{"id":1937,"date":"2013-05-29T18:09:02","date_gmt":"2013-05-30T02:09:02","guid":{"rendered":"https:\/\/elaw.org\/india-mc-mehta-v-union-india-groundwater-case\/"},"modified":"2023-12-11T12:45:25","modified_gmt":"2023-12-11T20:45:25","slug":"india-mc-mehta-v-union-india-groundwater-case","status":"publish","type":"resource","link":"https:\/\/elaw.org\/fr\/resource\/india-mc-mehta-v-union-india-groundwater-case","title":{"rendered":"MC Mehta c.Union indienne (affaire des eaux souterraines)"},"content":{"rendered":"<p>MC Metha<\/p>\n<p>v.<\/p>\n<p>Union de l&#039;Inde<\/p>\n<p>1. Le 20 mars 1996, ce tribunal a pris connaissance de l&#039;article d&#039;actualit\u00e9 sous le titre \u00ab La baisse du niveau des eaux souterraines menace la ville \u00bb, paru dans l&#039;Indian Express du 18 mars 1996. Ce tribunal a adress\u00e9 un avis au Conseil central des eaux souterraines et au Comit\u00e9 de contr\u00f4le de la pollution de Delhi. La nouvelle a \u00e9t\u00e9 port\u00e9e \u00e0 la connaissance de ce tribunal par Me MC Mehta, avocat. Le 3 avril 1996, ce tribunal a adress\u00e9 un avis \u00e0 la municipalit\u00e9 de Delhi et \u00e0 l&#039;entreprise d&#039;\u00e9vacuation des eaux et des \u00e9gouts de Delhi.<\/p>\n<p>2. Le Dr PC Chartuvedi, scientifique \u00ab D \u00bb (directeur), Central Groundwater Board, a d\u00e9pos\u00e9 un affidavit conform\u00e9ment \u00e0 l&#039;ordonnance de cette Cour. Il a d\u00e9clar\u00e9 dans son affidavit qu&#039;\u00e0 partir de 1962, les niveaux d&#039;eau dans le pays ont diminu\u00e9. A tel point qu&#039;au cours des ann\u00e9es 1971-83, la baisse du niveau d&#039;eau a \u00e9t\u00e9 de 4 \u00e0 8 m dans le Territoire de la Capitale Nationale. Le niveau de l&#039;eau a encore baiss\u00e9 de 4 m \u00e0 plus de 8 m au cours de la p\u00e9riode 1983-85. L\u2019une des raisons avanc\u00e9es dans l\u2019affidavit pour expliquer la baisse du niveau de l\u2019eau \u00e9tait l\u2019augmentation du pompage. Compte tenu des faits expos\u00e9s par le Dr Chatuverdi, ce tribunal a adress\u00e9 un avis \u00e0 l&#039;Union indienne par l&#039;interm\u00e9diaire du secr\u00e9taire du minist\u00e8re des Ressources en eau et au gouvernement du NCT de Delhi, par l&#039;interm\u00e9diaire de son secr\u00e9taire en chef. Diverses autorit\u00e9s ont d\u00e9pos\u00e9 des d\u00e9clarations sous serment indiquant la situation factuelle concernant la baisse des niveaux d&#039;eau dans le pays.<\/p>\n<p>3. Ce tribunal, par ordonnance du 4 septembre 1996, a demand\u00e9 au Dr P. Khanna, directeur du NEERI, de faire examiner l&#039;affaire au niveau de l&#039;Institut par des experts dans le domaine et de d\u00e9poser un rapport devant ce tribunal. Le NEERI a \u00e9t\u00e9 invit\u00e9 \u00e0 formuler des suggestions et des recommandations pour contr\u00f4ler la poursuite de la baisse du niveau des eaux souterraines. NEERI a d\u00e9pos\u00e9 le rapport d&#039;examen en date du 23-9-1996 concernant \u00ab La gestion des ressources en eau en Inde, \u00e9tat actuel et paradigme de solution \u00bb. M. Arun Kumar, secr\u00e9taire suppl\u00e9mentaire du minist\u00e8re des Ressources en eau, a d\u00e9pos\u00e9 un affidavit dat\u00e9 du 24 octobre 1996, commentant le rapport NEERI et donnant \u00e9galement un aper\u00e7u g\u00e9n\u00e9ral de la baisse des niveaux d&#039;eau dans le pays ainsi que des divers projets et activit\u00e9s entrepris. par divers minist\u00e8res du gouvernement indien pour surveiller les eaux souterraines. Les paragraphes pertinents de l\u2019affidavit sont les suivants\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab 4.2. On peut souligner que la principale raison de la baisse progressive du niveau des eaux souterraines dans certaines r\u00e9gions du pays est la surexploitation. Actuellement, le contr\u00f4le exerc\u00e9 dans le pays pour r\u00e9glementer l\u2019exploitation des eaux souterraines prend la forme de mesures administratives indirectes adopt\u00e9es par les agences financi\u00e8res institutionnelles qui, dans l\u2019ensemble, insistent sur l\u2019approbation technique des projets par les d\u00e9partements autoris\u00e9s des eaux souterraines des \u00c9tats respectifs. Ces services se penchent \u00e0 leur tour sur les diff\u00e9rents aspects de la disponibilit\u00e9 des eaux souterraines. Un autre contr\u00f4le impos\u00e9 par les agences institutionnelles, b\u00e9n\u00e9ficiant du financement de la Banque nationale pour l&#039;agriculture et le d\u00e9veloppement rural, consiste \u00e0 prescrire des crit\u00e8res d&#039;espacement entre les structures des eaux souterraines. Une autre m\u00e9thode de contr\u00f4le indirect consiste \u00e0 refuser le raccordement \u00e9lectrique des groupes motopompes financ\u00e9s par des pr\u00eats bancaires. Cependant, en l\u2019absence de loi, les mesures administratives n\u2019emp\u00eachent pas les agriculteurs ais\u00e9s de construire des puits dans les zones critiques. Un agriculteur ais\u00e9, gr\u00e2ce \u00e0 son investissement important en capital, peut construire un puits de grande capacit\u00e9 qui affecte les puits peu profonds du quartier. Afin d&#039;arr\u00eater la tendance \u00e0 l&#039;\u00e9puisement et d&#039;\u00e9viter le pr\u00e9l\u00e8vement indiscrimin\u00e9 des eaux souterraines, le Gouvernement indien avait distribu\u00e9 un projet de loi mod\u00e8le aux \u00c9tats\/territoires de l&#039;Union en 1970 pour les aider \u00e0 \u00e9laborer une l\u00e9gislation appropri\u00e9e sur le mod\u00e8le du projet de loi mod\u00e8le pour r\u00e9glementer et contr\u00f4ler l\u2019\u00e9volution des eaux souterraines dans leurs zones respectives.<\/p>\n<p>\u00ab5. Ce paragraphe souligne la n\u00e9cessit\u00e9 de r\u00e9guler et d&#039;extraire les eaux souterraines et met l&#039;accent sur la gestion int\u00e9gr\u00e9e des ressources en eau, y compris la r\u00e9glementation sur l&#039;utilisation des terres et les pratiques agricoles propos\u00e9es, les mod\u00e8les d&#039;\u00e9tablissement humain, etc. Le nombre de blocs surexploit\u00e9s mentionn\u00e9 comme \u00e9tant sup\u00e9rieur \u00e0 120 devra peut-\u00eatre \u00eatre corrig\u00e9. comme 231 blocs, 6 mandals et 12 taluks. En ce qui concerne les probl\u00e8mes de terres d\u00e9grad\u00e9es, le D\u00e9partement de l&#039;Agriculture et de la Coop\u00e9ration met en \u0153uvre des programmes de remise en \u00e9tat des terres d\u00e9grad\u00e9es, notamment les terres alcalines, sodiques et les sols salins. Selon les estimations, 8,53 hectares du pays souffrent d&#039;engorgement, 3,58 millions d&#039;hectares sont sous alcalinit\u00e9 et 5,50 millions d&#039;hectares sont salins et sous salinit\u00e9 c\u00f4ti\u00e8re. Pour le traitement des sols alcalins, un programme de remise en \u00e9tat des sols alcalins, parrain\u00e9 au niveau central, est mis en \u0153uvre dans le pays et couvre les \u00c9tats de l&#039;Haryana, du Pendjab, de l&#039;UP, du MP, du Gujarat et du Rajasthan. En outre, il existe un projet financ\u00e9 par la Banque mondiale avec une d\u00e9pense de Rs 313 crores pour la r\u00e9habilitation des terres sodiques dans l&#039;\u00c9tat de l&#039;UP. De plus, un projet financ\u00e9 par la CEE pour la r\u00e9habilitation des sols alcalins est en cours de mise en \u0153uvre dans les \u00c9tats de l&#039;UP et du Bihar.<\/p>\n<p>4. Ce tribunal a rendu, le 21 novembre 1996, l&#039;ordonnance suivante\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab Nous avons entendu des conseils \u00e9rudits depuis un certain temps. Nous avons \u00e9galement \u00e9t\u00e9 assist\u00e9s par M. IB Karan, secr\u00e9taire adjoint du minist\u00e8re des Ressources en eau du gouvernement indien, M. N. Kitto, directeur du Central Groundwater Board et M. SB Singh, responsable de l&#039;unit\u00e9 d&#039;\u00c9tat de Delhi, Central Groundwater Board. Le conseil d\u2019administration est \u00e9galement pr\u00e9sent.<\/p>\n<p>\u00ab Nous avons examin\u00e9 diverses suggestions dans le but de contr\u00f4ler\/r\u00e9guler les ressources en eaux souterraines. L&#039;une des suggestions \u00e0 l&#039;\u00e9tude est d&#039;accepter la recommandation du NEERI et de constituer une autorit\u00e9 en vertu de l&#039;article 3 (3) de la loi sur l&#039;environnement (protection) de 1986. L&#039;objectif ne peut \u00eatre atteint que s&#039;il peut \u00eatre r\u00e9alis\u00e9 dans toute l&#039;Inde. MIB Karan d\u00e9clare qu&#039;il pr\u00e9parerait une note tenant compte des d\u00e9bats de ce tribunal aujourd&#039;hui, consulterait les autorit\u00e9s concern\u00e9es et reviendrait devant ce tribunal le 28 novembre 1996. Ajourn\u00e9 au 28 novembre 1996. &quot;<\/p>\n<p>Le 5 d\u00e9cembre 1996, cette Cour a rendu l&#039;ordonnance suivante\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab Conform\u00e9ment \u00e0 l&#039;ordonnance de cette Cour dat\u00e9e du 21 novembre 1996, M. Arun Kumar, secr\u00e9taire suppl\u00e9mentaire du minist\u00e8re des Ressources en eau du gouvernement indien, a d\u00e9pos\u00e9 un affidavit dat\u00e9 du 27 novembre 1996. Il est indiqu\u00e9 qu&#039;en raison des raisons donn\u00e9es dans l&#039;affidavit il ne serait pas possible d&#039;avoir un m\u00e9canisme efficace en nommant des autorit\u00e9s en vertu de l&#039;article 3(3) de la loi de 1986 sur l&#039;environnement (protection) (la loi). Nous ne souhaitons pas commenter la position prise dans l\u2019affidavit. Nous sommes \u00e0 premi\u00e8re vue d&#039;avis que la loi \u00e9tant une loi adopt\u00e9e par le Parlement en vertu de l&#039;entr\u00e9e 13, liste 1 lue avec l&#039;article 253 de la Constitution indienne, elle a un effet pr\u00e9pond\u00e9rant. Il n\u2019est pas n\u00e9cessaire que nous abordions cette question.<\/p>\n<p>&quot;M. Mehta nous a pr\u00e9sent\u00e9 un organigramme qui montre que le Conseil central des eaux souterraines a ses bureaux presque partout dans le pays. Le conseil d&#039;administration est compos\u00e9 d&#039;un pr\u00e9sident, de quatre membres, d&#039;un directeur administratif et d&#039;un responsable financier et comptable. Le Conseil compte des directions r\u00e9gionales r\u00e9parties dans tout le pays. Chaque r\u00e9gion dispose d&#039;une capacit\u00e9 fonctionnelle suppl\u00e9mentaire de l&#039;Office central des eaux souterraines. Nous sommes d&#039;avis que le gouvernement central pourrait envisager d&#039;\u00e9mettre une notification constituant l&#039;Office lui-m\u00eame en tant qu&#039;autorit\u00e9 en vertu de l&#039;article 3 (2) de la loi. Avec la notification d\u00e9signant le Conseil comme autorit\u00e9 en vertu de la loi, il disposerait de tous les pouvoirs statutaires en vertu de la loi et serait en mesure d&#039;exercer un contr\u00f4le effectif sur toute l&#039;Inde. Il va sans dire que toute institution\/d\u00e9partement constitu\u00e9 par le gouvernement de l&#039;\u00c9tat peut fonctionner de mani\u00e8re ind\u00e9pendante dans son domaine avec la coop\u00e9ration et sous la direction de l&#039;organisation mise en place par le Conseil central des eaux souterraines. Le savant conseil d\u00e9clare qu\u2019il aurait la r\u00e9ponse du secr\u00e9taire du minist\u00e8re des Ressources en eau d\u2019ici la prochaine date d\u2019audience.<\/p>\n<p>5. M. Arun Kumar, secr\u00e9taire suppl\u00e9mentaire du minist\u00e8re des Ressources en eau du gouvernement indien, a d\u00e9pos\u00e9 un affidavit dat\u00e9 9012-1996. Il est indiqu\u00e9 dans l&#039;affidavit que la suggestion de d\u00e9clarer le Central Groundwater Board comme une autorit\u00e9 en vertu de la loi sur l&#039;environnement (protection) de 1986 (la loi) aux fins de r\u00e9glementation et de contr\u00f4le de l&#039;exploitation des eaux souterraines a \u00e9t\u00e9 examin\u00e9e par le minist\u00e8re des Ressources en eau. et il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cid\u00e9 de se conformer aux suggestions faites par ce tribunal. Il a en outre \u00e9t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9 dans l&#039;affidavit que la pr\u00e9sence organisationnelle de la Commission dans le pays n&#039;est pas suffisamment \u00e9tendue ou ad\u00e9quate pour assumer le fardeau suppl\u00e9mentaire souhait\u00e9 par cette Cour. Il est pr\u00e9cis\u00e9 que la r\u00e9gulation et le contr\u00f4le des eaux souterraines rel\u00e8vent de la responsabilit\u00e9 du gouvernement de l&#039;\u00c9tat, l&#039;eau \u00e9tant une comp\u00e9tence de l&#039;\u00c9tat. En conservant le statut organisationnel actuel du Conseil, il est indiqu\u00e9 que le Conseil devra \u00eatre \u00e9largi et renforc\u00e9 de mani\u00e8re ad\u00e9quate pour lui permettre de s&#039;acquitter de ses responsabilit\u00e9s suppl\u00e9mentaires. L&#039;infrastructure exacte \u00e0 cet effet devra \u00eatre \u00e9labor\u00e9e. L&#039;affidavit indique en outre que le Conseil central des eaux souterraines collaborera et se coordonnera avec les autorit\u00e9s de l&#039;\u00c9tat dans la r\u00e9glementation et le contr\u00f4le de l&#039;exploitation des eaux souterraines.<\/p>\n<p>6. Le NEERI, aux paragraphes 6 et 7 de son rapport, a donn\u00e9 une approche holologique de la gestion des ressources en eau, qui est reproduite ci-dessous\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab 6. Approche holologique de la gestion des ressources en eau. \u2013 Les principales caract\u00e9ristiques de l\u2019approche holologique de la gestion des ressources en eau sont pr\u00e9sent\u00e9es dans la figure 1 et comprennent\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab Des solutions durables aux probl\u00e8mes de ressources en eau et d\u2019utilisation des terres gr\u00e2ce \u00e0 des interventions appropri\u00e9es et des options de gestion de l\u2019offre et de la demande.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0R\u00e9glementation de l&#039;exploitation par le biais de la l\u00e9gislation et d&#039;une administration efficace en mettant l&#039;accent sur la conservation de l&#039;eau, le recyclage\/la r\u00e9utilisation, des restrictions pour garantir l&#039;\u00e9quit\u00e9 de la disponibilit\u00e9 de l&#039;eau et une utilisation pragmatique des terres.<\/p>\n<p>\u00ab La r\u00e9gulation par l&#039;\u00e9ducation, c&#039;est-\u00e0-dire en sensibilisant la population pour permettre sa participation et ses connaissances traditionnelles dans la gestion durable des ressources en eau.<\/p>\n<p>\u00ab La gestion des ressources en eau pour atteindre l\u2019objectif global de d\u00e9veloppement durable justifie des interventions juridiques fond\u00e9es sur le principe d\u2019\u00e9quit\u00e9 inter et intrag\u00e9n\u00e9rationnelle, le principe de pr\u00e9caution, la conservation des ressources naturelles et la protection de l\u2019environnement. Il y a donc des raisons suffisantes de recourir aux articles 3, 4 et 5 de la loi sur l&#039;environnement (protection) de 1986 pour mettre en \u0153uvre une approche \u00e9cologique de la gestion des ressources en eau.<\/p>\n<p>\u00ab Afin de r\u00e9soudre les probl\u00e8mes complexes li\u00e9s \u00e0 la gestion des ressources en eau, il est prudent que le gouvernement central envisage de constituer une autorit\u00e9 en vertu de la loi sur la protection de l&#039;environnement de 1986 et conf\u00e8re \u00e0 cette autorit\u00e9 tous les pouvoirs n\u00e9cessaires pour faire face \u00e0 la situation cr\u00e9\u00e9e par l&#039;\u00e9puisement des ressources en eau. niveaux des eaux souterraines, la diminution des ressources en eaux de surface, la d\u00e9t\u00e9rioration de la qualit\u00e9 des eaux de surface et souterraines et une utilisation d\u00e9sordonn\u00e9e des terres. L&#039;autorit\u00e9 devrait \u00eatre dirig\u00e9e par un retrait\u00e9 (sic) poss\u00e9dant une expertise dans le domaine de l&#039;hydrologie, de l&#039;hydrog\u00e9ologie et des technologies de l&#039;information.<\/p>\n<p>&quot;7. Recommandations : Une autorit\u00e9 centrale de gestion des ressources en eaux souterraines, dont la composition est d\u00e9finie dans la section 6 ci-dessus, avec pour mandat de coordination et de mise en \u0153uvre de toutes les activit\u00e9s de planification, de d\u00e9veloppement, d&#039;allocation, de mise en \u0153uvre, de recherche et de surveillance de toutes les ressources en eau, doit \u00eatre cr\u00e9\u00e9e pour promouvoir l\u2019\u00e9quit\u00e9 intra et interg\u00e9n\u00e9rationnelle, ainsi que pour op\u00e9rationnaliser le principe de pr\u00e9caution dans la gestion durable des ressources en eau. Tous les \u00c9tats doivent constituer des autorit\u00e9s similaires avec des fonctions dans l&#039;\u00c9tat telles que l&#039;Autorit\u00e9 centrale. Le mandat de l\u2019autorit\u00e9 doit inclure les \u00e9l\u00e9ments suivants\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0D\u00e9ployer les bassins fluviaux comme base d&#039;une planification r\u00e9gionale pour une gestion durable des ressources en eau (avec une utilisation proportionn\u00e9e des terres).<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Pr\u00e9parer des plans d&#039;utilisation nationaux \u00e0 moyen et long terme, incluant notamment les pratiques agricoles, les mod\u00e8les d&#039;\u00e9tablissement humain et la topologie industrielle, en consultation avec les minist\u00e8res\/d\u00e9partements concern\u00e9s, sur la base de la capacit\u00e9 r\u00e9gionale de soutien \u00e0 l&#039;eau.<\/p>\n<p>\u00ab\u00c9valuer les pratiques d&#039;irrigation et les modes de culture actuels, en ce qui concerne les cultures \u00e0 forte consommation d&#039;eau, et \u00e9tablir une politique nationale d&#039;utilisation de l&#039;eau \u00e0 des fins agricoles afin d&#039;encourager une utilisation judicieuse des ressources en eau.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Suivre l&#039;examen des niveaux et de la qualit\u00e9 des eaux souterraines, ainsi que de la quantit\u00e9 des eaux de surface, afin de concevoir et de mettre en \u0153uvre des strat\u00e9gies pragmatiques au niveau des plans et des programmes\u00a0;<\/p>\n<p>\u00ab Assurer le maintien des d\u00e9bits minimaux des rivi\u00e8res afin de garantir le droit des riverains \u00e0 prot\u00e9ger les plaines inondables, ainsi que de prot\u00e9ger les fonctions \u00e9cologiques vitales des rivi\u00e8res ;<\/p>\n<p>\u00ab Assurer la faisabilit\u00e9 technico-\u00e9conomique et mettre en \u0153uvre des programmes de r\u00e9utilisation des eaux us\u00e9es trait\u00e9es de mani\u00e8re appropri\u00e9e pour l&#039;agriculture, la r\u00e9utilisation des eaux us\u00e9es industrielles comme eaux de traitement industriel, l&#039;utilisation des eaux us\u00e9es trait\u00e9es dans la foresterie sociale et les parcs publics dans les zones municipales et la r\u00e9utilisation des eaux us\u00e9es trait\u00e9es dans de nouveaux complexes d&#039;habitation \u00e0 usage non consommateur\u00a0;<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Prot\u00e9ger, conserver et augmenter les structures traditionnelles de r\u00e9tention d&#039;eau\u00a0;<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Prot\u00e9ger, conserver et augmenter les zones humides naturelles et artificielles du pays\u00a0;<\/p>\n<p>\u00ab Promouvoir la collecte de l&#039;eau de pluie dans les pratiques des \u00e9tablissements humains, en particulier dans les villes de plus de 10 lakh d&#039;habitants dans les r\u00e9gions arides\/semi-arides\u00a0;<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Promouvoir et mettre en \u0153uvre des technologies modernes et traditionnelles de collecte de l&#039;eau afin de garantir des d\u00e9penses minimales dans l&#039;exploitation des eaux souterraines\u00a0;<\/p>\n<p>\u00ab Concevoir et mettre en \u0153uvre des programmes visant \u00e0 arr\u00eater les taux alarmants de diminution du niveau de neige dans le pays ;<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Assurer le traitement du bassin versant, y compris la construction de barrages de contr\u00f4le, le regroupement des courbes de niveau, le contr\u00f4le de l&#039;\u00e9rosion des berges des rivi\u00e8res et la plantation d&#039;esp\u00e8ces d&#039;arbres end\u00e9miques \u00e0 croissance rapide pour arr\u00eater la perte de sol et d&#039;eau dans tous les bassins fluviaux\u00a0;<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Assurer la mise en \u0153uvre de programmes de boisement pour atteindre un minimum de 33% de couverture foresti\u00e8re conform\u00e9ment \u00e0 la politique foresti\u00e8re nationale de 1988\u00a0;<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Pr\u00e9parer et mettre en \u0153uvre des lignes directrices sur la structure des tarifs de l&#039;eau pour diverses utilisations de l&#039;eau, proportionnelles \u00e0 la production et \u00e0 la valeur de raret\u00e9 de la ressource\u00a0;<\/p>\n<p>&quot;Assurer la participation communautaire en vue d&#039;exploiter les connaissances traditionnelles \u00e0 toutes les \u00e9tapes de l&#039;approche holologique de la gestion des ressources en eau.&quot;<\/p>\n<p>7. MM. MC Mehta et Ranjit Kumar ont estim\u00e9 que, compte tenu de la baisse du niveau des eaux souterraines dans tout le pays, il est n\u00e9cessaire de r\u00e9glementer le pr\u00e9l\u00e8vement des eaux souterraines. Il est sans aucun doute exact qu&#039;il existe dans certains \u00c9tats des l\u00e9gislations r\u00e9glementant le d\u00e9veloppement des ressources en eau, mais dans l&#039;ensemble, les eaux souterraines sont exploit\u00e9es dans tout le pays sans aucune r\u00e9glementation. Le NEERI a donc sugg\u00e9r\u00e9 \u00e0 juste titre dans son rapport qu&#039;une autorit\u00e9 en vertu de la loi soit constitu\u00e9e avec les pouvoirs n\u00e9cessaires pour faire face \u00e0 la situation cr\u00e9\u00e9e par l&#039;\u00e9puisement des niveaux d&#039;eau souterraine, la diminution des ressources en eaux de surface, la d\u00e9t\u00e9rioration de la qualit\u00e9 des eaux de surface et souterraines. et une utilisation al\u00e9atoire des terres.<\/p>\n<p>8. Nous ordonnons donc et dirigeons comme ci-dessous.<\/p>\n<p>9. Le gouvernement central du minist\u00e8re de l&#039;Environnement et des For\u00eats constituera le Conseil central des eaux souterraines en tant qu&#039;autorit\u00e9 en vertu de l&#039;article 3 (3) de la loi. L&#039;Autorit\u00e9 ainsi constitu\u00e9e exerce tous les pouvoirs pr\u00e9vus par la Loi n\u00e9cessaires aux fins de r\u00e9glementation et de contr\u00f4le de la gestion et de l&#039;am\u00e9nagement des eaux souterraines. Le gouvernement central conf\u00e8re \u00e0 l&#039;Autorit\u00e9 le pouvoir de donner des instructions en vertu de l&#039;article 5 de la loi ainsi que le pouvoir de prendre de telles mesures ou d&#039;\u00e9mettre des ordonnances concernant toutes les questions mentionn\u00e9es au paragraphe (2) de l&#039;article 3 de la loi.<\/p>\n<p>10. Nous pr\u00e9cisons que la Commission ayant \u00e9t\u00e9 constitu\u00e9e en Autorit\u00e9 en vertu de l&#039;article 3(3) de la Loi, elle peut recourir aux dispositions p\u00e9nales contenues dans les articles 15 \u00e0 21 de la Loi.<\/p>\n<p>11. Le Dr PC Chaturvedi et M. Arun Kumar ont d\u00e9clar\u00e9 dans leurs affidavits respectifs que le pompage intensif et non r\u00e9glement\u00e9 de l&#039;eau est principalement responsable de la baisse des niveaux d&#039;eau du pays.<\/p>\n<p>12. L&#039;objectif principal de la constitution de l&#039;Office en tant qu&#039;autorit\u00e9 est la n\u00e9cessit\u00e9 urgente de r\u00e9glementer le forage et le pr\u00e9l\u00e8vement aveugles des eaux souterraines dans le pays. Nous ne doutons pas que l&#039;Autorit\u00e9 ainsi constitu\u00e9e s&#039;int\u00e9ressera \u00e0 cet aspect urgent de la question et \u00e9mettra les orientations r\u00e9glementaires n\u00e9cessaires en vue de pr\u00e9server et de prot\u00e9ger les eaux souterraines. Cet aspect pourrait \u00eatre abord\u00e9 par l&#039;Autorit\u00e9 de mani\u00e8re urgente.<\/p>\n<p>13\u2026\u2026.<\/p>\n<p>14\u2026\u2026.<\/p>\n<p>\n&nbsp;<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>M.C. Metha v. Union of India 1. This court on 20-3-1996 took notice of the news item under the caption \u201cFalling Groundwater Level Threatens City,\u201d appearing in the Indian Express of 18-3-1996. This court issued notice to the Central Groundwater Board and the Delhi Pollution Control Committee. 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