{"id":2235,"date":"2013-05-29T17:21:55","date_gmt":"2013-05-30T01:21:55","guid":{"rendered":"https:\/\/elaw.org\/india-enkay-plastics-pvt-ltd-v-union-india-20001116dismissal-corporate-formaldehyde-case\/"},"modified":"2023-12-11T12:47:00","modified_gmt":"2023-12-11T20:47:00","slug":"india-enkay-plastics-pvt-ltd-v-union-india-20001116dismissal-corporate-formaldehyde-case","status":"publish","type":"resource","link":"https:\/\/elaw.org\/fr\/resource\/india-enkay-plastics-pvt-ltd-v-union-india-20001116dismissal-corporate-formaldehyde-case","title":{"rendered":"Enkay Plastiques Pvt. Ltd. c. Union of India (16\/11\/2000) (Rejet de l&#039;affaire relative au formald\u00e9hyde d&#039;entreprise)"},"content":{"rendered":"<p>Haute Cour de Delhi \u00e0 New Dehli<\/p>\n<p>\nMme Enkay Plastics Pvt. Ltd.<\/p>\n<p>\nv.<\/p>\n<p>\nUnion de l&#039;Inde et autres<\/p>\n<p>\nRequ\u00eate en r\u00e9f\u00e9r\u00e9 n\u00b0 3238 de 2000<\/p>\n<p>\ndd. 16-11-2000<\/p>\n<p>\nArun Kumar, juges AK Sikri.<\/p>\n<p>\nJugement:<\/p>\n<p>1. Ce lot de 14 requ\u00eates, toutes d\u00e9pos\u00e9es en vertu de l&#039;article 226 de la Constitution de l&#039;Inde, soul\u00e8ve une question commune. Tous les requ\u00e9rants ont leurs unit\u00e9s de fabrication dans les limites du Territoire de la capitale nationale de Delhi et toutes ces unit\u00e9s fabriquent de la poudre d&#039;ur\u00e9e-formald\u00e9hyde. Par ordonnance contest\u00e9e dat\u00e9e du 7 juin 2000, le Comit\u00e9 de contr\u00f4le de la pollution de Delhi (en abr\u00e9g\u00e9 \u00ab DPCC \u00bb) a trait\u00e9 ces unit\u00e9s dans la cat\u00e9gorie \u00ab H \u00bb conform\u00e9ment au Plan directeur 2001 et conform\u00e9ment aux ordonnances de la Cour supr\u00eame rendues dans l&#039;IA.22\/94 dans la requ\u00eate (civile) n\u00b0 4677 de 1985 intitul\u00e9e MCMehta c. Union of India et autres, JT 1996 (6) SC 129, a donn\u00e9 des instructions en vertu de l&#039;article 31A de la loi sur l&#039;air (pr\u00e9vention et contr\u00f4le de la pollution) de 1981, lue avec la r\u00e8gle 20(6) des r\u00e8gles de l&#039;air de 1983, ordonnant \u00e0 ces requ\u00e9rants de fermer leurs unit\u00e9s avec effet imm\u00e9diat. Afin de mettre en \u0153uvre cette directive, d&#039;autres directives cons\u00e9cutives sont donn\u00e9es au Delhi Vidyut Board et au Delhi Jal Board pour la d\u00e9connexion de l&#039;\u00e9lectricit\u00e9\/l&#039;alimentation \u00e9lectrique\/l&#039;annulation de l&#039;autorisation du groupe \u00e9lectrog\u00e8ne diesel, le cas \u00e9ch\u00e9ant, et la d\u00e9connexion de l&#039;alimentation en eau respectivement. Il est \u00e9galement ordonn\u00e9 au magistrat de la sous-division concern\u00e9 d&#039;assurer la fermeture effective des unit\u00e9s avec effet imm\u00e9diat. \u00c9tant donn\u00e9 que tous les requ\u00e9rants fabriquent de la poudre d&#039;ur\u00e9e-formald\u00e9hyde qui est class\u00e9e dans la cat\u00e9gorie \u00ab H \u00bb et que tous ces requ\u00e9rants ont re\u00e7u les m\u00eames directives, comme mentionn\u00e9 ci-dessus, bien que par des ordonnances contest\u00e9es distinctes dat\u00e9es du 7 juin 2000, ces requ\u00eates ont \u00e9t\u00e9 entendues ensemble et sont trait\u00e9es par ce jugement commun. Par souci de commodit\u00e9, seuls les faits du CWP.No.3238 de 2000 sont \u00e9nonc\u00e9s car il est admis par les parties que la question soulev\u00e9e dans ces requ\u00eates en appel se pose dans un contexte factuel similaire. Selon les all\u00e9gations faites dans le CWP.No.3238 de 2000, le requ\u00e9rant est une soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e constitu\u00e9e en vertu de la loi indienne sur les soci\u00e9t\u00e9s. Fran\u00e7ais Il s&#039;agit d&#039;une petite unit\u00e9 de fabrication de poudre de moulage \u00e0 l&#039;ur\u00e9e formald\u00e9hyde (en abr\u00e9g\u00e9 \u00ab\u00a0UFMoulding Powder\u00a0\u00bb) et elle est en activit\u00e9 depuis plus de 10 ans. En plus de traiter des diverses dispositions de la loi de 1981 sur la pr\u00e9vention et le contr\u00f4le de la pollution de l&#039;air (en abr\u00e9g\u00e9 \u00ab\u00a0la loi\u00a0\u00bb), la p\u00e9tition donne le contexte historique qui a conduit \u00e0 la fermeture d&#039;environ mille unit\u00e9s de fabrication op\u00e9rant \u00e0 Delhi par les ordonnances de la Cour supr\u00eame dans l&#039;affaire MCMehta contre Union of India et autres CWP.No.4677\/85 qui cr\u00e9aient de la pollution. Dans l&#039;ordonnance dat\u00e9e du 6 septembre 1996, rendue dans l&#039;affaire IA22\/94 dans ladite p\u00e9tition, il est r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que des avis individuels de pr\u00e9sentation de cause ont \u00e9t\u00e9 adress\u00e9s par le DPCC \u00e0 884 unit\u00e9s de Delhi pour expliquer pourquoi elles ne devaient pas \u00eatre d\u00e9clar\u00e9es comme industries de cat\u00e9gorie H(a) ou H9BB dans le cadre du plan directeur. Apr\u00e8s avoir examin\u00e9 les objections, le DPCC a class\u00e9 532 unit\u00e9s dans la cat\u00e9gorie \u00ab\u00a0H\u00a0\u00bb. Sur cette base, la Cour supr\u00eame a ordonn\u00e9 la fermeture de ces unit\u00e9s qui relevaient de la cat\u00e9gorie \u00ab\u00a0H\u00a0\u00bb. Fran\u00e7ais La liste compl\u00e8te de toutes les unit\u00e9s auxquelles des avis de mise en demeure ont \u00e9t\u00e9 adress\u00e9s a \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9e devant la Cour supr\u00eame. Selon cette liste, une industrie fabriquant de la poudre de moulage UFMoulding a \u00e9t\u00e9 class\u00e9e dans la cat\u00e9gorie \u00ab F \u00bb. Par cons\u00e9quent, elle a \u00e9chapp\u00e9 aux ordres de fermeture. Elle a donc continu\u00e9 \u00e0 fonctionner. Cependant, un avis dat\u00e9 du 5 mars 1999 a \u00e9t\u00e9 re\u00e7u par le requ\u00e9rant du DPCC indiquant que l&#039;activit\u00e9 du requ\u00e9rant tombe dans la cat\u00e9gorie \u00ab H \u00bb. Il s&#039;agissait d&#039;un avis au titre de l&#039;article 31A de la loi et par cet avis, le requ\u00e9rant a eu la possibilit\u00e9 de pr\u00e9senter les raisons pour lesquelles son unit\u00e9 ne devrait pas \u00eatre ordonn\u00e9e de fermeture en tant qu&#039;industrie de cat\u00e9gorie \u00ab H \u00bb conform\u00e9ment au Plan directeur de Delhi 2001. Le requ\u00e9rant a soumis sa r\u00e9ponse dat\u00e9e du 17 mars 1999 r\u00e9futant toutes les all\u00e9gations formul\u00e9es dans l&#039;avis et se r\u00e9f\u00e9rant \u00e0 la proc\u00e9dure devant la Cour supr\u00eame dans l&#039;affaire MCMehta (Supra) dans laquelle, selon la d\u00e9claration sous serment d\u00e9pos\u00e9e au nom du Central Pollution Control Board (en abr\u00e9g\u00e9 \u00ab CPCB \u00bb), la poudre de moulage UFMoulding a \u00e9t\u00e9 class\u00e9e dans la cat\u00e9gorie \u00ab F \u00bb. Le proc\u00e9d\u00e9 de fabrication de la poudre de moulage UFMouling Powder a \u00e9t\u00e9 d\u00e9crit en d\u00e9tail, affirmant qu&#039;il n&#039;\u00e9tait absolument pas dangereux. Il a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9 que la DPCC confondait la fabrication de poudre de moulage UFMouling Powder et la fabrication de formald\u00e9hyde, et que c&#039;est cette derni\u00e8re qui peut \u00eatre dangereuse, dangereuse pour le feu ou nocive, mais pas la fabrication de poudre de moulage UFMouling Powder. Rien ne s&#039;est produit pendant plus d&#039;un an apr\u00e8s la r\u00e9ponse susmentionn\u00e9e soumise par le requ\u00e9rant. Cependant, le d\u00e9fendeur a finalement envoy\u00e9 une ordonnance dat\u00e9e du 7 juin 2000 donnant des instructions en vertu de l&#039;article 31A de la loi, ordonnant ainsi au requ\u00e9rant de fermer son unit\u00e9 avec effet imm\u00e9diat. Le requ\u00e9rant d\u00e9clare \u00e9galement qu&#039;un avis de mise en demeure ant\u00e9rieur dat\u00e9 du 17 avril 1998 lui a \u00e9t\u00e9 signifi\u00e9 all\u00e9guant que le dispositif de contr\u00f4le de la pollution dans les locaux du requ\u00e9rant \u00e9tait inad\u00e9quat et, par cons\u00e9quent, une explication a \u00e9t\u00e9 demand\u00e9e. Selon le requ\u00e9rant, cela montre que l&#039;unit\u00e9 requ\u00e9rante n&#039;a pas \u00e9t\u00e9 trait\u00e9e comme relevant de la cat\u00e9gorie \u00ab H \u00bb et qu&#039;elle devait uniquement fournir des dispositifs de contr\u00f4le de la pollution dans les locaux, ce qu&#039;il a fait et a inform\u00e9 le DPCC dans sa r\u00e9ponse dat\u00e9e du 29 avril 1998. Par la suite, le DPCC a modifi\u00e9 ses instructions dat\u00e9es du 23 juin 1998, qui ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 respect\u00e9es et la conformit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 signal\u00e9e par le requ\u00e9rant au DPCC dans une lettre dat\u00e9e du 13 ao\u00fbt 1998. N\u00e9anmoins, le DPCC, de nouveau avec des intentions malhonn\u00eates, a \u00e9mis un autre avis de pr\u00e9sentation dat\u00e9 du 2 septembre 1998, ce qui a contraint le requ\u00e9rant \u00e0 d\u00e9poser un recours en vertu de l&#039;article 31(1) de la loi devant l&#039;autorit\u00e9 d&#039;appel. Apr\u00e8s audience, l&#039;autorit\u00e9 d&#039;appel a rendu des ordonnances dat\u00e9es du 29 juin 1999, par lesquelles le DPCC a \u00e9t\u00e9 charg\u00e9 de proc\u00e9der \u00e0 l&#039;inspection des locaux du requ\u00e9rant et de faire rapport \u00e0 l&#039;autorit\u00e9 d&#039;appel dans un d\u00e9lai de 30 jours. (L&#039;exercice qui devait \u00eatre entrepris par le DPCC \u00e9tait stipul\u00e9 dans l&#039;ordonnance dans les termes suivants)<br \/>\n\u00ab Compte tenu des faits de l\u2019affaire et du fait que l\u2019unit\u00e9 de l\u2019appelant avait fait installer des dispositifs de contr\u00f4le de la pollution de l\u2019air dans l\u2019unit\u00e9, il serait appropri\u00e9 qu\u2019une \u00e9quipe conjointe compos\u00e9e de fonctionnaires du Conseil central de contr\u00f4le de la pollution et du Comit\u00e9 de contr\u00f4le de la pollution de Delhi soit charg\u00e9e d\u2019effectuer l\u2019inspection\/la surveillance de l\u2019unit\u00e9 de l\u2019appelant et d\u2019examiner si les activit\u00e9s\/processus impliqu\u00e9s dans la fabrication de la poudre de moulage \u00e0 base d\u2019ur\u00e9e-formald\u00e9hyde rel\u00e8vent de la cat\u00e9gorie \u00ab H \u00bb des industries. L\u2019\u00e9quipe sera \u00e9galement libre de collecter et d\u2019analyser des \u00e9chantillons, si n\u00e9cessaire, pour d\u00e9terminer la cat\u00e9gorisation de l\u2019industrie. L\u2019\u00e9quipe soumettra un rapport \u00e0 l\u2019autorit\u00e9 d\u2019appel dans un d\u00e9lai de 30 jours \u00e0 compter de la publication de la pr\u00e9sente ordonnance \u00bb.)<\/p>\n<p>2. Il est all\u00e9gu\u00e9 dans la requ\u00eate qu&#039;apr\u00e8s avoir rendu l&#039;ordonnance susmentionn\u00e9e, la DPCC n&#039;a jamais inspect\u00e9 les locaux du requ\u00e9rant et a plut\u00f4t rendu l&#039;ordonnance contest\u00e9e dat\u00e9e du 7 juin 2000 en violation des ordonnances de l&#039;autorit\u00e9 d&#039;appel. En cons\u00e9quence, l&#039;ordonnance contest\u00e9e est \u00e9galement contest\u00e9e pour cause de mauvaise foi.<\/p>\n<p>3. L&#039;un des principaux motifs invoqu\u00e9s par le requ\u00e9rant est que les d\u00e9fendeurs confondent la fabrication de poudre de moulage UFMouling Powder et la fabrication de formald\u00e9hyde. Il est indiqu\u00e9 que le requ\u00e9rant ne fabrique pas de formald\u00e9hyde mais de poudre de moulage UFMouling Powder. C&#039;est la fabrication de formald\u00e9hyde qui est interdite dans le Territoire de la capitale nationale de Delhi et qui est une activit\u00e9 dangereuse. Lors de la fabrication de poudre de moulage UFMouling Powder, le requ\u00e9rant n&#039;utilise qu&#039;une concentration de formald\u00e9hyde appel\u00e9e formaline. Cette utilisation pour fabriquer quelque chose comme de la poudre plastique n&#039;est pas interdite. La formaline est une solution de formald\u00e9hyde \u00e0 30-37% dans l&#039;eau. Le formald\u00e9hyde est un gaz \u00e0 l&#039;odeur irritante, mais soluble dans l&#039;eau. Le formald\u00e9hyde est dangereux. Cependant, la formaline est un liquide avec seulement une concentration de 30 \u00e0 37% de formald\u00e9hyde gazeux dissous dans l&#039;eau et il n&#039;a \u00e9t\u00e9 class\u00e9 comme dangereux dans aucune classification, r\u00e8gle ou r\u00e9glementation. Dans le langage courant, le terme formald\u00e9hyde est parfois utilis\u00e9 pour d\u00e9signer la formaline. Cependant, le fait est que dans la fabrication de la poudre de moulage UF, les produits chimiques de base utilis\u00e9s sont la formaline et l&#039;ur\u00e9e. Ces deux produits chimiques ne sont pas dangereux et ne sont pas class\u00e9s comme des produits dangereux. Ni les noms de ces deux produits chimiques ne sont mentionn\u00e9s dans la liste des produits chimiques dangereux et toxiques. Le processus de fabrication de la poudre de moulage UF implique le processus de dissolution de l&#039;ur\u00e9e dans l&#039;eau et de la formaline dans un m\u00e9lange ouvert \u00e0 temp\u00e9rature ambiante pour former une boue. Cette boue est m\u00e9lang\u00e9e \u00e0 de la p\u00e2te \u00e0 papier \u00e0 temp\u00e9rature ambiante dans un m\u00e9lange de p\u00e9trissage pendant 15 \u00e0 30 minutes. La p\u00e2te form\u00e9e dans ce cas est transf\u00e9r\u00e9e dans des s\u00e9choirs et s\u00e9ch\u00e9e \u00e0 40-50 degr\u00e9s Celsius. Plus tard, la p\u00e2te s\u00e9ch\u00e9e est pulv\u00e9ris\u00e9e \u00e0 l&#039;aide d&#039;un broyeur \u00e0 marteaux pour obtenir de la poudre. L&#039;\u00e9tape suivante consiste \u00e0 transformer cette poudre en une poudre fine \u00e0 l&#039;aide de broyeurs \u00e0 boulets. La poudre fine est ensuite m\u00e9lang\u00e9e \u00e0 nouveau avec de l&#039;eau dans un pot ouvert pour former un grain homog\u00e8ne avec une densit\u00e9 plus \u00e9lev\u00e9e adapt\u00e9e au moulage. Enfin, les grains sont granul\u00e9s en grains fins \u00e0 l&#039;aide d&#039;un broyeur et la poudre de moulage au formald\u00e9hyde est form\u00e9e. La poudre ainsi obtenue est envoy\u00e9e aux unit\u00e9s de fabrication de moulage o\u00f9 elle est comprim\u00e9e dans des moules de diff\u00e9rentes tailles \u00e0 une temp\u00e9rature de 120 \u00e0 150 degr\u00e9s Celsius pour donner \u00e0 la mati\u00e8re diff\u00e9rentes formes, principalement des interrupteurs \u00e9lectriques, etc. Cette poudre n&#039;a pas de nature ignifuge ou toxique et pr\u00e9sente par ailleurs une tr\u00e8s bonne r\u00e9sistance au feu et \u00e0 l&#039;\u00e9lectricit\u00e9, et est donc particuli\u00e8rement adapt\u00e9e aux interrupteurs \u00e9lectriques. Il est \u00e9galement fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 ce sujet au \u00ab Dictionnaire des sciences \u00bb de \u00ab EBUVAROV AND DR CHAMPMAN \u00bb, publi\u00e9 par The English Language Book Society et Penguin Books, qui d\u00e9finit le formald\u00e9hyde et la formaline comme suit : \u00ab FORMALD\u00c9HYDE. HCHO. Gaz \u00e0 l&#039;odeur irritante, tr\u00e8s soluble dans l&#039;eau. La solution 40% est connue sous le nom de formaline. Produite par oxydation du m\u00e9thanol. Utilis\u00e9e dans la fabrication de plastiques et de colorants, dans l&#039;industrie textile, en m\u00e9decine et comme d\u00e9sinfectant. FORMALINE. Solution 40% de formald\u00e9hyde, utilis\u00e9e comme d\u00e9sinfectant. \u00bb<\/p>\n<p>4. Il est \u00e9galement indiqu\u00e9 que, conform\u00e9ment aux r\u00e8gles de fabrication, de stockage et d&#039;importation de produits chimiques dangereux, 1989, annexe III, partie 1, la concentration de formald\u00e9hyde jusqu&#039;\u00e0 90% est autoris\u00e9e. Par cons\u00e9quent, m\u00eame la mati\u00e8re premi\u00e8re utilis\u00e9e par le requ\u00e9rant n&#039;est pas dangereuse.<\/p>\n<p>Il est \u00e9galement indiqu\u00e9 que le formald\u00e9hyde est couramment utilis\u00e9 dans plusieurs activit\u00e9s telles que<br \/>\ni) il est utilis\u00e9 \u00e0 l&#039;h\u00f4pital pour la conservation des cadavres, la propret\u00e9, le pl\u00e2trage, etc.<br \/>\nii) L\u2019industrie laiti\u00e8re pour conserver le lait.<br \/>\niii) Industrie agricole.<br \/>\n(iv) Dans les bonbons comme conservateur.<br \/>\n(v) Dans l\u2019industrie du plastique comme mati\u00e8re premi\u00e8re.<br \/>\n(vi) En mati\u00e8re de protection contre l\u2019incendie.<br \/>\n(vii) Dans les usines textiles.<br \/>\n(viii) Dans les cosm\u00e9tiques.<\/p>\n<p>5. Sur la base des all\u00e9gations susmentionn\u00e9es contenues dans la requ\u00eate, le requ\u00e9rant conteste l&#039;ordonnance de fermeture contest\u00e9e dat\u00e9e du 7 juin 2000 en invoquant divers motifs. Des arguments similaires sont soulev\u00e9s dans toutes les autres requ\u00eates. On peut dire \u00e0 ce stade que, bien que dans les requ\u00eates, les requ\u00e9rants contestent la validit\u00e9 de l&#039;article 31A de la loi et de la notification n\u00b0 SO198 (E) dat\u00e9e du 15 mars 1991 en vertu de laquelle des pouvoirs ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s par la CPCB au DPCC, ces recours n&#039;ont pas \u00e9t\u00e9 invoqu\u00e9s au moment des d\u00e9bats. Au cours des d\u00e9bats, les requ\u00e9rants ont principalement limit\u00e9 leurs arguments \u00e0 la validit\u00e9 de l&#039;ordonnance de fermeture dat\u00e9e du 7 juin 2000 pour les motifs suivants :<\/p>\n<p>1. L\u2019ordonnance de fermeture contest\u00e9e dat\u00e9e du 7 juin 2000 viole les principes de justice naturelle ainsi que les droits fondamentaux du requ\u00e9rant.<\/p>\n<p>2. L\u2019ordre de fermeture contest\u00e9 est arbitraire, de mauvaise foi et constitue un exercice d\u00e9guis\u00e9 des pouvoirs conf\u00e9r\u00e9s aux autorit\u00e9s. Il constitue \u00e9galement un exemple flagrant d\u2019abus de pouvoir.<\/p>\n<p>3. L&#039;industrie qui \u00e9tait class\u00e9e \u00ab F \u00bb dans le pass\u00e9 a \u00e9t\u00e9 soudainement class\u00e9e \u00ab H \u00bb malgr\u00e9 les rapports des experts qui affirment le contraire. Il ne peut y avoir d&#039;exemple plus flagrant de mauvaise foi, d&#039;abus de pouvoir et de motivations cach\u00e9es. Le requ\u00e9rant s&#039;est appuy\u00e9 sur les rapports du Delhi College of Engineering ainsi que de l&#039;IIT selon lesquels la fabrication de l&#039;activit\u00e9 de poudre de moulage UF devrait \u00eatre class\u00e9e dans la cat\u00e9gorie \u00ab F \u00bb et non \u00ab H \u00bb.<\/p>\n<p>Le DPCC (intim\u00e9 n\u00b0 2) et le CPCB (intim\u00e9 n\u00b0 3) ont d\u00e9pos\u00e9 leurs contre-affidavits s\u00e9par\u00e9s niant et r\u00e9futant diverses all\u00e9gations formul\u00e9es par le requ\u00e9rant dans la requ\u00eate en r\u00e9f\u00e9r\u00e9. En ce qui concerne l&#039;affidavit du DPCC, il mentionne que l&#039;unit\u00e9 du requ\u00e9rant est class\u00e9e dans la cat\u00e9gorie \u00ab H \u00bb selon la cat\u00e9gorisation effectu\u00e9e par le CPCB. Une communication dat\u00e9e du 28 avril 2000 a \u00e9t\u00e9 re\u00e7ue du CPCB \u00e0 cet \u00e9gard. Cependant, la recevabilit\u00e9 de la requ\u00eate en r\u00e9f\u00e9r\u00e9 est \u00e9galement contest\u00e9e au motif qu&#039;il existe un autre recours d&#039;appel offert au requ\u00e9rant que ce dernier devrait \u00e9puiser avant de saisir la Haute Cour en vertu de l&#039;article 226 de la Constitution de l&#039;Inde et que le requ\u00e9rant aurait d\u00fb saisir la Cour supr\u00eame et n&#039;a pas pu d\u00e9poser cette requ\u00eate en r\u00e9f\u00e9r\u00e9 au vu des observations faites par la Cour supr\u00eame dans l&#039;affaire MCMehta (supra) rapport\u00e9es dans JT 1996 (6) SC 129 et en particulier le paragraphe 12 de celle-ci. Fran\u00e7ais En \u00e9non\u00e7ant le contexte dans lequel la cat\u00e9gorisation de l&#039;unit\u00e9 requ\u00e9rante a \u00e9t\u00e9 faite, il est mentionn\u00e9 dans la contre-affidavit que Sh.RKGoyal, Secr\u00e9taire membre du DPCC, avait \u00e9crit une communication vid\u00e9o dat\u00e9e du 16 novembre 1998 au Secr\u00e9taire membre du CPCB soulignant qu&#039;un grand nombre d&#039;unit\u00e9s avaient \u00e9t\u00e9 trouv\u00e9es en activit\u00e9 dans diverses parties de Delhi et engag\u00e9es dans la fabrication de poudre d&#039;ur\u00e9e-formald\u00e9hyde et qu&#039;une plainte avait \u00e9galement \u00e9t\u00e9 re\u00e7ue contre ces unit\u00e9s selon laquelle ces unit\u00e9s devaient \u00eatre trait\u00e9es comme dangereuses et nocives conform\u00e9ment au Plan directeur de Delhi 2001. Il a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 soulign\u00e9 que lors de la cat\u00e9gorisation de plus de 1 lakh d&#039;industries par le d\u00e9fendeur n\u00b0 2, une de ces unit\u00e9s a \u00e9t\u00e9 class\u00e9e dans le groupe \u00ab F \u00bb mais il semble que le processus de fabrication de ladite unit\u00e9 soit similaire \u00e0 celui des r\u00e9sines qui ont \u00e9t\u00e9 plac\u00e9es dans le groupe \u00ab H \u00bb du Plan directeur. Fran\u00e7ais Compte tenu de ce qui pr\u00e9c\u00e8de, il a \u00e9t\u00e9 demand\u00e9 dans ladite communication que la question soit examin\u00e9e et que le d\u00e9fendeur n\u00b02 soit guid\u00e9 pour savoir si lesdites unit\u00e9s devraient \u00eatre class\u00e9es dans le groupe H(a) afin que les mesures n\u00e9cessaires puissent \u00eatre prises conform\u00e9ment \u00e0 la loi. Dans ladite communication, le directeur (ESS) du CPCB a r\u00e9pondu dans une r\u00e9ponse dat\u00e9e du 14 d\u00e9cembre 1998 que, puisque les mati\u00e8res premi\u00e8res utilis\u00e9es dans ces industries \u00e9taient des produits chimiques dangereux, il \u00e9tait conseill\u00e9 de classer toutes ces unit\u00e9s dans la cat\u00e9gorie H. Il \u00e9tait \u00e9galement indiqu\u00e9 dans ladite communication qu&#039;une de ces unit\u00e9s, \u00e0 savoir M\/s Bindal Plastics, avait \u00e9t\u00e9 ferm\u00e9e en novembre 1996 sur ordre de l&#039;honorable Cour supr\u00eame en tant qu&#039;unit\u00e9 de cat\u00e9gorie H. Fran\u00e7ais Par la suite, le d\u00e9fendeur n\u00b0 2 a re\u00e7u une communication dat\u00e9e du 10 mai 1999 de la CPCB dans laquelle la CPCB a fait savoir au d\u00e9fendeur n\u00b0 2 que le contenu et les repr\u00e9sentations de l&#039;UF Moulding Powder Manufacturers Association avaient \u00e9t\u00e9 pris en compte et que le Conseil central \u00e9tait d&#039;avis que la fabrication de r\u00e9sine ph\u00e9nol-formald\u00e9hyde et de r\u00e9sine ur\u00e9e-formald\u00e9hyde (utilisant du ph\u00e9nol et\/ou du formald\u00e9hyde comme mati\u00e8res premi\u00e8res de d\u00e9part qui sont dangereuses) devrait continuer \u00e0 relever de la \u00ab cat\u00e9gorie H(a) \u00bb conform\u00e9ment aux dispositions du MPD-2001. Par la suite, le d\u00e9fendeur n\u00b0 3 a de nouveau r\u00e9it\u00e9r\u00e9 que la cat\u00e9gorisation des unit\u00e9s de fabrication de poudre d&#039;ur\u00e9e-formald\u00e9hyde devait \u00eatre class\u00e9e dans la cat\u00e9gorie H.<\/p>\n<p>6. Il est \u00e9galement expliqu\u00e9 que la liste d\u00e9pos\u00e9e devant la Cour supr\u00eame dans laquelle les unit\u00e9s de fabrication de poudre de moulage UF \u00e9taient class\u00e9es dans la cat\u00e9gorie \u00ab F \u00bb n&#039;\u00e9tait pas d\u00e9finitive. En fait, le processus \u00e9tait en cours et m\u00eame la Cour supr\u00eame avait observ\u00e9 que le processus d&#039;identification des industries de cat\u00e9gorie \u00ab H \u00bb \u00e0 relocaliser devait se poursuivre. Apr\u00e8s une \u00e9tude approfondie du processus de fabrication, la CPCB avait attribu\u00e9 la cat\u00e9gorie \u00ab H \u00bb et une opportunit\u00e9 appropri\u00e9e avait \u00e9t\u00e9 donn\u00e9e au requ\u00e9rant avant cette cat\u00e9gorisation et avant de donner des instructions en vertu de l&#039;article 31A de la loi pour la fermeture de l&#039;unit\u00e9 du requ\u00e9rant.<\/p>\n<p>7. Le CPCB a d\u00e9pos\u00e9 une contre-d\u00e9claration dat\u00e9e du 7 ao\u00fbt 2000 dans laquelle il est notamment mentionn\u00e9 que l&#039;unit\u00e9 du requ\u00e9rant rel\u00e8ve de la cat\u00e9gorie H(a) \u00e9tant donn\u00e9 que la r\u00e9sine y est form\u00e9e. Il est mentionn\u00e9 que le formald\u00e9hyde est r\u00e9pertori\u00e9 sous le num\u00e9ro Sr.285 de l&#039;annexe 1, partie II des r\u00e8gles de fabrication, de stockage et d&#039;importation de produits chimiques dangereux de 1989 (telles que modifi\u00e9es \u00e0 ce jour) dans la notification n\u00b0 SO 57-E du 19 janvier 2000. La fabrication de r\u00e9sine rel\u00e8ve de la vaste cat\u00e9gorie de \u00ab l&#039;industrie chimique organique \u00bb du groupe H(a) du Plan directeur de Delhi (MPD-2001). L&#039;exploitation des industries relevant du groupe H est interdite sur le territoire de l&#039;Union de Delhi depuis janvier 1994.<\/p>\n<p>8. \u00c9tant donn\u00e9 que la classification de l&#039;unit\u00e9 requ\u00e9rante dans la cat\u00e9gorie \u00ab H \u00bb a \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9e par la CPCB et qu&#039;il n&#039;a pas \u00e9t\u00e9 indiqu\u00e9 dans la contre-d\u00e9claration sur quelle base cette cat\u00e9gorisation avait \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9e et s&#039;il y avait des \u00e9l\u00e9ments devant la CPCB sur la base desquels elle avait \u00e9num\u00e9r\u00e9 les unit\u00e9s requ\u00e9rantes comme \u00ab H \u00bb, la CPCB a \u00e9t\u00e9 charg\u00e9e de d\u00e9poser une d\u00e9claration suppl\u00e9mentaire. Une autre d\u00e9claration dat\u00e9e du 10 septembre 2000 a donc \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9e par la CPCB, donnant les \u00e9l\u00e9ments de base et d&#039;autres d\u00e9tails. Une lecture de cette d\u00e9claration r\u00e9v\u00e8le les all\u00e9gations suivantes<\/p>\n<p>1. Le DPCC avait initialement class\u00e9 certains des requ\u00e9rants dans la cat\u00e9gorie \u00ab H \u00bb conform\u00e9ment au Plan directeur de 2001. Cependant, M\/s.Kohinoor Polymers Pvt.Ltd., l&#039;un des requ\u00e9rants, a fait une r\u00e9clamation contre ces derniers en mentionnant que la p\u00e2te de bois, le marbre, le mica, la poudre d&#039;amiante, le parquet blanc, le zinc stri\u00e9 et la vapeur (pour laquelle ils ont une petite chaudi\u00e8re) sont utilis\u00e9s dans le processus de fabrication. Dans cette r\u00e9clamation, la cat\u00e9gorie de cette industrie a \u00e9t\u00e9 chang\u00e9e de \u00ab H \u00bb \u00e0 \u00ab F \u00bb. Cependant, lorsqu&#039;il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9couvert plus tard que le requ\u00e9rant \u00e9tait en fait une unit\u00e9 de fabrication de poudre d&#039;UF et qu&#039;il utilisait de l&#039;ur\u00e9e et du formald\u00e9hyde comme mati\u00e8res premi\u00e8res de d\u00e9part, le CPCB a chang\u00e9 la cat\u00e9gorie de \u00ab F \u00bb \u00e0 \u00ab H \u00bb.<\/p>\n<p>2. Que la cat\u00e9gorie a \u00e9t\u00e9 modifi\u00e9e en tenant compte de : i) la nature chimique de la mati\u00e8re premi\u00e8re utilis\u00e9e, des produits interm\u00e9diaires et du produit final fabriqu\u00e9 et si ceux-ci pr\u00e9sentent un danger \u00e0 un stade quelconque ; ii) l&#039;entr\u00e9e et la sortie des produits chimiques, leur bilan mati\u00e8re et leur \u00e9tat (c&#039;est-\u00e0-dire solide, liquide ou gazeux) ; iii) le proc\u00e9d\u00e9 de fabrication utilis\u00e9 et la s\u00e9quence d&#039;utilisation des ingr\u00e9dients chimiques, leur concentration, leur toxicit\u00e9 ; et iv) les \u00e9missions pendant le processus de fabrication, leur nature, leur concentration et leurs caract\u00e9ristiques, etc.<\/p>\n<p>3. L&#039;Organisation mondiale de la sant\u00e9 (OMS) a publi\u00e9 un guide de sant\u00e9 et de s\u00e9curit\u00e9 pour les produits chimiques dangereux afin de prot\u00e9ger la sant\u00e9 publique. Page de titre du livret de l&#039;OMS : Guide de sant\u00e9 et de s\u00e9curit\u00e9 pour le formald\u00e9hyde (n\u00b0 57, 1991). Comme le souligne le livret de l&#039;OMS, le formald\u00e9hyde, une substance gazeuse hautement soluble dans l&#039;eau, est disponible dans le commerce sous forme de solution aqueuse d&#039;environ 37% (P\/V) pour une utilisation \u00e0 diverses fins. La mati\u00e8re premi\u00e8re, le formol\/formal (solution aqueuse de formald\u00e9hyde), est un liquide incolore dangereux \u00e0 l&#039;odeur piquante. Ses vapeurs sont irritantes pour les yeux, provoquant la formation de larmes et irritantes pour les voies respiratoires, provoquant de la toux et des difficult\u00e9s respiratoires, m\u00eame si elles sont pr\u00e9sentes \u00e0 une concentration bien inf\u00e9rieure au seuil limite. L&#039;exposition au formald\u00e9hyde peut provoquer une bronchite asthmatique, de la toux, une s\u00e9cheresse de la bouche et de la gorge, des troubles des voies respiratoires sup\u00e9rieures, des maux de t\u00eate et une irritation des yeux. Les vapeurs de formald\u00e9hyde constituent un risque professionnel car elles irritent les muqueuses, provoquent des allergies et ont des propri\u00e9t\u00e9s potentiellement canc\u00e9rig\u00e8nes. Les ouvriers travaillant dans l&#039;unit\u00e9 de fabrication ne doivent pas \u00eatre expos\u00e9s \u00e0 des vapeurs de formald\u00e9hyde \u00e0 plus de 1,2 mg\/m3 (1 ppm) pendant 30 min. La fabrication de poudre UF g\u00e9n\u00e8re des vapeurs de formald\u00e9hyde sur le lieu de travail et dans l&#039;air ambiant provenant de la section de m\u00e9lange, de la section de s\u00e9chage et de la section de pulv\u00e9risation, qui sont susceptibles de se lib\u00e9rer en continu dans l&#039;environnement ambiant. Les vapeurs de formald\u00e9hyde sup\u00e9rieures \u00e0 0,1 ppm dans l&#039;air ambiant sont consid\u00e9r\u00e9es comme dangereuses. Malgr\u00e9 le syst\u00e8me efficace de collecte et d&#039;\u00e9puration des \u00e9missions disponible dans les unit\u00e9s de fabrication UF, les vapeurs de formald\u00e9hyde se retrouvent dans l&#039;environnement ambiant et pr\u00e9sentent un danger pour l&#039;environnement environnant. Le formol est hautement combustible. Le formald\u00e9hyde se d\u00e9compose en m\u00e9thanol et en dioxyde de carbone \u00e0 150 degr\u00e9s Celsius, ce qui aggrave encore le danger en cas d&#039;incendie.<\/p>\n<p>4. Il est avanc\u00e9 qu&#039;en termes simples, ce que fait le requ\u00e9rant consiste \u00e0 m\u00e9langer du formald\u00e9hyde aqueux (connu commercialement sous le nom de formaline ou formal) avec de l&#039;ur\u00e9e, ce qui entra\u00eene la formation de monom\u00e9thylolur\u00e9e dans un premier temps par le biais d&#039;un processus de m\u00e9thylolation ou d&#039;hydroxym\u00e9thylolation, puis dans les \u00e9tapes suivantes, la condensation des unit\u00e9s monom\u00e8res se produit sous forme de dim\u00e8re, de dim\u00e9thylolur\u00e9e, une cha\u00eene polym\u00e8re (r\u00e9sine amino), ainsi que la lib\u00e9ration d&#039;eau. Les \u00e9tapes suivantes de la r\u00e9action sont g\u00e9n\u00e9ralement appel\u00e9es formation de ponts m\u00e9thyl\u00e8ne, polym\u00e9risation partielle, r\u00e9sinification ou durcissement simple. Le polym\u00e8re sous forme de substance visqueuse est form\u00e9 lorsque la r\u00e9action est presque termin\u00e9e \u00e0 60%. Apr\u00e8s la polym\u00e9risation partielle (jusqu&#039;\u00e0 60% d&#039;ach\u00e8vement de la r\u00e9action), le formald\u00e9hyde non stabilis\u00e9 restant est \u00e9vacu\u00e9 sous forme d&#039;\u00e9missions de vapeur ou dans le produit malax\u00e9, de sorte que les risques de g\u00e9n\u00e9ration de vapeurs de formald\u00e9hyde dans l&#039;environnement de travail des unit\u00e9s de fabrication sont assez \u00e9lev\u00e9s et pr\u00e9sentent un risque grave. De plus, le m\u00e9lange de formald\u00e9hyde avec de l&#039;ur\u00e9e dans un r\u00e9cipient ouvert est tr\u00e8s dangereux car il favorise la formation de concentrations \u00e9lev\u00e9es de vapeurs de formald\u00e9hyde dangereuses, qui ne sont pas prises en compte dans les deux rapports per pro.<br \/>\nIl est mentionn\u00e9 que des \u00e9purateurs sont install\u00e9s dans l&#039;unit\u00e9 de fabrication UF pour traiter les \u00e9missions des s\u00e9cheurs, mais en cas de faible efficacit\u00e9 des \u00e9purateurs ou de leur non-fonctionnement pour certaines raisons comme une panne \u00e9lectrique, une panne m\u00e9canique, etc., les \u00e9missions de vapeurs de formald\u00e9hyde seront tr\u00e8s dangereuses pour l&#039;environnement environnant.<br \/>\nLe d\u00e9fendeur n\u00b0 2 a cependant renvoy\u00e9 l&#039;affaire au Delhi College of Engineering qui a recommand\u00e9 le classement dans la cat\u00e9gorie \u00ab F \u00bb. Ce rapport a \u00e9t\u00e9 d\u00fbment examin\u00e9 par le CPCB et, apr\u00e8s un examen critique, il a \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9. Les motifs de cette d\u00e9cision sont d\u00e9pos\u00e9s par le CPCB dans les annexes R-5 et R-6 de la d\u00e9claration sous serment.<\/p>\n<p>5. Les requ\u00e9rants ont contact\u00e9 eux-m\u00eames l&#039;Institut indien de technologie. Le rapport soumis par l&#039;IIT a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 examin\u00e9 de mani\u00e8re critique, mais rejet\u00e9 conform\u00e9ment aux commentaires d\u00e9taill\u00e9s figurant dans les annexes R-5 et R-7 de la d\u00e9claration sous serment suppl\u00e9mentaire.<\/p>\n<p>Il convient de mentionner \u00e0 ce stade que le requ\u00e9rant a d\u00e9pos\u00e9 une r\u00e9ponse \u00e0 cet affidavit suppl\u00e9mentaire et tente de contredire les all\u00e9gations formul\u00e9es dans l&#039;affidavit suppl\u00e9mentaire de CPCB. Il est \u00e9galement cherch\u00e9 \u00e0 all\u00e9guer qu&#039;il existe des contradictions dans les documents d\u00e9pos\u00e9s par CPCB. Il est \u00e0 nouveau cherch\u00e9 \u00e0 souligner que la classification de l&#039;unit\u00e9 du requ\u00e9rant qui fabrique de la poudre de moulage UF devrait \u00eatre dans la cat\u00e9gorie \u00ab F \u00bb et non \u00ab H \u00bb.<\/p>\n<p>La discussion d\u00e9taill\u00e9e susmentionn\u00e9e des cas respectifs tels que pr\u00e9sent\u00e9s par les parties soul\u00e8ve les questions suivantes qui doivent \u00eatre tranch\u00e9es dans ces requ\u00eates<\/p>\n<p>1. La requ\u00eate n\u2019est-elle pas recevable compte tenu des autres recours dont disposent les requ\u00e9rants ?<\/p>\n<p>2. Les requ\u00e9rants doivent-ils s\u2019adresser directement \u00e0 la Cour supr\u00eame au vu des observations formul\u00e9es dans l\u2019affaire MCMehta c. Union of India et autres JT 1996 (6) SC 129 ?<\/p>\n<p>3. L\u2019ordonnance contest\u00e9e dat\u00e9e du 7 juin 2000 viole-t-elle les principes de justice naturelle ?<\/p>\n<p>4. L&#039;ordonnance contest\u00e9e du 7 juin 2000 est-elle arbitraire, r\u00e9sultat d&#039;un exercice de pouvoir d\u00e9guis\u00e9 et de mauvaise foi ?<\/p>\n<p>5. La cat\u00e9gorisation des unit\u00e9s de fabrication de poudre de moulage UF en \u00ab H \u00bb est-elle appropri\u00e9e et valide ou auraient-elles d\u00fb \u00eatre class\u00e9es dans la cat\u00e9gorie \u00ab F \u00bb ?<\/p>\n<p>Nous allons maintenant traiter ces questions dans l&#039;ordre dans lequel elles sont formul\u00e9es ci-dessus au point n\u00b0 1. \u2013 Recours alternatif L&#039;ordonnance contest\u00e9e du 7 juin 2000 est rendue par le DPCC en vertu de l&#039;article 31A de la loi. Par cette ordonnance, il est ordonn\u00e9 au requ\u00e9rant de fermer imm\u00e9diatement son unit\u00e9 car elle rel\u00e8ve de la cat\u00e9gorie \u00ab H \u00bb et une telle unit\u00e9 ne doit pas \u00eatre exploit\u00e9e dans le territoire de la capitale nationale de Delhi conform\u00e9ment aux ordonnances de la Cour supr\u00eame dans l&#039;affaire MCMehta (supra). L&#039;article 31 de la loi pr\u00e9voit un recours en appel et son paragraphe (1) est libell\u00e9 comme suit : Article 31. Appels. - (1) Toute personne l\u00e9s\u00e9e par une ordonnance rendue par le Conseil d&#039;\u00c9tat en vertu de la pr\u00e9sente loi peut, dans les trente jours suivant la date \u00e0 laquelle l&#039;ordonnance lui est communiqu\u00e9e, d\u00e9poser un recours aupr\u00e8s de l&#039;autorit\u00e9 (ci-apr\u00e8s d\u00e9nomm\u00e9e l&#039;Autorit\u00e9 d&#039;appel) que le gouvernement de l&#039;\u00c9tat juge appropri\u00e9 de constituer. \u00c0 condition que l&#039;Autorit\u00e9 d&#039;appel puisse conna\u00eetre de l&#039;appel apr\u00e8s l&#039;expiration de ladite p\u00e9riode de trente jours si cette autorit\u00e9 est convaincue que l&#039;appelant a \u00e9t\u00e9 emp\u00each\u00e9 par une cause suffisante de d\u00e9poser l&#039;appel \u00e0 temps.<\/p>\n<p>6. Le tribunal d&#039;appel est pr\u00e9vu contre une ordonnance rendue par ledit conseil (DPCC) dans cette affaire. L&#039;appel peut \u00eatre interjet\u00e9 devant l&#039;autorit\u00e9 d&#039;appel constitu\u00e9e en vertu de la loi. Shri Ravinder Sethi, avocat principal \u00e9rudit repr\u00e9sentant les requ\u00e9rants, n&#039;a pas contest\u00e9 que l&#039;appel est recevable contre l&#039;ordonnance rendue en vertu de l&#039;article 31A de la loi. Cependant, il a \u00e9t\u00e9 soutenu que, nonobstant le recours alternatif d&#039;appel pr\u00e9vu par la loi, il n&#039;y avait pas d&#039;obstacle absolu \u00e0 recevoir une requ\u00eate en vertu de l&#039;article 226 de la Constitution de l&#039;Inde, en particulier lorsque l&#039;argument du requ\u00e9rant \u00e9tait que l&#039;action de l&#039;autorit\u00e9 de l&#039;\u00c9tat \u00e9tait de mauvaise foi, contraire aux principes de justice naturelle et \u00e9galement lorsque la validit\u00e9 de la loi a \u00e9t\u00e9 contest\u00e9e. \u00c0 l&#039;appui de cette th\u00e8se, on s&#039;est appuy\u00e9 sur les jugements suivants<\/p>\n<p>1. Whirlpool Corporation contre Registraire des marques de commerce, Mumbai et autres (1998) 8 SCC 1.<\/p>\n<p>2. Ram and Shyam Company contre \u00c9tat de l&#039;Haryana et autres AIR 1985 SC 1147.<br \/>\n3. M\/s. Baburam Prakash Chandra Maheshwari contre. Antarim Zila Parishad maintenant Zila Parishad, Muzaffarnagar AIR 1969 SC 556.<\/p>\n<p>4. Dr Smt.Kuntesh Gupta contre. Gestion de l&#039;Hindou Kanya Mahavidyalaya Sitapur (UP) et autres AIR 1987 SC 2186.<\/p>\n<p>5. \u00c9tat de l&#039;UP et autres contre M\/s.Indian Hume Pipe Co.Ltd. AIR 1977 SC 1132.<br \/>\n6. \u00c9tat du Bengale-Occidental contre North Adjai Coal Co.Ltd. 1971 (1) SCC 309.<\/p>\n<p>7. Om Prakash contre l&#039;\u00c9tat de Haryana et autres. Jugements non publi\u00e9s (SC) 1970 Vol.2 481.<\/p>\n<p>7. On a \u00e9galement tent\u00e9 de faire valoir que les requ\u00e9rants avaient auparavant saisi l&#039;autorit\u00e9 d&#039;appel qui, par ordonnance du 29 juin 1999, avait ordonn\u00e9 une nouvelle enqu\u00eate sur l&#039;affaire, en lui soumettant un rapport d&#039;enqu\u00eate. Cependant, sans proc\u00e9der \u00e0 cet exercice, les d\u00e9fendeurs avaient de mani\u00e8re m\u00e9prisante ordonn\u00e9 la fermeture des unit\u00e9s des requ\u00e9rants et, par cons\u00e9quent, il n&#039;aurait servi \u00e0 rien de rel\u00e9guer les requ\u00e9rants \u00e0 la voie de l&#039;appel.<\/p>\n<p>8. Nous pouvons affirmer que la loi pr\u00e9voit un m\u00e9canisme complet, y compris le forum d&#039;appel contre l&#039;ordonnance rendue par ladite commission. Par cons\u00e9quent, il aurait \u00e9t\u00e9 normal que les requ\u00e9rants s&#039;adressent \u00e0 l&#039;autorit\u00e9 d&#039;appel et \u00e9puisent le recours en appel avant de saisir cette Cour en vertu de l&#039;article 226 de la Constitution de l&#039;Inde. Il ne fait aucun doute que la validit\u00e9 de certaines des dispositions de l&#039;article 31A de la loi a \u00e9t\u00e9 contest\u00e9e dans la requ\u00eate en appel, comme indiqu\u00e9 ci-dessus. Cela n&#039;a pas \u00e9t\u00e9 soulign\u00e9 au moment des arguments. Bien entendu, l&#039;avocat principal \u00e9rudit repr\u00e9sentant les requ\u00e9rants a plaid\u00e9 avec force que l&#039;ordonnance contest\u00e9e \u00e9tait de mauvaise foi, violait les principes de justice naturelle et violait \u00e9galement l&#039;ordonnance du 29 juin 1999 de l&#039;autorit\u00e9 d&#039;appel. Bien que nous traiterons de cette affirmation sur le fond au stade appropri\u00e9 et qu&#039;il ne fait aucun doute que, conform\u00e9ment aux jugements cit\u00e9s par l&#039;avocat du requ\u00e9rant, la requ\u00eate en appel peut \u00eatre prise en consid\u00e9ration si une violation des principes de justice naturelle est all\u00e9gu\u00e9e, en cours de route, le recours en appel devrait n\u00e9anmoins \u00eatre \u00e9puis\u00e9. De telles all\u00e9gations peuvent \u00eatre formul\u00e9es m\u00eame devant l&#039;autorit\u00e9 d&#039;appel qui peut traiter de tels arguments lors de la d\u00e9cision sur l&#039;appel. Cependant, comme dans certaines de ces requ\u00eates, la r\u00e8gle DB avait \u00e9t\u00e9 \u00e9mise et que l&#039;affaire avait \u00e9t\u00e9 longuement d\u00e9battue \u00e0 plusieurs dates couvrant toute la gamme de controverses, nous avons jug\u00e9 appropri\u00e9 de trancher l&#039;affaire sur le fond plut\u00f4t que de rel\u00e9guer le requ\u00e9rant \u00e0 un recours en appel \u00e0 ce stade. Cependant, cela est fait au vu des circonstances particuli\u00e8res susmentionn\u00e9es et il est pr\u00e9cis\u00e9 qu&#039;en adoptant cette voie, la Cour n&#039;\u00e9tablit en aucun cas la r\u00e8gle selon laquelle la requ\u00eate en vertu de l&#039;article 226 de la Constitution de l&#039;Inde serait prise en consid\u00e9ration dans tous ces cas sans \u00e9puiser le recours en appel.<\/p>\n<p>Point n\u00b02.<\/p>\n<p>9. En faisant valoir que le requ\u00e9rant devrait s\u2019adresser \u00e0 la Cour supr\u00eame au lieu de d\u00e9poser la pr\u00e9sente requ\u00eate, l\u2019avocat du DPCC a fait r\u00e9f\u00e9rence aux observations suivantes faites dans l\u2019affaire MCMehta c. Union of India et autres JT 1996(6)) SC 129 (paragraphe 12) : \u00ab Nous pr\u00e9cisons que la cat\u00e9gorisation faite par le Conseil sera d\u00e9finitive sous r\u00e9serve de modification par cette Cour \u00bb.<\/p>\n<p>Toutefois, d&#039;un autre c\u00f4t\u00e9, l&#039;avocat principal du requ\u00e9rant a fait valoir que les observations susmentionn\u00e9es ne peuvent \u00eatre lues isol\u00e9ment mais doivent \u00eatre lues en parall\u00e8le avec les passages pr\u00e9c\u00e9dents qui d\u00e9voileraient le contexte r\u00e9el dans lequel les observations du paragraphe 12 ont \u00e9t\u00e9 formul\u00e9es. \u00c0 cette fin, il nous a renvoy\u00e9s aux paragraphes 8 \u00e0 11 du jugement. Nous trouvons que les observations des requ\u00e9rants sur cet aspect sont fond\u00e9es. En traitant de la cat\u00e9gorisation des industries, la Cour a mentionn\u00e9 au paragraphe 8 de l&#039;ordonnance qu&#039;elle surveillait ladite question depuis janvier 1995 et l&#039;ordonnance rendue le 24 mars 1995 est cit\u00e9e au paragraphe 8 pour montrer que m\u00eame en mars-avril 1995, les industries polluantes ont \u00e9t\u00e9 contact\u00e9es par le biais d&#039;avis individuels, d&#039;avis publics dans les journaux par l&#039;interm\u00e9diaire de Doordarshan et d&#039;All India Radio et ont \u00e9t\u00e9 invit\u00e9es \u00e0 se relocaliser. Au paragraphe 10, la Cour a fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 l&#039;ordonnance du 8 mai 1995, par laquelle une nouvelle possibilit\u00e9 avait \u00e9t\u00e9 accord\u00e9e aux industries qui n&#039;avaient pas d\u00e9pos\u00e9 d&#039;objections en vertu des avis individuels et publics ant\u00e9rieurs. Elle fait ensuite r\u00e9f\u00e9rence aux ordonnances ult\u00e9rieures dans ce paragraphe et dans les paragraphes suivants afin de d\u00e9montrer que des possibilit\u00e9s appropri\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 accord\u00e9es aux industries, qui devaient \u00eatre class\u00e9es dans la cat\u00e9gorie \u00ab H \u00bb, pour soulever leurs objections \u00e0 ladite cat\u00e9gorisation. La discussion dans ces paragraphes montre en outre que les industries qui ont finalement \u00e9t\u00e9 class\u00e9es dans la cat\u00e9gorie \u00ab H \u00bb ont \u00e9t\u00e9 clairement inform\u00e9es qu&#039;elles ne pouvaient pas op\u00e9rer \u00e0 Delhi et devaient se relocaliser dans la NCR. C&#039;est dans ce contexte que le paragraphe 12 cite l&#039;ordonnance du 15 novembre 1995, dans laquelle il est mentionn\u00e9 que la cat\u00e9gorisation qui avait \u00e9t\u00e9 faite par le Conseil serait d\u00e9finitive et ne pourrait \u00eatre modifi\u00e9e que par la Cour supr\u00eame. Par cons\u00e9quent, les observations sur lesquelles s&#039;appuie l&#039;avocat du DPCC concernent la cat\u00e9gorisation qui a \u00e9t\u00e9 faite par le Conseil \u00e0 l&#039;\u00e9poque et le rapport soumis \u00e0 la Cour supr\u00eame. Les unit\u00e9s des requ\u00e9rants, selon le rapport susmentionn\u00e9, rel\u00e8vent en fait de la cat\u00e9gorie \u00ab F \u00bb. Par cons\u00e9quent, ce ne sont pas les requ\u00e9rants qui demandent la modification de ladite cat\u00e9gorisation. C&#039;est plut\u00f4t le Conseil qui modifie la cat\u00e9gorisation. En fait, si cet argument du DPCC doit \u00eatre accept\u00e9, c&#039;est le Conseil qui aurait d\u00fb saisir la Cour supr\u00eame, car c&#039;est lui qui a modifi\u00e9 la cat\u00e9gorisation.<\/p>\n<p>10. Toutefois, il suffit de dire ici qu&#039;en faisant les observations susmentionn\u00e9es, la Cour supr\u00eame n&#039;a jamais voulu dire que dans le cas o\u00f9 le Conseil modifie la cat\u00e9gorisation d&#039;une industrie et que l&#039;industrie est l\u00e9s\u00e9e par celle-ci, elle doit s&#039;adresser uniquement \u00e0 la Cour supr\u00eame et ne peut pas d\u00e9poser de requ\u00eate en vertu de l&#039;article 226 de la Constitution de l&#039;Inde. Il n&#039;est gu\u00e8re n\u00e9cessaire de souligner que l&#039;article 226 de la Constitution conf\u00e8re aux requ\u00e9rants le droit substantiel de demander une requ\u00eate ou une ordonnance appropri\u00e9e s&#039;ils sont l\u00e9s\u00e9s par ladite action et, \u00e0 moins qu&#039;il n&#039;y ait une directive cat\u00e9gorique, sans ambigu\u00eft\u00e9 et explicite de la Cour supr\u00eame stipulant que de telles questions ne seraient trait\u00e9es que par la Cour supr\u00eame, les requ\u00e9rants ne peuvent \u00eatre priv\u00e9s de leur droit d&#039;avoir acc\u00e8s au recours pr\u00e9vu \u00e0 l&#039;article 226 de la Constitution de l&#039;Inde. En fait, dans un r\u00e9cent jugement de la Cour supr\u00eame elle-m\u00eame traitant de la question de la pollution de l&#039;air dans l&#039;affaire APPollution Control Board c. Le professeur MV Nayudu (retrait\u00e9) et d\u2019autres ont rapport\u00e9 dans 1999(2)SCC 718 que la Cour supr\u00eame a jug\u00e9 que les pouvoirs de la Haute Cour et de la Cour supr\u00eame \u00e9taient similaires (voir paragraphes 56-57 de l\u2019arr\u00eat). Par cons\u00e9quent, nous ne sommes pas d\u2019accord avec l\u2019argument du DPCC selon lequel le recours des requ\u00e9rants ne peut \u00eatre exerc\u00e9 que devant la Cour supr\u00eame. En fait, cet argument du DPCC va \u00e0 l\u2019encontre de son premier argument selon lequel il est admis que le requ\u00e9rant pourrait saisir l\u2019autorit\u00e9 d\u2019appel en d\u00e9posant un recours en vertu de l\u2019article 31 de la loi. Si les observations du paragraphe 12 de l\u2019affaire MCMehta (supra) ne constituent pas un obstacle au recours en appel, on ne comprend pas comment ces observations peuvent constituer un obstacle \u00e0 la saisine de la Cour par le requ\u00e9rant en vertu de l\u2019article 226 de la Constitution de l\u2019Inde. Par cons\u00e9quent, cette objection du DPCC est par la pr\u00e9sente rejet\u00e9e.<\/p>\n<p>Point n\u00b03 \u2013 La justice naturelle.<\/p>\n<p>11. Tout en soutenant que l&#039;ordonnance contest\u00e9e dat\u00e9e du 7 juin 2000 a \u00e9t\u00e9 rendue en violation des principes de justice naturelle et sans donner aux requ\u00e9rants une opportunit\u00e9 appropri\u00e9e, les principales observations de Shri Ravinder Sethi, avocat principal instruit, \u00e9taient les suivantes :<br \/>\na) Aucun avis de mise en demeure n\u2019a \u00e9t\u00e9 envoy\u00e9 aux requ\u00e9rants et, tout \u00e0 coup, l\u2019ordre de cl\u00f4ture a \u00e9t\u00e9 \u00e9mis.<br \/>\nb) Le requ\u00e9rant g\u00e8re son industrie et gagne sa vie ; par cons\u00e9quent, il est soutenu que l\u2019ordre de fermeture de cette mani\u00e8re constitue une violation de l\u2019article 19 de la Constitution de l\u2019Inde.<br \/>\nc) L&#039;ordonnance de cl\u00f4ture est une ordonnance de silence. Elle ne pr\u00e9sente aucun \u00e9l\u00e9ment permettant de conclure que l&#039;industrie en question est une industrie de la liste H. Elle ne pr\u00e9sente aucun processus de raisonnement permettant d&#039;arriver \u00e0 cette conclusion.<\/p>\n<p>12. En ce qui concerne la soumission concernant l&#039;adoption de l&#039;ordre de fermeture sans pr\u00e9avis de justification, elle est bas\u00e9e sur les all\u00e9gations selon lesquelles l&#039;unit\u00e9 du requ\u00e9rant \u00e9tait auparavant class\u00e9e dans la cat\u00e9gorie \u00ab F \u00bb selon la liste d\u00e9pos\u00e9e devant l&#039;honorable Cour supr\u00eame dans l&#039;affaire MCMehta (supra) o\u00f9 il est sp\u00e9cifiquement indiqu\u00e9 que l&#039;unit\u00e9 de fabrication de poudre de moulage UF tomberait dans la cat\u00e9gorie \u00ab H \u00bb. En outre, traitant l&#039;unit\u00e9 du requ\u00e9rant dans la cat\u00e9gorie \u00ab F \u00bb, le requ\u00e9rant a \u00e9t\u00e9 invit\u00e9 \u00e0 se conformer \u00e0 certaines directives par ordonnance dat\u00e9e du 26 mars 1998, qui ont \u00e9t\u00e9 respect\u00e9es. Un autre avis de justification dat\u00e9 du 25 janvier 1999 a \u00e9t\u00e9 \u00e9mis ordonnant au requ\u00e9rant de se conformer \u00e0 certaines autres directives qui ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 respect\u00e9es. Fran\u00e7ais Par la suite, un avis de mise en demeure dat\u00e9 du 24 f\u00e9vrier 1999 a \u00e9t\u00e9 \u00e9mis sur la pr\u00e9somption que la mati\u00e8re premi\u00e8re utilis\u00e9e par l&#039;industrie requ\u00e9rante \u00e9tait un produit chimique dangereux et que, par cons\u00e9quent, l&#039;unit\u00e9 relevait de la cat\u00e9gorie \u00ab Ha \u00bb et l&#039;occasion a \u00e9t\u00e9 donn\u00e9e de faire valoir les raisons pour lesquelles elle ne devrait pas \u00eatre ferm\u00e9e en tant qu&#039;unit\u00e9 de cat\u00e9gorie \u00ab H \u00bb conform\u00e9ment au MPD-2001. Le requ\u00e9rant a soumis une r\u00e9ponse d\u00e9taill\u00e9e dat\u00e9e du 17 mars 1999, mais rien ne s&#039;est produit par la suite et tout d&#039;un coup, l&#039;ordonnance contest\u00e9e dat\u00e9e du 7 juin 2000 a \u00e9t\u00e9 rendue et, par cons\u00e9quent, ladite ordonnance, selon le requ\u00e9rant, est sans avis de mise en demeure et a \u00e9t\u00e9 \u00e9mise tout d&#039;un coup.<\/p>\n<p>13. Cette affirmation du requ\u00e9rant ne semble pas valable une fois les faits replac\u00e9s dans une perspective appropri\u00e9e. Selon les propres arguments du requ\u00e9rant, un avis dat\u00e9 du 5 mars 1999 en vertu de l&#039;article 31A de la loi avait \u00e9t\u00e9 \u00e9mis. Cet avis stipule, entre autres, ce qui suit : \u00ab Et attendu que l&#039;autorit\u00e9 comp\u00e9tente, apr\u00e8s examen de tous les faits et circonstances, est arriv\u00e9e \u00e0 la conclusion que votre unit\u00e9 rel\u00e8ve de la cat\u00e9gorie Ha et conform\u00e9ment aux dispositions du Plan directeur de Delhi-2001 et \u00e0 l&#039;ordonnance du 8 juillet 1996 rendue par l&#039;honorable Cour supr\u00eame de l&#039;Inde, vous ne pouvez pas \u00eatre autoris\u00e9 \u00e0 exercer vos activit\u00e9s \u00e0 Delhi et devez \u00eatre relocalis\u00e9\/d\u00e9plac\u00e9 en dehors du NCT de Delhi. Par cons\u00e9quent, l&#039;autorit\u00e9 comp\u00e9tente, dans l&#039;exercice des pouvoirs qui lui sont conf\u00e9r\u00e9s, vous accorde maintenant l&#039;occasion de pr\u00e9senter les raisons pour lesquelles votre unit\u00e9 ne devrait pas \u00eatre ferm\u00e9e en tant qu&#039;industrie de cat\u00e9gorie \u00ab H \u00bb conform\u00e9ment au MPD2001. Votre r\u00e9ponse doit parvenir \u00e0 ce bureau dans les 15 jours suivant la signification de cet avis, faute de quoi il sera pr\u00e9sum\u00e9 que vous n\u2019avez rien \u00e0 dire \u00e0 cet \u00e9gard \u00bb.<\/p>\n<p>14. Ainsi, avant d&#039;ordonner la fermeture par l&#039;ordonnance contest\u00e9e, un avis de justification a en fait \u00e9t\u00e9 donn\u00e9 au requ\u00e9rant pour lui permettre de s&#039;opposer \u00e0 la fermeture propos\u00e9e. En r\u00e9ponse, le requ\u00e9rant a pu d\u00e9clarer, et il a effectivement \u00e9t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9, que son unit\u00e9 ne relevait pas de la cat\u00e9gorie industrielle \u00ab H \u00bb. Une r\u00e9ponse d\u00e9taill\u00e9e dat\u00e9e du 17 mars 1999 a \u00e9t\u00e9 soumise et dans cette r\u00e9ponse, le requ\u00e9rant a expliqu\u00e9 le processus de fabrication de la poudre de moulage UF et a essay\u00e9 de le distinguer de la fabrication de formald\u00e9hyde sur la base de laquelle le requ\u00e9rant a fait valoir que l&#039;unit\u00e9 du requ\u00e9rant n&#039;\u00e9tait pas dangereuse et, par cons\u00e9quent, ne devait pas \u00eatre class\u00e9e dans la cat\u00e9gorie industrielle \u00ab H \u00bb. Dans la contre-d\u00e9claration d\u00e9pos\u00e9e au nom de DPCC, elle a donn\u00e9 le contexte dans lequel ces unit\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 class\u00e9es dans la cat\u00e9gorie \u00ab H \u00bb. Ce contexte a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 not\u00e9 ci-dessus lors de l&#039;examen de la contre-d\u00e9claration de DPCC. Fran\u00e7ais Il est \u00e9galement mentionn\u00e9 dans ce document que le DPCC avait re\u00e7u une communication dat\u00e9e du 10 mai 1999 de la part de la CPCB dans laquelle la CPCB lui faisait savoir que le contenu et les repr\u00e9sentations de l&#039;UFMoulding Powder Manufacturers&#039; Association avaient \u00e9t\u00e9 examin\u00e9s et que le Conseil central \u00e9tait d&#039;avis que la fabrication de r\u00e9sine ph\u00e9nol-formald\u00e9hyde et la fabrication de r\u00e9sine ur\u00e9e-formald\u00e9hyde (utilisant du ph\u00e9nol et\/ou du formald\u00e9hyde comme mati\u00e8res premi\u00e8res de d\u00e9part qui sont dangereuses) devraient continuer \u00e0 relever de la \u00ab cat\u00e9gorie H(a) \u00bb conform\u00e9ment aux dispositions du MPD-2001. Par la suite, le d\u00e9fendeur n\u00b0 3 a de nouveau r\u00e9it\u00e9r\u00e9 que la cat\u00e9gorisation des unit\u00e9s de fabrication de poudre d&#039;ur\u00e9e-formald\u00e9hyde devait \u00eatre class\u00e9e dans la cat\u00e9gorie H. Ce n&#039;est qu&#039;apr\u00e8s cela que l&#039;ordonnance contest\u00e9e dat\u00e9e du 7 juin 2000 a \u00e9t\u00e9 rendue. Les d\u00e9tails factuels susmentionn\u00e9s indiquent clairement que non seulement un avis de justification a \u00e9t\u00e9 donn\u00e9 aux p\u00e9titionnaires, mais que leur r\u00e9ponse a \u00e9t\u00e9 sollicit\u00e9e, laquelle a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 examin\u00e9e par la CPCB. Ainsi, le principe de justice naturelle a \u00e9t\u00e9 respect\u00e9 dans son ensemble lors de l&#039;adoption de l&#039;ordonnance contest\u00e9e en date du 7 juin 2000. Les requ\u00e9rants ne peuvent pr\u00e9tendre avoir subi aucun pr\u00e9judice dans la mesure o\u00f9 leur point de vue a \u00e9t\u00e9 d\u00fbment pris en consid\u00e9ration par les d\u00e9fendeurs avant l&#039;adoption de l&#039;ordonnance contest\u00e9e.<br \/>\n15. L\u2019argument des requ\u00e9rants selon lequel l\u2019ordre de fermeture viole l\u2019article 19 de la Constitution indienne n\u2019est pas fond\u00e9. Le droit d\u2019exercer un commerce ou une profession garanti par l\u2019article 19 de la Constitution indienne est soumis \u00e0 des restrictions raisonnables qui peuvent \u00eatre impos\u00e9es par voie l\u00e9gislative par le Parlement. L\u2019ordre de fermer l\u2019industrie qui cr\u00e9e une pollution atmosph\u00e9rique ne peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme une violation de l\u2019article 19 de la Constitution car il est dans l\u2019int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral que ces industries ne continuent pas \u00e0 fonctionner dans des endroits dens\u00e9ment peupl\u00e9s qui causent une pollution atmosph\u00e9rique et mettent ainsi en danger la sant\u00e9 et la vie de la population en g\u00e9n\u00e9ral.<\/p>\n<p>16. Nous ne sommes pas non plus enclins \u00e0 accepter l&#039;argument des requ\u00e9rants selon lequel l&#039;ordonnance de fermeture est une ordonnance de silence. L&#039;ordonnance contest\u00e9e indique que les requ\u00e9rants sont engag\u00e9s dans la fabrication de poudre d&#039;UF et causent une pollution atmosph\u00e9rique. Elle mentionne \u00e9galement que la cat\u00e9gorisation de son activit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 soumise \u00e0 diverses institutions pour commentaires d&#039;experts et que, selon les commentaires d&#039;experts re\u00e7us de l&#039;institution, qui ont \u00e9t\u00e9 transmis au CPCB pour examen, le CPCB a class\u00e9 l&#039;activit\u00e9 de fabrication de poudre d&#039;UF dans la cat\u00e9gorie \u00ab H \u00bb. Elle d\u00e9clare en outre qu&#039;au vu de cette cat\u00e9gorisation et des directives contenues dans les ordonnances dat\u00e9es du 8 juillet 1996, du 6 septembre 1996 et du 19 d\u00e9cembre 1996 rendues par l&#039;honorable Cour supr\u00eame de l&#039;Inde dans l&#039;affaire IA.22\/94 dans la requ\u00eate (civile) n\u00b0 4677 de 1985 intitul\u00e9e MCMehta c. Union of India et autres (Supra) de telles industries du groupe \u00ab H \u00bb doivent \u00eatre relocalis\u00e9es\/d\u00e9plac\u00e9es vers toute autre zone industrielle en dehors du NCT de Delhi et doivent fermer et cesser de fonctionner dans le NCT de Delhi. Sur la base de ce raisonnement, les instructions de fermeture des unit\u00e9s sont contenues dans l&#039;ordonnance contest\u00e9e. Comme on le remarquera plus loin, lors de l&#039;examen des points 4 et 5, les r\u00e9pondants ont pu d\u00e9montrer qu&#039;ils disposaient de suffisamment de documents au dossier pour \u00e9tayer le raisonnement et les conclusions susmentionn\u00e9s. (Voir : (1) Systopic Laboratories (Pvt.)Ltd. contre Dr.Prem Gupta et autres 1994 Supp (1) Supreme Court Cases 160 (2) State of Madras contre VGRow AIR 1952 SC 196 (3) Narender Kumar contre Union of India AIR 1960 SC 430). Points n\u00b0 4 et 5 \u2013 Re : Cat\u00e9gorisation<\/p>\n<p>17. Le principal argument sur lequel se fonde l&#039;argument de mauvaise foi et d&#039;exercice sp\u00e9cieux du pouvoir est que les ordonnances de fermeture ont \u00e9t\u00e9 rendues sur la base des rapports obtenus des experts. Il est vrai que m\u00eame les copies des rapports obtenus des experts n&#039;ont pas \u00e9t\u00e9 fournies au requ\u00e9rant. Ce n&#039;est qu&#039;au cours de l&#039;audience, lorsque le requ\u00e9rant a fait des demandes r\u00e9p\u00e9t\u00e9es, que la Cour a ordonn\u00e9 aux d\u00e9fendeurs de fournir les copies des rapports. En cons\u00e9quence, les rapports ont \u00e9t\u00e9 fournis et il a \u00e9t\u00e9 r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que les experts ont tr\u00e8s clairement class\u00e9 l&#039;unit\u00e9 du requ\u00e9rant dans la cat\u00e9gorie \u00ab F \u00bb. Le DPCC et le CPCB, abusant des pouvoirs qui leur sont conf\u00e9r\u00e9s, ont examin\u00e9 les rapports des experts et se sont forg\u00e9 leur propre opinion, qui n&#039;est \u00e9tay\u00e9e ni par l&#039;opinion des experts, ni par la litt\u00e9rature sur le sujet.<\/p>\n<p>18. En ce qui concerne le point n\u00b0 5 relatif \u00e0 la cat\u00e9gorisation, l&#039;avocat principal du requ\u00e9rant a principalement soutenu que, dans toutes les autres occasions, l&#039;industrie du requ\u00e9rant avait \u00e9t\u00e9 consid\u00e9r\u00e9e comme relevant de la cat\u00e9gorie \u00ab F \u00bb et que les d\u00e9fendeurs n&#039;avaient pas soutenu qu&#039;elle relevait de la cat\u00e9gorie \u00ab H \u00bb. Il a \u00e9t\u00e9 fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 l&#039;avis ant\u00e9rieur dat\u00e9 du 17 avril 1998 dans lequel le requ\u00e9rant \u00e9tait pri\u00e9 de prendre les pr\u00e9cautions n\u00e9cessaires. Les pr\u00e9cautions n\u00e9cessaires ont \u00e9t\u00e9 prises et la DPCC en a \u00e9t\u00e9 inform\u00e9e par des r\u00e9ponses dat\u00e9es du 29 avril 1998 et du 13 ao\u00fbt 1998. En cons\u00e9quence, des instructions modifi\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 \u00e9mises par la DPCC le 23 juin 1998, et cet aspect n&#039;est pas contest\u00e9. Cependant, la DPCC a de nouveau \u00e9mis un avis de justification dat\u00e9 du 2 septembre 1998. Cet avis du 2 septembre 1998 a abouti \u00e0 l\u2019adoption d\u2019une ordonnance par l\u2019autorit\u00e9 d\u2019appel le 29 juin 1999. Dans ladite ordonnance, l\u2019autorit\u00e9 d\u2019appel a clairement demand\u00e9 au DPCC et au CPCB d\u00e9fendeurs d\u2019inspecter les locaux et de rendre leur rapport. L\u2019unit\u00e9 du requ\u00e9rant n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 inspect\u00e9e et avec des intentions malveillantes, les ordres de fermeture susmentionn\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 \u00e9mis. Il a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 demand\u00e9 de faire valoir que pendant la dur\u00e9e de l\u2019appel, un autre avis dat\u00e9 du 5 mars 1999 a \u00e9t\u00e9 \u00e9mis. Cet avis a fait l\u2019objet d\u2019une r\u00e9ponse en bonne et due forme dans une r\u00e9ponse dat\u00e9e du 17 mars 1999. Le d\u00e9fendeur s\u2019est d\u00e9clar\u00e9 satisfait de ladite r\u00e9ponse. Elle n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 contredite ni r\u00e9fut\u00e9e.<\/p>\n<p>19. \u00c9tant donn\u00e9 que ces deux points 4 et 5 sont interconnect\u00e9s, ils sont examin\u00e9s ensemble. Il appara\u00eet que, tout en all\u00e9guant des malversations ou un abus de pouvoir de la part des d\u00e9fendeurs, l&#039;essentiel de l&#039;accusation\/all\u00e9gation est que les d\u00e9fendeurs ont ignor\u00e9 l&#039;avis des experts du Delhi College of Engineering et de l&#039;IIT. Naturellement, ces rapports sont \u00e9galement invoqu\u00e9s pour faire valoir que les unit\u00e9s des requ\u00e9rants devraient \u00eatre class\u00e9es dans la cat\u00e9gorie \u00ab F \u00bb et que la d\u00e9cision des d\u00e9fendeurs de traiter ces unit\u00e9s dans la cat\u00e9gorie \u00ab H \u00bb est inappropri\u00e9e. C&#039;est pour cette raison que nous disons que ces deux points sont interconnect\u00e9s.<\/p>\n<p>20. Avant d\u2019examiner ces arguments sur le fond, examinons d\u2019abord les dispositions pertinentes. Il n\u2019est gu\u00e8re besoin d\u2019insister sur l\u2019objectif qui a pr\u00e9sid\u00e9 \u00e0 l\u2019adoption de cette loi. Il convient cependant de souligner que la loi de 1981 sur la pr\u00e9vention et le contr\u00f4le de la pollution de l\u2019air a d\u2019importantes implications constitutionnelles, dans un contexte international. La loi s\u2019inspire de la proclamation adopt\u00e9e par la Conf\u00e9rence des Nations Unies sur l\u2019environnement humain, tenue \u00e0 Stockholm du 5 au 16 juin 1972, \u00e0 laquelle notre pays \u00e9tait \u00e9galement repr\u00e9sent\u00e9. Le pr\u00e9ambule de la loi de 1981 sur la pr\u00e9vention et le contr\u00f4le de la pollution de l\u2019air contient une pr\u00e9sentation formelle du fait et indique que les d\u00e9cisions ainsi prises visaient \u00e0 \u00ab prendre des mesures appropri\u00e9es pour la pr\u00e9servation des ressources naturelles de la terre, qui comprennent, entre autres, la pr\u00e9servation de la qualit\u00e9 de l\u2019air et le contr\u00f4le de la pollution de l\u2019air \u00bb. Le pr\u00e9ambule indique \u00e9galement qu\u2019\u00ab il est jug\u00e9 n\u00e9cessaire de mettre en \u0153uvre les d\u00e9cisions susmentionn\u00e9es dans la mesure o\u00f9 elles concernent la pr\u00e9servation de la qualit\u00e9 de l\u2019air et le contr\u00f4le de la pollution de l\u2019air \u00bb.<\/p>\n<p>21. La loi de 1981 sur la pr\u00e9vention et le contr\u00f4le de la pollution de l&#039;air (14 de 1981) est une mesure l\u00e9gislative sp\u00e9cialis\u00e9e destin\u00e9e \u00e0 traiter un aspect de la pollution environnementale. Elle a \u00e9t\u00e9 promulgu\u00e9e avec les principaux objectifs suivants :<\/p>\n<p>a) assurer la pr\u00e9vention, le contr\u00f4le et la r\u00e9duction de la pollution de l\u2019air;<br \/>\nb) pr\u00e9voir la cr\u00e9ation de conseils centraux et d\u2019\u00c9tat en vue de mettre en \u0153uvre l\u2019objectif susmentionn\u00e9\u00a0;<br \/>\n(c) de pr\u00e9voir l&#039;attribution de pouvoirs \u00e0 ces conseils et l&#039;attribution de fonctions s&#039;y rapportant; et<br \/>\n(d) pour les questions qui y sont li\u00e9es. Nous pouvons \u00e9galement reproduire ici l&#039;expos\u00e9 des motifs et des objectifs annex\u00e9 au projet de loi, lors de son introduction au Parlement, avant qu&#039;il ne soit adopt\u00e9 par les deux chambres du Parlement et re\u00e7oive l&#039;assentiment du Pr\u00e9sident de l&#039;Inde le 29 mars 1981 et entre en vigueur le 16 mai 1981 et devienne la loi du Parlement. Voici comment l&#039;expos\u00e9 des motifs et des objectifs se lit comme suit :<\/p>\n<p>EXPOS\u00c9 DES OBJETS ET DES MOTIFS<\/p>\n<p>1. Avec l&#039;industrialisation croissante et la tendance de la majorit\u00e9 des industries \u00e0 se concentrer dans des zones d\u00e9j\u00e0 fortement industrialis\u00e9es, le probl\u00e8me de la pollution de l&#039;air a commenc\u00e9 \u00e0 se faire sentir dans le pays. Le probl\u00e8me est plus aigu dans les zones fortement industrialis\u00e9es qui sont \u00e9galement dens\u00e9ment peupl\u00e9es. Des \u00e9tudes \u00e0 court terme men\u00e9es par l&#039;Institut national de recherche en ing\u00e9nierie environnementale de Nagpur ont confirm\u00e9 que les villes de Calcutta, Bombay, Delhi, etc., sont confront\u00e9es \u00e0 l&#039;impact de la pollution de l&#039;air \u00e0 un niveau sans cesse croissant.<\/p>\n<p>2. La pr\u00e9sence dans l&#039;air, au-del\u00e0 de certaines limites, de divers polluants rejet\u00e9s par les \u00e9missions industrielles et par certaines activit\u00e9s humaines li\u00e9es \u00e0 la circulation, au chauffage, \u00e0 l&#039;utilisation de combustibles domestiques, \u00e0 l&#039;incin\u00e9ration des ordures m\u00e9nag\u00e8res, etc., a un effet nocif sur la sant\u00e9 des personnes ainsi que sur la vie animale, la v\u00e9g\u00e9tation et les biens.<\/p>\n<p>3. Lors de la Conf\u00e9rence des Nations Unies sur l&#039;environnement humain, tenue \u00e0 Stockholm en juin 1972, \u00e0 laquelle l&#039;Inde a particip\u00e9, des d\u00e9cisions ont \u00e9t\u00e9 prises en vue de prendre des mesures appropri\u00e9es pour la pr\u00e9servation des ressources naturelles de la plan\u00e8te, notamment la pr\u00e9servation de la qualit\u00e9 de l&#039;air et la lutte contre la pollution atmosph\u00e9rique. Le Gouvernement a d\u00e9cid\u00e9 de mettre en \u0153uvre ces d\u00e9cisions de ladite conf\u00e9rence dans la mesure o\u00f9 elles concernent la pr\u00e9servation de la qualit\u00e9 de l&#039;air et la lutte contre la pollution atmosph\u00e9rique.<\/p>\n<p>4. Il est estim\u00e9 qu&#039;il faudrait adopter une approche int\u00e9gr\u00e9e pour traiter les probl\u00e8mes environnementaux li\u00e9s \u00e0 la pollution. Il est donc propos\u00e9 que le Conseil central pour la pr\u00e9vention et le contr\u00f4le de la pollution des eaux, constitu\u00e9 en vertu de la loi de 1974 sur la pr\u00e9vention et le contr\u00f4le de la pollution des eaux, exerce \u00e9galement les fonctions du Conseil central pour la pr\u00e9vention et le contr\u00f4le de la pollution atmosph\u00e9rique et d&#039;un Conseil d&#039;\u00c9tat pour la pr\u00e9vention et le contr\u00f4le de la pollution atmosph\u00e9rique dans les territoires de l&#039;Union. Il est \u00e9galement propos\u00e9 que les Conseils d&#039;\u00c9tat constitu\u00e9s en vertu de ladite loi exercent \u00e9galement les fonctions des Conseils d&#039;\u00c9tat en ce qui concerne la pr\u00e9vention, le contr\u00f4le et la r\u00e9duction de la pollution atmosph\u00e9rique. Toutefois, dans les \u00c9tats o\u00f9 des Conseils d&#039;\u00c9tat pour la pr\u00e9vention et le contr\u00f4le de la pollution des eaux n&#039;ont pas \u00e9t\u00e9 constitu\u00e9s en vertu de cette loi, il est propos\u00e9 de constituer des Conseils d&#039;\u00c9tat distincts pour la pr\u00e9vention et le contr\u00f4le de la pollution atmosph\u00e9rique.<\/p>\n<p>22. Il ressort clairement du contexte dans lequel la loi a \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9e que l&#039;objectif principal \u00e9tait de pr\u00e9venir, de contr\u00f4ler et de r\u00e9duire la pollution de l&#039;air. On a estim\u00e9 qu&#039;avec l&#039;industrialisation croissante et la tendance de la majorit\u00e9 des industries \u00e0 se concentrer dans des zones d\u00e9j\u00e0 fortement industrialis\u00e9es et dens\u00e9ment peupl\u00e9es, le probl\u00e8me de la pollution de l&#039;air avait commenc\u00e9 \u00e0 se faire sentir dans le pays. C&#039;\u00e9tait davantage le cas dans des villes comme Calcutta, Bombay et Delhi, qui sont confront\u00e9es \u00e0 l&#039;impact de la pollution de l&#039;air \u00e0 un niveau sans cesse croissant. Il est de notori\u00e9t\u00e9 publique que malgr\u00e9 la promulgation de ce type de l\u00e9gislation, le niveau de pollution de l&#039;air a consid\u00e9rablement augment\u00e9 dans des villes comme Delhi. Diverses requ\u00eates de la nature de \u00ab litiges d&#039;int\u00e9r\u00eat public \u00bb ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9es devant la Cour supr\u00eame, notamment par l&#039;avocat environnementaliste M. MCMehta, la Cour supr\u00eame a d\u00fb intervenir et \u00e9mettre des directives de temps \u00e0 autre pour relocaliser ces industries, qui cr\u00e9aient de la pollution de l&#039;air, hors de Delhi et dans d&#039;autres parties de la RCN.<\/p>\n<p>23. Quoi qu&#039;il en soit, afin d&#039;atteindre l&#039;objectif de pr\u00e9vention, de contr\u00f4le et de r\u00e9duction de la pollution de l&#039;air, la loi pr\u00e9voit la cr\u00e9ation de conseils centraux et d&#039;\u00c9tat et leur attribue des fonctions sp\u00e9cifiques. Conform\u00e9ment \u00e0 l&#039;article 3 de la loi, le CPCB constitu\u00e9 en vertu de la loi de 1974 sur l&#039;eau (pr\u00e9vention et contr\u00f4le de la pollution) doit exercer les pouvoirs et remplir les fonctions du CPCB pour la pr\u00e9vention et le contr\u00f4le de la pollution de l&#039;air en vertu de la loi. L&#039;article 16 de la loi \u00e9num\u00e8re les fonctions du CPCB. Le sous-article 1 de l&#039;article 16, de nature g\u00e9n\u00e9rale, stipule que la principale fonction du CPCB serait d&#039;am\u00e9liorer la qualit\u00e9 de l&#039;air et de pr\u00e9venir, contr\u00f4ler ou r\u00e9duire la pollution de l&#039;air dans le pays. Le sous-article 2 de l&#039;article 16 d\u00e9finit une fonction particuli\u00e8re dans les clauses (a) \u00e0 (j) de celui-ci aux fins de l&#039;ex\u00e9cution de sa fonction. Le sous-article 3 de l&#039;article 16 enjoint au CPCB de cr\u00e9er ou de reconna\u00eetre un ou plusieurs laboratoires. Le chapitre IV, qui comprend les articles 19 \u00e0 31A, traite de la pr\u00e9vention et du contr\u00f4le de la pollution de l&#039;air. Divers pouvoirs sont conf\u00e9r\u00e9s aux conseils centraux et d&#039;\u00c9tat \u00e0 cette fin. L&#039;article 31A, qui a \u00e9t\u00e9 introduit par la loi 47 de 1987 \u00e0 compter du 1er avril 1988, CPCB, donne au conseil le pouvoir de donner des instructions par \u00e9crit \u00e0 toute personne, agent ou autorit\u00e9, et cette personne, cet agent ou cette autorit\u00e9 est tenu de se conformer \u00e0 ces instructions. L&#039;explication de l&#039;article 31A mentionne sp\u00e9cifiquement que ce pouvoir comprend l&#039;ordre de fermer toute industrie, op\u00e9ration ou processus.<\/p>\n<p>24. Compte tenu de l\u2019\u00e9conomie de la loi susmentionn\u00e9e, il n\u2019est pas contest\u00e9 que les d\u00e9fendeurs ont le pouvoir de d\u00e9clarer que certaines unit\u00e9s industrielles polluent l\u2019air ou sont dangereuses, si tel est le cas. Il n\u2019a pas non plus \u00e9t\u00e9 contest\u00e9 qu\u2019en vertu de l\u2019article 31A de la loi, des instructions pourraient \u00eatre donn\u00e9es pour fermer l\u2019unit\u00e9 du requ\u00e9rant si les d\u00e9fendeurs sont convaincus que leurs unit\u00e9s polluent l\u2019air. Cependant, le requ\u00e9rant soutient que ce pouvoir est exerc\u00e9 de mauvaise foi et qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un abus de pouvoir, dans la mesure o\u00f9, selon le requ\u00e9rant, son unit\u00e9 ne cr\u00e9e aucune pollution de l\u2019air et aurait d\u00fb \u00eatre class\u00e9e dans la cat\u00e9gorie \u00ab F \u00bb et qu\u2019en outre, rien ne justifie la classification de son unit\u00e9 dans la cat\u00e9gorie \u00ab H \u00bb.<\/p>\n<p>25. Afin d&#039;appr\u00e9cier les arguments susmentionn\u00e9s, il convient d&#039;examiner si les d\u00e9fendeurs disposaient d&#039;\u00e9l\u00e9ments permettant de d\u00e9terminer quel secteur d&#039;activit\u00e9 du requ\u00e9rant est class\u00e9 dans la cat\u00e9gorie \u00ab H \u00bb et si la d\u00e9cision est fond\u00e9e sur des \u00e9l\u00e9ments pertinents. Comme d\u00e9j\u00e0 observ\u00e9 ci-dessus, c&#039;est la CPCB qui a class\u00e9 le secteur d&#039;activit\u00e9 du requ\u00e9rant dans la cat\u00e9gorie \u00ab H \u00bb. Fran\u00e7ais Dans la contre-d\u00e9claration du DPCC, il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9 que Sh.RKGoyal, Secr\u00e9taire Membre du DPCC, avait \u00e9crit une communication vid\u00e9o dat\u00e9e du 16 novembre 1998 au Secr\u00e9taire Membre du CPCB soulignant qu&#039;un grand nombre d&#039;unit\u00e9s avaient \u00e9t\u00e9 trouv\u00e9es en activit\u00e9 dans diverses parties de Delhi et engag\u00e9es dans la fabrication de poudre d&#039;ur\u00e9e-formald\u00e9hyde et qu&#039;une plainte avait \u00e9galement \u00e9t\u00e9 re\u00e7ue contre ces unit\u00e9s selon laquelle ces unit\u00e9s devaient \u00eatre trait\u00e9es comme dangereuses et nocives conform\u00e9ment au Plan Directeur de Delhi 2001. Il a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 soulign\u00e9 que bien que plus de 1 lakh d&#039;industries aient \u00e9t\u00e9 cat\u00e9goris\u00e9es par le r\u00e9pondant n\u00b0 2, une de ces unit\u00e9s a \u00e9t\u00e9 class\u00e9e dans le groupe \u00ab F \u00bb, mais il semble que le processus de fabrication de ladite unit\u00e9 semble que la poudre d&#039;UF soit similaire aux r\u00e9sines qui ont \u00e9t\u00e9 plac\u00e9es dans le groupe \u00ab H \u00bb du Plan Directeur. Fran\u00e7ais Compte tenu de ce qui pr\u00e9c\u00e8de, il a \u00e9t\u00e9 demand\u00e9 dans ladite communication que la question soit examin\u00e9e et que le d\u00e9fendeur n\u00b02 soit guid\u00e9 pour savoir si lesdites unit\u00e9s devraient \u00eatre class\u00e9es dans le groupe H(a) afin que les mesures n\u00e9cessaires puissent \u00eatre prises conform\u00e9ment \u00e0 la loi. Dans ladite communication, le directeur (ESS) du CPCB a r\u00e9pondu dans une r\u00e9ponse dat\u00e9e du 14 d\u00e9cembre 1998 que, puisque les mati\u00e8res premi\u00e8res utilis\u00e9es dans ces industries \u00e9taient des produits chimiques dangereux, il \u00e9tait conseill\u00e9 de classer toutes ces unit\u00e9s dans la cat\u00e9gorie H. Il \u00e9tait \u00e9galement indiqu\u00e9 dans ladite communication qu&#039;une de ces unit\u00e9s, \u00e0 savoir M\/s Bindal Plastics, avait \u00e9t\u00e9 ferm\u00e9e en novembre 1996 sur ordre de l&#039;honorable Cour supr\u00eame en tant qu&#039;unit\u00e9 de cat\u00e9gorie H. Par la suite, le d\u00e9fendeur n\u00b0 2 a re\u00e7u une communication dat\u00e9e du 10 mai 1999 de la CPCB dans laquelle la CPCB a fait savoir au d\u00e9fendeur n\u00b0 2 que le contenu et les d\u00e9clarations de l&#039;UF Moulding Powder Manufacturers Association avaient \u00e9t\u00e9 pris en compte et que le Conseil central \u00e9tait d&#039;avis que la fabrication de r\u00e9sine ph\u00e9nol-formald\u00e9hyde et la fabrication de r\u00e9sine ur\u00e9e-formald\u00e9hyde (utilisant du ph\u00e9nol et\/ou du formald\u00e9hyde comme mati\u00e8res premi\u00e8res de d\u00e9part qui sont dangereuses) devraient continuer \u00e0 relever de la \u00ab cat\u00e9gorie H(a) \u00bb conform\u00e9ment aux dispositions de la MPD-2001. Par la suite, le d\u00e9fendeur n\u00b0 3 a de nouveau r\u00e9it\u00e9r\u00e9 que la cat\u00e9gorisation des unit\u00e9s de fabrication de poudre d&#039;ur\u00e9e-formald\u00e9hyde devait \u00eatre class\u00e9e dans la cat\u00e9gorie H. En ce qui concerne la CPCB, elle a plac\u00e9 des \u00e9l\u00e9ments sur la base desquels elle a class\u00e9 l&#039;unit\u00e9 requ\u00e9rante dans la cat\u00e9gorie \u00ab H \u00bb. L&#039;essentiel de la d\u00e9claration suppl\u00e9mentaire est d\u00e9j\u00e0 soulign\u00e9 ci-dessus. La CPCB a d\u00e9clar\u00e9 que la cat\u00e9gorie a \u00e9t\u00e9 modifi\u00e9e compte tenu de :<\/p>\n<p>i) la nature chimique des mati\u00e8res premi\u00e8res utilis\u00e9es, des produits interm\u00e9diaires et du produit final fabriqu\u00e9 et si ceux-ci pr\u00e9sentent un danger \u00e0 un stade quelconque ;<\/p>\n<p>ii) les entr\u00e9es et sorties de produits chimiques, leur bilan mati\u00e8re et leur \u00e9tat (c&#039;est-\u00e0-dire solide, liquide ou gazeux) ;<\/p>\n<p>iii) le proc\u00e9d\u00e9 de fabrication utilis\u00e9 et la s\u00e9quence d&#039;utilisation des ingr\u00e9dients chimiques, leur concentration, leur toxicit\u00e9 ; et iv) les \u00e9missions pendant le processus de fabrication, leur nature, leur concentration et leurs caract\u00e9ristiques, etc.<\/p>\n<p>26. Il est \u00e9galement fait r\u00e9f\u00e9rence aux publications de l\u2019Organisation mondiale de la sant\u00e9 intitul\u00e9es \u00ab Health and Safety Guide \u00bb (Guide de la sant\u00e9 et de la s\u00e9curit\u00e9), qui comprennent sa brochure sur le \u00ab Formaldehyde Health and Safety Guide (No. 57, 1991) \u00bb (Guide de la sant\u00e9 et de la s\u00e9curit\u00e9 du formald\u00e9hyde) selon laquelle m\u00eame la fabrication de poudre de moulage UF est extr\u00eamement dangereuse pour l\u2019environnement. Le CPCB est compos\u00e9 de fonctionnaires qui sont des experts dans leur domaine. Conform\u00e9ment aux dispositions de la loi, ce sont les d\u00e9fendeurs et en particulier le CPCB qui doivent d\u00e9cider de telles questions quant \u00e0 savoir quelle industrie est \u00e0 l\u2019origine de la pollution de l\u2019air. Il est du devoir des d\u00e9fendeurs de contr\u00f4ler la pollution de l\u2019air et, \u00e0 cette fin, les d\u00e9fendeurs sont habilit\u00e9s \u00e0 donner les directives n\u00e9cessaires en vertu de l\u2019article 31A de la loi. Une fois qu\u2019il est \u00e9tabli que l\u2019action des d\u00e9fendeurs est fond\u00e9e sur des \u00e9l\u00e9ments pertinents au dossier et qu\u2019il ne s\u2019agit pas d\u2019un cas de non-application de l\u2019esprit ou de consid\u00e9rations non pertinentes qui se sont gliss\u00e9es dans le processus de prise de d\u00e9cision, le tribunal n\u2019interviendrait pas dans une telle d\u00e9cision. Fran\u00e7ais Avec l&#039;affidavit suppl\u00e9mentaire dat\u00e9 du 10 septembre 2000, la CPCB a d\u00e9pos\u00e9 l&#039;annexe R-4 qui est une br\u00e8ve note sur la r\u00e9sine, les types de r\u00e9sine, les implications pour l&#039;environnement et la sant\u00e9 des unit\u00e9s de fabrication de poudre d&#039;ur\u00e9e-formald\u00e9hyde. Apr\u00e8s avoir trait\u00e9 en d\u00e9tail l&#039;aspect de la fabrication de poudre de moulage UFMolding, le dernier paragraphe indique dans les mots suivants comment la cat\u00e9gorisation de l&#039;unit\u00e9 de fabrication de poudre UFMolder dans la cat\u00e9gorie \u00ab H \u00bb a \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9e. Il serait appropri\u00e9 de citer ce paragraphe \u00e0 ce stade. Cat\u00e9gorisation des unit\u00e9s de fabrication de poudre UF La cat\u00e9gorisation des industries est g\u00e9n\u00e9ralement bas\u00e9e sur les aspects suivants : Nature chimique de la mati\u00e8re premi\u00e8re utilis\u00e9e, produits interm\u00e9diaires et produit final fabriqu\u00e9s et si ceux-ci pr\u00e9sentent un danger \u00e0 un stade quelconque. Entr\u00e9e et sortie de produits chimiques, leur bilan mati\u00e8re et leur \u00e9tat, c&#039;est-\u00e0-dire solide, liquide ou gazeux. Proc\u00e9d\u00e9 de fabrication utilis\u00e9 et s\u00e9quence d&#039;utilisation des ingr\u00e9dients chimiques ; leur concentration ; toxicit\u00e9, etc. \u00c9missions g\u00e9n\u00e9r\u00e9es, leur nature, leur concentration et leurs caract\u00e9ristiques. Sur la base de la nature dangereuse de la mati\u00e8re premi\u00e8re (formol) utilis\u00e9e dans les unit\u00e9s de fabrication d&#039;UF ; le processus entrepris dans lequel la formation de r\u00e9sine amin\u00e9e a lieu en raison du faible degr\u00e9 de polym\u00e9risation ; les implications environnementales et les dangers pour la sant\u00e9 conduisant au risque de cancer d\u00fb \u00e0 la g\u00e9n\u00e9ration et \u00e0 la lib\u00e9ration continues de vapeurs de formald\u00e9hyde malgr\u00e9 le syst\u00e8me de contr\u00f4le de la pollution de l&#039;air ; le risque potentiel d&#039;\u00e9missions \u00e9lev\u00e9es de formald\u00e9hyde provenant des unit\u00e9s, qui sont \u00e9vacu\u00e9es dans l&#039;air du lieu de travail ainsi que dans l&#039;atmosph\u00e8re et le risque potentiel d&#039;incendie provenant des unit\u00e9s, toutes les unit\u00e9s de fabrication de poudre de formald\u00e9hyde sont class\u00e9es dans la cat\u00e9gorie \u00ab H \u00bb.<\/p>\n<p>27. Le CPCB a \u00e9galement d\u00e9pos\u00e9 les annexes R-8 \u00e0 R-10, qui mentionnent les dossiers pertinents qui ont conduit \u00e0 la cat\u00e9gorisation de l&#039;industrie requ\u00e9rante dans la cat\u00e9gorie \u00ab Ha \u00bb conform\u00e9ment au MPD-2001. Ces documents montrent que l&#039;affaire a \u00e9t\u00e9 examin\u00e9e au plus haut niveau par le Comit\u00e9 compos\u00e9 de six agents experts dans leur domaine. Pouvoir de contr\u00f4le juridictionnel<\/p>\n<p>28. Le l\u00e9gislateur, en vertu de la loi en question, a conf\u00e9r\u00e9 aux d\u00e9fendeurs le pouvoir de donner des instructions pour la fermeture d&#039;une industrie particuli\u00e8re qui, selon eux, est \u00e0 l&#039;origine de la pollution atmosph\u00e9rique. Certes, tout en conf\u00e9rant un tel pouvoir aux commissions, les tribunaux n&#039;ont pas \u00e9t\u00e9 habilit\u00e9s \u00e0 entendre un appel contre la d\u00e9cision de la commission. On peut donc affirmer sans risque de se tromper que le l\u00e9gislateur a plac\u00e9 sa confiance dans le jugement et la sagesse des d\u00e9fendeurs. Par cons\u00e9quent, tout en exer\u00e7ant le pouvoir de contr\u00f4le juridictionnel sur une telle d\u00e9cision, la Cour ne si\u00e8ge pas en appel contre la d\u00e9cision des d\u00e9fendeurs. Le contr\u00f4le juridictionnel d&#039;une telle d\u00e9cision est possible pour des motifs limit\u00e9s. Si, d&#039;une part, la Cour ne si\u00e8ge pas en appel contre l&#039;autorit\u00e9 qui a pris la d\u00e9cision, elle doit pr\u00e9server les valeurs d\u00e9mocratiques de l&#039;\u00c9tat de droit. De ce point de vue, la Cour doit s&#039;assurer que l&#039;autorit\u00e9 qui a pris la d\u00e9cision agit dans les limites de la loi et de son pouvoir. Au fil du temps, des motifs ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9s pour justifier le contr\u00f4le juridictionnel d&#039;une action administrative. Fran\u00e7ais Une d\u00e9cision administrative peut \u00eatre modifi\u00e9e si elle manque d&#039;\u00e9quit\u00e9 ou est de mauvaise foi, si elle est ultravires, si elle constitue un abus de pouvoir ou un exercice de pouvoir d\u00e9guis\u00e9 et si elle est prise \u00e0 des fins inappropri\u00e9es, si elle est bas\u00e9e sur des consid\u00e9rations non pertinentes ou si des \u00e9l\u00e9ments pertinents ne sont pas pris en consid\u00e9ration. Une fois que le tribunal est convaincu qu&#039;une d\u00e9cision particuli\u00e8re prise relevait du pouvoir de l&#039;autorit\u00e9 et qu&#039;il ne s&#039;agit pas d&#039;un abus de pouvoir et qu&#039;elle n&#039;a pas \u00e9t\u00e9 prise avec un motif inappropri\u00e9 et qu&#039;elle est bas\u00e9e sur des \u00e9l\u00e9ments pertinents, il n&#039;entre pas dans le champ de comp\u00e9tence d&#039;un tribunal de substituer sa propre d\u00e9cision \u00e0 la d\u00e9cision de l&#039;autorit\u00e9 comp\u00e9tente comme s&#039;il si\u00e9geait en appel. C&#039;est ce qu&#039;avait observ\u00e9 la Cour supr\u00eame sur ce point en 1964 dans l&#039;affaire Partap Singh c. \u00c9tat du Pendjab AIR 1964 SC 72 (\u00e0 la page 83) dans les termes suivants : \u00ab La Cour n&#039;est pas une instance d&#039;appel o\u00f9 l&#039;exactitude de l&#039;ordonnance du gouvernement peut \u00eatre examin\u00e9e et, en fait, elle n&#039;a pas comp\u00e9tence pour substituer son propre point de vue... car l&#039;int\u00e9gralit\u00e9 du pouvoir, de la juridiction et du pouvoir discr\u00e9tionnaire... est d\u00e9volue par la loi au gouvernement \u00bb.<\/p>\n<p>29. De m\u00eame, dans l\u2019affaire Asif Hameed c. Jammu &amp; Kashmir AIR 1989 SC 1899, la Cour supr\u00eame a \u00e9num\u00e9r\u00e9 le pouvoir de contr\u00f4le juridictionnel des actes administratifs dans les termes suivants (page 1906) : \u00ab Lorsqu\u2019elle exerce son pouvoir de contr\u00f4le juridictionnel des actes administratifs, la Cour n\u2019est pas une autorit\u00e9 d\u2019appel. La Constitution ne permet pas \u00e0 la Cour de donner des directives ou de conseiller l\u2019ex\u00e9cutif sur des questions de politique ou de faire des sermons sur toute question qui, en vertu de la Constitution, rel\u00e8ve de la sph\u00e8re l\u00e9gislative ou ex\u00e9cutive, \u00e0 condition que ces autorit\u00e9s ne transgressent pas leurs limites constitutionnelles ou leurs pouvoirs statutaires \u00bb.<\/p>\n<p>30. Ainsi, le contr\u00f4le juridictionnel n\u2019est pas un appel d\u2019une d\u00e9cision mais un contr\u00f4le de la mani\u00e8re dont la d\u00e9cision a \u00e9t\u00e9 prise. Le but du contr\u00f4le juridictionnel est de garantir qu\u2019une personne b\u00e9n\u00e9ficie d\u2019un traitement \u00e9quitable et non de garantir que l\u2019autorit\u00e9, apr\u00e8s avoir accord\u00e9 un traitement \u00e9quitable, tire sur une question qu\u2019elle est autoris\u00e9e ou oblig\u00e9e par la loi de d\u00e9cider elle-m\u00eame une conclusion qui est correcte aux yeux de la Cour. Nous pouvons souligner ici que la loi pr\u00e9voit un recours l\u00e9gal contre l\u2019ordonnance contest\u00e9e, mais non seulement les requ\u00e9rants ne l\u2019ont pas invoqu\u00e9 et ont choisi de d\u00e9poser ces requ\u00eates, mais ils ont \u00e9galement soulign\u00e9 que les requ\u00eates devraient \u00eatre examin\u00e9es sur le fond sans rel\u00e9guer les requ\u00e9rants \u00e0 l\u2019autorit\u00e9 d\u2019appel. Cet aspect a \u00e9t\u00e9 examin\u00e9 en d\u00e9tail lors de l\u2019examen du point n\u00b0 1 ci-dessus. Les requ\u00e9rants ont donc choisi cette instance en connaissant parfaitement les limites qui y sont attach\u00e9es.<\/p>\n<p>31. Dans ces cas, nous ne constatons aucune irr\u00e9gularit\u00e9 de proc\u00e9dure ou irr\u00e9gularit\u00e9 de la part des d\u00e9fendeurs dans la prise de la d\u00e9cision contest\u00e9e. \u00c0 ce stade, nous souhaitons \u00e9galement rejeter l\u2019argument des requ\u00e9rants selon lequel l\u2019ordonnance contest\u00e9e est en violation de l\u2019ordonnance du 29 juin 1999 rendue par l\u2019autorit\u00e9 d\u2019appel. L\u2019autorit\u00e9 d\u2019appel avait ordonn\u00e9 aux d\u00e9fendeurs d\u2019inspecter les locaux et de soumettre son rapport. L\u2019argument \u00e9tait que sans faire cet exercice, avec des intentions malveillantes, des ordonnances de fermeture sont rendues. Il convient de mentionner que dans ce cas, un appel a \u00e9t\u00e9 interjet\u00e9 contre l\u2019ordonnance du 25 janvier 1999 dans laquelle le DPCC avait d\u00e9clar\u00e9 que le requ\u00e9rant n\u2019avait pas soumis de rapport de conformit\u00e9 sur les mesures que les d\u00e9fendeurs avaient ordonn\u00e9 au requ\u00e9rant de prendre. Par cons\u00e9quent, l\u2019objet de cet appel n\u2019\u00e9tait pas li\u00e9 \u00e0 la cat\u00e9gorisation de l\u2019industrie dans la cat\u00e9gorie \u00ab H \u00bb. Un avis de justification \u00e0 cet effet a \u00e9t\u00e9 \u00e9mis le 24 f\u00e9vrier 1999 apr\u00e8s avoir rendu l\u2019ordonnance du 25 janvier 1999 qui \u00e9tait contest\u00e9e dans le cadre de l\u2019appel susmentionn\u00e9. L&#039;ordonnance du 25 janvier 1999 contest\u00e9e dans le cadre de l&#039;appel pr\u00e9cit\u00e9 concernait donc l&#039;installation de dispositifs antipollution dont les d\u00e9fendeurs avaient demand\u00e9 le respect \u00e0 l&#039;\u00e9poque. En ce qui concerne la cat\u00e9gorisation, il s&#039;agit d&#039;un aspect totalement diff\u00e9rent, sans aucun rapport avec l&#039;affaire en appel, qui a pris naissance sur la base de l&#039;ordonnance du 25 janvier 1999. L&#039;exercice de cat\u00e9gorisation ou de re-cat\u00e9gorisation a \u00e9t\u00e9 initi\u00e9 bien apr\u00e8s l&#039;ordonnance du 25 janvier 1999 contest\u00e9e dans le cadre de l&#039;appel pr\u00e9cit\u00e9, c&#039;est-\u00e0-dire par un avis de justification du 24 f\u00e9vrier 1999 et a abouti \u00e0 l&#039;adoption de l&#039;ordonnance contest\u00e9e du 7 juin 2000. Lorsque l&#039;ordonnance du 29 juin 1999 a \u00e9t\u00e9 rendue dans le cadre de l&#039;appel pr\u00e9c\u00e9dent, l&#039;affaire en \u00e9tait encore au stade de la justification et ne faisait pas l&#039;objet de l&#039;appel. Par cons\u00e9quent, toute directive donn\u00e9e dans cette affaire concernant la cat\u00e9gorisation d\u00e9passait le cadre de l&#039;appel et n&#039;\u00e9tait pas de la comp\u00e9tence de l&#039;instance.<\/p>\n<p>32. M. Ravinder Sethi, avocat principal \u00e9rudit repr\u00e9sentant le requ\u00e9rant, s&#039;est largement appuy\u00e9 sur les rapports qui auraient \u00e9t\u00e9 r\u00e9dig\u00e9s par le Delhi College of Engineering et l&#039;Indian Institute of Technology pour \u00e9tayer son argument selon lequel la cat\u00e9gorisation de l&#039;industrie requ\u00e9rante doit \u00eatre dans la cat\u00e9gorie \u00ab F \u00bb. Il suffit de dire que le CPCB n&#039;est pas li\u00e9 par ces rapports. Le CPCB affirme que ces rapports ont \u00e9t\u00e9 d\u00fbment examin\u00e9s par le CPCB et qu&#039;apr\u00e8s un examen critique, ils ont \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9s. Le tableau 1 de l&#039;annexe R-5 de l&#039;affidavit suppl\u00e9mentaire contient un examen perspicace et subtil du rapport du Delhi College of Engineering o\u00f9 le CPCB a donn\u00e9 ses commentaires sur les diverses d\u00e9clarations contenues dans diff\u00e9rents paragraphes du rapport, en contestant et en contestant l&#039;exactitude de ces d\u00e9clarations. On peut \u00e9galement souligner le fait qu&#039;il s&#039;agit d&#039;un rapport \u00ab d&#039;une seule personne \u00bb. Un exercice similaire est effectu\u00e9 dans le tableau 2 de l&#039;annexe R-5 en ce qui concerne le rapport de l&#039;Indian Institute of Technology. L&#039;annexe R-7 contient \u00e9galement les commentaires sur le rapport soumis par l&#039;Indian Institute of Technology. Comme nous l\u2019avons d\u00e9j\u00e0 soulign\u00e9 ci-dessus, la Cour n\u2019a ni l\u2019expertise ni les moyens de juger de la v\u00e9racit\u00e9 de la demande du requ\u00e9rant selon laquelle son industrie devrait \u00eatre class\u00e9e dans la cat\u00e9gorie \u00ab F \u00bb ou de la d\u00e9cision des d\u00e9fendeurs de classer l\u2019unit\u00e9 dans la cat\u00e9gorie \u00ab H \u00bb. M\u00eame le pouvoir de contr\u00f4le juridictionnel est limit\u00e9 et circonscrit par les principes \u00e9num\u00e9r\u00e9s ci-dessus. Il est perceptible que les d\u00e9fendeurs ont fait preuve d\u2019un esprit critique et que leur d\u00e9cision est fond\u00e9e sur des \u00e9l\u00e9ments pertinents du dossier qui sont manifestes sur lesquels repose la d\u00e9cision. Ce mat\u00e9riau translucide et vitreux, associ\u00e9 au fait qu\u2019en vertu de la loi, il incombe aux d\u00e9fendeurs de proc\u00e9der \u00e0 une telle cat\u00e9gorisation et de donner des instructions appropri\u00e9es, ne laisse aucune place \u00e0 un examen ou une analyse plus approfondis de la question. La Cour n\u2019est pas cens\u00e9e se prononcer sur l\u2019exactitude des rapports ou des demandes respectives. Au risque de me r\u00e9p\u00e9ter, on peut observer que non seulement le point de vue du requ\u00e9rant a \u00e9t\u00e9 d\u00fbment pris en compte par la CPCB, mais que m\u00eame les rapports de l\u2019IIT et du Delhi College of Engineering ont \u00e9t\u00e9 d\u00fbment pris en compte. L&#039;examen critique n&#039;a pas \u00e9t\u00e9 accueilli favorablement par le CPCB et celui-ci a donn\u00e9 des raisons d\u00e9taill\u00e9es pour justifier sa d\u00e9cision.<\/p>\n<p>33. Il est d\u00e9sormais bien \u00e9tabli que les questions qui doivent \u00eatre tranch\u00e9es par des experts doivent \u00eatre laiss\u00e9es \u00e0 leur enti\u00e8re discr\u00e9tion et que, une fois que ces organismes d\u2019experts prennent des d\u00e9cisions sur des questions techniques et scientifiques, il n\u2019appartient pas \u00e0 la Cour d\u2019intervenir dans l\u2019\u00e9valuation faite par ces organismes d\u2019experts. En fait, l\u2019argument avanc\u00e9 par les requ\u00e9rants sur la base des rapports du Delhi College of Engineering et de l\u2019IIT \u00e9tait pr\u00e9cis\u00e9ment l\u2019argument avanc\u00e9 devant la Cour supr\u00eame et a \u00e9t\u00e9 examin\u00e9 par la Cour supr\u00eame dans l\u2019affaire Systopic Laboratories (Pvt.) Ltd. contre Dr. Prem Gupta et autres 1994 Supp (1) Supreme Court Cases 160 et d\u2019autres requ\u00eates connexes rapport\u00e9es dans ledit jugement. Il s\u2019agissait d\u2019un cas o\u00f9 la validit\u00e9 de la notification \u00e9mise par le gouvernement indien interdisant compl\u00e8tement la fabrication et la vente d\u2019une combinaison \u00e0 dose fixe de corticost\u00e9ro\u00efdes avec tout autre m\u00e9dicament \u00e0 usage interne \u00e9tait contest\u00e9e. Dans la notification susmentionn\u00e9e, il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9 que le gouvernement central \u00e9tait convaincu que l&#039;utilisation \u00e0 long terme de st\u00e9ro\u00efdes en combinaisons \u00e0 dose fixe pour le traitement de l&#039;asthme est susceptible d&#039;entra\u00eener des risques pour les \u00eatres humains et que de telles formulations n&#039;ont pas de justification th\u00e9rapeutique et qu&#039;en outre, il \u00e9tait n\u00e9cessaire et opportun dans l&#039;int\u00e9r\u00eat public d&#039;interdire la fabrication et la vente desdits m\u00e9dicaments. Au nom des requ\u00e9rants, des donn\u00e9es scientifiques sous forme d&#039;articles publi\u00e9s dans les diff\u00e9rentes revues m\u00e9dicales ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9es pour montrer que la combinaison \u00e0 dose fixe d&#039;un corticost\u00e9ro\u00efde et d&#039;un antihistaminique est tr\u00e8s b\u00e9n\u00e9fique pour le traitement de l&#039;asthme. S&#039;appuyant sur ces \u00e9tudes, il a \u00e9t\u00e9 demand\u00e9 que soit soutenu que la d\u00e9cision du gouvernement central d&#039;interdire la fabrication et la vente du m\u00e9dicament en question n&#039;\u00e9tait pas appropri\u00e9e. Tout en rejetant l&#039;argument des requ\u00e9rants, la Cour a observ\u00e9 ce qui suit : \u00ab Apr\u00e8s avoir examin\u00e9 les observations pr\u00e9sent\u00e9es par l&#039;avocat des requ\u00e9rants et le Solliciteur g\u00e9n\u00e9ral adjoint \u00e0 cet \u00e9gard, nous devons exprimer notre incapacit\u00e9 \u00e0 \u00e9valuer les m\u00e9rites relatifs des diff\u00e9rentes \u00e9tudes et rapports qui nous ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9s. Une telle \u00e9valuation doit \u00eatre effectu\u00e9e par le gouvernement central dans l\u2019exercice de ses pouvoirs en vertu de l\u2019article 26-A de la loi sur la base de conseils d\u2019experts et la loi pr\u00e9voit l\u2019obtention de ces conseils par l\u2019interm\u00e9diaire du Conseil et du Comit\u00e9 consultatif sur les drogues (DCC) \u00bb.<\/p>\n<p>34. La Cour a \u00e9galement \u00e9cart\u00e9 l\u2019argument des requ\u00e9rants selon lequel les documents qu\u2019ils cherchaient \u00e0 produire, bien que soumis au sous-comit\u00e9 du Comit\u00e9 consultatif sur les m\u00e9dicaments (DCC) ainsi qu\u2019au comit\u00e9 d\u2019experts cr\u00e9\u00e9 par celui-ci, n\u2019avaient pas \u00e9t\u00e9 d\u00fbment examin\u00e9s par les experts, le DCC et le Conseil. La Cour a, dans le cadre de ce processus, lu attentivement les proc\u00e8s-verbaux de la r\u00e9union du Conseil, du sous-comit\u00e9 du DCC ainsi que du comit\u00e9 d\u2019experts, qui ont r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que les documents soumis au nom des fabricants des m\u00e9dicaments en question avaient \u00e9t\u00e9 examin\u00e9s par les membres et, par cons\u00e9quent, on ne pouvait pas consid\u00e9rer que lesdits documents n\u2019avaient pas \u00e9t\u00e9 d\u00fbment examin\u00e9s par le comit\u00e9 d\u2019experts ou le sous-comit\u00e9 du DCC. Comme d\u00e9j\u00e0 mentionn\u00e9 ci-dessus, cet exercice a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 entrepris par les d\u00e9fendeurs dans la pr\u00e9sente affaire.<\/p>\n<p>35. Nous avons commenc\u00e9 la discussion sur cet aspect en faisant r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 l\u2019objectif dans lequel la loi en question a \u00e9t\u00e9 promulgu\u00e9e et avons constat\u00e9 que l\u2019objectif principal de la l\u00e9gislation \u00e9tait de pr\u00e9voir la pr\u00e9vention, le contr\u00f4le et la r\u00e9duction de la pollution atmosph\u00e9rique. Par cons\u00e9quent, il faut donner une interpr\u00e9tation t\u00e9l\u00e9ologique \u00e0 ces lois afin de favoriser et de servir les objectifs dans le sens o\u00f9 ces lois sont adopt\u00e9es et, par cons\u00e9quent, une fois que la Cour est convaincue que les d\u00e9fendeurs ont entrepris un exercice de bonne foi et se sont fait une opinion fond\u00e9e sur certaines \u00e9tudes selon lesquelles les unit\u00e9s des requ\u00e9rants causent de la pollution atmosph\u00e9rique, la Cour ne devrait pas intervenir dans une telle d\u00e9cision prise par les d\u00e9fendeurs. Dans APPollution Control Board Vs. Prof.MVNayudu (Retd.) And others (supra), la Cour supr\u00eame a soulign\u00e9 que les pr\u00e9occupations environnementales sont d\u2019une importance \u00e9gale aux pr\u00e9occupations en mati\u00e8re de droits de l\u2019homme, car elles doivent toutes deux \u00eatre rattach\u00e9es \u00e0 l\u2019article 21 qui traite du droit fondamental \u00e0 la vie et \u00e0 la libert\u00e9. Alors que les aspects environnementaux concernent la \u00ab vie \u00bb, les aspects relatifs aux droits de l\u2019homme concernent la \u00ab libert\u00e9 \u00bb.<\/p>\n<p>36. Le r\u00e9sultat final de cette discussion est que ces requ\u00eates sont sans fondement et, par cons\u00e9quent, justifient leur rejet. Toutes ces requ\u00eates sont, en cons\u00e9quence, rejet\u00e9es avec d\u00e9pens de Rs.5000\/- chacune. 50% de ces frais doivent \u00eatre d\u00e9pos\u00e9s par les requ\u00e9rants aupr\u00e8s du DPCC et 50% aupr\u00e8s du CPCB. La r\u00e8gle DB \u00e9mise dans ces requ\u00eates est par la pr\u00e9sente annul\u00e9e.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Delhi High Court at New Dehli M\/s.Enkay Plastics Pvt. Ltd. v. Union of India &amp; Others Writ Petition No. 3238 of 2000 dd. 16-11-2000 Arun Kumar, A.K. Sikri JJ. Judgement: 1. This batch of 14 writ petitions, all filed under Article 226 of the Constitution of India, raises common question. 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