{"id":2338,"date":"2013-05-29T17:33:33","date_gmt":"2013-05-30T01:33:33","guid":{"rendered":"https:\/\/elaw.org\/india-balakrishnan-v-union-india-20000606cruelty-animals-circus-animals\/"},"modified":"2023-12-11T12:46:42","modified_gmt":"2023-12-11T20:46:42","slug":"india-balakrishnan-v-union-india-20000606cruelty-animals-circus-animals","status":"publish","type":"resource","link":"https:\/\/elaw.org\/fr\/resource\/india-balakrishnan-v-union-india-20000606cruelty-animals-circus-animals","title":{"rendered":"Balakrishnan c. Union of India (2000.06.06) (Cruaut\u00e9 envers les animaux\u00a0: animaux de cirque)"},"content":{"rendered":"<p>\u00c0 LA HAUTE COUR DU KERALA<\/p>\n<p>\nBALAKRISHNAN<\/p>\n<p>\nv.<\/p>\n<p>\nUnion de l&#039;Inde<\/p>\n<p>\nK. NARAYANAKURUP, KV SANKARANARAYANAN, JJ.<\/p>\n<p>\n06.06.2000 jj.<\/p>\n<p>\nJUGEMENT:<\/p>\n<p>\nEn vertu des pouvoirs conf\u00e9r\u00e9s en vertu du sous-paragraphe (ii) de l&#039;article 22 de la loi de 1960 sur la pr\u00e9vention de la cruaut\u00e9 envers les animaux (en abr\u00e9g\u00e9 \u00ab la loi \u00bb), le gouvernement. de l&#039;Inde avait \u00e9mis une notification dat\u00e9e du 2-3-1991 interdisant le dressage et l&#039;exposition de cinq animaux, \u00e0 savoir. Bars, singes, tigres, panth\u00e8res et chiens. Par la suite, un rectificatif du 7 ao\u00fbt 1991 a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9, par lequel l&#039;interdiction de dresser et d&#039;exposer des chiens a \u00e9t\u00e9 lev\u00e9e. La validit\u00e9 desdites notifications a \u00e9t\u00e9 contest\u00e9e par la F\u00e9d\u00e9ration indienne du cirque (ICF) de New Delhi en d\u00e9posant une requ\u00eate civile n\u00b0 890\/91 devant la Haute Cour de Delhi. La Haute Cour de Delhi, par ordonnance du 20-3-1991, a suspendu l&#039;ex\u00e9cution de la notification du 2-3-1991. Plus tard, la Haute Cour de Delhi, apr\u00e8s avoir longuement entendu le requ\u00e9rant, par son ordonnance du 21 ao\u00fbt 1997, a ordonn\u00e9 ce qui suit\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab Ce gouvernement peut reprendre la notification du 2-3-1991 pour un nouvel examen. Il peut prendre en consid\u00e9ration les documents qui peuvent \u00eatre disponibles avec lui ou il peut choisir de les collecter par l&#039;interm\u00e9diaire de l&#039;une des agences authentiques ou de toute autre agence ou comit\u00e9 d&#039;experts qu&#039;il peut choisir de nommer. Les p\u00e9titionnaires et autres organisations, s&#039;ils se portent volontaires, seront libres de soumettre au gouvernement indien pour examen les documents qu&#039;ils jugeront pertinents et ayant un rapport avec la question en cause.<\/p>\n<p>Conform\u00e9ment \u00e0 l&#039;ordonnance susmentionn\u00e9e de la Haute Cour de Delhi, le gouvernement. de l&#039;Inde a constitu\u00e9 un comit\u00e9 compos\u00e9 de\u00a0:<br \/>\n1. Addl. IFG (WL) \u2013 Pr\u00e9sident<br \/>\n2. Directeur, Wildlife Institute of India, Dehradun \u2013 Membre<br \/>\n3. Secr\u00e9taire membre, Autorit\u00e9 centrale du zoo \u2013 Membre<br \/>\n4. Sri. SC Dey, Ajouter. IGF (Rtd) \u2013 Membre<br \/>\n5. Directeur, Bien-\u00eatre animal \u2013 Secr\u00e9taire membre.<\/p>\n<p>Ledit comit\u00e9, apr\u00e8s avoir entendu toutes les parties concern\u00e9es, a soumis son rapport au gouvernement central. Le gouvernement central, sur la base du rapport du COMIT\u00c9, DES CONSEILS PROPOS\u00c9S PAR LE Conseil de protection des animaux de l&#039;Inde et des documents qui lui ont \u00e9t\u00e9 soumis ainsi que de ceux qui ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9s devant la Haute Cour de Delhi, a publi\u00e9 une notification dat\u00e9e du 14-10-1998. pr\u00e9cisant que les animaux suivants ne doivent pas \u00eatre expos\u00e9s ou dress\u00e9s comme animaux de spectacle \u00e0 compter de la date de publication de la notification : ours, singes, tigres, anth\u00e8res et lions. La F\u00e9d\u00e9ration indienne du cirque a ensuite d\u00e9pos\u00e9 une requ\u00eate en vertu de l&#039;article 151 du CPC dans la requ\u00eate \u00e9crite ci-dessus devant la Haute Cour de Delhi, demandant que la notification dat\u00e9e du 14 octobre 1998 soit suspendue pendant la dur\u00e9e de la requ\u00eate \u00e9crite. Simultan\u00e9ment, une autre requ\u00eate n\u00b0 6490\/98 a \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9e par le syndicat All India Circus Employees Union devant la Haute Cour de Delhi pour contester ladite notification. Entre-temps, la requ\u00eate en vertu de l&#039;article 151 du CpC d\u00e9pos\u00e9e dans la requ\u00eate civile n\u00b0 890\/91 a \u00e9t\u00e9 entendue le 16 d\u00e9cembre 1998, date \u00e0 laquelle la Haute Cour de Delhi a rejet\u00e9 la demande de suspension d\u00e9pos\u00e9e par l&#039;ICF et prima facie. a confirm\u00e9 la validit\u00e9 de la notification du 14-10-1998. Plus tard, le Syndicat des employ\u00e9s du cirque a d\u00e9pos\u00e9 une demande en date du 9-2-1999 portant la CM n\u00b0 2213\/99 dans la requ\u00eate civile n\u00b0 6490\/98 visant \u00e0 retirer ladite notification. p\u00e9tition \u00e9crite. Suite \u00e0 ladite demande de retrait, la requ\u00eate en assignation a \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9e car retir\u00e9e par ordonnance du 12-3-1999. Le pr\u00e9sent lot de requ\u00eates en assignation a \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9 devant ce tribunal en 1999, \u00e9videmment pour outrepasser l&#039;ordonnance du 16-12-1998 par laquelle la Haute Cour de Delhi avait confirm\u00e9 la validit\u00e9 de la notification du 14-10-1998 qui est marqu\u00e9 comme Ext.P1 dans toutes ces p\u00e9titions \u00e9crites. Un savant juge unique devant lequel les requ\u00eates en assignation ont \u00e9t\u00e9 entendues, a renvoy\u00e9 l&#039;affaire devant la Chambre de Division \u00ab compte tenu de l&#039;importance nationale et toute ing\u00e9rence dans l&#039;ordre ci-dessus affectera un grand nombre de personnes \u00e0 l&#039;int\u00e9rieur et \u00e0 l&#039;ext\u00e9rieur de l&#039;\u00c9tat \u00bb. En cons\u00e9quence, les p\u00e9titions nous ont \u00e9t\u00e9 soumises pour audition. La contestation de ces p\u00e9titions originales est dirig\u00e9e contre la validit\u00e9 de la notification Ext.P1 du 14-10-1998 par laquelle l&#039;exposition et le dressage des animaux qui y sont sp\u00e9cifi\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 interdits en tant qu&#039;animaux de spectacle avec effet \u00e0 la date de publication de la notification.<\/p>\n<p>2. Nous avons entendu l&#039;avocat principal M. Pathrose Mathai et MSK Chathurvedi pour les requ\u00e9rants et l&#039;avocat principal M. Raj Panjwani pour les intim\u00e9s in extenso.<\/p>\n<p>3. L&#039;avocat principal repr\u00e9sentant les p\u00e9titionnaires a soutenu que le gouvernement. de l&#039;Inde a \u00e9mis la notification contest\u00e9e en date du 14 octobre 1998, non \u00e9tay\u00e9e par des documents ad\u00e9quats et que ladite notification n&#039;a pas \u00e9t\u00e9 pr\u00e9c\u00e9d\u00e9e d&#039;une audition des requ\u00e9rants et qu&#039;elle est discriminatoire et viole l&#039;article 14 de la Constitution de l&#039;Inde dans la mesure o\u00f9 elle est vise \u00e0 interdire l&#039;exposition et l&#039;entra\u00eenement d&#039;animaux dans le cirque uniquement sans impliquer les zoos et que cela porte atteinte au droit fondamental des p\u00e9titionnaires d&#039;exercer leur profession tel que garanti par l&#039;article 19 (1) (g) de la Constitution de l&#039;Inde et pour les raisons qui pr\u00e9c\u00e8dent, la notification est susceptible d&#039;\u00eatre annul\u00e9e comme ill\u00e9gale et inconstitutionnelle. Par contre, l&#039;avocat principal, M. Raj Panjwani, repr\u00e9sentant les intim\u00e9s, a soutenu que la notification contest\u00e9e est parfaitement valable et rel\u00e8ve des pouvoirs de l&#039;autorit\u00e9 qui a \u00e9mis ladite notification et qu&#039;elle n&#039;est pas susceptible d&#039;\u00eatre annul\u00e9e pour tout ou partie des motifs \u00e9voqu\u00e9s par les p\u00e9titionnaires. Il a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 soutenu que les requ\u00e9rants s&#039;\u00e9tant adress\u00e9s \u00e0 ce tribunal en supprimant des faits importants ayant une incidence sur l&#039;affaire, ils risquaient de ne pas \u00eatre poursuivis au pr\u00e9alable pour ce court motif. Apr\u00e8s un examen attentif des arguments rivaux, nous sommes d&#039;avis que les requ\u00eates en bref sont susceptibles d&#039;\u00eatre rejet\u00e9es comme d\u00e9nu\u00e9es de fondement.<\/p>\n<p>4. Le premier argument avanc\u00e9 par les \u00e9minents conseils des requ\u00e9rants et sur lequel une grande importance a \u00e9t\u00e9 accord\u00e9e concerne l&#039;absence de documents disponibles aupr\u00e8s du Gouvernement justifiant l&#039;\u00e9mission de la notification contest\u00e9e imposant l&#039;interdiction. Apr\u00e8s un examen minutieux des documents qui nous ont \u00e9t\u00e9 soumis, nous sommes d\u2019avis que ladite affirmation n\u2019a aucune valeur. Comme nous l&#039;avons d\u00e9j\u00e0 remarqu\u00e9, la Haute Cour de Delhi, apr\u00e8s avoir entendu la requ\u00eate civile n \u00b0 890 de 1991 d\u00e9pos\u00e9e par la F\u00e9d\u00e9ration indienne du cirque, avait adopt\u00e9 une d\u00e9cision p\u00e9rim\u00e9e du 21 ao\u00fbt 1997 donnant la libert\u00e9 aux p\u00e9titionnaires (ICF) et \u00e0 d&#039;autres organisations qui pourraient le faire. se portent volontaires pour se pr\u00e9senter devant le gouvernement. de l&#039;Inde pour qu&#039;il examine les documents qu&#039;ils pourraient juger pertinents et ayant une incidence sur la question en cause. Conform\u00e9ment \u00e0 l&#039;ordonnance susmentionn\u00e9e, le gouvernement. de l&#039;Inde a nomm\u00e9 un comit\u00e9 comme nous l&#039;avons not\u00e9 plus t\u00f4t dans cet arr\u00eat. Le comit\u00e9 a invit\u00e9 certaines organisations de protection des animaux, outre l&#039;ICF, \u00e0 lui soumettre les documents qu&#039;elles pourraient juger pertinents et ayant une incidence sur la question en cause. L\u2019ICF, l\u2019Animal Welfare Board of India et diverses organisations de protection des animaux ont soumis les documents suivants\u00a0:<\/p>\n<p>1. Une lettre de la Royal Society for Prevention of Cruelty to Animals (RSPC) d\u00e9clarant que le livre \u00ab Animal in Circuses and Zoos, Chiron`s World \u00bb n\u2019a \u00e9t\u00e9 ni sponsoris\u00e9 ni publi\u00e9 par la RSPCA en guise d\u2019approbation de ses conclusions.<\/p>\n<p>2. Animal in Circuses, conclusion de la RSPCA \u00e0 partir du rapport.<\/p>\n<p>3. Animaux dans les cirques.<\/p>\n<p>4. \u00ab La science \u00e0 la rescousse \u00bb, une analyse critique du rapport du Dr Marthekiely Worthington. \u00ab\u00a0Animal in Circus\u00a0\u00bb \u00e9crit et \u00e9tudi\u00e9 par M. William Johnson.<\/p>\n<p>5. \u00ab\u00a0La m\u00e9nagerie Rose Tineted\u00a0\u00bb par M. William Johson.<\/p>\n<p>6. Informations recueillies par \u00ab Bienveillance envers les animaux et respect des animaux \u00bb.<\/p>\n<p>7. \u00ab\u00a0Rapport sur les cirques en Inde\u00a0\u00bb pr\u00e9par\u00e9 par Beauty Without Crulty.<\/p>\n<p>8. \u00ab Act of Cruelty \u00bb \u2013 un article \u00e9crit par M. William Johson.<\/p>\n<p>9. Num\u00e9ro d&#039;automne &quot;Kingpole&quot; publi\u00e9 par Circus Friends Association, juin et septembre 1977.<\/p>\n<p>10. R\u00e9f\u00e9rence aux documents\/livres\/articles\/rapports dans l&#039;affidavit d\u00e9pos\u00e9 au nom des intim\u00e9s.<\/p>\n<p>11. Une lettre de la Soci\u00e9t\u00e9 mondiale pour la protection des animaux concernant \u00ab Les animaux souffrant dans les cirques \u00bb.<\/p>\n<p>12. Cassettes vid\u00e9o fournies par ICF et AWO.<\/p>\n<p>En outre, l&#039;ICF a fourni au Comit\u00e9 un exemplaire du livre intitul\u00e9 \u00ab\u00a0Animaux dans les cirques et les zoos, le monde des enfants\u00a0\u00bb du Dr Marthekiley Worthington. Le Comit\u00e9 a non seulement examin\u00e9 les documents susmentionn\u00e9s, mais a \u00e9galement entendu le conseil de l&#039;ICF, Mme Geeta Mittal, le 22 novembre 1997. Apr\u00e8s des d\u00e9lib\u00e9rations d\u00e9taill\u00e9es et apr\u00e8s avoir examin\u00e9 tous les documents qui lui ont \u00e9t\u00e9 soumis, le Comit\u00e9 a estim\u00e9 que les questions suivantes devaient \u00eatre examin\u00e9es\u00a0:<\/p>\n<p>1. Objectif fondamental du cirque et s&#039;il contribue \u00e0 cr\u00e9er une conscience de la conservation ou un sentiment de vivre en harmonie avec la nature ou s&#039;il s&#039;agit simplement d&#039;un spectacle de tours pour faire vibrer et exciter le public ?<\/p>\n<p>2. L&#039;affirmation formul\u00e9e dans les livres \u00abAnimaux dans les cirques et les zoos, le monde de Chiron\u00bb du Dr Marthekiley Worthinton selon laquelle les animaux pourraient \u00eatre dress\u00e9s humainement est-elle correcte et logique ?<\/p>\n<p>3. Les cirques peuvent-ils pr\u00e9venir les souffrances lors du transport des \u00ab animaux d&#039;un endroit \u00e0 un autre ?<\/p>\n<p>4. L&#039;affirmation des cirques selon laquelle ils contribuent \u00e0 la conservation des esp\u00e8ces menac\u00e9es est-elle d\u00e9fendable ?<\/p>\n<p>Le Comit\u00e9, en traitant des questions en cause, a observ\u00e9 ce qui suit\u00a0:<br \/>\n\u00ab Apr\u00e8s des d\u00e9lib\u00e9rations approfondies et un examen critique des \u00e9l\u00e9ments qui lui ont \u00e9t\u00e9 soumis, le Comit\u00e9 est d&#039;avis que la cruaut\u00e9 inflig\u00e9e aux animaux ne peut \u00eatre \u00e9valu\u00e9e et mesur\u00e9e en termes quantitatifs. Par cons\u00e9quent, l&#039;objectif pour lequel une activit\u00e9 particuli\u00e8re est entreprise est un crit\u00e8re important, par exemple. La recherche \u00e0 des fins m\u00e9dicales et d&#039;\u00e9levage qui profite \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 dans son ensemble doit \u00eatre poursuivie, m\u00eame si elle implique une certaine cruaut\u00e9. Cependant, les activit\u00e9s qui ne sont pas essentielles au progr\u00e8s et au bien-\u00eatre de la soci\u00e9t\u00e9, mais qui servent simplement de divertissement ou d&#039;exposition de spectacles, peuvent facilement \u00eatre r\u00e9duites. Les astuces ou performances (contre nature) qui vont \u00e0 l\u2019encontre de la nature fondamentale des animaux et qui conduisent \u00e0 des comportements anormaux doivent \u00eatre interrompues.<\/p>\n<p>L&#039;ICF s&#039;est principalement appuy\u00e9e sur l&#039;\u00e9tude intitul\u00e9e \u00ab\u00a0Animaux dans les cirques et les zoos, le monde de Chiron\u00a0\u00bb du Dr Marthekiley Worthington, consid\u00e9r\u00e9e comme une experte en comportement animal, qui a \u00e9t\u00e9 mandat\u00e9e par la RSPCA pour mener une \u00e9tude scientifique ind\u00e9pendante. des animaux de cirque par rapport aux animaux des zoos et autres syst\u00e8mes d&#039;\u00e9levage et \u00e0 l&#039;\u00e9tat sauvage. Les r\u00e9sultats des enqu\u00eates sont r\u00e9sum\u00e9s dans ces livres et les observations proviennent principalement de visites de cirques et de zoos situ\u00e9s dans les pays occidentaux et \u00e9galement principalement au Royaume-Uni. Aucun cirque\/zoo en Inde ne semble avoir \u00e9t\u00e9 visit\u00e9 par le Dr Kiley. Cependant, la RSPCA a cat\u00e9goriquement d\u00e9clar\u00e9 qu&#039;elle n&#039;approuvait pas les conclusions formul\u00e9es par l&#039;auteur et que les opinions exprim\u00e9es dans le livre peuvent au mieux \u00eatre consid\u00e9r\u00e9es comme celles d&#039;un individu et non comme celles de la RSPCA. Le \u00ab People for Animals \u00bb a fourni une copie de l&#039;analyse critique du rapport Kiley Worthington, \u00ab Animals in Circuses \u00bb, command\u00e9 par la Fondation Bellerive et Care for the Wild, r\u00e9dig\u00e9 et \u00e9tudi\u00e9 par William Johnson (Annexe-XII). L\u2019analyse a mis en \u00e9vidence diverses omissions et contradictions. Il a \u00e9t\u00e9 acquis que le show business et l&#039;\u00e9ducation sont intrins\u00e8quement incompatibles, d&#039;autant plus qu&#039;il est peu probable que les cirques donnent des comptes rendus objectifs sur leurs techniques d&#039;\u00e9levage et de dressage d&#039;animaux, leur implication dans le trafic d&#039;animaux, etc. Le Dr Kiley a longuement trait\u00e9 dans son livre de la les qualit\u00e9s irr\u00e9prochables de la communaut\u00e9 du cirque pour assurer l&#039;entretien des propri\u00e9t\u00e9s et la maintenance des animaux dont elle a la charge. Cependant, comme l&#039;a soulign\u00e9 \u00e0 juste titre la RSPCA, elle n&#039;a pas compris que l&#039;entretien et la maintenance ne se limitent pas simplement \u00e0 la fourniture en temps opportun d&#039;une quantit\u00e9 et d&#039;une qualit\u00e9 ad\u00e9quates de nourriture et d&#039;eau appropri\u00e9es aux animaux, mais impliquent \u00e9galement un logement appropri\u00e9 qui fournit aux animaux suffisamment de nourriture et d&#039;eau. espace de mouvement et d&#039;exercice et \u00e9galement pour r\u00e9pondre \u00e0 leurs besoins biologiques et \u00e0 leurs interactions sociales.<\/p>\n<p>Tout au long du rapport, le rapport s&#039;est efforc\u00e9 de maintenir les zoos au m\u00eame niveau que le cirque, mais il n&#039;a pas r\u00e9ussi \u00e0 prendre en compte les changements totaux intervenus ces derniers temps dans l&#039;\u00e9thique des zoos. Les zoos jouent un r\u00f4le important dans la pr\u00e9servation ex situ des esp\u00e8ces, en particulier dans la conservation des esp\u00e8ces rares et menac\u00e9es. Les diff\u00e9rences contrast\u00e9es dans le cas des zoos et des cirques sont que ces derniers ont la capture, le transport, la formation, la r\u00e9p\u00e9tition et la repr\u00e9sentation, tandis que les premiers ont la capture\/saisie et la traduction\u2026\u2026\u2026 Dans le cas \u00e9galement des cirques, les animaux sont constamment transport\u00e9s d&#039;un endroit \u00e0 l&#039;autre. \u00e0 l&#039;autre en fonction de divers facteurs climatiques et autres, qui ont un impact n\u00e9gatif sur les animaux expos\u00e9s principalement dans un environnement non naturel.<\/p>\n<p>Le Comit\u00e9 est fermement convaincu que les cirques ne seront peut-\u00eatre jamais en mesure d&#039;atteindre les normes d&#039;h\u00e9bergement et d&#039;entretien des animaux que celles propos\u00e9es par les zoos modernes et qu&#039;ils devraient offrir des normes encore meilleures \u00e0 l&#039;avenir.<\/p>\n<p>Le rapport du Dr Marthekiley Worthington souligne \u00e9galement que des terrains de course et d&#039;exercice ad\u00e9quats sont n\u00e9cessaires pour maintenir les animaux en forme et \u00e9viter les anomalies comportementales chez les animaux gard\u00e9s dans les cirques. On sait qu&#039;il n&#039;y a pratiquement aucun cirque qui entretienne une telle cour d&#039;exercice dans le pays.<\/p>\n<p>Le Comit\u00e9 n&#039;est pas non plus convaincu que les cirques contribuent \u00e0 la conservation des esp\u00e8ces menac\u00e9es. Il est d&#039;avis que la reproduction dans les cirques n&#039;est qu&#039;accidentelle ou accessoire et ne contribue en aucun cas \u00e0 un programme national de conservation. Il faut souligner que les stocks consanguins perdent leur h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 et leur vigueur.<\/p>\n<p>L\u2019histoire de l\u2019\u00e9volution humaine r\u00e9v\u00e8le que les tigres, les panth\u00e8res et les ours sont diff\u00e9rents des animaux domestiqu\u00e9s par l\u2019humanit\u00e9. Le comportement de ces animaux est non seulement impr\u00e9visible, mais ils sont aussi assez timides et essaient de se tenir \u00e0 l&#039;\u00e9cart des \u00eatres humains.<\/p>\n<p>Ce fait a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 admis dans une certaine mesure par le Dr Marthekiley Worthington dans son livre. Les ours adorent grimper aux arbres, sonder le sol et d\u00e9velopper un comportement st\u00e9r\u00e9otyp\u00e9 lorsqu&#039;ils sont gard\u00e9s dans des caisses petites et sombres. Le Comit\u00e9 a estim\u00e9 qu&#039;il n&#039;est pas possible de fournir de telles installations dans les cirques. Les singes sont des animaux sociaux et rien ne justifie de garder en captivit\u00e9 les singes isol\u00e9s.<\/p>\n<p>L&#039;ICF s&#039;appuie principalement sur le fait que de nombreux pays europ\u00e9ens autorisent l&#039;exposition d&#039;animaux dans les cirques. M\u00eame si leur affirmation est accept\u00e9e, l\u2019\u00e9thos et la perception du peuple de ce pays sont tr\u00e8s diff\u00e9rents de ceux de ses homologues occidentaux. Nous, dans notre pays, voyons la m\u00eame \u00e2me repr\u00e9sent\u00e9e chez tous les \u00eatres vivants de cette plan\u00e8te. C\u2019est \u00e0 cause de cette id\u00e9ologie qu\u2019une disposition a \u00e9t\u00e9 prise dans la Constitution indienne pour avoir de l\u2019amour et de la compassion pour tous les \u00eatres vivants. Il n\u2019est donc peut-\u00eatre pas appropri\u00e9 de se laisser guider ou de suivre aveugl\u00e9ment ce qui est pratiqu\u00e9 dans d\u2019autres parties du monde.<\/p>\n<p>Il a \u00e9t\u00e9 not\u00e9 dans le rapport que le gouvernement indien a d\u00e9j\u00e0 d\u00e9cid\u00e9 de fermer les zoos qui ne sont pas favorables \u00e0 la sant\u00e9 des animaux et qu&#039;un certain nombre de zoos mal planifi\u00e9s (au moins 25% ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9reconnus car les cages sont crasseuses et manquent de suffisamment d&#039;espace). Il a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 not\u00e9 que les zoos mobiles se sont vu refuser l&#039;autorisation en raison du stress auquel les animaux \u00e9taient soumis pendant le transport et de la taille des enclos dans lesquels les animaux devaient \u00eatre confin\u00e9s. A ce stade, il conviendra de se r\u00e9f\u00e9rer aux extraits pertinents du mat\u00e9riel qui lui a \u00e9t\u00e9 soumis\u00a0:<\/p>\n<p>1. CONCLUSIONS DE LA RSPCA DU RAPPORT<br \/>\n\u00ab L\u2019h\u00e9bergement des animaux s\u2019av\u00e8re clairement insuffisant, offrant un espace extr\u00eamement exigu et un environnement tr\u00e8s pauvre. Malgr\u00e9 l&#039;introduction de nouveaux codes de bonnes pratiques par l&#039;Association des propri\u00e9taires de cirque au d\u00e9but de la p\u00e9riode d&#039;\u00e9tude, qui exigent la mise \u00e0 disposition d&#039;aires d&#039;exercice, les donn\u00e9es montrent que les grands f\u00e9lins sont toujours confin\u00e9s dans leurs wagons de transport pendant plus de 90% du temps, o\u00f9 ils ont entre 0,17 et 0,45 m\u00e8tres cubes d\u2019espace par animal \u2013 un petit chiffre effrayant. Il est montr\u00e9 que les \u00e9l\u00e9phants sont encha\u00een\u00e9s aux pattes avant et arri\u00e8re sur des planches pendant plus de 601 TP3T du temps, o\u00f9 \u00ab ils sont capables de s&#039;allonger avec difficult\u00e9 \u00bb.<\/p>\n<p>La RSPCA ne voit aucun moyen d&#039;\u00e9liminer totalement les souffrances li\u00e9es \u00e0 la d\u00e9tention d&#039;animaux dans les cirques ; la nature m\u00eame du m\u00e9tier de cirque impose de telles contraintes sur la mani\u00e8re dont les animaux sont gard\u00e9s qu&#039;il doit toujours y avoir des niveaux de stress importants. Cependant, il ressort de cette \u00e9tude qu&#039;il existe certains aspects de l&#039;\u00e9levage dans les cirques o\u00f9 des am\u00e9liorations peuvent \u00eatre apport\u00e9es, ce qui devrait dans une certaine mesure r\u00e9duire les niveaux de privation environnementale et d&#039;autres stress endur\u00e9s par les animaux. Dans l&#039;int\u00e9r\u00eat du bien-\u00eatre animal, la RSPCA doit mettre en \u0153uvre tous les moyens possibles pour parvenir \u00e0 de telles am\u00e9liorations, jusqu&#039;\u00e0 ce que les animaux ne soient plus utilis\u00e9s dans les spectacles de cirque.<\/p>\n<p>2. Le D\u00e9partement de la faune briefe les animaux dans les cirques<br \/>\nUne \u00e9tude bas\u00e9e sur le principe de l&#039;analyse des budgets temps entreprise dans les environnements du cirque a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e en 1988-89 par le Dr Marthekiley \u2013 Worthington, alors de l&#039;Universit\u00e9 d&#039;\u00c9dimbourg. Elle a observ\u00e9 le comportement de 275 animaux de 14 esp\u00e8ces diff\u00e9rentes dans des cirques sur un total de plus de 1\u00a0200 heures, et a not\u00e9 la proportion de temps consacr\u00e9 \u00e0 diff\u00e9rentes activit\u00e9s, y compris les comportements anormaux et st\u00e9r\u00e9otyp\u00e9s.<\/p>\n<p>Certains des r\u00e9sultats de cette recherche sont pr\u00e9sent\u00e9s ci-dessous, mais la conclusion g\u00e9n\u00e9rale est que chez tous les animaux \u00e9tudi\u00e9s, il existait des niveaux significatifs de comportements anormaux et\/ou st\u00e9r\u00e9otyp\u00e9s, r\u00e9v\u00e9lateurs d&#039;ennui, de frustration ou d&#039;autres causes de stress \u00e0 long terme.<\/p>\n<p>Il n&#039;y a eu aucune am\u00e9lioration significative dans les environnements de captivit\u00e9 d&#039;autres esp\u00e8ces d&#039;animaux, dont beaucoup continuent de vivre dans les petites limites du \u00ab\u00a0wagon des b\u00eates\u00a0\u00bb, avec un acc\u00e8s limit\u00e9 \u00e0 de petites zones d&#039;exercice st\u00e9riles.<br \/>\nLes cirques ambulants sont par nature limit\u00e9s quant \u00e0 l\u2019espace qu\u2019ils peuvent offrir aux animaux. Toutes les structures dans lesquelles les animaux sont h\u00e9berg\u00e9s ou exerc\u00e9s doivent \u00eatre facilement transportables et s&#039;adapter aux limites d&#039;un camion standard. Dans de nombreux cas, en particulier pour les animaux tels que les f\u00e9lins et les ours qui constituent un danger potentiel pour le public, la cage de transport ou \u00ab wagon \u00e0 b\u00eates \u00bb constitue leur domicile permanent, o\u00f9 un espace de moins de 2,5 m\u00e8tres carr\u00e9s par animal est normalement pr\u00e9vu. Les cirques statiques (il n\u2019en existe actuellement qu\u2019un seul au Royaume-Uni) sont \u00e9galement limit\u00e9s par l\u2019espace disponible dans leurs installations permanentes.<\/p>\n<p>La soci\u00e9t\u00e9 estime que l\u2019utilisation d\u2019animaux \u00e0 des fins de divertissement, quelle qu\u2019elle soit, ne peut \u00eatre justifi\u00e9e l\u00e0 o\u00f9 de la d\u00e9tresse ou de la souffrance est susceptible d\u2019\u00eatre caus\u00e9e.<\/p>\n<p>3. Opinions de l&#039;Animal Welfare Society contenues dans leur lettre du 10-9-1997.<br \/>\nConform\u00e9ment \u00e0 l&#039;article 48A de la Constitution, \u00ab\u00a0L&#039;\u00c9tat s&#039;efforce de prot\u00e9ger et d&#039;am\u00e9liorer l&#039;environnement et de sauvegarder les for\u00eats et la faune du pays. Conform\u00e9ment \u00e0 l&#039;article 51A(g), \u00ab il est du devoir de chaque citoyen indien de prot\u00e9ger et d&#039;am\u00e9liorer l&#039;environnement naturel, y compris les for\u00eats, les lacs, les rivi\u00e8res et la faune, et d&#039;avoir de la compassion pour toutes les cr\u00e9atures vivantes.<\/p>\n<p>L&#039;AWBI est convaincue qu&#039;au cours du dressage des animaux utilis\u00e9s dans les cirques, les animaux sont soumis \u00e0 d&#039;intenses souffrances, tant physiques que mentales, avec l&#039;utilisation de fouets \u00e9lectriques, de coups, de famine et autres, qui brisent r\u00e9ellement l&#039;esprit. perturbe le conditionnement de son esprit et le soumet par une force ext\u00e9rieure.<\/p>\n<p>Toutes les formes de cruaut\u00e9 commises contre les animaux de cirque violent \u00e0 chaque \u00e9tape les diff\u00e9rentes clauses de l&#039;article 11 de la loi PCA.<br \/>\nLe cirque utilisant des animaux est une forme de divertissement tr\u00e8s perverse. L&#039;animal du cirque n&#039;ob\u00e9it aux ordres du Ring Master que par peur. Sa performance n\u2019est pas un acte volontaire ou naturel d\u2019un animal libre. Il n\u2019est ni heureux ni agr\u00e9able de le faire. Les animaux sont affam\u00e9s jusqu&#039;\u00e0 ce qu&#039;ils \u00e9coutent leurs ma\u00eetres, ce qui les conditionne de telle sorte que ce n&#039;est que lorsqu&#039;ils ob\u00e9issent \u00e0 leur ma\u00eetre qu&#039;ils re\u00e7oivent de la nourriture et que dans les cirques \u00e9galement, on ne donne pas suffisamment de nourriture, car sinon on estime que l&#039;animal peut devenir paresseux ou prendre du poids, ce qui entraverait les exploits qu&#039;il est cens\u00e9 accomplir. Les animaux deviennent ainsi des robots dociles.<\/p>\n<p>4. Opinions de l&#039;Animal Welfare Board of India contenues dans sa lettre du 20-11-1997.<\/p>\n<p>La F\u00e9d\u00e9ration du Cirque a affirm\u00e9 que ses animaux se portent mieux que les animaux du zoo.<\/p>\n<p>Les animaux sauvages sont conscients de leur territoire et aimeraient s&#039;installer au m\u00eame endroit, mais les animaux de cirque sont constamment en mouvement.<br \/>\nLes animaux sauvages n&#039;aiment pas qu&#039;on les attaque. Parfois, s&#039;ils sont bien nourris et repos\u00e9s, ils peuvent \u00eatre indiff\u00e9rents aux premiers humains ou se retirer dans la partie arri\u00e8re des enclos des zoos, mais les animaux de cirque n&#039;ont nulle part o\u00f9 se retirer. Non seulement ils sont expos\u00e9s aux regards, mais trois ou quatre fois par jour devant un public hurlant et clameur, sous des lumi\u00e8res chaudes et \u00e9blouissantes, avec des orchestres bruyants et des tambours battant, ils doivent ex\u00e9cuter les tours qui leur ont \u00e9t\u00e9 enseign\u00e9s.<\/p>\n<p>On ne peut donc pas nier que les animaux de cirque se portent mieux que les animaux de zoo.<\/p>\n<p>Il se peut que les soins v\u00e9t\u00e9rinaires soient facilement accessibles aux animaux de cirque. Mais cela n\u2019est pas n\u00e9 de l\u2019amour ou du souci pour les animaux mais d\u2019une arri\u00e8re-pens\u00e9e. L&#039;animal est bless\u00e9 lors des coups\/racl\u00e9es pendant l&#039;entra\u00eenement et les r\u00e9p\u00e9titions et les animaux pr\u00e9sentant des signes ext\u00e9rieurs de boiterie et de bandages ne peuvent pas \u00eatre pr\u00e9sent\u00e9s sur sc\u00e8ne car la v\u00e9rit\u00e9 sera r\u00e9v\u00e9l\u00e9e. L\u2019animal doit donc \u00eatre soign\u00e9 imm\u00e9diatement et gu\u00e9ri le plus rapidement possible. D\u2019o\u00f9 tous les soins v\u00e9t\u00e9rinaires.<\/p>\n<p>Il est \u00e9tabli que seuls le renforcement positif, l&#039;amour et l&#039;affection dans la manipulation des animaux sont impliqu\u00e9s dans le dressage. \u00ab On ne peut pas dresser les animaux par la cruaut\u00e9 \u00bb, disent-ils.<\/p>\n<p>En r\u00e9alit\u00e9, tous les actes ont \u00e9t\u00e9 accomplis par gentillesse, alors le monde animal aura son libre arbitre dans la piste de cirque. Mais aucun manager ne pourrait diriger son spectacle s&#039;il n&#039;\u00e9tait pas certain que les animaux ex\u00e9cuteraient leurs tours au timing parfait de l&#039;horloge.<br \/>\nUn dresseur doit s&#039;assurer que ses animaux performeront sans h\u00e9sitation, au moment pr\u00e9cis du commandement. Il ne peut donc pas compter sur la coop\u00e9ration des animaux, qui peut ou non se manifester. Il doit utiliser une m\u00e9thode de contrainte plus s\u00fbre et plus impitoyable. Un entra\u00eeneur aurait d\u00e9clar\u00e9 qu&#039;il n&#039;y avait que 3 armes avec lesquelles appliquer cette visualisation. 1) la peur, 2) la faim et 3) la douleur. Il ne fait aucun doute que toutes les cr\u00e9atures vert\u00e9br\u00e9es sont capables de ressentir ces trois sensations. Ainsi, malgr\u00e9 toutes les apparences, ce n\u2019est pas la gentillesse mais la \u00ab peur \u00bb qui est et doit \u00eatre le moteur de toute performance.<\/p>\n<p>Des paroles douces, le pouvoir de l\u2019\u0153il humain et une douce persuasion ne convaincront pas les animaux qu\u2019il est bon d\u2019ob\u00e9ir.<br \/>\nVoici quelques-unes des confessions de formateurs de renomm\u00e9e mondiale.<br \/>\nAlfred Court, qui est devenu l&#039;un des plus c\u00e9l\u00e8bres dresseurs d&#039;animaux sauvages, a publi\u00e9 un livre intitul\u00e9 WILD CIRCUS ANIMALS.<br \/>\n\u00ab Si un animal attaque, il faut lui apporter une correction suffisamment s\u00e9v\u00e8re pour qu&#039;il se rende compte d\u00e8s la premi\u00e8re rencontre qu&#039;il n&#039;est pas si fort.<\/p>\n<p>J&#039;ai serr\u00e9 la main autour du gourdin et j&#039;ai frapp\u00e9 la t\u00eate de toutes mes forces\u2026 L&#039;ours avait \u00e9t\u00e9 frapp\u00e9 l\u00e0 o\u00f9 j&#039;avais vis\u00e9, au-dessus des narines et entre les yeux. Le sang sortit de sa bouche, ses pattes se raidirent dans une derni\u00e8re convulsion et il s&#039;effondra.<br \/>\nJ&#039;avais vingt-six animaux : \u00e0 l&#039;entra\u00eenement, je devais \u00e9liminer les plus d\u00e9cevants et il y aurait un remplacement si un animal \u00e9tait tu\u00e9 ou gravement estropi\u00e9.<\/p>\n<p>Un tigre a imm\u00e9diatement re\u00e7u quatre ou cinq coups de fouet\u2026 Il a re\u00e7u un fouet, indispensable.<\/p>\n<p>Je saisis un des lourds tabourets et le lan\u00e7ai de toutes mes forces vers la t\u00eate de la b\u00eate. Il s&#039;est \u00e9tendu et s&#039;est effondr\u00e9.<\/p>\n<p>C&#039;\u00e9tait \u00e0 mon tour d&#039;\u00eatre brutal, terriblement brutal et brutal j&#039;\u00e9tais. Tous les gourdins que j&#039;avais laiss\u00e9s dans la cage furent bris\u00e9s un \u00e0 un sur la t\u00eate du tigre ; Les cils tomb\u00e8rent comme une avalanche, chacun p\u00e9n\u00e9trant profond\u00e9ment dans le pelage brillant du tigre.<\/p>\n<p>Je lui ai port\u00e9 un coup violent \u00e0 la main avec le coup de fouet. La poign\u00e9e de celui-ci, renforc\u00e9e par un double anneau de cuivre, ressemblait \u00e0 une masse.<br \/>\nLe tabouret en fer l\u2019a frapp\u00e9 plus fort que je ne l\u2019avais pr\u00e9vu, lui cassant la jambe.<br \/>\nUne correction \u00e9nergique et instantan\u00e9e est indispensable. \u00c0 la page 61, nous lisons : \u00ab Pendant six mois, des panth\u00e8res noires ont essay\u00e9 de prendre le dessus sur moi. Un a \u00e9t\u00e9 tu\u00e9 ; les cinq autres furent enfin apprivois\u00e9s. Je persiste donc \u00e0 affirmer que les panth\u00e8res javanaises ne doivent pas \u00eatre apprivois\u00e9es avec des morceaux de sucre.<\/p>\n<p>La ma\u00eetrise des b\u00eates sauvages n&#039;est que le r\u00e9sultat d&#039;une racl\u00e9e impitoyable lorsqu&#039;elles sont jeunes \u2013 van Aburgn (entra\u00eeneur et showman).<\/p>\n<p>La faim est l\u2019arme la plus puissante et la plus redoutable du dresseur. \u00ab Un lion a \u00e9t\u00e9 gard\u00e9 pendant 5 jours sans nourriture ni boisson pendant l&#039;entra\u00eenement \u00bb avec trident et fouet. Enqu\u00eate de la Chambre des communes.<\/p>\n<p>Sur la base du rapport susmentionn\u00e9 du comit\u00e9, le gouvernement central a \u00e9mis la notification contest\u00e9e du 14-10-1998 interdisant aux animaux qui y sont sp\u00e9cifi\u00e9s d&#039;\u00eatre expos\u00e9s ou dress\u00e9s comme animaux de spectacle. Par cons\u00e9quent, on ne peut en aucun cas affirmer que la notification contest\u00e9e n\u2019est pas fond\u00e9e sur des \u00e9l\u00e9ments pertinents. Au contraire, il existe une pl\u00e9thore de documents comme d\u00e9taill\u00e9s ci-dessus qui tendraient \u00e0 montrer que les animaux sont confin\u00e9s dans des cages et que leur transport se fait \u00e9galement dans des cages et qu&#039;ils sont soumis \u00e0 toutes les formes de cruaut\u00e9 \u00e9pouvantable et gratuite pour les ma\u00eetriser et les soumettre. s&#039;assurer qu&#039;ils r\u00e9aliseront l&#039;exploit souhait\u00e9 sans aucune h\u00e9sitation au moment pr\u00e9cis du commandement. Nous n\u2019h\u00e9sitons donc pas \u00e0 conclure que le Gouvernement a \u00e9mis la notification contest\u00e9e apr\u00e8s avoir formul\u00e9 une opinion apr\u00e8s examen du rapport, lui-m\u00eame fond\u00e9 sur des \u00e9l\u00e9ments pertinents. Par cons\u00e9quent, nous n\u2019h\u00e9sitons pas \u00e0 rejeter l\u2019affirmation du savant conseil des requ\u00e9rants fond\u00e9e sur l\u2019absence de documents.<\/p>\n<p>5. En conclure autrement \u00e9quivaudrait \u00e0 substituer l&#039;avis de l&#039;organisme d&#039;experts, car le gouvernement central en la mati\u00e8re, sous couvert d&#039;exercer un contr\u00f4le judiciaire, serait extr\u00eamement r\u00e9ticent \u00e0 interf\u00e9rer avec la d\u00e9cision prise par les organismes d&#039;experts. Voir Geetha Timbers c. \u00c9tat du Kerala (1990(1) KLT 402 (FB). Dans (1984) 3 All ER 935, \u00e0 la page 950, Lord Diplock a observ\u00e9 ce qui suit\u00a0:<br \/>\n\u00ab Je pense que le contr\u00f4le judiciaire a atteint aujourd\u2019hui un stade o\u00f9, sans r\u00e9it\u00e9rer aucune analyse des \u00e9tapes par lesquelles le d\u00e9veloppement s\u2019est produit, on peut commod\u00e9ment classer sous trois rubriques les motifs pour lesquels l\u2019action administrative est soumise au contr\u00f4le par le biais du contr\u00f4le judiciaire. J\u2019appellerais le premier motif \u00ab\u00a0ill\u00e9galit\u00e9\u00a0\u00bb, le deuxi\u00e8me \u00ab\u00a0irrationalit\u00e9\u00a0\u00bb et le troisi\u00e8me \u00ab\u00a0irr\u00e9gularit\u00e9 proc\u00e9durale\u00a0\u00bb. Cela ne veut pas dire que des d\u00e9veloppements ult\u00e9rieurs, au cas par cas, ne puissent pas, avec le temps, ajouter de nouveaux motifs. Je pense notamment \u00e0 l&#039;\u00e9ventuelle adoption \u00e0 l&#039;avenir du principe de &quot;proportionnalit\u00e9&quot; reconnu dans le droit administratif de plusieurs de nos confr\u00e8res de la Communaut\u00e9 \u00e9conomique europ\u00e9enne ; mais pour trancher le cas pr\u00e9sent, les trois chefs d\u00e9j\u00e0 bien \u00e9tablis que j\u2019ai mentionn\u00e9s suffiront. Le passage ci-dessus a \u00e9t\u00e9 approuv\u00e9 et adopt\u00e9 par la Cour supr\u00eame dans l&#039;affaire Ranjit Takur c. Union of India (AIR 1987 SC 2386), dans laquelle la Cour supr\u00eame a observ\u00e9 que le contr\u00f4le judiciaire, d&#039;une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, n&#039;est pas dirig\u00e9 contre une d\u00e9cision, mais contre la \u00ab d\u00e9cision \u00bb. &quot;. La Cour supr\u00eame dans l&#039;affaire M\/s. Dwarakadas Marfatia &amp; Sons c. Bombay Port Trust (1989) 3 SCC 293, apr\u00e8s avoir fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la d\u00e9cision dans l&#039;affaire Chief Constable of the North Wales Police c. Evans, (1982)3 All ER 141, jug\u00e9 comme suit\u00a0:<br \/>\n\u00ab \u00c0 notre avis, il est n\u00e9cessaire de rappeler que le contr\u00f4le judiciaire, selon les mots de Lord Brightman dans cette affaire, ne concerne pas la d\u00e9cision, mais le processus d\u00e9cisionnel. Comme l&#039;observe le professeur Dias dans Jurisprudence (5e \u00e9d., p. 91), \u00e0 moins que la restriction du pouvoir du tribunal ne soit respect\u00e9e, le tribunal, sous couvert de pr\u00e9venir l&#039;abus de pouvoir, se rendrait lui-m\u00eame coupable d&#039;usurpation de pouvoir qui ne n&#039;en fait pas partie. Il est donc n\u00e9cessaire de garder \u00e0 l&#039;esprit les voies et moyens par lesquels le tribunal peut contr\u00f4ler ou superviser l&#039;action judiciaire de toute autorit\u00e9 soumise au contr\u00f4le judiciaire. \u00c0 cet \u00e9gard, il est n\u00e9cessaire de se r\u00e9f\u00e9rer aux observations du Lord Justice Templeman dans Re Preston v. IRC et aux observations du Lord Justice May dans Regina v. Chief Constable of the Merseyside Police. Il n&#039;appartient pas \u00e0 un tribunal de substituer une d\u00e9cision prise par une autorit\u00e9 constitu\u00e9e simplement parce que la d\u00e9cision que l&#039;on cherche \u00e0 substituer est meilleure. Le savant solliciteur g\u00e9n\u00e9ral suppl\u00e9mentaire a donc, \u00e0 notre avis, raison de soutenir que l&#039;appelant devrait On ne peut pas pr\u00e9tendre que la d\u00e9cision du Bombay Port Trust d&#039;attribuer le terrain au principal propri\u00e9taire ne constitue pas l&#039;un des moyens r\u00e9alisables pour atteindre les objectifs du d\u00e9veloppement. Il n\u2019\u00e9tait pas permis \u00e0 l\u2019appelant de pr\u00e9tendre que le Bombay Port Trust aurait pu \u00e9laborer une meilleure politique de mani\u00e8re \u00e0 atteindre \u00e0 la fois les objectifs de d\u00e9veloppement et la non-expulsion des locataires existants.<\/p>\n<p>R\u00e9cemment, dans l&#039;affaire Mansukhlal Vithaldas Chauhal c. \u00c9tat du Gujarat (1997) 7 SCC 622, la Cour supr\u00eame a r\u00e9it\u00e9r\u00e9 le principe susmentionn\u00e9 dans les termes suivants\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab Le tribunal ne si\u00e8ge pas comme une cour d&#039;appel mais se contente d&#039;examiner la mani\u00e8re dont la d\u00e9cision a \u00e9t\u00e9 prise, d&#039;autant plus que le tribunal n&#039;a pas l&#039;expertise n\u00e9cessaire pour corriger la d\u00e9cision administrative. Si un r\u00e9examen de la d\u00e9cision administrative est autoris\u00e9, il substituera sa propre d\u00e9cision, qui peut elle-m\u00eame \u00eatre faillible. Le tribunal a indiqu\u00e9 que son devoir \u00e9tait de se limiter \u00e0 la question de la l\u00e9galit\u00e9.<br \/>\nEn d\u2019autres termes, la pr\u00e9occupation du tribunal devrait \u00eatre de savoir si une autorit\u00e9 d\u00e9cisionnelle a outrepass\u00e9 ses pouvoirs ? commis une erreur de droit; commis une violation des r\u00e8gles de justice naturelle; est parvenu \u00e0 une d\u00e9cision qu&#039;aucun tribunal raisonnable n&#039;aurait prise\u00a0; ou abus\u00e9 de ses pouvoirs. Bien s\u00fbr, si l\u2019organe d\u00e9cisionnel est influenc\u00e9 par des consid\u00e9rations qui ne devraient pas l\u2019influencer ; ou ne prend pas en compte les \u00e9l\u00e9ments dont elle devrait tenir compte, la volont\u00e9 interviendra. Voir \u00e0 cet \u00e9gard Padfield c. Ministre de l&#039;Agriculture, de la P\u00eache et de l&#039;Alimentation (1968 AC 997). D&#039;apr\u00e8s les documents abondants et pertinents dont disposait le gouvernement, on ne peut pas dire qu&#039;en \u00e9mettant ladite notification, il \u00e9tait parvenu \u00e0 une d\u00e9cision qui ne raisonnable aurait abouti ou qu&#039;il a abus\u00e9 ou outrepass\u00e9 ses pouvoirs ou commis une erreur de droit ou une violation commise des r\u00e8gles de justice naturelle. Nous rejetons donc l&#039;argument des savants avocats sur le premier chef d&#039;accusation.<\/p>\n<p>5. Deuxi\u00e8mement, il a \u00e9t\u00e9 soutenu que la notification contest\u00e9e est vici\u00e9e dans la mesure o\u00f9 elle n&#039;a pas \u00e9t\u00e9 pr\u00e9c\u00e9d\u00e9e d&#039;une audience des requ\u00e9rants, violant ainsi les principes de justice naturelle. Nous ne pouvons pas adh\u00e9rer \u00e0 l&#039;argument susmentionn\u00e9 du savant conseil. \u00c0 notre avis, les requ\u00e9rants n&#039;ont pas le droit d&#039;\u00eatre entendus avant l&#039;\u00e9mission d&#039;une notification l\u00e9gale par une autorit\u00e9, \u00e0 moins que cela ne soit sp\u00e9cifiquement pr\u00e9vu dans le Statut lui-m\u00eame. Ni l&#039;alin\u00e9a (ii) de l&#039;article 22 de la loi ni l&#039;ordonnance du 21 ao\u00fbt 1997 rendue par la Haute Cour de Delhi n&#039;envisagent qu&#039;un avis doit \u00eatre \u00e9mis ou qu&#039;une opportunit\u00e9 d&#039;audience doit \u00eatre accord\u00e9e avant l&#039;exercice du droit l\u00e9gal. pouvoir du gouvernement central d&#039;interdire l&#039;exposition ou le dressage d&#039;animaux au moyen d&#039;une notification. Il est bien connu que la d\u00e9livrance d\u2019une notification l\u00e9gale rel\u00e8ve d\u2019une \u00ab l\u00e9gislation subordonn\u00e9e \u00bb et n\u2019est pas soumise aux r\u00e8gles de justice naturelle, sauf si cela est pr\u00e9vu dans le Statut. Le point de vue que nous adoptons est renforc\u00e9 par une autorit\u00e9 non moins importante que la d\u00e9cision de la Cour supr\u00eame rapport\u00e9e dans Eachardas Porwal c. \u00c9tat du Maharashtra (`1981) 2 SCC 722, Union of India et un autre c. Cynamide India Ltd. Et un autre ( 1987) 2 SCC 72C et MRF Ltd. V. Inspecteur, Kerala Govt. et autres (1998) 8 SCC 227), dans lequel il a \u00e9t\u00e9 jug\u00e9 qu&#039;une notification ou une audience ne peut \u00eatre exig\u00e9e que si le Statut le pr\u00e9voit. Il est bien \u00e9tabli en droit que les principes de justice naturelle ne peuvent \u00eatre import\u00e9s en mati\u00e8re d\u2019action l\u00e9gislative. En cons\u00e9quence, nous estimons que l\u2019affirmation soulev\u00e9e par les avocats des requ\u00e9rants selon laquelle la notification contest\u00e9e est vici\u00e9e dans la mesure o\u00f9 elle n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 pr\u00e9c\u00e9d\u00e9e d\u2019une audience est totalement intenable et ne peut \u00eatre accueillie. Il convient de noter d&#039;embl\u00e9e que m\u00eame si la loi n&#039;exige pas de pr\u00e9avis ni d&#039;audition, le comit\u00e9 a entendu tous ceux qui avaient comparu devant lui et soumis les documents. On ne peut pas dire que l&#039;ICF entendue par la commission ne repr\u00e9sentait pas les int\u00e9r\u00eats des \u00e9tablissements de cirque, parmi lesquels se trouvaient les p\u00e9titionnaires \u2013 ainsi que les employ\u00e9s. Les employ\u00e9s individuels auraient pu pr\u00e9senter leur point de vue s&#039;ils avaient choisi de le faire devant le comit\u00e9. Cependant, pas un seul employ\u00e9, \u00e0 titre individuel, n\u2019a pr\u00e9sent\u00e9 le moindre morceau de papier devant la commission ou devant le gouvernement. La raison n&#039;\u00e9tait pas que les salari\u00e9s ignoraient la proc\u00e9dure, mais que l&#039;ICF repr\u00e9sentait leurs int\u00e9r\u00eats. A cet \u00e9gard, nous pouvons rappeler que la Haute Cour de Delhi, dans son ordonnance du 21 ao\u00fbt 1997, avait clairement autoris\u00e9 toutes les personnes concern\u00e9es \u00e0 soumettre au gouvernement tous les documents pertinents en la mati\u00e8re. En fait, le syndicat All India Circus Employees Union en \u00e9tait conscient. Les salari\u00e9s individuels n&#039;ayant pas profit\u00e9 de cette possibilit\u00e9, bien que non exig\u00e9e par la loi, ne peuvent \u00e0 ce stade contester la notification pour violation des principes de justice naturelle. Quoi qu&#039;il en soit, aucun pr\u00e9judice n&#039;a \u00e9t\u00e9 caus\u00e9 aux p\u00e9titionnaires \u00e0 ce sujet. Par cons\u00e9quent, nous rejetons l\u2019affirmation avanc\u00e9e fond\u00e9e sur la violation des principes de justice naturelle.<\/p>\n<p>6. Cela nous am\u00e8ne au troisi\u00e8me argument, \u00e0 savoir que la notification attaqu\u00e9e est discriminatoire dans la mesure o\u00f9 elle vise \u00e0 interdire l&#039;exposition et l&#039;entra\u00eenement d&#039;animaux dans le cirque uniquement, sans inclure les zoos dans son champ d&#039;application. Les p\u00e9titionnaires semblent vouloir assimiler les cirques aux zoos. Selon eux, si les zoos peuvent h\u00e9berger des animaux, pourquoi pas les cirques ? \u00c0 notre avis, la comparaison que nous cherchons \u00e0 \u00e9tablir est irr\u00e9aliste et inopportune. Alors que la seule devise du cirque est le gain mon\u00e9taire pour le propri\u00e9taire de la compagnie de cirque au nom du divertissement, les zoos, en revanche, sont destin\u00e9s \u00e0 des fins de conservation et d&#039;\u00e9ducation. Ce besoin est plus prioritaire que l\u2019avidit\u00e9 des compagnies de cirque. Parmi les deux techniques de conservation \u2013 exsitu et in situ, les zooz sont d&#039;excellents lieux d&#039;\u00e9levage en captivit\u00e9. L\u2019\u00e9levage en captivit\u00e9 aide les animaux \u00e0 faire prolif\u00e9rer leur esp\u00e8ce en protection, ce qui n\u2019est pas le cas au cirque. Les zoos jouent un r\u00f4le important et constituent \u00e9galement le seul espoir de pr\u00e9server l&#039;esp\u00e8ce, lorsque, dans de rares circonstances, des animaux sont infect\u00e9s dans la nature (sanctuaires et parcs nationaux) en raison de certains facteurs. Les zoos contribuent ainsi \u00e0 pr\u00e9venir l\u2019extinction desdites esp\u00e8ces. Une autre diff\u00e9rence contrast\u00e9e dans le cas des zoos et du cirque est que ce dernier comporte les \u00e9tapes suivantes \u00e0 savoir la capture, le transport, la formation, la r\u00e9p\u00e9tition et la repr\u00e9sentation, alors que le premier ne comporte que la capture\/saisie et la translocation. Dans le cas du cirque \u00e9galement, les animaux sont constamment transport\u00e9s d&#039;un endroit \u00e0 un autre (les facteurs climatiques et tout autre facteur susceptible d&#039;avoir un impact n\u00e9gatif sur les animaux n&#039;\u00e9tant pas pris en compte) et pr\u00e9sent\u00e9s dans un environnement des plus contre nature, mais alors que Dans les zoos, le gouvernement s&#039;efforce de placer les animaux dans la mesure du possible dans un environnement qui n&#039;aura aucun impact n\u00e9gatif sur l&#039;animal. Le concept d&#039;enclos ouverts dans les zoos prend \u00e9galement de l&#039;ampleur. Cela peut \u00eatre tr\u00e8s bien compris en termes d\u2019espace accord\u00e9 aux animaux dans les zoos et les cirques. Les animaux sauvages sont conscients de leur territoire et aimeraient s&#039;installer au m\u00eame endroit ; mais les animaux du cirque sont constamment en mouvement. Les animaux sauvages n&#039;aiment pas qu&#039;on les attaque. Parfois, s\u2019ils sont bien nourris et repos\u00e9s, ils peuvent \u00eatre indiff\u00e9rents aux humains qui les regardent ou se retirer dans la partie arri\u00e8re des enclos des zoos, mais les animaux du cirque n\u2019ont nulle part o\u00f9 se retirer. Non seulement ils sont expos\u00e9s aux regards, mais trois ou quatre fois par jour devant un public hurlant et bruyant, sous des lumi\u00e8res chaudes et \u00e9blouissantes, avec des orchestres bruyants et des tambours battant, ils doivent ex\u00e9cuter les tours qui leur ont \u00e9t\u00e9 enseign\u00e9s. On ne peut donc pas nier que les animaux de cirque se portent mieux que les animaux de zoo. Tous les bons zoos ont r\u00e9alis\u00e9 et reconnu la n\u00e9cessit\u00e9 pour les animaux sauvages de vivre dans des enclos ouverts avec des grottes ou des arbres ombrag\u00e9s, sous lesquels ils peuvent se reposer ou se retirer. \u00c0 notre \u00e9poque, o\u00f9 l&#039;on se pr\u00e9occupe tant de la pr\u00e9servation de la faune sauvage, de la cr\u00e9ation d&#039;enclos, de zoos ouverts, de parcs safari et de sanctuaires, o\u00f9 les animaux sauvages peuvent vivre dans des conditions se rapprochant le plus humainement possible de leur existence sauvage, les cirques utilisant des animaux sauvages les animaux sont devenus un anachronisme. (cf. avis re\u00e7us par le gouvernement de l&#039;Animal Welfare Board of India.)<br \/>\nLa conclusion in\u00e9vitable est donc que les animaux des zoos ne peuvent pas \u00eatre assimil\u00e9s aux animaux des cirques et que l&#039;affirmation contraire soulev\u00e9e par les p\u00e9titionnaires est d\u00e9nu\u00e9e de fondement et est par cons\u00e9quent rejet\u00e9e.<\/p>\n<p>7. Les requ\u00e9rants soutiennent en outre que la notification contest\u00e9e est arbitraire dans la mesure o\u00f9 elle interdit le dressage et l&#039;exposition d&#039;animaux uniquement lorsque le public est invit\u00e9 par la vente de billets, comme sp\u00e9cifi\u00e9 \u00e0 l&#039;article 21 de la loi, alors qu&#039;elle n&#039;interdit pas le dressage et l&#039;exposition d&#039;animaux. exposition d&#039;animaux o\u00f9 le public peut \u00eatre admis sans vente de billets. Nous craignons de ne pouvoir approuver cette affirmation pour les raisons suivantes : Le chapitre V de la loi traite des animaux de spectacle. L&#039;article 21 d\u00e9finit le mot \u00ab\u00a0exposition\u00a0\u00bb comme signifiant \u00ab\u00a0expos\u00e9 lors de tout divertissement auquel le public est invit\u00e9 par la vente de billets. Ainsi, les personnes qui exposent des animaux contre vente de billets sont couvertes par ce chapitre et les personnes qui peuvent choisir d&#039;exposer des animaux contre vente de billets sont couvertes par ce chapitre et les personnes qui peuvent choisir d&#039;exposer des animaux sans vente de billets rel\u00e8veraient de la section 11 du chapitre III de la Loi. Le sous-paragraphe (a) du paragraphe (1) de l\u2019article 11 de la loi \u00e9rige en infraction \u00ab le fait pour quiconque de battre, donner des coups de pied, surmener, surcharger, torturer ou traiter de toute autre mani\u00e8re un animal de mani\u00e8re \u00e0 le soumettre \u00e0 une douleur ou \u00e0 des souffrances inutiles \u00bb. ou cause ou \u00eatre le propri\u00e9taire permet \u00e0 tout animal d&#039;\u00eatre ainsi trait\u00e9. Une fois que l&#039;exposition des cinq animaux sp\u00e9cifi\u00e9s est interdite en vertu du sous-section (ii) de l&#039;article 22 de la loi o pour le motif de pr\u00e9vention de l&#039;infliction de douleurs ou de souffrances inutiles par le cirque, le m\u00eame crit\u00e8re devrait \u00eatre appliqu\u00e9 dans le cas d&#039;une personne qui expose ou dresse des animaux pour un spectacle o\u00f9 le public est invit\u00e9 sans vente de billets. Ainsi, la notification contest\u00e9e ne peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme arbitraire ou discriminatoire pour le motif susmentionn\u00e9.<\/p>\n<p>8. Il a ensuite \u00e9t\u00e9 soutenu que la notification contest\u00e9e portait atteinte au droit fondamental des requ\u00e9rants d&#039;exercer leur commerce ou leur entreprise en vertu de l&#039;article 19 (I) (g) de la Constitution indienne. Cet argument, \u00e0 notre avis, repose sur une pr\u00e9misse fallacieuse qui ne peut \u00eatre accept\u00e9e en droit. Les termes \u00ab\u00a0commerce\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0entreprise\u00a0\u00bb tels qu&#039;utilis\u00e9s \u00e0 l&#039;article 19, paragraphe 1, point g), ne permettent pas l&#039;exercice d&#039;une activit\u00e9, qu&#039;elle soit commerciale ou autre, si elle entra\u00eene l&#039;infliction de douleurs et de souffrances inutiles aux animaux sp\u00e9cifi\u00e9s. Nul n&#039;a le droit, et encore moins le droit fondamental, d&#039;exercer un commerce ou une entreprise qui entra\u00eene l&#039;infliction de douleurs ou de souffrances inutiles, ni le droit d&#039;exercer un commerce ou une entreprise dans le cadre d&#039;une activit\u00e9 qui a \u00e9t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9e d\u00e9lictuelle par la loi. Ni les propri\u00e9taires ni les employ\u00e9s du cirque n&#039;ont le droit fondamental d&#039;exercer un commerce ou une activit\u00e9 de dressage et d&#039;exposition d&#039;animaux en voie de disparition, car ledit commerce constitue une activit\u00e9 si odieuse et pernicieuse orient\u00e9e vers un simple divertissement qui ne peut \u00eatre pris dans l&#039;int\u00e9r\u00eat du grand public. \u00eatre un commerce ou une entreprise au sens o\u00f9 il est utilis\u00e9 dans l&#039;article 19 (1) (g) de la Constitution de l&#039;Inde. Nous sommes soutenus sur ce point par la d\u00e9cision de la Cour supr\u00eame dans l&#039;affaire Khody Distilleries Ltd. V. State of Karnataka (1995 (1) SCC 574), dans laquelle il a \u00e9t\u00e9 statu\u00e9 en des termes sans \u00e9quivoque que les citoyens ne poss\u00e8dent pas les droits \u00e9num\u00e9r\u00e9s \u00e0 l&#039;article 19. (1)(g) de la Constitution de mani\u00e8re absolue et est soumis aux restrictions raisonnables contenues dans les paragraphes (2) \u00e0 (6) de l&#039;article 19. Les droits fondamentaux garantis \u00e0 l&#039;article 19(1)(a) \u00e0 (g) doivent \u00eatre lisez avec les qualifications et les restrictions. M\u00eame les droits garantis par les constitutions d&#039;autres pays civilis\u00e9s ne sont pas absolus mais sont lus sous r\u00e9serve des limitations implicites qui leur sont impos\u00e9es. Ces limitations implicites sont rendues explicites par les clauses (2) \u00e0 *6) f Art. 19 de la Constitution de l&#039;Inde. Traitant de l&#039;imposition d&#039;une interdiction sur le commerce de l&#039;ivoire import\u00e9 et des articles fabriqu\u00e9s \u00e0 partir de cet ivoire, un si\u00e8ge pl\u00e9nier de la Haute Cour de Delhi \u00e0 M\/s. L&#039;Ivory Traders and Manufacturers Association et autres c. Union of India (1997 Deli 267) ont statu\u00e9 comme suit\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab Aucun citoyen n\u2019a le droit fondamental de faire le commerce de l\u2019ivoire ou des articles en ivoire, qu\u2019ils soient indig\u00e8nes ou import\u00e9s. En supposant que le commerce de l&#039;ivoire soit un droit fondamental accord\u00e9 en vertu de l&#039;article 19(1)(g), l&#039;interdiction impos\u00e9e par la loi attaqu\u00e9e est dans l&#039;int\u00e9r\u00eat public et est conforme aux revendications morales contenues dans l&#039;article 48A de la Constitution\u00a0; et l&#039;interdiction du commerce ne viole pas l&#039;article 14 de la Constitution et ne souffre d&#039;aucun des malafides, \u00e0 savoir le caract\u00e8re d\u00e9raisonnable, l&#039;injustice et l&#039;arbitraire.<\/p>\n<p>\u00c0 la lumi\u00e8re de ce qui pr\u00e9c\u00e8de, il suffit de conclure que les requ\u00e9rants n&#039;ont aucun droit fondamental d&#039;exercer un commerce ou une activit\u00e9 d&#039;exposition ou de commerce d&#039;animaux couvert par la notification attaqu\u00e9e, ni de pr\u00e9venir des douleurs et des souffrances inutiles aux animaux. L&#039;impact sur l&#039;un des droits vis\u00e9s au paragraphe (1) de l&#039;article 19 sur 21 est simplement accessoire, indirect, \u00e9loign\u00e9 ou collat\u00e9ral. Il existe un lien direct et imm\u00e9diat entre l&#039;interdiction du dressage et de l&#039;exposition des animaux sp\u00e9cifi\u00e9s et l&#039;objectif recherch\u00e9 tel qu&#039;\u00e9nonc\u00e9 dans le pr\u00e9ambule de la Loi, c&#039;est-\u00e0-dire la pr\u00e9vention d&#039;infliger des douleurs et des souffrances inutiles aux animaux. Ainsi, l&#039;enclume de l&#039;article 19 ou 21 ne sera pas disponible pour juger de sa nullit\u00e9. Il en r\u00e9sulte donc que la notification contest\u00e9e n\u2019est pas susceptible d\u2019\u00eatre annul\u00e9e pour violation d\u2019un droit fondamental au titre de l\u2019article 19(1)(g) de la Constitution indienne.<\/p>\n<p>9. \u00c0 supposer que le dressage et l\u2019exposition des animaux notifi\u00e9s constituent un droit fondamental au sens de l\u2019article 19, paragraphe 1, point g), l\u2019interdiction impos\u00e9e par la notification attaqu\u00e9e est dans l\u2019int\u00e9r\u00eat public, en accord avec les revendications morales contenues dans les articles 48 et 51. (g) de la Constitution de l\u2019Inde et est autoris\u00e9 en vertu de l\u2019article 19(2) de celle-ci. La Cour supr\u00eame, dans la d\u00e9cision rapport\u00e9e en 1998(8) SCC 227 (MRF Ltd. V. Inspector Kerala Govt. et autres), a statu\u00e9 que tout en consid\u00e9rant le caract\u00e8re raisonnable des restrictions, la cour doit garder \u00e0 l&#039;esprit les principes directeurs de l&#039;\u00c9tat. politique. Aux termes de l&#039;article 48A de la Constitution, l&#039;\u00c9tat s&#039;efforce de prot\u00e9ger et d&#039;am\u00e9liorer l&#039;environnement et de sauvegarder les for\u00eats et la vie sauvage du pays. Les principes directeurs de la politique de l&#039;\u00c9tat ne sont pas applicables mais sont n\u00e9anmoins fondamentaux dans la gouvernance du pays et doivent \u00eatre appliqu\u00e9s par l&#039;\u00c9tat lors de l&#039;\u00e9laboration des lois. Ce sont des articles de foi essentiels du pays et, \u00e0 ce titre, le l\u00e9gislatif, l&#039;ex\u00e9cutif et le judiciaire doivent les respecter, sauf s&#039;il est probable qu&#039;il y ait une violation d&#039;une disposition expresse de la Constitution. Ils doivent \u00eatre consid\u00e9r\u00e9s comme la \u00ab sagesse \u00bb de la nation manifest\u00e9e dans la loi \u00ab supr\u00eame \u00bb du pays. Alors que l&#039;article 48A d\u00e9clare qu&#039;il est du devoir de l&#039;\u00c9tat de prot\u00e9ger l&#039;environnement et la vie sauvage du pays, l&#039;article 51(A)(g) d\u00e9clare avoir de la compassion envers les cr\u00e9atures vivantes. Par cons\u00e9quent, il est du devoir moral de l\u2019\u00c9tat de l\u00e9gif\u00e9rer pour remplir les obligations \u00e9nonc\u00e9es \u00e0 l\u2019article 51A(g). Les devoirs fondamentaux sont \u00e0 \u00e9galit\u00e9 et ont la m\u00eame force que celle des principes directifs. Bien entendu, cette obligation en tant que telle n\u2019est pas juridiquement ex\u00e9cutoire devant les tribunaux\u00a0; mais si l&#039;\u00c9tat adopte une loi interdisant tout acte ou comportement en violation de l&#039;une des obligations, les tribunaux consid\u00e9reront cela comme une restriction raisonnable au droit fondamental concern\u00e9, tout comme ils ont confirm\u00e9 toute loi mettant en \u0153uvre un principe directif en vertu de la Constitution. de 1949, soit avant l&#039;insertion et l&#039;\u00e9largissement de l&#039;article 31C. Dans ce contexte, il serait utile de se r\u00e9f\u00e9rer aux observations de la Cour supr\u00eame rapport\u00e9es dans Chandra Bhavan c. \u00c9tat de Mysore (AIR 1970 SC 2042), dans lesquelles la Cour supr\u00eame a statu\u00e9 comme suit\u00a0:<\/p>\n<p>\u00abC&#039;est une erreur de penser qu&#039;en vertu de notre Constitution, il n&#039;y a que des droits et aucun devoir. Les dispositions de la partie IV permettent aux l\u00e9gislatures d&#039;imposer diverses obligations aux citoyens. Le mandat de notre Constitution est de construire une soci\u00e9t\u00e9 de bien-\u00eatre et cet objectif peut \u00eatre atteint dans la mesure o\u00f9 les principes de la directive sont mis en \u0153uvre par la l\u00e9gislation.<\/p>\n<p>Si tel est le cas, pour d\u00e9terminer la constitutionnalit\u00e9 de telles lois, une fois promulgu\u00e9es, la Cour devrait tenir compte des directives ainsi que des devoirs fondamentaux ainsi que des droits fondamentaux. Les tribunaux peuvent \u00e9galement examiner les devoirs en interpr\u00e9tant des lois \u00e9quivoques qui admettent deux interpr\u00e9tations\u00a0: et \u00e9galement confirmer la constitutionnalit\u00e9 d&#039;une loi dont l&#039;objet est conforme \u00e0 une disposition de l&#039;article 51A \u2013 voir Mohan c. Union of India (1992) Supp. (1) CCS 594). Dans la perspective ci-dessus, la notification contest\u00e9e doit \u00eatre retenue comme visant \u00e0 promouvoir l&#039;objet du devoir fondamental du citoyen d&#039;avoir de la compassion pour les animaux et de s&#039;abstenir de leur infliger des douleurs et des souffrances inutiles.<\/p>\n<p>10. Il a en outre \u00e9t\u00e9 soutenu que la notification contest\u00e9e avait viol\u00e9 le droit fondamental des requ\u00e9rants \u00e0 la vie garanti par l&#039;article 21 de la Constitution indienne. L\u00e0 encore, nous ne trouvons aucun fondement \u00e0 l\u2019argumentation soulev\u00e9e. \u00c0 notre avis, le droit \u00e0 la vie garanti par l&#039;article 21 prot\u00e8ge effectivement les moyens de subsistance, mais son application ne peut pas \u00eatre \u00e9tendue ou \u00e9tendue au commerce, aux affaires ou \u00e0 une activit\u00e9 qui porte atteinte \u00e0 l&#039;int\u00e9r\u00eat public ou a un effet insidieux sur la moralit\u00e9 publique ou l&#039;ordre public. En cons\u00e9quence, nous rejetons l&#039;argument fond\u00e9 sur l&#039;article 21.<\/p>\n<p>11. Les requ\u00e9rants ont soutenu qu&#039;en l&#039;absence de r\u00e8gles r\u00e9gissant l&#039;exposition, le dressage, le transport et l&#039;h\u00e9bergement des animaux, le pouvoir d&#039;\u00e9mettre la notification contest\u00e9e est arbitraire. Nous ne trouvons aucun fondement \u00e0 cette affirmation dans la mesure o\u00f9 le pouvoir d\u2019\u00e9mettre la notification est ind\u00e9pendant des r\u00e8gles. Dans l&#039;affaire Delhi Science Forum (1996) 2 SCC 405, la Cour supr\u00eame a observ\u00e9 ce qui suit\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab Il ne fait aucun doute qu\u2019aucune r\u00e8gle de ce type n\u2019a \u00e9t\u00e9 formul\u00e9e comme le pr\u00e9voit l\u2019article 7(2)(E) de la loi. Mais dans ce cas, on ne peut pas consid\u00e9rer qu&#039;\u00e0 moins que de telles r\u00e8gles ne soient formul\u00e9es, le pouvoir pr\u00e9vu au paragraphe (1) de l&#039;article 4 ne peut \u00eatre exerc\u00e9 par le gouvernement central. Le pouvoir a \u00e9t\u00e9 accord\u00e9 au gouvernement central par la loi elle-m\u00eame, et l&#039;exercice de ce droit par le gouvernement central ne peut \u00eatre circonscrit, limit\u00e9 ou restreint par toute l\u00e9gislation subordonn\u00e9e devant \u00eatre encadr\u00e9e en vertu de l&#039;article 7 de la loi.<\/p>\n<p>En tout \u00e9tat de cause, la question de l&#039;encadrement r\u00e9glementaire de ces cinq animaux ne peut se poser que si les douleurs et souffrances que subissent ces animaux au cours de leur exposition et de leur dressage peuvent \u00eatre consid\u00e9r\u00e9es comme n\u00e9cessaires. En l&#039;absence d&#039;une telle n\u00e9cessit\u00e9, quelles que soient les r\u00e8gles, le gouvernement a tout \u00e0 fait raison d&#039;interdire leur exposition et leur formation.<\/p>\n<p>12. Pour couronner le tout, les requ\u00e9rants sont coupables de suppression de faits importants devant ce tribunal. Cette question concernant l&#039;interdiction de certains animaux est en suspens depuis 1991 et on ne peut pas imaginer que les p\u00e9titionnaires \u2013 des employ\u00e9s d&#039;\u00e9tablissements de cirque \u2013 n&#039;\u00e9taient pas au courant de cette proc\u00e9dure. On s&#039;attend \u00e0 ce qu&#039;ils se soient adress\u00e9s \u00e0 ce tribunal apr\u00e8s avoir divulgu\u00e9 tous les faits et circonstances de l&#039;affaire et avec les mains propres, ce qu&#039;ils n&#039;ont pas fait. Il s\u2019agit donc d\u2019une affaire appropri\u00e9e dans laquelle ce tribunal peut l\u00e9gitimement d\u00e9cliner sa comp\u00e9tence et ne pas poursuivre les requ\u00e9rants.<\/p>\n<p>13. En conclusion, nous estimons que les animaux de cirque sont contraints de r\u00e9aliser des tours contre nature, sont h\u00e9berg\u00e9s dans des cages exigu\u00ebs, soumis \u00e0 la peur, \u00e0 la faim, \u00e0 la douleur, sans parler du mode de vie indigne qu&#039;ils doivent vivre, sans r\u00e9pit et sans La notification contest\u00e9e a \u00e9t\u00e9 \u00e9mise conform\u00e9ment \u00e0 l\u2019\u00e9volution du sc\u00e9nario, aux valeurs de la vie humaine, \u00e0 la philosophie de la Constitution, aux conditions existantes et aux circonstances environnantes, afin d\u2019\u00e9viter d\u2019infliger des douleurs ou des souffrances inutiles aux animaux. Bien qu\u2019ils ne soient pas homosapiens, ils ont \u00e9galement droit \u00e0 une existence digne et \u00e0 un traitement humain, sans cruaut\u00e9 ni torture. \u00c0 bien des \u00e9gards, ils se comportent mieux que les humains, ils tuent pour manger et mangent pour vivre et ne vivent pas pour manger comme le font certains d&#039;entre nous, ils ne pratiquent pas la tromperie, la fraude ou le mensonge et les mauvaises pratiques comme le font les humains, ils prennent soin de leur petit n&#039;attendant rien en retour, ils ne prolif\u00e8rent pas comme nous le faisons en \u00e9puisant les ressources d\u00e9j\u00e0 rares de la terre, car ils pratiquent la restriction sexuelle par des accouplements saisonniers, et ils n&#039;inhalent pas non plus la fum\u00e9e mortelle du tabac qui pollue l&#039;atmosph\u00e8re et inflige du mal aux autres. Tous les animaux, \u00e0 l&#039;exception des plus petits, pr\u00e9sentent un certain degr\u00e9 de comportement intelligent, allant de r\u00e9ponses apprises \u00e0 un raisonnement complexe. Beaucoup pensent que la vie des humains et celle des animaux ont la m\u00eame valeur et que leurs int\u00e9r\u00eats doivent compter sur un pied d\u2019\u00e9galit\u00e9. Leur contribution \u00e0 la sant\u00e9 humaine est inestimable, si l\u2019on consid\u00e8re que presque tous les progr\u00e8s en mati\u00e8re de soins de sant\u00e9 et de lutte contre les maladies humaines reposent sur la recherche animale. Les animaux fournissent \u00e9galement des mod\u00e8les pour l&#039;\u00e9tude des maladies humaines. De nouveaux m\u00e9dicaments sont test\u00e9s sur des animaux pour aider \u00e0 d\u00e9terminer leur potentiel \u00e0 provoquer le cancer ou d&#039;autres maladies ou \u00e0 reproduire des embryons et des f\u0153tus dans l&#039;ut\u00e9rus. C\u2019est pourquoi il est non seulement de notre devoir fondamental de faire preuve de compassion envers nos amis les animaux, mais aussi de reconna\u00eetre et de prot\u00e9ger leurs droits. Dans ce contexte, on peut se demander pourquoi nos \u00e9tablissements d&#039;enseignement ne proposent pas un cours sur le \u00ab droit des droits des animaux \u00bb mettant l&#039;accent sur les droits fondamentaux, comme l&#039;a fait r\u00e9cemment la Harvard Law School. Si les humains ont droit \u00e0 des droits fondamentaux, pourquoi pas les animaux ? \u00c0 notre avis, les droits l\u00e9gaux ne doivent pas \u00eatre l\u2019apanage exclusif des humains et doivent \u00eatre \u00e9tendus au-del\u00e0 des humains, d\u00e9mantelant ainsi l\u2019\u00e9pais mur juridique avec les humains d\u2019un c\u00f4t\u00e9 et tous les animaux non humains de l\u2019autre. Alors que la loi prot\u00e8ge actuellement la vie sauvage et les esp\u00e8ces menac\u00e9es de l&#039;extinction, les animaux se voient refuser des droits, un anachronisme qui doit n\u00e9cessairement changer.<\/p>\n<p>Ainsi, dans l\u2019ensemble, \u00e0 la lumi\u00e8re de ce qui pr\u00e9c\u00e8de, nous sommes convaincus que la notification contest\u00e9e, qui est contest\u00e9e dans ce lot de requ\u00eates \u00e9crites, ne souffre d\u2019aucune des d\u00e9ficiences all\u00e9gu\u00e9es et qu\u2019elle doit simplement \u00eatre confirm\u00e9e. En cons\u00e9quence, nous maintenons la notification du 14-10-1998 et rejetons cette requ\u00eate.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>IN THE HIGH COURT OF KERALA BALAKRISHNAN v. Union of India K. NARAYANAKURUP, K.V. SANKARANARAYANAN, JJ. 06.06.2000 dd. 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