{"id":2214,"date":"2013-05-29T17:17:31","date_gmt":"2013-05-30T01:17:31","guid":{"rendered":"https:\/\/elaw.org\/india-soman-vs-geologist-2004-3-klt-577-restrictions-sandclay-mining\/"},"modified":"2023-12-11T12:47:02","modified_gmt":"2023-12-11T20:47:02","slug":"india-soman-vs-geologist-2004-3-klt-577-restrictions-sandclay-mining","status":"publish","type":"resource","link":"https:\/\/elaw.org\/fr\/resource\/india-soman-vs-geologist-2004-3-klt-577-restrictions-sandclay-mining","title":{"rendered":"Soman vs Geologist [2004 (3) KLT 577] (Restrictions on sand\/clay mining)"},"content":{"rendered":"<p>\u00c0 LA HAUTE COUR DU KERALA<\/p>\n<p>L&#039;honorable juge K. Balakrishnan Nair.<\/p>\n<p>Soman contre g\u00e9ologue. <\/p>\n<p>Signal\u00e9 en 2004 (3) KLT 577 .<\/p>\n<p>\nK. Balakrishnan Nair, J.<\/p>\n<p>Les p\u00e9titionnaires contestent deux conditions impos\u00e9es par le g\u00e9ologue, tout en leur accordant des permis d&#039;exploitation pour extraire du sable ordinaire et de l&#039;argile \u00e0 brique de leurs propri\u00e9t\u00e9s. Les brefs faits de l\u2019affaire, tels qu\u2019expos\u00e9s par les requ\u00e9rants, sont les suivants\u00a0:<\/p>\n<p>2. Les p\u00e9titionnaires ont obtenu des permis de la s\u00e9rie Ext.P1 pour extraire du sable ordinaire et de l&#039;argile \u00e0 brique provenant de diverses \u00e9tendues de terre dans le village de Velloor \u00e0 Vaikom Taluk. Ces permis ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9livr\u00e9s avec 18 conditions auxquelles les min\u00e9raux mineurs peuvent \u00eatre soumis. Les p\u00e9titionnaires sont l\u00e9s\u00e9s par les conditions nos 2 et 15 de ces permis. Ils sont extraits ci-dessous pour r\u00e9f\u00e9rence pratique.<\/p>\n<p>\u00ab 2. Aucune exploitation mini\u00e8re ne doit \u00eatre effectu\u00e9e \u00e0 moins de 75 m\u00e8tres d&#039;une voie ferr\u00e9e et de 50 m\u00e8tres d&#039;une voie publique, d&#039;un cours d&#039;eau, d&#039;un b\u00e2timent r\u00e9sidentiel, d&#039;un mur d&#039;enceinte d&#039;un lieu de culte, d&#039;un lieu de s\u00e9pulture ou de ghats br\u00fblants, sauf en vertu et conform\u00e9ment \u00e0 l&#039;autorisation pr\u00e9alable du gouvernement de l&#039;\u00c9tat. ou l\u2019autorit\u00e9 comp\u00e9tente.<\/p>\n<p>\u00ab 15. Aucun ass\u00e8chement de la fosse mini\u00e8re \u00e0 l\u2019aide d\u2019une pompe n\u2019est autoris\u00e9 et l\u2019exploitation mini\u00e8re doit cesser d\u00e8s que cela devient n\u00e9cessaire et l\u2019exploitation mini\u00e8re doit \u00eatre effectu\u00e9e manuellement \u00bb.<\/p>\n<p>3. Les p\u00e9titionnaires cherchent \u00e0 annuler les conditions susmentionn\u00e9es. Selon eux, lors de la d\u00e9livrance d&#039;un permis en vertu de la r\u00e8gle R.4 des r\u00e8gles de concession mini\u00e8re du Kerala de 1967, le g\u00e9ologue est comp\u00e9tent pour imposer uniquement les conditions contenues dans la r\u00e8gle R.8. Au lieu de cela, certaines conditions contenues dans la R.29, concernant l&#039;octroi d&#039;un bail d&#039;exploitation, ont \u00e9t\u00e9 int\u00e9gr\u00e9es dans les permis d&#039;exploitation de la s\u00e9rie Ext.P1. Par cons\u00e9quent, il est avanc\u00e9 que lesdites conditions sont clairement non autoris\u00e9es par les dispositions des r\u00e8gles de concession de min\u00e9raux mineurs du Kerala, 1967. La stipulation contenue dans la condition n\u00b02, concernant la distance entre la fosse d&#039;extraction et la ligne de chemin de fer, etc., est injustifi\u00e9e et irrationnel. Le g\u00e9ologue n&#039;a qu&#039;\u00e0 consid\u00e9rer si le support lat\u00e9ral du terrain voisin est affect\u00e9 ou non. La condition n\u00b015, restreignant l\u2019utilisation de pompes pour ass\u00e8cher la fosse, est \u00e9galement irrationnelle et insoutenable. Sauf dans le district de Kottayam, dans toutes les autres r\u00e9gions du Kerala, l&#039;ass\u00e8chement \u00e0 l&#039;aide d&#039;une pompe est autoris\u00e9. Ainsi, ladite stipulation viole les droits fondamentaux des p\u00e9titionnaires, garantis par l\u2019article 14 de la Constitution indienne, affirme-t-on. Il est en outre soutenu que les conditions susmentionn\u00e9es sont impos\u00e9es selon les caprices et les fantaisies du g\u00e9ologue. Ils ne sont autoris\u00e9s par aucune des dispositions du R\u00e8glement. \u00c0 moins que l&#039;ass\u00e8chement \u00e0 l&#039;aide de pompes ne soit autoris\u00e9, l&#039;extraction manuelle du sable ou de l&#039;argile ne serait pas rentable, affirme-t-on. Il est \u00e9galement soutenu qu&#039;aucune des r\u00e8gles n&#039;interdit l&#039;utilisation de dispositifs m\u00e9caniques d&#039;exploitation de carri\u00e8re. Pour les motifs ci-dessus, les p\u00e9titionnaires demandent la d\u00e9livrance d&#039;un bref de certiorari pour annuler les conditions nos 2 et 15 des permis de la s\u00e9rie Ext.P1. Ils prient \u00e9galement pour l&#039;\u00e9mission d&#039;un mandat de mandamus, ordonnant au premier g\u00e9ologue d\u00e9fendeur d&#039;autoriser l&#039;utilisation d&#039;une pompe pour ass\u00e8cher la fosse de carri\u00e8re. Une instruction est \u00e9galement demand\u00e9e contre le premier d\u00e9fendeur pour qu&#039;il impose uniquement les conditions contenues dans R.8 des r\u00e8gles de concession de min\u00e9raux mineurs du Kerala, 1967, tout en accordant un permis d&#039;exploitation de carri\u00e8re.<\/p>\n<p>4. Le 1er d\u00e9fendeur a d\u00e9pos\u00e9 une d\u00e9claration. Il est all\u00e9gu\u00e9 que ledit d\u00e9fendeur a proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 une inspection personnelle des zones pour lesquelles des permis d&#039;exploitation de carri\u00e8re ont \u00e9t\u00e9 demand\u00e9s. L&#039;all\u00e9gation selon laquelle des conditions sont attach\u00e9es aux permis, selon les caprices et les fantaisies dudit intim\u00e9, est rejet\u00e9e. Toutes les conditions attach\u00e9es aux permis d&#039;exploitation de carri\u00e8re de la s\u00e9rie Ext.P1, \u00e0 l&#039;exception des conditions n\u00b015 et 16, sont uniform\u00e9ment applicables \u00e0 l&#039;octroi de permis dans l&#039;ensemble de l&#039;\u00c9tat du Kerala. Il est avanc\u00e9 qu&#039;\u00e0 la lumi\u00e8re des param\u00e8tres g\u00e9ologiques de la zone, l&#039;autorit\u00e9 comp\u00e9tente est \u00e9galement habilit\u00e9e \u00e0 imposer d&#039;autres conditions. La diff\u00e9rence entre le permis d&#039;exploitation et le bail d&#039;exploitation concerne uniquement la p\u00e9riode d&#039;exploitation et la quantit\u00e9 de min\u00e9raux mineurs \u00e0 extraire. Pour toutes les autres fins, il n\u2019y a aucune diff\u00e9rence entre eux. Ainsi, des permis d\u2019exploitation de carri\u00e8re et des baux d\u2019exploitation sont accord\u00e9s, tenant compte des dangers et des mesures d\u2019att\u00e9nuation. Dans le cas contraire, cela constituerait une atteinte aux droits des populations vivant \u00e0 proximit\u00e9 des carri\u00e8res. L&#039;\u00e9valuation des p\u00e9titionnaires sur les dangers pos\u00e9s par l&#039;exploitation des carri\u00e8res est une version \u00e0 tr\u00e8s courte vue, r\u00e9v\u00e9lant leur insuffisance dans le concept d&#039;exploitation mini\u00e8re et son impact sur l&#039;environnement. La distance \u00e0 maintenir pour le sout\u00e8nement lat\u00e9ral d&#039;une structure proche varie en fonction des propri\u00e9t\u00e9s g\u00e9ologiques du sous-sol, de la pente, de la vuln\u00e9rabilit\u00e9 sismique, de la possibilit\u00e9 de glissements de terrain, etc. Compte tenu des param\u00e8tres g\u00e9ologiques et autres \u00e9l\u00e9ments scientifiques impliqu\u00e9s, une distance de 50 m\u00e8tres ont \u00e9t\u00e9 stipul\u00e9s dans les r\u00e8gles de concession de min\u00e9raux mineurs du Kerala, 1967. La possibilit\u00e9 d&#039;instabilit\u00e9 du sol existe \u00e9galement dans l&#039;exploitation des carri\u00e8res, que celle-ci soit effectu\u00e9e dans le cadre d&#039;un permis ou d&#039;un bail. Il est rappel\u00e9 que les conditions impos\u00e9es sont essentielles \u00e0 l\u2019int\u00e9r\u00eat public. Les p\u00e9titionnaires ont soulev\u00e9 des objections pour d\u00e9fendre leurs int\u00e9r\u00eats particuliers, sans tenir compte de facteurs critiques tels que la distance, la coh\u00e9sion du sous-sol, etc. Il est avanc\u00e9 que pour \u00e9viter les risques d&#039;effondrement lat\u00e9ral dans la fosse d&#039;extraction de sable, l&#039;utilisation de pompes est interdite. Il est \u00e9galement avanc\u00e9 que l&#039;objectif de l&#039;interdiction d&#039;utiliser une pompe est de garantir que l&#039;exploitation mini\u00e8re soit arr\u00eat\u00e9e au niveau de la nappe phr\u00e9atique. Si le puits de mine est ass\u00e9ch\u00e9 et que l&#039;exploitation mini\u00e8re se poursuit, cela entra\u00eenera l&#039;effondrement des limites, ce qui nuira \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 des terrains et des structures adjacents. De plus, le drainage des eaux souterraines potables de la fosse mini\u00e8re a un effet n\u00e9faste sur le niveau et la qualit\u00e9 des eaux souterraines, ce qui entra\u00eenera une p\u00e9nurie d\u2019eau souterraine. Si davantage de pompes sont utilis\u00e9es, cela affectera la s\u00e9curit\u00e9 et la disponibilit\u00e9 en eau potable des propri\u00e9taires fonciers voisins. Il est \u00e9galement avanc\u00e9 que l&#039;interdiction de pompage, dans le cas pr\u00e9sent, a \u00e9t\u00e9 introduite, car la zone est une plaine inondable s\u00e9dimentaire instable. De telles conditions ne sont pas impos\u00e9es dans les zones g\u00e9ologiquement stables comme Idukki. De plus, l\u2019intensit\u00e9 de l\u2019exploitation mini\u00e8re dans la r\u00e9gion est bien plus grande qu\u2019\u00e0 Idukki. La non-rentabilit\u00e9 de l\u2019extraction manuelle du sable est \u00e9galement ni\u00e9e. La condition n\u00b02 a \u00e9t\u00e9 impos\u00e9e pour sauvegarder les int\u00e9r\u00eats des tiers et \u00e9galement pour sauvegarder l&#039;environnement. La barri\u00e8re de distance est maintenue dans toutes les mines du pays et les aspects de s\u00e9curit\u00e9 ne peuvent \u00eatre compromis. Que l\u2019autorit\u00e9 en mati\u00e8re d\u2019exploitation mini\u00e8re soit un permis d\u2019exploitation ou un bail d\u2019exploitation, l\u2019impact de l\u2019extraction des min\u00e9raux du sous-sol est le m\u00eame. Les affirmations des requ\u00e9rants concernant le manque de pouvoir du premier d\u00e9fendeur pour imposer les conditions contest\u00e9es sont rejet\u00e9es. Pour les raisons ci-dessus, le premier d\u00e9fendeur demande le rejet de la requ\u00eate \u00e9crite.<\/p>\n<p>5. Bien qu&#039;aucun affidavit de r\u00e9ponse n&#039;ait \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9 dans cette affaire, un affidavit de r\u00e9ponse a \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9 dans le document WP(C) 35771\/2003 correspondant, r\u00e9pondant \u00e0 des affirmations similaires dans le contre-affidavit d\u00e9pos\u00e9 dans cette requ\u00eate \u00e9crite. Comme l&#039;ont demand\u00e9 les avocats des requ\u00e9rants, la r\u00e9ponse sous serment dans cette affaire est trait\u00e9e comme la r\u00e9ponse sous serment dans la pr\u00e9sente affaire.<\/p>\n<p>6. Entendu M. Jobi Jose Kondody, \u00e9minent conseil des requ\u00e9rants et MKI Abdul Rasheed, savant plaideur du gouvernement pour le premier g\u00e9ologue d\u00e9fendeur.<\/p>\n<p>7. Les \u00e9minents avocats des requ\u00e9rants ont r\u00e9it\u00e9r\u00e9 les arguments soulev\u00e9s dans la requ\u00eate \u00e9crite. Il est soutenu que le g\u00e9ologue ne peut imposer que les conditions contenues \u00e0 R.8, tout en accordant un permis d&#039;exploitation de carri\u00e8re. Les conditions contenues au R.29, concernant le bail d&#039;exploitation de carri\u00e8re, ne peuvent \u00eatre impos\u00e9es dans un permis d&#039;exploitation de carri\u00e8re. Ces conditions contest\u00e9es sont ultra vires et non autoris\u00e9es, affirme-t-on. Il est \u00e9galement avanc\u00e9 qu&#039;aucune d\u00e9gradation de l&#039;environnement n&#039;est caus\u00e9e par l&#039;utilisation de pompes. L&#039;eau souterraine n&#039;est pas pomp\u00e9e, mais elle est utilis\u00e9e pour laver le sable et elle est r\u00e9cup\u00e9r\u00e9e dans la m\u00eame fosse. Les conditions soulev\u00e9es dans le contre-affidavit sont intenables, soutient-on.<\/p>\n<p>8. Le savant d\u00e9fenseur du gouvernement a fermement soutenu les conditions contest\u00e9es. On estime qu&#039;ils sont n\u00e9cessaires \u00e0 la protection de l&#039;environnement et \u00e9galement \u00e0 la pr\u00e9servation des eaux souterraines. L&#039;exploitation mini\u00e8re devrait \u00eatre arr\u00eat\u00e9e au niveau des eaux souterraines. En outre, les conditions de distance sont impos\u00e9es pour sauvegarder les int\u00e9r\u00eats des propri\u00e9taires fonciers voisins. Il a \u00e9galement soutenu que le g\u00e9ologue est comp\u00e9tent pour imposer les conditions contest\u00e9es en vertu de l&#039;article R.8 (2)(c), qui stipule que tout permis d&#039;exploitation de carri\u00e8re accord\u00e9 en vertu de l&#039;article R.4 doit \u00eatre soumis \u00e0 d&#039;autres conditions, que l&#039;autorit\u00e9 comp\u00e9tente ou l&#039;agent l&#039;octroi du permis, selon le cas, peut \u00eatre jug\u00e9 n\u00e9cessaire, eu \u00e9gard aux questions qui y sont \u00e9num\u00e9r\u00e9es, ce qui comprend la restriction des op\u00e9rations de surface dans toute zone interdite par toute autorit\u00e9.<\/p>\n<p>9. Certes, des permis de la s\u00e9rie Ext.P1 ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9livr\u00e9s en vertu de la r\u00e8gle R.4 des r\u00e8gles de concession de min\u00e9raux mineurs du Kerala, 1967. Pour de tels permis d&#039;exploitation de carri\u00e8re, les conditions \u00e9num\u00e9r\u00e9es dans la r\u00e8gle R.8 peuvent \u00eatre impos\u00e9es. Pour les baux d&#039;exploitation de carri\u00e8re, les conditions contenues dans R.29 sont susceptibles d&#039;\u00eatre impos\u00e9es. Il est courant que les conditions contest\u00e9es puissent \u00eatre impos\u00e9es en vertu de la R.29, lors de l&#039;octroi d&#039;un bail d&#039;exploitation de carri\u00e8re. Mais, comme le soutient l&#039;avocat des requ\u00e9rants, Me Jobi Jose Kondody, de telles conditions ne sont pas express\u00e9ment autoris\u00e9es par les dispositions de la R.8. Il est \u00e9vident que l&#039;exploitation mini\u00e8re, qu&#039;elle soit r\u00e9alis\u00e9e dans le cadre d&#039;un bail ou d&#039;un permis, a le m\u00eame impact environnemental et, par cons\u00e9quent, le premier d\u00e9fendeur affirme qu&#039;il est comp\u00e9tent pour imposer les conditions n\u00e9cessaires, ind\u00e9pendamment de ce qui est accord\u00e9, qu&#039;il s&#039;agisse d&#039;un permis ou d&#039;un bail. D&#039;apr\u00e8s la d\u00e9claration d\u00e9pos\u00e9e par ledit intim\u00e9, il ressort clairement que les deux conditions sont impos\u00e9es dans l&#039;int\u00e9r\u00eat public et sont n\u00e9cessaires \u00e0 la sauvegarde de l&#039;int\u00e9r\u00eat public. La condition n\u00b02 concernant la distance interdite pour l&#039;exploitation mini\u00e8re, sauvegarde les int\u00e9r\u00eats des propri\u00e9taires fonciers voisins. Le g\u00e9ologue, qui est l&#039;autorit\u00e9 comp\u00e9tente, apr\u00e8s avoir visit\u00e9 la zone pour laquelle les permis sont accord\u00e9s et compte tenu de la nature et de la r\u00e9sistance du sol, a d\u00e9cid\u00e9 d&#039;imposer la condition relative \u00e0 la distance d&#039;exploitation. Il faut donc pr\u00e9sumer que la m\u00eame chose a \u00e9t\u00e9 introduite sur des bases valables, en abordant des param\u00e8tres valides. Les p\u00e9titionnaires n\u2019ont produit aucun \u00e9l\u00e9ment d\u00e9montrant que la condition de distance est irrationnelle. Par cons\u00e9quent, le seul point \u00e0 consid\u00e9rer est de savoir si le g\u00e9ologue est comp\u00e9tent pour imposer la condition dans l\u2019int\u00e9r\u00eat public.<\/p>\n<p>10. La condition n\u00b0 15 concerne l&#039;interdiction d&#039;utiliser des pompes pour l&#039;exploitation mini\u00e8re. D&#039;apr\u00e8s la d\u00e9claration du g\u00e9ologue, il ressort clairement que ladite condition a \u00e9t\u00e9 impos\u00e9e dans l&#039;int\u00e9r\u00eat public. L&#039;intention de l&#039;autorit\u00e9 comp\u00e9tente est que l&#039;exploitation mini\u00e8re soit arr\u00eat\u00e9e lorsque la mine atteint le niveau de la nappe phr\u00e9atique. Cela permettra d\u2019\u00e9viter un gaspillage inutile des eaux souterraines. Bien que les p\u00e9titionnaires aient affirm\u00e9 qu&#039;ils ne pompaient pas l&#039;eau, mais que celle-ci \u00e9tait recycl\u00e9e pour laver le sable, cette affirmation ne peut \u00eatre accept\u00e9e. Il est toujours possible de pomper les eaux souterraines. Ainsi, emp\u00eacher l\u2019utilisation de pompes pour sauvegarder les eaux souterraines est \u00e9videmment une mesure prise dans l\u2019int\u00e9r\u00eat public. Il n&#039;y a pas de limite souterraine, s\u00e9parant les eaux souterraines situ\u00e9es sous les terres des p\u00e9titionnaires de celles des propri\u00e9taires fonciers voisins. Ainsi, tout pompage des eaux souterraines affectera le niveau d\u2019eau des terrains voisins. Compte tenu de la p\u00e9nurie d\u2019eau potable, toute mesure prise pour prot\u00e9ger les eaux souterraines doit \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme \u00e9tant prise dans l\u2019int\u00e9r\u00eat public.<\/p>\n<p>11. Comme indiqu\u00e9 pr\u00e9c\u00e9demment, la question \u00e0 consid\u00e9rer est de savoir si les conditions impos\u00e9es par le g\u00e9ologue doivent \u00eatre consid\u00e9r\u00e9es comme des restrictions non autoris\u00e9es. Je pense que le droit des habitants de la localit\u00e9 \u00e0 disposer d&#039;un environnement d\u00e9cent, d\u00e9coulant de l&#039;article 21 de la Constitution indienne, permettra d&#039;\u00e9viter les restrictions impos\u00e9es. Le nouveau concept de d\u00e9veloppement durable, qui fait d\u00e9sormais partie du droit du pays, aidera certainement \u00e0 d\u00e9cider si les conditions contest\u00e9es doivent \u00eatre maintenues ou non. La Commission mondiale sur l&#039;environnement et le d\u00e9veloppement a observ\u00e9 que le d\u00e9veloppement durable vise \u00e0 r\u00e9pondre aux besoins et aux aspirations de la g\u00e9n\u00e9ration actuelle, sans compromettre la capacit\u00e9 de r\u00e9pondre \u00e0 ceux des g\u00e9n\u00e9rations futures. Toute activit\u00e9 de d\u00e9veloppement sans tenir compte des droits des g\u00e9n\u00e9rations futures ne constitue pas une utilisation durable des terres. Les ressources naturelles ne peuvent pas \u00eatre extraites \u00e0 un rythme plus rapide que la capacit\u00e9 de la nature \u00e0 les r\u00e9g\u00e9n\u00e9rer. Il est absolument n\u00e9cessaire que les qualit\u00e9s fondamentales de la terre soient pr\u00e9serv\u00e9es pour les g\u00e9n\u00e9rations futures. La Cour supr\u00eame a expliqu\u00e9 le concept de \u00ab\u00a0d\u00e9veloppement durable\u00a0\u00bb dans les d\u00e9cisions State of HP c. Ganesh Wood Products ((1995) 6 SCC 363), Vellore Citizens&#039; Welfare Forum c. Union of India ((1996) 5 SCC 647). ). MC Mehta c.Union of India ((1997) 2 SCC 353), MC Mehta c.Union of India ((1997) 3 SCC 715), Delhi Transport Department, Re ((1998) 9 SCC 250), Consumer Education &amp; Research Society c.Union indienne ((2000) 2 SCC 599), Normada Bachao Andolan c.Union indienne ((2000) 10 SCC 664), MC Mehta c.Union indienne ((2001) 4 SCC 577), Bittu Sehgal c.Union indienne ((2001) 9 SCC 181) et MC Mehta c.Union indienne ((2002) 4 SCC 356).<\/p>\n<p>12. Dans l&#039;affaire Vellore Citizens&#039; Welfare Forum c. Union of India ((1996) 5 SCC 647)), la Cour supr\u00eame a statu\u00e9 comme suit\u00a0:<\/p>\n<p>&quot;dix. L\u2019id\u00e9e traditionnelle selon laquelle d\u00e9veloppement et \u00e9cologie s\u2019opposent n\u2019est plus acceptable. Le \u00ab d\u00e9veloppement durable \u00bb est la r\u00e9ponse. Dans la sph\u00e8re internationale, le concept de \u00ab\u00a0d\u00e9veloppement durable\u00a0\u00bb est apparu pour la premi\u00e8re fois dans la D\u00e9claration de Stockholm de 1972. Par la suite, en 1987, le concept a \u00e9t\u00e9 d\u00e9fini par la Commission mondiale sur l&#039;environnement et le d\u00e9veloppement dans son rapport. intitul\u00e9 \u00ab Notre avenir \u00e0 tous \u00bb. La Commission \u00e9tait pr\u00e9sid\u00e9e par Mme GH Brundtland, alors Premier ministre norv\u00e9gien, et \u00e0 ce titre, le rapport est commun\u00e9ment connu sous le nom de \u00ab Rapport Brudtland \u00bb. En 1991, l\u2019Union mondiale pour la nature, le Programme des Nations Unies pour l\u2019environnement et le Fonds mondial pour la nature ont publi\u00e9 conjointement un document intitul\u00e9 \u00ab\u00a0Prendre soin de la Terre\u00a0\u00bb qui est une strat\u00e9gie pour un mode de vie durable. Finalement, eut lieu le Sommet de la Terre tenu en juin 1992 \u00e0 Rio, qui fut le plus grand rassemblement de dirigeants mondiaux jamais vu dans l&#039;histoire \u2013 d\u00e9lib\u00e9rant et \u00e9laborant un plan pour la survie de la plan\u00e8te. Parmi les r\u00e9alisations tangibles de la Conf\u00e9rence de Rio figure la signature de deux conventions, l&#039;une sur la diversit\u00e9 biologique et l&#039;autre sur le changement climatique. Ces conventions ont \u00e9t\u00e9 sign\u00e9es par 153 nations. Les d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s ont \u00e9galement approuv\u00e9 par consensus trois documents non contraignants, \u00e0 savoir une D\u00e9claration sur les principes forestiers, une d\u00e9claration de principes sur la politique environnementale et les initiatives de d\u00e9veloppement et l&#039;Agenda 21, un programme d&#039;action pour le si\u00e8cle prochain dans des domaines tels que la pauvret\u00e9, la population et la pollution. Au cours des deux d\u00e9cennies qui se sont \u00e9coul\u00e9es entre Stockholm et Rio, le \u00ab d\u00e9veloppement durable \u00bb a fini par \u00eatre accept\u00e9 comme un concept viable pour \u00e9radiquer la pauvret\u00e9 et am\u00e9liorer la qualit\u00e9 de la vie humaine tout en respectant la capacit\u00e9 de charge des \u00e9cosyst\u00e8mes qui la soutiennent. Le \u00ab d\u00e9veloppement durable \u00bb, tel que d\u00e9fini par le rapport Brundtland, signifie \u00ab un d\u00e9veloppement qui r\u00e9pond aux besoins du pr\u00e9sent sans compromettre la capacit\u00e9 des g\u00e9n\u00e9rations futures \u00e0 r\u00e9pondre aux leurs \u00bb. Nous n&#039;h\u00e9sitons pas \u00e0 affirmer que le \u00ab\u00a0d\u00e9veloppement durable\u00a0\u00bb, en tant que concept d&#039;\u00e9quilibre entre l&#039;\u00e9cologie et le d\u00e9veloppement, a \u00e9t\u00e9 accept\u00e9 comme faisant partie du droit international coutumier, m\u00eame si ses principales caract\u00e9ristiques doivent encore \u00eatre finalis\u00e9es par les juristes du droit international.<\/p>\n<p>11. Certains des principes essentiels du \u00ab\u00a0d\u00e9veloppement durable\u00a0\u00bb extraits du rapport Brundtland et d&#039;autres documents internationaux sont l&#039;\u00e9quit\u00e9 interg\u00e9n\u00e9rationnelle, l&#039;utilisation et la conservation des ressources naturelles, la protection de l&#039;environnement, le principe de pr\u00e9caution, le principe du pollueur-payeur, l&#039;obligation d&#039;assistance. et Coop\u00e9rer, \u00e9radiquer la pauvret\u00e9 et aider financi\u00e8rement les pays en d\u00e9veloppement. Nous sommes cependant d&#039;avis que le principe de pr\u00e9caution et le principe du pollueur-payeur sont des \u00e9l\u00e9ments essentiels du \u00ab d\u00e9veloppement durable \u00bb. Le principe de pr\u00e9caution \u2013 dans le contexte du droit interne \u2013 signifie\u00a0:<\/p>\n<p>(i) Les mesures environnementales \u2013 prises par le gouvernement de l&#039;\u00c9tat et les autorit\u00e9s statutaires \u2013 doivent anticiper, pr\u00e9venir et s&#039;attaquer aux causes de la d\u00e9gradation de l&#039;environnement.<\/p>\n<p>(ii) Lorsqu&#039;il existe des menaces de dommages graves et irr\u00e9versibles, l&#039;absence de certitude scientifique ne devrait pas servir de pr\u00e9texte pour reporter les mesures visant \u00e0 pr\u00e9venir la d\u00e9gradation de l&#039;environnement.<\/p>\n<p>(iii) Il incombe \u00e0 l&#039;acteur ou \u00e0 l&#039;industriel\/d\u00e9veloppeur de d\u00e9montrer que son action est sans danger pour l&#039;environnement.<\/p>\n<p>12. Le \u00ab principe du pollueur-payeur \u00bb a \u00e9t\u00e9 consid\u00e9r\u00e9 comme un principe judicieux par cette Cour dans l&#039;affaire Indian Council for Enviro-Legal Action c. Union of India ((1996) 3 SCC 212). La Cour a observ\u00e9\u00a0: (CSC p. 246, para 65)<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0\u2026nous sommes d&#039;avis que tout principe \u00e9labor\u00e9 dans ce sens doit \u00eatre simple, pratique et adapt\u00e9 aux conditions existant dans ce pays.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Le tribunal que\u00a0: (CSC p.246, para 65)<\/p>\n<p>\u00ab \u2026.une fois que l&#039;activit\u00e9 exerc\u00e9e est dangereuse ou intrins\u00e8quement dangereuse, la personne qui exerce cette activit\u00e9 est tenue de r\u00e9parer la perte caus\u00e9e \u00e0 toute autre personne par son activit\u00e9, ind\u00e9pendamment du fait qu&#039;elle ait ou non fait preuve de diligence raisonnable dans l&#039;exercice de son activit\u00e9. La r\u00e8gle repose sur la nature m\u00eame de l&#039;activit\u00e9 exerc\u00e9e.<\/p>\n<p>En cons\u00e9quence, les industries polluantes sont \u00ab absolument \u00bb tenues de r\u00e9parer les dommages qu&#039;elles causent aux villageois de la zone touch\u00e9e, au sol et aux eaux souterraines et sont donc tenues de prendre toutes les mesures n\u00e9cessaires pour \u00e9liminer les boues et autres polluants qui s&#039;y trouvent. dans la zone touch\u00e9e \u00bb. Le \u00ab principe du pollueur-payeur \u00bb tel qu&#039;interpr\u00e9t\u00e9 par cette Cour signifie que la responsabilit\u00e9 absolue pour les dommages caus\u00e9s \u00e0 l&#039;environnement s&#039;\u00e9tend non seulement \u00e0 l&#039;indemnisation des victimes de la pollution, mais \u00e9galement au co\u00fbt de restauration de la d\u00e9gradation de l&#039;environnement. La r\u00e9paration de l&#039;environnement endommag\u00e9 fait partie du processus de \u00ab\u00a0d\u00e9veloppement durable\u00a0\u00bb et, en tant que tel, le pollueur est tenu de payer le co\u00fbt \u00e0 l&#039;individu qui en souffre ainsi que le co\u00fbt de la restauration de l&#039;\u00e9cologie endommag\u00e9e.<\/p>\n<p>13. Le principe de pr\u00e9caution et le principe du pollueur-payeur ont \u00e9t\u00e9 accept\u00e9s comme faisant partie de la loi du pays. L&#039;article 21 de la Constitution indienne garantit la protection de la vie et de la libert\u00e9 personnelle. Les articles 47, 48A et 51A(g) de la Constitution sont les suivants\u00a0:<\/p>\n<p>&#039;47. Devoir de l&#039;\u00c9tat d&#039;\u00e9lever le niveau de nutrition et le niveau de vie de sa population et d&#039;am\u00e9liorer la sant\u00e9 publique.- L&#039;\u00c9tat consid\u00e9rera l&#039;\u00e9l\u00e9vation du niveau de nutrition et du niveau de vie de sa population et l&#039;am\u00e9lioration de la sant\u00e9 publique parmi ses principales priorit\u00e9s. et, en particulier, l&#039;Etat s&#039;efforcera de faire interdire la consommation, sauf \u00e0 des fins m\u00e9dicales, de boissons enivrantes et de drogues nocives pour la sant\u00e9.<\/p>\n<p>48A. Protection et am\u00e9lioration de l&#039;environnement et sauvegarde des for\u00eats et de la faune.- L&#039;\u00c9tat s&#039;efforce de prot\u00e9ger et d&#039;am\u00e9liorer l&#039;environnement et de sauvegarder les for\u00eats et la faune du pays.<\/p>\n<p>51A.(g) prot\u00e9ger et am\u00e9liorer l\u2019environnement naturel, y compris les for\u00eats, les lacs, les rivi\u00e8res et la faune, et avoir de la compassion pour les cr\u00e9atures vivantes.<\/p>\n<p>Outre le mandat constitutionnel de prot\u00e9ger et d&#039;am\u00e9liorer l&#039;environnement, il existe de nombreuses lois post-ind\u00e9pendance sur le sujet, mais les textes les plus pertinents pour notre objectif sont\u00a0: la loi sur l&#039;eau (pr\u00e9vention et contr\u00f4le de la pollution), 1974 (la loi sur l&#039;eau), la Loi sur l&#039;air (pr\u00e9vention et contr\u00f4le de la pollution), 1981 (Loi sur l&#039;air) et Loi sur l&#039;environnement (protection), 1986 (Loi sur l&#039;environnement). La loi sur l&#039;eau pr\u00e9voit la constitution du Conseil central de contr\u00f4le de la pollution par le gouvernement central et la constitution des conseils nationaux de contr\u00f4le de la pollution par les diff\u00e9rents gouvernements des \u00c9tats du pays. Les conseils fonctionnent sous le contr\u00f4le des gouvernements concern\u00e9s. La loi sur l&#039;eau interdit l&#039;utilisation de cours d&#039;eau et de puits pour l&#039;\u00e9limination de mati\u00e8res polluantes. Il pr\u00e9voit \u00e9galement des restrictions sur les sorties et le rejet des effluents sans obtenir le consentement de l&#039;Office. Des poursuites et des sanctions ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9vues, notamment des peines d&#039;emprisonnement. La loi sur l&#039;air pr\u00e9voit que le Conseil central de contr\u00f4le de la pollution et le Conseil national de contr\u00f4le de la pollution constitu\u00e9s en vertu de la loi sur l&#039;eau exercent \u00e9galement les pouvoirs et fonctions pr\u00e9vus par la loi sur l&#039;air. La fonction principale des commissions, en vertu de la loi sur l&#039;air, est d&#039;am\u00e9liorer la qualit\u00e9 de l&#039;air et de pr\u00e9venir, contr\u00f4ler et r\u00e9duire la pollution de l&#039;air dans le pays. Nous traiterons de la loi sur l&#039;environnement dans la derni\u00e8re partie de ce jugement.<\/p>\n<p>14. Compte tenu des dispositions constitutionnelles et statutaires mentionn\u00e9es ci-dessus, nous n&#039;h\u00e9sitons pas \u00e0 consid\u00e9rer que le principe de pr\u00e9caution et le principe du pollueur-payeur font partie de la l\u00e9gislation environnementale du pays.<\/p>\n<p>15. M\u00eame autrement, une fois que ces principes seraient accept\u00e9s comme faisant partie du droit international coutumier, il n\u2019y aurait aucune difficult\u00e9 \u00e0 les accepter comme faisant partie du droit interne. C&#039;est une proposition de droit presque accept\u00e9e que les r\u00e8gles du droit international coutumier qui ne sont pas contraires au droit interne seront consid\u00e9r\u00e9es comme ayant \u00e9t\u00e9 incorpor\u00e9es dans le droit interne et seront suivies par les tribunaux. Pour \u00e9tayer, nous pouvons nous r\u00e9f\u00e9rer \u00e0 l&#039;opinion du juge HR Khanna dans ADM c. Shivakant Shukla ((1976) 2 SCC 521), l&#039;affaire Jolly George Varghese ((1980) 2 SCC 360) et l&#039;affaire Gramaphone Co. ((1984) 2 SCC 534). . (C&#039;est nous qui soulignons)<\/p>\n<p>13. Compte tenu de ce qui pr\u00e9c\u00e8de et d\u2019autres jugements, le principe du d\u00e9veloppement durable et les doctrines du \u00ab pollueur-payeur \u00bb et du \u00ab principe de pr\u00e9caution \u00bb font partie de notre droit de l\u2019environnement, qui est construit autour de l\u2019article 21 de la Constitution indienne. Les conditions contest\u00e9es dans cette p\u00e9tition \u00e9crite sont n\u00e9cessaires pour prot\u00e9ger l\u2019environnement. Si chaque propri\u00e9taire foncier, motiv\u00e9 par le profit, creuse sa terre pour gagner du sable, aucune terre, \u00e0 l&#039;exception des fosses, ne sera laiss\u00e9e aux g\u00e9n\u00e9rations futures. Ainsi, les p\u00e9titionnaires doivent arr\u00eater l&#039;exploitation mini\u00e8re, lorsqu&#039;elle atteint le niveau de la nappe phr\u00e9atique et imm\u00e9diatement, toutes les fosses doivent \u00eatre combl\u00e9es, comme le pr\u00e9voit la condition n\u00b016, qui se lit comme suit\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Toutes les fouilles doivent \u00eatre imm\u00e9diatement combl\u00e9es et remises en \u00e9tat.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Le principe du d\u00e9veloppement durable, faisant d\u00e9sormais partie de la jurisprudence environnementale, d\u00e9coulant de l&#039;article 21 de la Constitution indienne, l&#039;\u00c9tat est tenu d&#039;imposer les conditions contest\u00e9es, lors de l&#039;octroi du permis. M\u00eame si de telles conditions ne sont pas mentionn\u00e9es dans les r\u00e8gles des concessions mini\u00e8res mineures du Kerala, l&#039;\u00c9tat peut n\u00e9anmoins les imposer, au vu de l&#039;article 21 de la Constitution indienne. En d&#039;autres termes, m\u00eame si les conditions n\u00b02 et 15 ne sont pas autoris\u00e9es par le R\u00e8glement, elles sont autoris\u00e9es par l&#039;article 21. En cons\u00e9quence, la contestation contre les conditions n\u00b02 et 15 de l&#039;Ext.P1 est rejet\u00e9e.<\/p>\n<p>14. Forts des ordonnances provisoires de cette Cour, les requ\u00e9rants ont entrepris des op\u00e9rations mini\u00e8res sur les terrains concern\u00e9s, \u00e0 l&#039;aide de pompes, au-del\u00e0 du niveau de la nappe phr\u00e9atique. Ainsi, le 1er g\u00e9ologue d\u00e9fendeur devra prendre des mesures imm\u00e9diates pour arr\u00eater l&#039;exploitation mini\u00e8re de toutes les fosses o\u00f9 l&#039;exploitation mini\u00e8re a atteint le niveau des eaux souterraines. \u00c0 la lumi\u00e8re du principe \u00ab\u00a0Les actes de la Cour ne peuvent porter pr\u00e9judice \u00e0 personne\u00a0\u00bb, les requ\u00e9rants sont tenus de remplir imm\u00e9diatement les fosses o\u00f9 l&#039;exploitation mini\u00e8re a \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9e au-del\u00e0 du niveau de la nappe phr\u00e9atique, sur la base des ordonnances provisoires de cette Cour. Ceci, ils sont tenus de le faire \u00e9galement sous la condition n\u00b016 du permis. La doctrine du \u00ab pollueur-payeur \u00bb oblige \u00e9galement les p\u00e9titionnaires \u00e0 combler les fosses. Le 1er d\u00e9fendeur veillera \u00e0 ce que toutes les fosses o\u00f9 l&#039;exploitation a atteint le niveau de la nappe phr\u00e9atique soient class\u00e9es le plus rapidement possible, en tout cas dans un d\u00e9lai de six mois.<\/p>\n<p>15. Tous les titulaires de permis miniers ont sign\u00e9 des accords sur des papiers timbr\u00e9s d&#039;une valeur de Rs.50\/-, acceptant de remplir les fosses une fois l&#039;extraction du sable termin\u00e9e. Le savant d\u00e9fenseur du gouvernement a soulign\u00e9 que de nombreux titulaires de permis ont abandonn\u00e9 les mines une fois l&#039;exploitation termin\u00e9e. Non seulement, en suivant le principe du \u00ab pollueur-payeur \u00bb ; ils sont li\u00e9s par les conditions des permis ainsi que par les accords sign\u00e9s par eux pour remplir le terrain. Mais, si l&#039;un des titulaires de permis, incluant les requ\u00e9rants, ne remblaye pas le terrain une fois l&#039;exploitation mini\u00e8re arr\u00eat\u00e9e, le g\u00e9ologue devra pr\u00e9parer ou faire pr\u00e9parer des estimations, quant au montant requis pour le d\u00e9p\u00f4t des fosses. Ledit montant, y compris l&#039;augmentation des co\u00fbts, le cas \u00e9ch\u00e9ant, lui sera r\u00e9cup\u00e9r\u00e9, en invoquant les dispositions de la Kerala Revenue Recovery Act et les fosses seront combl\u00e9es, en utilisant ledit montant.<\/p>\n<p>La requ\u00eate \u00e9crite est r\u00e9gl\u00e9e comme ci-dessus.<\/p>\n<p>WP(C) n\u00b0 28521, 29084, 35771, 37323 et 38706\/2003 et 2538, 3248, 6660, 8930, 9077, 10292 et 14167\/2004\u00a0:<\/p>\n<p>16. Les faits de ces affaires \u00e9tant identiques, il est ordonn\u00e9 que les instructions \u00e9mises dans le WP(C) 1694\/2004 r\u00e9gissent \u00e9galement ces requ\u00eates \u00e9crites. Ils sont \u00e9limin\u00e9s en cons\u00e9quence.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>IN THE HIGH COURT OF KERALA Hon`ble Justice K.Balakrishnan Nair . Soman vs Geologist. Reported in 2004 (3) KLT 577 . K. Balakrishnan Nair, J. The petitioners are challenging two conditions imposed by the Geologist, while granting the quarrying permits to them for quarrying ordinary sand and brick clay from their properties. 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