9 priv\u00e9e.<\/p>\n<p>40. L&#039;utilisation esth\u00e9tique et la gloire immacul\u00e9e ne peuvent \u00eatre permises d&#039;\u00eatre \u00e9rod\u00e9es pour un usage priv\u00e9, commercial ou tout autre usage, \u00e0 moins que les tribunaux ne jugent n\u00e9cessaire, de bonne foi, pour le bien public et dans l&#039;int\u00e9r\u00eat public, d&#039;empi\u00e9ter sur lesdites ressources.<\/p>\n<p>41. Il est incontestable qu&#039;aucun d\u00e9veloppement n&#039;est possible sans nuire \u00e0 l&#039;\u00e9cologie et \u00e0 l&#039;environnement. Les projets d&#039;utilit\u00e9 publique ne peuvent \u00eatre abandonn\u00e9s et il est n\u00e9cessaire de concilier les int\u00e9r\u00eats de la population avec la n\u00e9cessit\u00e9 de pr\u00e9server l&#039;environnement. Il faut trouver un \u00e9quilibre entre les deux int\u00e9r\u00eats. Lorsque l&#039;entreprise commerciale ou commerciale produirait des r\u00e9sultats beaucoup plus utiles pour la population, il faut contourner les difficult\u00e9s d&#039;un petit nombre de personnes. Les difficult\u00e9s comparatives doivent \u00eatre \u00e9quilibr\u00e9es et les avantages pour une plus grande partie de la population doivent primer sur les difficult\u00e9s comparativement moindres.<\/p>\n<p>42. Dans ce contexte, les rapports d&#039;\u00e9valuation de l&#039;impact sur l&#039;environnement rev\u00eatent une grande importance. Le Conseil du Comit\u00e9 \u00e9conomique europ\u00e9en, dans sa directive aux \u00c9tats membres, a soulign\u00e9 les objectifs de ces \u00e9valuations comme suit :<\/p>\n<p>\u00ab L\u2019impact d\u2019un projet sur l\u2019environnement doit \u00eatre \u00e9valu\u00e9 afin de prendre en compte les pr\u00e9occupations de protection de la sant\u00e9 humaine, de contribution par un meilleur environnement \u00e0 la qualit\u00e9 de la vie, d\u2019assurance du maintien de la diversit\u00e9 des esp\u00e8ces et de maintien de la capacit\u00e9 de reproduction de l\u2019\u00e9cosyst\u00e8me en tant que ressource fondamentale de la vie. \u00bb Quelques d\u00e9cisions prises \u00e0 la Convention sur la diversit\u00e9 biologique dat\u00e9es<br \/>\nLe 5 juin 1992 serait pertinent.<\/p>\n<p>Le pr\u00e9ambule contient, entre autres, les \u00e9l\u00e9ments suivants<\/p>\n<p>\u00ab Pr\u00e9occup\u00e9s par le fait que la diversit\u00e9 biologique est consid\u00e9rablement r\u00e9duite par certaines activit\u00e9s humaines. Conscients du manque g\u00e9n\u00e9ral d\u2019informations et de connaissances concernant la diversit\u00e9 biologique et de la n\u00e9cessit\u00e9 urgente de d\u00e9velopper les capacit\u00e9s scientifiques, techniques et institutionnelles pour fournir les connaissances de base sur lesquelles se fonder pour planifier et mettre en \u0153uvre des mesures appropri\u00e9es. Notant qu\u2019il est vital d\u2019anticiper, de pr\u00e9venir et de s\u2019attaquer aux causes de la r\u00e9duction ou de la perte significative de la diversit\u00e9 biologique \u00e0 la source. Notant en outre que l\u2019exigence fondamentale de la conservation de la diversit\u00e9 biologique est la conservation in situ des \u00e9cosyst\u00e8mes et des habitats naturels et le maintien et le r\u00e9tablissement de populations viables d\u2019esp\u00e8ces dans leur environnement naturel. \u00bb Les articles 1, 6, 7 et 14(a) sont \u00e9galement importants.<\/p>\n<p>Article 1 : Objectifs - Les objectifs de la pr\u00e9sente Convention \u00e0 poursuivre conform\u00e9ment \u00e0 ses dispositions pertinentes sont la conservation de la diversit\u00e9 biologique, l&#039;utilisation durable de ses \u00e9l\u00e9ments constitutifs et le partage juste et \u00e9quitable des avantages d\u00e9coulant de l&#039;utilisation des ressources g\u00e9n\u00e9tiques, notamment par un acc\u00e8s appropri\u00e9 aux ressources g\u00e9n\u00e9tiques et par un transfert appropri\u00e9 des technologies pertinentes, en tenant compte de tous les droits sur ces ressources et sur les technologies, et par un financement appropri\u00e9.<\/p>\n<p>Article 6 : Mesures g\u00e9n\u00e9rales de conservation et d&#039;utilisation durable - Chaque partie contractante doit, en fonction de ses conditions et capacit\u00e9s particuli\u00e8res<\/p>\n<p>a) \u00e9laborer des strat\u00e9gies, des plans ou des programmes nationaux pour la conservation et l&#039;utilisation durable de la diversit\u00e9 biologique ou adopter \u00e0 cette fin des strat\u00e9gies, des plans ou des programmes existants qui refl\u00e8tent, entre autres, les mesures \u00e9nonc\u00e9es dans la pr\u00e9sente Convention qui int\u00e9ressent la partie contractante concern\u00e9e ; et<\/p>\n<p>b) int\u00e9grer, dans la mesure du possible et selon qu\u2019il convient, la conservation et l\u2019utilisation durable de la diversit\u00e9 biologique dans les plans, programmes et politiques sectoriels ou intersectoriels pertinents.<\/p>\n<p>Article 7 : Identification et suivi Chaque partie contractante doit, dans la mesure du possible et selon qu&#039;il convient, notamment aux fins des articles 8 \u00e0 10<\/p>\n<p>a)identifier les \u00e9l\u00e9ments de la diversit\u00e9 biologique importants pour sa conservation et son utilisation durable, compte tenu de la liste indicative des cat\u00e9gories figurant \u00e0 l\u2019annexe 1;<\/p>\n<p>b) Surveiller, par \u00e9chantillonnage et autres techniques, les composantes de la diversit\u00e9 biologique identifi\u00e9es conform\u00e9ment \u00e0 l\u2019alin\u00e9a a) ci-dessus, en accordant une attention particuli\u00e8re \u00e0 celles qui n\u00e9cessitent des mesures de conservation urgentes et \u00e0 celles qui offrent le plus grand potentiel d\u2019utilisation durable ;<\/p>\n<p>(c) identifier les processus et les cat\u00e9gories d&#039;activit\u00e9s qui ont ou sont susceptibles d&#039;avoir des impacts n\u00e9gatifs importants sur la conservation et l&#039;utilisation durable de la diversit\u00e9 biologique, et surveiller leurs effets au moyen d&#039;\u00e9chantillonnages et d&#039;autres techniques ; et<\/p>\n<p>d) maintenir et organiser, par tout m\u00e9canisme, les donn\u00e9es issues des activit\u00e9s d\u2019identification et de surveillance conform\u00e9ment aux alin\u00e9as a), b) et c) ci-dessus.<\/p>\n<p>Article 14(a) : \u00c9valuation d&#039;impact et minimisation des impacts n\u00e9gatifs - Chaque partie contractante, dans la mesure du possible et selon qu&#039;il convient,<\/p>\n<p>a) introduire des proc\u00e9dures appropri\u00e9es exigeant une \u00e9valuation de l\u2019impact environnemental de ses projets propos\u00e9s susceptibles d\u2019avoir des effets n\u00e9gatifs importants sur la diversit\u00e9 biologique, en vue d\u2019\u00e9viter ou de minimiser ces effets et, le cas \u00e9ch\u00e9ant, permettre la participation du public \u00e0 ces proc\u00e9dures. \u00bb<\/p>\n<p>43. Le d\u00e9veloppement durable est essentiellement une politique et une strat\u00e9gie de d\u00e9veloppement \u00e9conomique et social continu sans porter pr\u00e9judice \u00e0 l&#039;environnement et aux ressources naturelles, dont la qualit\u00e9 d\u00e9pend de la poursuite de l&#039;activit\u00e9 et du d\u00e9veloppement ult\u00e9rieur. Par cons\u00e9quent, lorsque l&#039;on r\u00e9fl\u00e9chit aux mesures de d\u00e9veloppement, il faut garder \u00e0 l&#039;esprit les besoins du pr\u00e9sent et la capacit\u00e9 de l&#039;avenir \u00e0 r\u00e9pondre \u00e0 ses propres besoins et exigences. En pensant au pr\u00e9sent, il ne faut pas oublier l&#039;avenir. Nous avons un devoir envers les g\u00e9n\u00e9rations futures et pour un aujourd&#039;hui radieux, nous ne pouvons tol\u00e9rer un avenir sombre. Nous devons tirer les le\u00e7ons de nos exp\u00e9riences pass\u00e9es pour rendre le pr\u00e9sent et l&#039;avenir plus radieux. Nous devons tirer les le\u00e7ons de nos exp\u00e9riences et de nos erreurs pass\u00e9es afin de les corriger pour un pr\u00e9sent et un avenir meilleurs. Il ne faut pas perdre de vue que si aujourd&#039;hui est le lendemain d&#039;hier, c&#039;est aussi le lendemain d&#039;hier.<\/p>\n<p>44. Il ne faut pas permettre que la verdure de l&#039;Inde disparaisse et soit remplac\u00e9e par des d\u00e9serts. L&#039;Euthopia, qui \u00e9tait autrefois consid\u00e9r\u00e9e comme l&#039;un des pays les plus verts, est aujourd&#039;hui un vaste d\u00e9sert.<\/p>\n<p>45. Le gouvernement de l&#039;Union a \u00e9labor\u00e9 une politique foresti\u00e8re nationale en 1988. Bien que les objectifs fondamentaux soient tr\u00e8s louables, il est regrettable de constater qu&#039;ils sont rest\u00e9s pratiquement confin\u00e9s dans des documents les contenant et que peu de mesures ont \u00e9t\u00e9 prises pour les traduire dans la r\u00e9alit\u00e9. N\u00e9anmoins, cette politique refl\u00e8te le souci du gouvernement de l&#039;Union de prot\u00e9ger et de pr\u00e9server les for\u00eats naturelles qui abritent une grande vari\u00e9t\u00e9 de flore et de faune, qui repr\u00e9sentent la diversit\u00e9 biologique et les ressources g\u00e9n\u00e9tiques du pays.<\/p>\n<p>46. L\u2019article 21 de la Constitution de l\u2019Inde impose au gouvernement le devoir de prot\u00e9ger l\u2019environnement et les deux principes salutaires qui r\u00e9gissent le droit de l\u2019environnement sont : (i) les principes du d\u00e9veloppement durable et (ii) le principe de pr\u00e9caution. Il convient de souligner que notre pays a adh\u00e9r\u00e9 \u00e0 la Convention sur la diversit\u00e9 biologique et qu\u2019il doit donc la mettre en \u0153uvre. Comme l\u2019a fait observer la Cour dans l\u2019affaire Vishaka et autres c. \u00c9tat du Rajasthan et autres (1997 (6) SCC 241), en l\u2019absence de toute incompatibilit\u00e9 entre le droit interne et les conventions internationales, la r\u00e8gle de construction judiciaire est que l\u2019on doit tenir compte des conventions et normes internationales m\u00eame dans l\u2019interpr\u00e9tation du droit interne. Il est donc n\u00e9cessaire que le gouvernement garde \u00e0 l\u2019esprit les obligations internationales lorsqu\u2019il exerce ses pouvoirs discr\u00e9tionnaires en vertu de la loi sur la conservation, \u00e0 moins qu\u2019il n\u2019existe des raisons imp\u00e9rieuses de s\u2019en \u00e9carter.<\/p>\n<p>47. La Conf\u00e9rence des Nations Unies sur l&#039;environnement humain, tenue \u00e0 Stockholm en juin 1972, a mis en lumi\u00e8re plusieurs situations alarmantes et soulign\u00e9 la n\u00e9cessit\u00e9 imm\u00e9diate de prendre des mesures pour contr\u00f4ler la menace de pollution pour la Terre m\u00e8re, l&#039;air et l&#039;espace, faute de quoi, a-t-elle averti, l&#039;humanit\u00e9 devrait se pr\u00e9parer \u00e0 faire face aux cons\u00e9quences d\u00e9sastreuses. Les suggestions formul\u00e9es lors de cette Conf\u00e9rence ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9affirm\u00e9es lors des conf\u00e9rences suivantes, suivies du Sommet de la Terre, tenu \u00e0 Rio de Janeiro (Br\u00e9sil) en 1992.<\/p>\n<p>48. En ce qui concerne l&#039;effet de la r\u00e8gle 24B des r\u00e8gles sur les min\u00e9raux, il convient de noter que l&#039;article 2(ii) de la loi sur la conservation exclut les activit\u00e9s non foresti\u00e8res. L&#039;article commence par une clause non obstante qui stipule que, nonobstant toute disposition contenue dans toute autre loi en vigueur dans un \u00c9tat, aucun gouvernement d&#039;\u00c9tat ou autre autorit\u00e9 ne peut prendre, sans l&#039;approbation pr\u00e9alable du gouvernement central, une ordonnance de la nature \u00e9num\u00e9r\u00e9e dans la disposition. L&#039;article 3 de la loi sur la conservation traite de la constitution du comit\u00e9 consultatif et l&#039;article 4 du pouvoir d&#039;\u00e9tablir des r\u00e8gles. Les r\u00e8gles 4, 5 et 6 des r\u00e8gles de conservation des for\u00eats de 1981 (en abr\u00e9g\u00e9 \u00ab r\u00e8gles de conservation \u00bb) sont pertinentes. La r\u00e8gle 4 traite de la proc\u00e9dure \u00e0 suivre pour faire des propositions par un gouvernement d&#039;\u00c9tat ou son autorit\u00e9. La r\u00e8gle 5 traite des pouvoirs du comit\u00e9 pour donner son avis sur les propositions re\u00e7ues par le gouvernement central. Le comit\u00e9 auquel il est fait r\u00e9f\u00e9rence ici est celui constitu\u00e9 en vertu de l&#039;article 3 de la loi. La r\u00e8gle 6 traite de l&#039;action du gouvernement central sur l&#039;avis du comit\u00e9. Certes, le gouvernement central n\u2019a pas donn\u00e9 son accord pour l\u2019utilisation d\u2019une quelconque for\u00eat ou d\u2019une partie de celle-ci \u00e0 des fins non foresti\u00e8res. Dans ces conditions, la r\u00e8gle 29(b) des r\u00e8gles mini\u00e8res ne peut \u00eatre d\u2019aucune aide pour la soci\u00e9t\u00e9. En ce qui concerne l\u2019ordonnance du 14.11.2000 dans le WP 337\/2000, il ressort clairement de celle-ci que la d\u00e9r\u00e9servation des for\u00eats, des sanctuaires et des parcs nationaux \u00e9tait interdite. Par cons\u00e9quent, l\u2019exclusion des terres de la soci\u00e9t\u00e9 aux termes de la notification au titre de l\u2019article 35(4) de la loi, bien que ces terres soient utilis\u00e9es \u00e0 des fins mini\u00e8res par la soci\u00e9t\u00e9, n\u2019\u00e9tait pas dans cette mesure.<\/p>\n<p>49. En ce qui concerne la lettre du 6 juillet 1999 du gouvernement du Karnataka, elle n&#039;aide en rien la soci\u00e9t\u00e9 et, au contraire, rend sa cause plus fragile. Il convient de relever ici quelques paragraphes de ladite lettre.<\/p>\n<p>xxxxxxx<\/p>\n<p>\u00ab Compte tenu de ce qui pr\u00e9c\u00e8de et du fait que le bail actuel expirera le 24 juillet 1999, le PCCF a recommand\u00e9 l&#039;octroi d&#039;une autorisation de travail temporaire \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 susmentionn\u00e9e pour mener des activit\u00e9s mini\u00e8res pendant une p\u00e9riode de<br \/>\n2 ans afin d&#039;\u00e9viter des difficult\u00e9s, ce qui est une entreprise du gouvernement indien. En outre, l&#039;\u00e9valuation de l&#039;impact environnemental et les \u00e9tudes sur l&#039;impact de l&#039;exploitation mini\u00e8re sur la flore et la faune dans cette zone sensible doivent \u00eatre r\u00e9alis\u00e9es par l&#039;Institut environnemental et l&#039;Institut de la faune r\u00e9put\u00e9s, respectivement par l&#039;Institut de recherche environnementale de Nehrunagar, Nagpur (Maharashtra) et Wild<\/p>\n<p>50. Life Institute, Dehradun (Uttar Pradesh). Une fois ces \u00e9tudes r\u00e9alis\u00e9es et sur la base des recommandations qui seront faites par ces instituts pour minimiser les dommages environnementaux, il pourra \u00eatre d\u00e9cid\u00e9 d&#039;autoriser l&#039;exploitation mini\u00e8re et de renouveler le bail ou de donner raison \u00e0 M\/s. Kudremukh Iron Ore Company Ltd., dans cette zone sensible de la r\u00e9gion du Ghat occidental.<\/p>\n<p>xxxxxxx<\/p>\n<p>Fran\u00e7ais Dans les circonstances expliqu\u00e9es ci-dessus, je suis charg\u00e9 de vous demander de bien vouloir communiquer l&#039;approbation du Gouvernement indien sur les propositions suivantes (i) pour le renouvellement du bail de 1452,74 hectares de terres foresti\u00e8res d\u00e9j\u00e0 morcel\u00e9es en faveur de M\/s. Kudremukh Iron Ore Company Ltd pour une p\u00e9riode de 20 ans \u00e0 compter du 25.7.1999. (ii) d&#039;accorder une autorisation d&#039;exploitation temporaire dans la zone d\u00e9j\u00e0 morcel\u00e9e de 1452,74 hectares de terres foresti\u00e8res \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 susmentionn\u00e9e pour mener des activit\u00e9s mini\u00e8res pendant une p\u00e9riode de 2 ans puisque le bail des terres foresti\u00e8res expirera le 24.7.1999. \u00bb<\/p>\n<p>xxxxxxx<\/p>\n<p>51. Il est reconnu que les rapports d&#039;\u00e9valuation de l&#039;impact sur l&#039;environnement des deux instituts cit\u00e9s n&#039;ont pas \u00e9t\u00e9 obtenus. Par cons\u00e9quent, en r\u00e9alit\u00e9, aucun rapport d&#039;\u00e9valuation de l&#039;impact sur l&#039;environnement n&#039;a \u00e9t\u00e9 soumis ni \u00e0 l&#039;\u00c9tat ni au gouvernement central. En outre, la demande du gouvernement de l&#039;\u00c9tat visait \u00e0 accorder un permis de travail temporaire pour une zone d\u00e9j\u00e0 d\u00e9mantel\u00e9e, en attendant que les conditions \u00e9num\u00e9r\u00e9es soient remplies.<\/p>\n<p>52. Pour ce qui est de plaider qu\u2019en cas de renouvellement, il n\u2019est pas n\u00e9cessaire de se conformer \u00e0 l\u2019article 2 de la loi sur la conservation, cette position est clairement intenable au vu des d\u00e9cisions dans l\u2019affaire Ambica Quarry (supra) et Rural Litigation and Entitlement Kendera v. State of UP (AIR 1988 SC 2187) o\u00f9, \u00e0 la page 2201, il a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9 que \u00ab qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019un cas de premi\u00e8re concession ou de renouvellement apr\u00e8s exercice d\u2019une option par le locataire, le respect de l\u2019article 2 de la loi sur la conservation est n\u00e9cessaire comme condition pr\u00e9alable \u00bb. Il convient de noter ici que la zone en question a \u00e9t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9e zone r\u00e9serv\u00e9e en 1960 et qu\u2019en 1987, la notification au titre de l\u2019article 35(1) a \u00e9t\u00e9 \u00e9mise. Il est significatif que dans le cas pr\u00e9sent, le Comit\u00e9 consultatif forestier au titre de la loi sur la conservation ait examin\u00e9 le 11 juillet 2001 la proposition de renouvellement concernant le bail minier de la soci\u00e9t\u00e9. La Cour a recommand\u00e9 que l&#039;exploitation mini\u00e8re soit autoris\u00e9e pour une p\u00e9riode de quatre ans, c&#039;est-\u00e0-dire jusqu&#039;en 2005, date \u00e0 laquelle le minerai secondaire alt\u00e9r\u00e9 disponible dans la zone d\u00e9j\u00e0 morcel\u00e9e sera \u00e9puis\u00e9. Le minist\u00e8re de l&#039;environnement et des for\u00eats a diff\u00e9r\u00e9 sa d\u00e9cision formelle sur cette recommandation, l&#039;affaire \u00e9tant en instance devant la Cour.<\/p>\n<p>53. Apr\u00e8s examen des pi\u00e8ces du dossier, nous ne voyons aucune raison de modifier l&#039;avis majoritaire du Comit\u00e9, qui est statutaire lorsque ses constatations et conclusions sont fond\u00e9es sur des \u00e9valuations des aspects factuels et apr\u00e8s avoir d\u00fbment examin\u00e9 les pi\u00e8ces et rapports qui lui ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9s par les parties. Nous avons \u00e9galement pris note du d\u00e9lai indiqu\u00e9 par le Comit\u00e9 consultatif forestier, qui est \u00e9galement un comit\u00e9 statutaire.<\/p>\n<p>54. Compte tenu des faits et de la situation juridique \u00e9voqu\u00e9s ci-dessus, nous estimons qu&#039;il convient d&#039;accepter le d\u00e9lai fix\u00e9 par le Comit\u00e9 consultatif sur les for\u00eats constitu\u00e9 en vertu de l&#039;article 3 de la loi sur la conservation. Cela signifie que l&#039;exploitation mini\u00e8re devrait \u00eatre autoris\u00e9e jusqu&#039;\u00e0 la fin de 2005, date \u00e0 laquelle le minerai secondaire alt\u00e9r\u00e9 disponible dans la zone d\u00e9j\u00e0 d\u00e9vast\u00e9e devrait \u00eatre \u00e9puis\u00e9. Cela est toutefois sujet \u00e0 l&#039;application des recommandations formul\u00e9es par le Comit\u00e9 sur les aspects \u00e9cologiques et autres.<\/p>\n<p>55. Les modalit\u00e9s de mise en \u0153uvre de ces mesures seront d\u00e9termin\u00e9es conform\u00e9ment aux recommandations du Comit\u00e9. L&#039;avocat de l&#039;\u00c9tat du Karnataka a fait valoir que la recommandation concernant le transfert des b\u00e2timents et autres infrastructures au D\u00e9partement des for\u00eats du gouvernement de l&#039;\u00c9tat \u00e0 leur valeur comptable ne lui convient pas. Il s&#039;agit d&#039;une question qui peut \u00eatre examin\u00e9e par le Comit\u00e9 sur proposition appropri\u00e9e de l&#039;\u00c9tat. Les modalit\u00e9s \u00e0 adopter pour mettre en \u0153uvre l&#039;ordonnance rendue par la Cour et les recommandations du Comit\u00e9 seront \u00e9labor\u00e9es par le minist\u00e8re de l&#039;Environnement et des For\u00eats, le gouvernement de l&#039;\u00c9tat et la soci\u00e9t\u00e9 sous la supervision, les conseils et le suivi du Comit\u00e9.<\/p>\n<p>56. Avant de clore le dossier, nous notons avec inqui\u00e9tude que l\u2019\u00c9tat et le gouvernement central n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s coh\u00e9rents dans leur approche concernant la p\u00e9riode pendant laquelle les activit\u00e9s peuvent \u00eatre autoris\u00e9es. Des raisons ont \u00e9t\u00e9 avanc\u00e9es pour justifier ce revirement. Quelle que soit la justification, il \u00e9tait imp\u00e9ratif de faire preuve de r\u00e9flexion avant de prendre une position particuli\u00e8re et de ne pas changer de couleur comme un cam\u00e9l\u00e9on, et cela assez fr\u00e9quemment.<\/p>\n<p>57. Des proc\u00e9dures ont \u00e9t\u00e9 engag\u00e9es contre la soci\u00e9t\u00e9 pour violation pr\u00e9sum\u00e9e de diverses lois. Ces proc\u00e9dures seront examin\u00e9es par les instances\/tribunaux respectifs dans leur juste perspective, sans tenir compte des observations formul\u00e9es ci-dessus dans le pr\u00e9sent jugement.<\/p>\n<p>La demande interlocutoire est trait\u00e9e en cons\u00e9quence.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>K.M. Chinnappa, T.N. Godavarman Thirumalpad v. Union of India Writ Petition No. 202 of 1995 30.10.2002 dd. CJI, Y.K. Sabharwal &amp; Arijit Pasayat Judgement 1. By destroying nature, environment, man is committing matricide, having in a way killed Mother Earth. Technological excellence, growth of industries, economical gains have led to depletion of natural resources irreversibly. [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":8,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","resource-topic":[42,86,353,113],"resource-type":[528],"resource-category":[30097],"content-for-websites":[],"region":[542],"class_list":["post-2807","resource","type-resource","status-publish","hentry","resource-topic-biodiversity","resource-topic-mining","resource-topic-rivers","resource-topic-water-resources","resource-type-cases","resource-category-legal","region-south-asia"],"blocksy_meta":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/elaw.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/resource\/2807","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/elaw.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/resource"}],"about":[{"href":"https:\/\/elaw.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/resource"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/elaw.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/8"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/elaw.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2807"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/elaw.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2807"}],"wp:term":[{"taxonomy":"resource-topic","embeddable":true,"href":"https:\/\/elaw.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/resource-topic?post=2807"},{"taxonomy":"resource-type","embeddable":true,"href":"https:\/\/elaw.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/resource-type?post=2807"},{"taxonomy":"resource-category","embeddable":true,"href":"https:\/\/elaw.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/resource-category?post=2807"},{"taxonomy":"content-for-websites","embeddable":true,"href":"https:\/\/elaw.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/content-for-websites?post=2807"},{"taxonomy":"region","embeddable":true,"href":"https:\/\/elaw.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/region?post=2807"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}