{"id":1897,"date":"2013-05-29T18:06:54","date_gmt":"2013-05-30T02:06:54","guid":{"rendered":"https:\/\/elaw.org\/india-mc-mehta-v-union-india-wp-127391985-19860217-oleum-gas-leak-case\/"},"modified":"2023-12-11T12:45:35","modified_gmt":"2023-12-11T20:45:35","slug":"india-mc-mehta-v-union-india-wp-127391985-19860217-oleum-gas-leak-case","status":"publish","type":"resource","link":"https:\/\/elaw.org\/fr\/resource\/india-mc-mehta-v-union-india-wp-127391985-19860217-oleum-gas-leak-case","title":{"rendered":"MC Mehta c.Union indienne, WP 12739\/1985 (17\/02\/1986) (Affaire de fuite de gaz d&#039;ol\u00e9um)"},"content":{"rendered":"<p>MC Mehta et un autre<\/p>\n<p>Contre<\/p>\n<p>Union de l&#039;Inde et autres<\/p>\n<p>Shriram Foods and Fertilizer Industries et un autre<\/p>\n<p>Contre<\/p>\n<p>Union de l&#039;Inde et autres<\/p>\n<p>Requ\u00eates civiles n\u00b0 12739 de 1985 et 26 de 1986<\/p>\n<p>(CJI PN Bhagwati, GL Oza, DP Madon JJ)<\/p>\n<p>17.02.1986<\/p>\n<p>JUGEMENT<\/p>\n<p>PN BHAGWATI, CJ \u2013<\/p>\n<p>1. La requ\u00eate \u00e9crite n\u00b0 12739 de 1985, d\u00e9pos\u00e9e dans le cadre d&#039;un litige d&#039;int\u00e9r\u00eat public, soul\u00e8ve des questions fondamentales concernant la port\u00e9e r\u00e9elle des articles 21 et 32 de la Constitution, les principes et les normes pour d\u00e9terminer la responsabilit\u00e9 des grandes entreprises engag\u00e9es. dans la fabrication et la vente de produits dangereux, sur quelle base les dommages en cas de responsabilit\u00e9 devraient \u00eatre quantifi\u00e9s et si ces grandes entreprises devraient \u00eatre autoris\u00e9es \u00e0 continuer \u00e0 fonctionner dans des zones dens\u00e9ment peupl\u00e9es et si elles sont autoris\u00e9es \u00e0 fonctionner ainsi, quelles mesures doivent \u00eatre prises prises dans le but de r\u00e9duire au minimum le risque pour les ouvriers et la communaut\u00e9 vivant dans le quartier. Ces questions soulev\u00e9es par le p\u00e9titionnaire sont de la plus haute importance, d&#039;autant plus qu&#039;\u00e0 la suite de la fuite de gaz MIC de l&#039;usine Union Carbide \u00e0 Bhopal, les avocats, les juges et les juristes s&#039;interrogent consid\u00e9rablement sur les contr\u00f4les, que ce soit par le biais de d\u00e9localisation ou par l&#039;installation de dispositifs de s\u00e9curit\u00e9 ad\u00e9quats, doivent \u00eatre impos\u00e9s aux entreprises employant des technologies dangereuses et produisant des substances toxiques ou dangereuses et si un liquide ou un gaz s&#039;\u00e9chappe qui est nocif pour les ouvriers et les personnes vivant dans les zones environnantes, en raison de n\u00e9gligence ou autre, quelle est l&#039;\u00e9tendue de la responsabilit\u00e9 de ces soci\u00e9t\u00e9s et quels recours peuvent \u00eatre imagin\u00e9s pour faire respecter cette responsabilit\u00e9 en vue d&#039;assurer le paiement des dommages aux personnes touch\u00e9es par une telle fuite de liquide ou de gaz. Ces questions se posent dans le cas pr\u00e9sent puisque les 4 et 6 d\u00e9cembre 1985, il y a eu certes une fuite de gaz d&#039;ol\u00e9um d&#039;une des unit\u00e9s de Shriram Foods and Fertilizer Industries et que suite \u00e0 cette fuite, plusieurs personnes ont \u00e9t\u00e9 touch\u00e9es et selon le p\u00e9titionnaire et de l&#039;Association du Barreau de Delhi, un avocat exer\u00e7ant aupr\u00e8s des tribunaux Tis Hazari est d\u00e9c\u00e9d\u00e9. Nous proposons d&#039;entendre ult\u00e9rieurement des arguments d\u00e9taill\u00e9s sur ces questions. Mais une question urgente que nous devons trancher imm\u00e9diatement est de savoir si nous devons autoriser le red\u00e9marrage de l\u2019usine de chlore caustique de Shriram Foods and Fertilizers Industries et c\u2019est la question que nous allons trancher dans ce jugement.<\/p>\n<p>2. Delhi Cloth Mills Ltd. est une soci\u00e9t\u00e9 anonyme dont le si\u00e8ge social est \u00e0 Delhi. Elle g\u00e8re une entreprise appel\u00e9e Shriram Foods and Fertilizer Industries et cette entreprise compte plusieurs unit\u00e9s engag\u00e9es dans la fabrication de soude caustique, de chlore, d&#039;acide chlorhydrique, de poudre de blanchiment stable, de superphosphate, de vanaspati, de savon, d&#039;acide sulfurique, d&#039;alun, de sulfate de sodium anhydre, d&#039;hypochlorite de test \u00e9lev\u00e9. et terre active. Ces diff\u00e9rentes unit\u00e9s sont toutes install\u00e9es dans un seul complexe situ\u00e9 sur environ 76 acres et sont entour\u00e9es de colonies dens\u00e9ment peupl\u00e9es telles que Punjabi Bagh, West Patel Nagar, Karampura, Ashok Vihar, Tri Nagar et Shastri Nagar et dans un rayon de 3 kilom\u00e8tres. de ce complexe, il y a une population d&#039;environ 2 00 000 habitants. Nous ne nous int\u00e9ressons dans cet ordre qu&#039;\u00e0 l&#039;usine de chlore caustique. Cette usine a \u00e9t\u00e9 mise en service en 1949 et compte environ 263 employ\u00e9s, y compris les cadres, les superviseurs, le personnel et les ouvriers. Il semble que jusqu&#039;\u00e0 la trag\u00e9die de Bhopal, personne, ni la direction de Shriram Foods and Fertilizer Industries (ci-apr\u00e8s d\u00e9nomm\u00e9e \u00ab Shriram \u00bb) ni le gouvernement ne semblait s&#039;\u00eatre pr\u00e9occup\u00e9 du caract\u00e8re dangereux de l&#039;usine de chlore caustique de Shriram. Mais il semble que la catastrophe de Bhopal ait secou\u00e9 la l\u00e9thargie de chacun et d\u00e9clench\u00e9 un nouveau regain de conscience et que chaque gouvernement ait \u00e9t\u00e9 alert\u00e9 de la n\u00e9cessit\u00e9 d&#039;examiner si les industries employant des technologies dangereuses et produisant des produits dangereux \u00e9taient dot\u00e9es d&#039;un syst\u00e8me de s\u00e9curit\u00e9 et de pollution appropri\u00e9 et ad\u00e9quat. dispositifs de contr\u00f4le et s&#039;ils repr\u00e9sentaient un danger pour les ouvriers et la communaut\u00e9 vivant \u00e0 proximit\u00e9. Le minist\u00e8re du Travail du gouvernement indien a donc charg\u00e9 &quot;Technica&quot;, une soci\u00e9t\u00e9 de consultants, de scientifiques et d&#039;ing\u00e9nieurs du Royaume-Uni, de visiter l&#039;usine de chlore caustique de Shriram et de r\u00e9diger un rapport sur les domaines de pr\u00e9occupation et les probl\u00e8mes potentiels li\u00e9s \u00e0 cette plante. Le Dr Slater a visit\u00e9 l&#039;usine de chlore caustique pour le compte de Technica entre juin et juillet 1985 et a soumis un rapport au gouvernement indien r\u00e9sumant les premi\u00e8res impressions form\u00e9es au cours de sa visite et du dialogue ult\u00e9rieur avec la direction et avec un certain M. Harries. Ce rapport n&#039;\u00e9tait certes pas une \u00e9tude technique approfondie, mais il exposait les conclusions pr\u00e9liminaires du Dr Slater concernant les domaines de pr\u00e9occupation et les probl\u00e8mes potentiels. Nous ne proposons pas de nous appuyer beaucoup sur ce rapport puisqu&#039;il s&#039;agit d&#039;un rapport pr\u00e9liminaire.<\/p>\n<p>3. Il semble qu&#039;une question ait \u00e9t\u00e9 soulev\u00e9e au Parlement au cours du mois de mars 1985 au sujet de la possibilit\u00e9 d&#039;une fuite importante de chlore liquide de l&#039;unit\u00e9 de chlore caustique de Shriram et d&#039;un danger pour la vie de milliers de travailleurs et d&#039;autres personnes. Le Ministre des produits chimiques et des engrais, en r\u00e9ponse \u00e0 cette question, a d\u00e9clar\u00e9 devant la Chambre que le gouvernement indien \u00e9tait pleinement conscient du probl\u00e8me des risques li\u00e9s aux proc\u00e9d\u00e9s dangereux et toxiques et a assur\u00e9 la Chambre que les mesures n\u00e9cessaires pour assurer le respect des les normes de s\u00e9curit\u00e9 seraient adopt\u00e9es rapidement dans l&#039;int\u00e9r\u00eat des travailleurs et du grand public. Conform\u00e9ment \u00e0 cette assurance, l&#039;administration de Delhi a constitu\u00e9 un comit\u00e9 d&#039;experts compos\u00e9 de Shri Manmohan Singh, directeur en chef d&#039;IPCL, Baroda, en tant que pr\u00e9sident et de 3 autres personnes en tant que membres pour examiner l&#039;existence de mesures de s\u00e9curit\u00e9 et de contr\u00f4le de la pollution couvrant tous les aspects tels que le stockage. , la fabrication et la manipulation du chlore \u00e0 Shriram et de sugg\u00e9rer les mesures n\u00e9cessaires pour renforcer les dispositifs de s\u00e9curit\u00e9 et de contr\u00f4le de la pollution en vue d&#039;\u00e9liminer les risques pour la communaut\u00e9. Le comit\u00e9 Manmohan Singh a visit\u00e9 l&#039;usine de chlore caustique et inspect\u00e9 diverses op\u00e9rations, notamment les r\u00e9servoirs de stockage, les cylindres et les tonnes, et a obtenu des informations d\u00e9taill\u00e9es de la direction et, apr\u00e8s une enqu\u00eate approfondie et exhaustive, a soumis son rapport au gouvernement. Ce rapport est un rapport d\u00e9taill\u00e9 traitant exclusivement de l&#039;usine de chlore caustique et il faut donc s&#039;y fier dans une large mesure. Le comit\u00e9 Manmohan Singh a formul\u00e9 diverses recommandations dans ce rapport concernant les mesures de s\u00e9curit\u00e9 et de contr\u00f4le de la pollution en vue de minimiser les risques pour les ouvriers et le public et, \u00e9videmment, l&#039;usine de chlore caustique ne peut \u00eatre autoris\u00e9e \u00e0 red\u00e9marrer \u00e0 moins que ces recommandations ne soient strictement compil\u00e9es par la direction de Shriram.<\/p>\n<p>4. Or, le 4 d\u00e9cembre 1985, une fuite importante de gaz d&#039;ol\u00e9um s&#039;est produite dans l&#039;une des unit\u00e9s de Shriram et cette fuite a touch\u00e9 un grand nombre de personnes, tant parmi les ouvriers que parmi le public et, selon le p\u00e9titionnaire, un L&#039;avocat exer\u00e7ant aupr\u00e8s des tribunaux de Tis Hazari est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 des suites de l&#039;inhalation de gaz ol\u00e9um. La fuite est due \u00e0 l&#039;\u00e9clatement du r\u00e9servoir contenant du gaz ol\u00e9um, suite \u00e0 l&#039;effondrement de la structure sur laquelle il \u00e9tait mont\u00e9, ce qui a provoqu\u00e9 une frayeur parmi les personnes r\u00e9sidant dans cette zone. A peine la population \u00e9tait-elle sortie du choc de ce d\u00e9sastre que, deux jours plus tard, une autre fuite, bien que mineure cette fois, se produisait \u00e0 la suite de l&#039;\u00e9chappement de gaz d&#039;ol\u00e9um par les joints d&#039;une canalisation. La r\u00e9ponse imm\u00e9diate de l&#039;administration de Delhi \u00e0 ces deux fuites a \u00e9t\u00e9 la prise d&#039;une ordonnance dat\u00e9e du 6 d\u00e9cembre 1985 par le magistrat du district de Delhi, en vertu du paragraphe (1) de l&#039;article 133 du Code de proc\u00e9dure p\u00e9nale, ordonnant et exigeant que Shriram deux jours \u00e0 compter de la date d&#039;\u00e9mission de l&#039;ordre de cesser d&#039;exercer l&#039;occupation de la fabrication et de la transformation de produits chimiques et de gaz dangereux et mortels, notamment le chlore, l&#039;ol\u00e9um, le superchlore, le phosphate, etc. dans leur \u00e9tablissement \u00e0 Delhi et dans les 7 jours pour retirer ces produits chimiques et gaz dudit endroit et de ne pas les conserver ou les stocker \u00e0 nouveau au m\u00eame endroit ou de compara\u00eetre le 17 d\u00e9cembre 1985 devant le tribunal du magistrat du district de Delhi pour justifier pourquoi l&#039;ordonnance ne devrait pas \u00eatre ex\u00e9cut\u00e9e. Lorsque nous avons examin\u00e9 les requ\u00eates en audience le 7 d\u00e9cembre 1985, notre attention a \u00e9t\u00e9 attir\u00e9e sur cette ordonnance rendue par le magistrat du district de Delhi le 6 d\u00e9cembre 1985 et, en parcourant l&#039;ordonnance, nous avons soulign\u00e9 ses insuffisances qui avaient pour effet de pratiquement vaincre l&#039;urgence des mesures \u00e0 prendre. Nous avions auparavant nomm\u00e9 une \u00e9quipe d&#039;experts pour visiter l&#039;usine de chlore caustique de Shriram et pour signaler si les recommandations du comit\u00e9 Manmohan Singh avaient \u00e9t\u00e9 mises en \u0153uvre par la direction et cette \u00e9quipe d&#039;experts nous a fait rapport oralement lors de l&#039;audience du 7 d\u00e9cembre. 1985 qu&#039;ils n&#039;avaient pu inspecter l&#039;usine que quelques heures et que cette inspection superficielle a montr\u00e9 que bon nombre des recommandations du comit\u00e9 Manmohan Singh semblaient avoir \u00e9t\u00e9 respect\u00e9es et que deux r\u00e9servoirs d&#039;une centaine de tonnes pour le stockage du chlore qui constituait un \u00e9l\u00e9ment majeur d\u2019al\u00e9a ou de risque avait \u00e9t\u00e9 vid\u00e9e. \u00c9tant donn\u00e9 que cette inspection effectu\u00e9e par l&#039;\u00e9quipe d&#039;experts devait n\u00e9cessairement \u00eatre tr\u00e8s pr\u00e9cipit\u00e9e et superficielle faute de temps suffisant, nous avons ajourn\u00e9 la requ\u00eate le 13 d\u00e9cembre 1985 en indiquant que le p\u00e9titionnaire aurait le droit de nommer sa propre \u00e9quipe d&#039;experts. des experts qui seraient autoris\u00e9s \u00e0 acc\u00e9der \u00e0 l&#039;usine de chlore caustique afin de v\u00e9rifier si les diff\u00e9rentes recommandations du Comit\u00e9 Manmohan Singh ont \u00e9t\u00e9 mises en \u0153uvre ou non et s&#039;il existe d&#039;autres inconv\u00e9nients ou d\u00e9ficiences susceptibles de mettre en danger la vie des ouvriers et du public . Nous avons \u00e9galement, en vue d&#039;acc\u00e9l\u00e9rer le traitement des demandes d&#039;indemnisation au nom des victimes de fuites de gaz d&#039;ol\u00e9um, nomm\u00e9 le magistrat m\u00e9tropolitain en chef comme officier devant lequel les demandes d&#039;indemnisation peuvent \u00eatre d\u00e9pos\u00e9es par les personnes touch\u00e9es par une fuite de gaz d&#039;ol\u00e9um au cours du processus. des deux incidents mentionn\u00e9s ci-dessus et nous avons fix\u00e9 un d\u00e9lai de quatre semaines dans lequel une telle demande d&#039;indemnisation peut \u00eatre d\u00e9pos\u00e9e aupr\u00e8s du magistrat m\u00e9tropolitain en chef de Delhi. Nous pouvons souligner que par la suite, par une ordonnance du 16 janvier 1986, nous avons prolong\u00e9 le d\u00e9lai de d\u00e9p\u00f4t des demandes d&#039;indemnisation jusqu&#039;au 31 janvier 1986. Nous avons \u00e9galement, par nos ordonnances du 10 janvier 1986 et du 21 janvier 1986, donn\u00e9 une instruction suppl\u00e9mentaire selon laquelle ceux qui d\u00e9posent des demandes d&#039;indemnisation aupr\u00e8s du magistrat m\u00e9tropolitain en chef de Delhi devraient \u00eatre examin\u00e9s par une \u00e9quipe d&#039;experts m\u00e9dicaux et cette t\u00e2che a \u00e9t\u00e9 confi\u00e9e au secr\u00e9taire du Conseil d&#039;aide et de conseil juridique de l&#039;\u00c9tat de Delhi. Cette instruction a \u00e9t\u00e9 donn\u00e9e par nous en vue de garantir que des preuves m\u00e9dicales contemporaines des blessures subies par les demandeurs et de la cause de ces blessures soient disponibles \u00e0 l&#039;appui des demandes d&#039;indemnisation d\u00e9pos\u00e9es par les victimes de fuite de gaz d&#039;ol\u00e9um.<\/p>\n<p>5. Conform\u00e9ment \u00e0 la libert\u00e9 que nous avons accord\u00e9e, le p\u00e9titionnaire a nomm\u00e9 un comit\u00e9 d&#039;experts compos\u00e9 du Dr GD Agarwal, du professeur T. Shivaji Rao et de Shri Purkayastha. Ce comit\u00e9, que nous appellerons ci-apr\u00e8s \u00ab Comit\u00e9 Agarwal \u00bb, a visit\u00e9 l&#039;usine de chlore caustique et a soumis un rapport \u00e0 cette Cour dans lequel il a soulign\u00e9 nos diverses insuffisances dans l&#039;usine et a exprim\u00e9 l&#039;opinion qu&#039;il n&#039;\u00e9tait pas possible d&#039;\u00e9liminer les risques. au public tant que l&#039;usine reste \u00e0 son emplacement actuel.<\/p>\n<p>6. Etant donn\u00e9 que des opinions divergentes ont \u00e9t\u00e9 exprim\u00e9es devant nous sur la question de savoir si l&#039;usine de chlore caustique devait \u00eatre autoris\u00e9e \u00e0 red\u00e9marrer sans aucun danger ou risque r\u00e9el pour les ouvriers et le public en g\u00e9n\u00e9ral, nous avons pens\u00e9 qu&#039;il \u00e9tait souhaitable de nommer un commissaire ind\u00e9pendant. \u00e9quipe d&#039;experts pour nous assister dans cette t\u00e2che. En cons\u00e9quence, par ordonnance du 18 d\u00e9cembre 1985, nous avons constitu\u00e9 un comit\u00e9 d&#039;experts compos\u00e9 du Dr Nilay Choudhary comme pr\u00e9sident et du Dr Aghoramurty et de MRK Garg comme membres pour inspecter l&#039;usine de chlore caustique et soumettre un rapport au tribunal sur les trois points suivants :<\/p>\n<p>1. L&#039;usine peut-elle \u00eatre autoris\u00e9e \u00e0 reprendre ses op\u00e9rations dans son \u00e9tat et dans son \u00e9tat actuels ?<\/p>\n<p>2. Dans la n\u00e9gative, quelles mesures doivent \u00eatre adopt\u00e9es \u00e0 cette fin contre les risques ou les possibilit\u00e9s de fuites, d&#039;explosion, de pollution de l&#039;air et de l&#039;eau, etc. ?<\/p>\n<p>3. Combien de dispositifs de s\u00e9curit\u00e9 contre les risques et possibilit\u00e9s ci-dessus existent actuellement dans l&#039;usine et lesquels, bien que n\u00e9cessaires, ne sont pas install\u00e9s dans l&#039;usine ?<\/p>\n<p>7. Ce comit\u00e9 d&#039;experts, que nous appellerons ci-apr\u00e8s, par commodit\u00e9, \u00ab Comit\u00e9 Nilay Choudhary \u00bb, a visit\u00e9 l&#039;usine de chlore caustique le 28 d\u00e9cembre 1985 et apr\u00e8s avoir examin\u00e9 les rapports du Dr Slater, du Comit\u00e9 Manmohan Singh et Le comit\u00e9 Agarwal et l&#039;audition des parties ont pr\u00e9sent\u00e9 un rapport au tribunal exposant 14 recommandations qui, \u00e0 son avis, devaient \u00eatre respect\u00e9es par la direction afin de minimiser les risques dus \u00e0 une \u00e9ventuelle fuite de chlore. Le comit\u00e9 Nilay Choudhary a soulign\u00e9 qu&#039;il \u00e9tait d&#039;accord avec les recommandations formul\u00e9es dans le rapport du comit\u00e9 Manmohan Singh qui \u00e9taient de nature exhaustive et qu&#039;il \u00e9tait \u00e9vident que les recommandations formul\u00e9es par lui dans son rapport \u00e9taient des recommandations suppl\u00e9mentaires en plus de celles contenues dans le comit\u00e9 Manmohan Singh. le rapport.<\/p>\n<p>8. Nous disposons ainsi de deux rapports majeurs, l&#039;un du Comit\u00e9 Manmohan Singh et l&#039;autre du Comit\u00e9 Nilay Choudhary, exposant les recommandations qui doivent \u00eatre respect\u00e9es par la direction de Shriram afin de minimiser le danger ou le risque que pose l&#039;usine de chlore caustique. aux ouvriers et au public. La question est de savoir si ces recommandations ont \u00e9t\u00e9 respect\u00e9es par la direction de Shriram, car ce n&#039;est que si ces recommandations ont \u00e9t\u00e9 mises en \u0153uvre que l&#039;on pourra \u00e9ventuellement envisager s&#039;il convient d&#039;autoriser le red\u00e9marrage de l&#039;usine de chlore caustique.<\/p>\n<p>9. Il existe \u00e9galement un autre rapport auquel nous devons nous r\u00e9f\u00e9rer \u00e0 cet \u00e9gard : il s&#039;agit du rapport r\u00e9dig\u00e9 par le comit\u00e9 d&#039;experts nomm\u00e9 par le lieutenant-gouverneur de Delhi \u00e0 la suite de la fuite de gaz d&#039;ol\u00e9um le 4 d\u00e9cembre 1985. Depuis la fuite de gaz d&#039;ol\u00e9um a suscit\u00e9 de s\u00e9rieuses inqui\u00e9tudes dans l&#039;opinion publique, le lieutenant-gouverneur de Delhi a constitu\u00e9 un comit\u00e9 d&#039;experts compos\u00e9 de Shri NK Seturaman en tant que pr\u00e9sident et de quatre autres experts en tant que membres pour examiner les causes du d\u00e9versement d&#039;ol\u00e9um et ses cons\u00e9quences, afin d&#039;examiner si l&#039;inspection et les proc\u00e9dures de s\u00e9curit\u00e9 prescrites par les lois et r\u00e8gles en vigueur ont \u00e9t\u00e9 suivies par Shriram, pour d\u00e9terminer la responsabilit\u00e9 en cas de fuite de gaz d&#039;ol\u00e9um, pour examiner les plans d&#039;urgence et les mesures de confinement des risques en cas d&#039;apparition de telles situations et pour l&#039;\u00e9limination de la pollution, examiner tout autre aspect pouvant avoir une incidence sur la s\u00e9curit\u00e9, le contr\u00f4le de la pollution et les risques pour le public provenant de l&#039;usine de Shriram, formuler des recommandations sp\u00e9cifiques en vue de parvenir \u00e0 des mesures efficaces de contr\u00f4le de la pollution et de s\u00e9curit\u00e9 dans l&#039;usine et indiquer si l&#039;usine devrait \u00eatre d\u00e9plac\u00e9 de son emplacement actuel dans une zone dens\u00e9ment peupl\u00e9e. Ce comit\u00e9, que nous appellerons ci-apr\u00e8s \u00ab Comit\u00e9 Seturaman \u00bb, a effectu\u00e9 une inspection sur place du site de l&#039;usine et, apr\u00e8s avoir obtenu les informations requises sur l&#039;usine, a soumis un rapport le 3 janvier 1986. Ce rapport, il doit il faut l&#039;admettre, traite principalement des proc\u00e9dures de s\u00e9curit\u00e9 dans l&#039;usine d&#039;acide sulfurique d&#039;o\u00f9 il y a eu une fuite de gaz d&#039;ol\u00e9um et ne repose sur aucun examen ni \u00e9tude approfondi des mesures de s\u00e9curit\u00e9 et de contr\u00f4le de la pollution dans l&#039;usine de chlore caustique. Il contient n\u00e9anmoins quelques observations pertinentes pour d\u00e9terminer si l&#039;usine de chlore caustique pr\u00e9sente un danger pour la communaut\u00e9 et quelles mesures sont n\u00e9cessaires pour minimiser le risque pour les personnes vivant \u00e0 proximit\u00e9.<\/p>\n<p>10. Il convient \u00e0 ce stade de souligner que pendant que cette proc\u00e9dure se d\u00e9roulait devant le tribunal, une ordonnance dat\u00e9e du 7 d\u00e9cembre 1985 a \u00e9t\u00e9 rendue par l&#039;inspecteur des usines de Delhi dans l&#039;exercice du pouvoir conf\u00e9r\u00e9 par l&#039;article 40, sous-section. (2) de la loi sur les usines de 1948. L&#039;ordonnance commen\u00e7ait par le consid\u00e9rant suivant, \u00e0 savoir:<\/p>\n<p>Consid\u00e9rant qu&#039;il m&#039;a sembl\u00e9 que les usines de chlore caustique et d&#039;acide sulfurique fonctionnent sans que des mesures de s\u00e9curit\u00e9 ad\u00e9quates soient adopt\u00e9es par votre direction, mettant ainsi en danger la vie humaine et la s\u00e9curit\u00e9 des travailleurs et du public en g\u00e9n\u00e9ral. Des avis ant\u00e9rieurs du minist\u00e8re du Travail demandant \u00e0 votre direction de s&#039;assurer que les mesures de s\u00e9curit\u00e9 appropri\u00e9es n&#039;ont pas \u00e9t\u00e9 pleinement respect\u00e9es\u00a0; et<\/p>\n<p>Attendu que malgr\u00e9 la lettre vide d&#039;assurance de votre direction en date du 14 octobre 1985, le 4 d\u00e9cembre 1985, la non-adoption des mesures de s\u00e9curit\u00e9 ad\u00e9quates a entra\u00een\u00e9 l&#039;effondrement de la structure sur laquelle \u00e9tait mont\u00e9 le r\u00e9servoir d&#039;ol\u00e9um, entra\u00eenant une fuite massive de l&#039;ol\u00e9um provoque des fum\u00e9es dans l&#039;environnement affectant la sant\u00e9 et la s\u00e9curit\u00e9 d&#039;un grand nombre de r\u00e9sidents du territoire de l&#039;Union de Delhi\u00a0; et<br \/>\nAlors que l&#039;usine ne dispose pas encore des mesures de s\u00e9curit\u00e9 ad\u00e9quates requises pour de telles installations.<\/p>\n<p>et a interdit \u00e0 Shriram d&#039;utiliser les usines de chlore caustique et d&#039;acide sulfurique jusqu&#039;\u00e0 ce que des mesures de s\u00e9curit\u00e9 ad\u00e9quates soient adopt\u00e9es et que le danger imminent pour la vie humaine soit \u00e9limin\u00e9. Peu de temps apr\u00e8s, le 13 d\u00e9cembre 1985, un avis de justification a \u00e9t\u00e9 \u00e9mis par le commissaire adjoint (usines) de la corporation municipale de Delhi, demandant \u00e0 Shriram de justifier pourquoi une action en r\u00e9vocation de sa licence ne devrait pas \u00eatre entreprise en vertu de l&#039;article 430, paragraphe (3) de la loi de 1957 sur la soci\u00e9t\u00e9 municipale de Delhi pour violation des termes et conditions de la licence. Shriram, dans sa lettre dat\u00e9e du 23 d\u00e9cembre 1985, a montr\u00e9 des raisons de s&#039;opposer \u00e0 l&#039;annulation propos\u00e9e de sa licence, mais par une ordonnance dat\u00e9e du 24 d\u00e9cembre 1985, le commissaire adjoint (usines) a ordonn\u00e9 \u00e0 Shriram de cesser l&#039;utilisation industrielle des locaux o\u00f9 se trouve l&#039;usine de fabrication de produits caustiques au chlore. situ\u00e9. Le r\u00e9sultat est qu\u2019\u00e0 moins que ces deux ordonnances \u2013 l\u2019une dat\u00e9e du 7 d\u00e9cembre 1985 et l\u2019autre du 24 d\u00e9cembre 1985 \u2013 ne soient annul\u00e9es ou suspendues, Shriram ne peut pas \u00eatre autoris\u00e9 \u00e0 red\u00e9marrer l\u2019usine de chlore caustique.<\/p>\n<p>11. Nous pouvons tout d&#039;abord consid\u00e9rer ce qui a \u00e9t\u00e9 dit par les diff\u00e9rents comit\u00e9s d&#039;experts au sujet du d\u00e9placement de l&#039;usine de chlore caustique. Tous les comit\u00e9s d&#039;experts sont unanimes \u00e0 consid\u00e9rer qu&#039;en adoptant des mesures de s\u00e9curit\u00e9 appropri\u00e9es et ad\u00e9quates, l&#039;\u00e9l\u00e9ment de risque pour les travailleurs et le public ne peut qu&#039;\u00eatre minimis\u00e9, mais il ne peut pas \u00eatre totalement \u00e9limin\u00e9. Le Dr Slater a soulign\u00e9 dans la derni\u00e8re partie de son rapport que l&#039;inspection de l&#039;usine de chlore caustique avait r\u00e9v\u00e9l\u00e9 \u00ab une situation pr\u00e9occupante \u00bb et il a estim\u00e9 que l&#039;usine \u00e9tait susceptible d&#039;\u00eatre \u00ab class\u00e9e comme installation \u00e0 risque majeur en appliquant la plupart des des d\u00e9finitions actuellement accept\u00e9es \u00bb et elle n\u2019est pas \u00ab \u00e0 la hauteur des responsabilit\u00e9s qui incombent aux exploitants de telles usines de prot\u00e9ger \u00e0 la fois le public et les employ\u00e9s dans la mesure o\u00f9 cela est raisonnablement possible \u00bb. Il a formul\u00e9 diverses recommandations qui, \u00e0 son avis, devaient \u00eatre respect\u00e9es par Shriram et il a ajout\u00e9 que si une am\u00e9lioration substantielle de la s\u00e9curit\u00e9 n&#039;\u00e9tait pas possible ou rapide dans le sens de ces recommandations, \u00ab les autorit\u00e9s devraient envisager de limiter ses activit\u00e9s pour prot\u00e9ger le public \u00bb. et les salari\u00e9s \u00bb. Il a conclu en observant que \u00ab la relocalisation est la seule option r\u00e9alisable \u00e0 long terme qui garantirait l&#039;\u00e9limination compl\u00e8te du risque communautaire \u00bb. Le Comit\u00e9 Manmohan Singh a \u00e9galement observ\u00e9 vers la fin de son rapport que \u00ab l&#039;\u00e9limination totale du risque pour la communaut\u00e9, c&#039;est-\u00e0-dire la population humaine provenant d&#039;usines toxiques et d&#039;industries dangereuses situ\u00e9es \u00e0 proximit\u00e9, est improbable. Cependant, la probabilit\u00e9 de risque peut \u00eatre consid\u00e9rablement r\u00e9duite si l&#039;usine est exploit\u00e9e avec les pr\u00e9cautions ad\u00e9quates \u00bb et a ensuite formul\u00e9 diverses recommandations pour \u00ab le respect strict et imm\u00e9diat d&#039;un objectif afin de minimiser les risques pour les travailleurs et la population environnante \u00bb. Le Comit\u00e9 Seturaman l\u2019a \u00e9galement soulign\u00e9 au paragraphe 10.8.1. de son rapport selon lequel l\u2019usine Shriram \u00ab est certainement une source permanente de danger pour la communaut\u00e9. Ces dangers ne peuvent pas \u00eatre compl\u00e8tement \u00e9limin\u00e9s mais pourraient \u00eatre minimis\u00e9s par le strict respect des r\u00e8gles de s\u00e9curit\u00e9. En accordant l&#039;importance voulue aux aspects de danger mentionn\u00e9s ci-dessus et en tenant compte de la s\u00e9curit\u00e9 de la communaut\u00e9 dans son ensemble, \u00ab le Comit\u00e9 Manmohan Singh a observ\u00e9 que le fonctionnement du SFFI dans l&#039;emplacement actuel n&#039;est pas souhaitable. De m\u00eame, le Comit\u00e9 Agarwal a estim\u00e9 que \u00ab compte tenu de tant de facteurs incertains, une unit\u00e9 de fabrication de chlore ne peut m\u00eame pas \u00eatre raisonnablement s\u00fbre lorsqu&#039;elle est situ\u00e9e \u00e0 proximit\u00e9 d&#039;une zone dens\u00e9ment peupl\u00e9e. Dans ces circonstances, la seule solution pratique est de d\u00e9placer l&#039;usine de chlore \u00e0 au moins 10 km. loin des limites urbaines des zones dens\u00e9ment peupl\u00e9es avec des mesures de s\u00e9curit\u00e9 ad\u00e9quates. Enfin, le comit\u00e9 Nilay Choudhary a \u00e9galement d\u00e9clar\u00e9 que m\u00eame si toutes les recommandations formul\u00e9es dans son rapport ainsi que dans le rapport du comit\u00e9 Manmohan Singh \u00e9taient mises en \u0153uvre, \u00ab le risque d\u00fb \u00e0 un rejet important de chlore ne pourrait qu&#039;\u00eatre r\u00e9duit mais pas compl\u00e8tement \u00e9limin\u00e9. L\u2019\u00e9limination compl\u00e8te du risque pour la population dans son ensemble r\u00e9side \u00e9videmment dans le d\u00e9placement de l\u2019usine dans une zone sans habitation humaine. On constate ainsi que le consensus g\u00e9n\u00e9ral de tous les comit\u00e9s d&#039;experts est que le d\u00e9placement de l&#039;usine de chlore caustique est la seule solution \u00e0 long terme si l&#039;on veut \u00e9liminer compl\u00e8tement le risque pour la communaut\u00e9. Nous avons donc d\u00e9cid\u00e9 d&#039;entendre des arguments sur la question de savoir si l&#039;usine de chlore caustique devrait \u00eatre d\u00e9plac\u00e9e et relocalis\u00e9e dans un endroit o\u00f9 il n&#039;y aura aucun danger pour la communaut\u00e9 et, si oui, dans quel d\u00e9lai. Il s&#039;agit d&#039;une question qui n\u00e9cessitera un examen s\u00e9rieux et une politique nationale devra \u00eatre \u00e9labor\u00e9e par le gouvernement pour l&#039;implantation des industries toxiques ou dangereuses et une d\u00e9cision devra \u00eatre prise concernant la d\u00e9localisation de ces industries en vue d&#039;\u00e9liminer les risques pour la communaut\u00e9 susceptible de na\u00eetre de l\u2019exploitation de telles industries. Mais la question imm\u00e9diate que nous devons examiner est de savoir si l&#039;usine de chlore caustique de Shriram devrait \u00eatre autoris\u00e9e \u00e0 rouvrir et, dans l&#039;affirmative, sous quelles conditions, en gardant constamment \u00e0 l&#039;esprit que l&#039;exploitation de l&#039;usine de chlore caustique implique une certaine quantit\u00e9 d&#039;\u00e9nergie. danger ou risque pour la Communaut\u00e9.<\/p>\n<p>12. Or, il est reconnu que l&#039;usine de chlore caustique a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e par Shriram il y a plus de 35 ans et quelle qu&#039;ait pu \u00eatre la situation au moment o\u00f9 l&#039;usine a \u00e9t\u00e9 install\u00e9e, il ne peut \u00eatre contest\u00e9 qu&#039;\u00e0 l&#039;heure actuelle, en grande partie en raison \u00e0 la croissance et au d\u00e9veloppement de la ville, une population importante vit \u00e0 proximit\u00e9 de l&#039;usine et il existe donc un danger ou un risque pour un grand nombre de personnes si, en raison d&#039;un accident, provoqu\u00e9 par n\u00e9gligence ou non, du chlore gazeux s&#039;\u00e9chappe. Les diff\u00e9rents comit\u00e9s d&#039;experts d\u00e9sign\u00e9s par le gouvernement ainsi que par le tribunal soulignent clairement le danger pour la communaut\u00e9 vivant \u00e0 proximit\u00e9 de l&#039;usine de chlore caustique en cas d&#039;exposition au chlore gazeux et \u00e0 son rejet accidentel, qui peuvent survenir par n\u00e9gligence ou d&#039;autres \u00e9v\u00e9nements impr\u00e9vus. Or, il ressort clairement des rapports des comit\u00e9s d&#039;experts \u2013 et sur cet aspect de la question ils sont tous unanimes \u2013 qu&#039;il y a eu une n\u00e9gligence consid\u00e9rable de la part de la direction de Shriram dans l&#039;entretien et l&#039;exploitation de l&#039;usine de chlore caustique et qu&#039;il y a eu \u00e9galement des d\u00e9fauts et des inconv\u00e9nients dans sa structure et sa conception. Le rapport du Dr Slater, le premier de la s\u00e9rie, a clairement soulign\u00e9 que les politiques de s\u00e9curit\u00e9, les pratiques et la sensibilisation de la direction devaient \u00eatre abord\u00e9es de toute urgence et a ajout\u00e9, entre autres, que l&#039;efficacit\u00e9 et la disponibilit\u00e9 de la conception et des dispositions d&#039;urgence \u00e9tait pour le moins discutable et dans le cas d&#039;une v\u00e9ritable urgence impliquant un d\u00e9versement majeur, les mesures se r\u00e9v\u00e9leraient probablement inefficaces pour limiter les cons\u00e9quences graves \u00e0 l&#039;int\u00e9rieur et \u00e0 l&#039;ext\u00e9rieur de l&#039;usine. Il a \u00e9galement ajout\u00e9 que le niveau d&#039;entretien et de formation du personnel op\u00e9rationnel n&#039;\u00e9tait pas bon et que cela \u00e9tait symptomatique d&#039;une sensibilisation insuffisante \u00e0 l&#039;importance des dispositifs de s\u00e9curit\u00e9 et \u00e0 l&#039;ampleur des cons\u00e9quences potentielles suite \u00e0 une \u00ab perte de confinement \u00bb. Il a \u00e9galement r\u00e9it\u00e9r\u00e9 que la mani\u00e8re dont l&#039;usine de chlore caustique \u00e9tait entretenue et exploit\u00e9e n&#039;\u00e9tait pas \u00ab \u00e0 la hauteur des responsabilit\u00e9s incombant aux exploitants de telles usines \u00bb. Ainsi, le rapport du Comit\u00e9 Manmohan Singh a \u00e9galement soulign\u00e9 divers inconv\u00e9nients et d\u00e9ficiences dans la structure et la conception de l&#039;usine de chlore caustique ainsi que dans son entretien et son fonctionnement et a formul\u00e9 diverses recommandations d\u00e9taill\u00e9es qui, de l&#039;avis du Comit\u00e9 Manmohan Singh, devaient \u00eatre strictement et scrupuleusement r\u00e9alis\u00e9es, si l&#039;on veut minimiser les risques pour les travailleurs et la population voisine. Le Comit\u00e9 Nilay Choudhary a \u00e9galement formul\u00e9 plusieurs recommandations afin de minimiser le risque d\u00fb \u00e0 une \u00e9ventuelle fuite de chlore gazeux. La direction de Shriram a affirm\u00e9 que toutes ces recommandations formul\u00e9es dans les rapports du comit\u00e9 Manmohan Singh et du comit\u00e9 Nilay Choudhary avaient \u00e9t\u00e9 mises en \u0153uvre par Shriram et que le danger possible pour les travailleurs et la communaut\u00e9 vivant \u00e0 proximit\u00e9 \u00e9tait presque r\u00e9duit \u00e0 n\u00e9ant et que Shriram devrait donc \u00eatre autoris\u00e9 \u00e0 rouvrir l&#039;usine de chlore caustique. La direction de Shriram a clairement fait savoir qu&#039;elle n&#039;avait pas l&#039;intention de red\u00e9marrer imm\u00e9diatement ses usines de production d&#039;acide sulfurique, d&#039;ol\u00e9um, d&#039;acide chloro-sulfonique, de superphosphate et d&#039;engrais granul\u00e9s, d&#039;alun ferrique et de terre active. \u00c9tant donn\u00e9 que ces usines faisaient l&#039;objet d&#039;un audit technique d\u00e9taill\u00e9 et que parmi ces usines, les usines d&#039;acide sulfurique \u00e0 double conversion et \u00e0 double absorption et les usines d&#039;alun ferrique et de terre active seraient d\u00e9marr\u00e9es dans la deuxi\u00e8me phase \u00ab apr\u00e8s avoir r\u00e9pondu aux besoins de maintenance imm\u00e9diats \u00bb et que dans la mesure o\u00f9 les autres centrales \u00e9taient concern\u00e9es, le calendrier de red\u00e9marrage serait communiqu\u00e9 ult\u00e9rieurement. Les seules usines pour lesquelles Shriram a demand\u00e9 \u00e0 la Cour l&#039;autorisation de red\u00e9marrer \u00e9taient la centrale \u00e9lectrique et les usines de fabrication de vanaspati et d&#039;huile raffin\u00e9e, y compris ses sous-produits, et les usines de r\u00e9cup\u00e9ration comme le savon, la glyc\u00e9rine et l&#039;huile dure technique et l&#039;usine de chlore caustique, y compris des usines fabriquant des sous-produits tels que du sulfate de sodium, de l&#039;acide chlorhydrique, de la poudre de blanchiment stable, du superchlore, de l&#039;hypochlorite de sodium et des travaux de conteneurs. Nos orientations dans le pr\u00e9sent jugement doivent donc n\u00e9cessairement se limiter aux seules centrales que Shriram souhaite red\u00e9marrer imm\u00e9diatement et nous pouvons pr\u00e9ciser que, dans la mesure o\u00f9 d&#039;autres centrales que Shriram ne propose pas de red\u00e9marrer imm\u00e9diatement, elles ne seront pas red\u00e9marr\u00e9es d&#039;ici Shriram sans obtenir d&#039;autres instructions du tribunal, d&#039;autant plus que les machines et \u00e9quipements de certaines de ces usines sont, comme le souligne le rapport du comit\u00e9 Seturaman, vieux et us\u00e9s et que les instruments de s\u00e9curit\u00e9 ne sont pas ad\u00e9quats et que le tribunal devrait donc \u00eatre convaincu que les machines et \u00e9quipements soient correctement r\u00e9nov\u00e9s et que leur conception et leur structure soient modernis\u00e9es en vue d&#039;assurer une s\u00e9curit\u00e9 maximale avant que le tribunal puisse autoriser la remise en service de ces centrales. Maintenant, bien s\u00fbr, il ne pourrait y avoir aucune objection au red\u00e9marrage de l&#039;usine de vanaspati et d&#039;huile raffin\u00e9e et d&#039;autres usines de r\u00e9cup\u00e9ration comme le savon, la glyc\u00e9rine et l&#039;huile dure technique, car elles ne comportent certes aucun risque ou danger pour la communaut\u00e9, mais ces usines sont \u00e9videmment ne peut pas \u00eatre red\u00e9marr\u00e9 par la direction de Shriram \u00e0 moins et jusqu&#039;\u00e0 ce que l&#039;usine de chlore caustique soit \u00e9galement autoris\u00e9e \u00e0 rouvrir, car l&#039;hydrog\u00e8ne est n\u00e9cessaire pour l&#039;usine de vanaspati et de p\u00e9trole raffin\u00e9 et l&#039;hydrog\u00e8ne ne serait pas disponible \u00e0 moins que l&#039;usine de chlore caustique ne soit mise en service. La question qui doit donc \u00eatre examin\u00e9e est de savoir si toutes les recommandations formul\u00e9es dans les rapports du Comit\u00e9 Manmohan Singh et du Comit\u00e9 Nilay Choudhary concernant l&#039;usine de chlore caustique ont \u00e9t\u00e9 mises en \u0153uvre par la direction de Shriram et, dans l&#039;affirmative, si Shriram devrait \u00eatre autoris\u00e9 \u00e0 pour red\u00e9marrer l&#039;usine de chlore caustique.<\/p>\n<p>13. \u00c9tant donn\u00e9 qu&#039;il y avait une controverse consid\u00e9rable entre les parties quant \u00e0 savoir si les recommandations formul\u00e9es dans le rapport du comit\u00e9 Manmohan Singh et du comit\u00e9 Nilay Choudhary avaient \u00e9t\u00e9 mises en \u0153uvre par la direction de Shriram et qu&#039;un avis dat\u00e9 du 28 janvier 1986 \u00e9mis par l&#039;inspecteur des usines (Delhi) \u00e0 la direction de Shriram a expos\u00e9 sept de ces recommandations pour lesquelles l&#039;inspecteur des usines ne semblait pas convaincu de savoir si elles avaient \u00e9t\u00e9 respect\u00e9es ou non et un diff\u00e9rend a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 sp\u00e9cifiquement soulev\u00e9 dans l&#039;affidavit de Mme M. Bassi, commissaire conjoint du travail, administration de Delhi, en date du 31 janvier 1986, concernant le respect des recommandations du comit\u00e9 Manmohan Singh \u00e9nonc\u00e9es au paragraphe 3 et des recommandations du comit\u00e9 Nilay Choudhary \u00e9nonc\u00e9es au paragraphe 4 de l&#039;affidavit, le tribunal a d\u00e9cid\u00e9 de nommer un autre comit\u00e9 d&#039;experts charg\u00e9 de v\u00e9rifier si les diff\u00e9rentes recommandations formul\u00e9es dans les rapports du comit\u00e9 Manmohan Singh et du comit\u00e9 Nilay Choudhary ont \u00e9t\u00e9 respect\u00e9es par la direction. Le tribunal a donc rendu une ordonnance le 31 janvier 1986 nommant un comit\u00e9 compos\u00e9 de Shri Manmohan Singh, du professeur P. Khanna, du Dr Sharma et de Shri Gharekhan pour visiter le site de l&#039;usine de chlore caustique de Shriram et faire rapport au tribunal si les recommandations contenaient dans les rapports du Comit\u00e9 Manmohan Singh et du Comit\u00e9 Nilay Choudhary avait \u00e9t\u00e9 respect\u00e9 par la direction de Shriram et m\u00eame s&#039;il n&#039;y avait pas de strict respect d&#039;aucune de ces recommandations, si les mesures adopt\u00e9es par la direction de Shriram \u00e9taient suffisantes pour r\u00e9pondre aux exigences fix\u00e9es dans les rapports du Comit\u00e9 Manmohan Singh et du Comit\u00e9 Nilay Choudhary. Il semble que le professeur P. Khanna n&#039;ait pas pu mettre ses services \u00e0 disposition, de sorte que la mission qui nous avait \u00e9t\u00e9 confi\u00e9e par notre ordonnance du 31 janvier 1986 a d\u00fb \u00eatre ex\u00e9cut\u00e9e par un comit\u00e9 compos\u00e9 de seulement trois personnes, \u00e0 savoir Shri Manmohan Singh, Dr Sharma et Shri Gharekhan. Le Comit\u00e9 a inspect\u00e9 l&#039;usine de chlore caustique de Shriram et a soumis son rapport dat\u00e9 du 3 f\u00e9vrier 1986 montrant l&#039;\u00e9tat de conformit\u00e9 des recommandations faites par le Comit\u00e9 Manmohan Singh et le Comit\u00e9 Nilay Choudhary. Le rapport a montr\u00e9 qu&#039;\u00e0 l&#039;exception de la construction d&#039;un hangar sur l&#039;espace o\u00f9 les bouteilles remplies doivent \u00eatre conserv\u00e9es, dont la construction devrait \u00eatre termin\u00e9e d&#039;ici le 15 mars 1986, toutes les recommandations formul\u00e9es dans les rapports du Comit\u00e9 Manmohan Singh et du Comit\u00e9 Nilay Choudhary ont \u00e9t\u00e9 \u00e9t\u00e9 respect\u00e9e par la direction de Shriram. L&#039;essai hydraulique effectu\u00e9 par MM. Nike Associates, Bombay, une soci\u00e9t\u00e9 reconnue par l&#039;inspecteur en chef des usines de Bombay comme \u00ab\u00a0personne comp\u00e9tente\u00a0\u00bb pour assumer les responsabilit\u00e9s d&#039;essai, d&#039;examen et de d\u00e9livrance de certificats concernant les appareils sous pression, a \u00e9galement \u00e9tabli que tous les cinq r\u00e9servoirs avaient une capacit\u00e9 ad\u00e9quate de r\u00e9sistance \u00e0 la pression. Toutefois, les autorit\u00e9s souhaitant qu&#039;un essai hydraulique soit \u00e0 nouveau effectu\u00e9 par le Centre r\u00e9gional d&#039;essais d&#039;Okhla, la direction de Shriram a obtenu un nouvel essai effectu\u00e9 par le Centre r\u00e9gional d&#039;essais et le certificat d\u00e9livr\u00e9 par le Centre r\u00e9gional d&#039;essais en date du 4 f\u00e9vrier. 1986 a montr\u00e9 que les cinq r\u00e9servoirs se sont r\u00e9v\u00e9l\u00e9s suffisamment solides pour r\u00e9sister \u00e0 une pression de 375 dsig. pendant trente minutes. Le Comit\u00e9 a \u00e9galement insist\u00e9 pour que pas plus de 140 bouteilles de chlore remplies soient stock\u00e9es et le rapport montre que cette limitation a \u00e9t\u00e9 accept\u00e9e par la direction de Shriram. Le Comit\u00e9 a \u00e9galement assist\u00e9 \u00e0 un exercice simul\u00e9 afin de s&#039;assurer s&#039;il existait un groupe sp\u00e9cialement form\u00e9 pour g\u00e9rer toute urgence li\u00e9e \u00e0 une fuite de chlore et le Comit\u00e9 a d\u00e9clar\u00e9 dans le rapport que l&#039;exercice simul\u00e9 avait \u00e9t\u00e9 jug\u00e9 satisfaisant. Il existe \u00e9galement une ou deux autres recommandations pour lesquelles le Comit\u00e9 a observ\u00e9 que leur respect ne pouvait \u00eatre v\u00e9rifi\u00e9 que pendant l&#039;exploitation de l&#039;usine.<\/p>\n<p>14. La question est de savoir si, \u00e9tant donn\u00e9 que toutes les recommandations formul\u00e9es dans les rapports du comit\u00e9 Manmohan Singh et du comit\u00e9 Nilay Choudhary ont d\u00e9sormais \u00e9t\u00e9 respect\u00e9es par la direction de Shriram, l&#039;usine de chlore caustique de Shriram devrait \u00eatre autoris\u00e9e \u00e0 red\u00e9marrer. . Le p\u00e9titionnaire qui a comparu en personne a soutenu avec v\u00e9h\u00e9mence et passion que la Cour ne devrait pas autoriser le red\u00e9marrage de l&#039;usine de chlore caustique parce que son exploitation comportait toujours un \u00e9l\u00e9ment de danger ou de risque pour la communaut\u00e9. Il a soulign\u00e9 que le chlore est un gaz dangereux et que, m\u00eame si l&#039;on prend le plus grand soin, la possibilit\u00e9 d&#039;une fuite accidentelle ne peut \u00eatre exclue et qu&#039;il serait donc imprudent de prendre le risque de permettre le red\u00e9marrage de l&#039;usine de chlore caustique. Mme Kumarmangalam, \u00e9minente avocate repr\u00e9sentant le syndicat du Congr\u00e8s Lokahit, ainsi que l&#039;\u00e9minent conseil repr\u00e9sentant le syndicat Karamchari Ekta, se sont toutefois prononc\u00e9es avec insistance contre la fermeture permanente de l&#039;usine de chlore caustique et ont soutenu que si l&#039;usine de chlore caustique n&#039;\u00e9tait pas autoris\u00e9e En cas de red\u00e9marrage, il ne serait pas possible de faire fonctionner les usines fabriquant les produits en aval et le r\u00e9sultat serait qu&#039;environ 4 000 ouvriers seraient licenci\u00e9s. Les deux \u00e9minents avocats ont fait valoir que, puisque toutes les recommandations formul\u00e9es dans les rapports du comit\u00e9 Manmohan Singh et du comit\u00e9 Nilay Choudhary avaient \u00e9t\u00e9 respect\u00e9es par la direction de Shriram et que la possibilit\u00e9 de risque ou de danger pour la communaut\u00e9 avait \u00e9t\u00e9 consid\u00e9rablement minimis\u00e9e et, \u00e0 leur avis, r\u00e9duite presque nul, il faudrait autoriser la r\u00e9ouverture de l&#039;usine de production de chlore caustique. Le savant solliciteur g\u00e9n\u00e9ral suppl\u00e9mentaire comparaissant au nom de l&#039;Union indienne et de l&#039;administration de Delhi a d\u00e9clar\u00e9 devant nous que ses clients ne retiraient pas leur objection \u00e0 la r\u00e9ouverture de l&#039;usine de chlore caustique mais que si le tribunal \u00e9tait convaincu qu&#039;il n&#039;y avait pas de risque r\u00e9el ou danger pour la communaut\u00e9 en raison de diverses recommandations du comit\u00e9 Manmohan Singh et du comit\u00e9 Nilay Choudhary ayant \u00e9t\u00e9 mises en \u0153uvre par la direction de Shriram, le tribunal pourrait rendre l&#039;ordonnance qu&#039;il juge appropri\u00e9e, mais dans tous les cas, des conditions strictes devraient \u00eatre impos\u00e9es avec un en vue d&#039;assurer la s\u00e9curit\u00e9 des ouvriers et des personnes se trouvant \u00e0 proximit\u00e9. Le savant conseil de Shriram a fortement plaid\u00e9 que maintenant que toutes les recommandations formul\u00e9es dans les rapports du comit\u00e9 Manmohan Singh et du comit\u00e9 Nilay Choudhary avaient \u00e9t\u00e9 respect\u00e9es par la direction et que toutes les mesures possibles avaient \u00e9t\u00e9 prises et adopt\u00e9es dans le but d&#039;assurer une s\u00e9curit\u00e9 totale dans l&#039;exploitation de l&#039;usine de chlore caustique, il n&#039;y avait pas de risque r\u00e9el d&#039;\u00e9chappement de chlore gazeux et m\u00eame s&#039;il y avait une fuite, celle-ci ne pourrait \u00eatre que d&#039;une petite quantit\u00e9 et une telle fuite pourrait facilement \u00eatre contenue et il n&#039;y avait donc aucune raison de fermer d\u00e9finitivement l&#039;usine de chlore caustique, car cela entra\u00eenerait non seulement une perte pour l&#039;entreprise, mais \u00e9galement le ch\u00f4mage d&#039;environ 4 000 ouvriers, la non-disponibilit\u00e9 de chlore pour l&#039;entreprise d&#039;approvisionnement en eau de Delhi et une p\u00e9nurie de produits en aval. Ces arguments rivaux soul\u00e8vent devant le tribunal une question tr\u00e8s difficile et d\u00e9licate quant \u00e0 la ligne de conduite \u00e0 adopter.<\/p>\n<p>15. Il est incontestable que le chlore gazeux est dangereux pour la vie et la sant\u00e9 de la communaut\u00e9 et s&#039;il s&#039;\u00e9chappe soit des r\u00e9servoirs de stockage, soit des bouteilles remplies, soit de tout autre point au cours de la production, il est susceptible d&#039;affecter la la sant\u00e9 et le bien-\u00eatre des ouvriers et des riverains. Nous avons \u00e9t\u00e9 confront\u00e9s \u00e0 une certaine controverse quant \u00e0 la concentration de chlore dans l&#039;air qui est dangereuse pour la vie et la sant\u00e9. Le comit\u00e9 Agarwal dans son rapport a d\u00e9clar\u00e9 que la concentration de chlore dans l&#039;air sup\u00e9rieure \u00e0 25 parties par million (PPM) est reconnue par la loi sur la s\u00e9curit\u00e9 et la sant\u00e9 au travail (\u00c9tats-Unis) comme \u00e9tant imm\u00e9diatement dangereuse pour la vie et la sant\u00e9, mais cela a \u00e9t\u00e9 contest\u00e9 au nom de la direction de Shriram s&#039;appuie sur le rapport du comit\u00e9 Manmohan Singh qui estime que ce n&#039;est que l\u00e0 o\u00f9 la concentration de chlore dans l&#039;air est comprise entre 40 et 60 parties par million (PPM) qu&#039;une exposition pendant 30 minutes serait dangereuse pour la vie. Il n&#039;est pas n\u00e9cessaire pour nous d&#039;entrer dans cette controverse et de d\u00e9cider quel point de vue est correct, soit celui exprim\u00e9 par le Comit\u00e9 Agarwal, soit celui exprim\u00e9 par le Comit\u00e9 Manmohan Singh. Heureusement, les deux comit\u00e9s conviennent que le chlore est un gaz dangereux et, bien que de plus petites concentrations de chlore dans l&#039;air puissent provoquer uniquement des irritations et de la toux, des concentrations plus \u00e9lev\u00e9es, qu&#039;elles soient sup\u00e9rieures \u00e0 25 parties par million (PPM) ou sup\u00e9rieures \u00e0 40 parties par million (PPM), sont recommand\u00e9es. susceptible de mettre gravement la vie en danger. Il ne fait donc aucun doute qu&#039;il y aurait un danger pour la vie et la sant\u00e9 de la communaut\u00e9 en cas de fuite de chlore gazeux de l&#039;usine de chlore caustique, que ce soit en raison d&#039;une n\u00e9gligence de la direction ou d&#039;un rejet accidentel. En effet, le num\u00e9ro de janvier 1985 de la revue &quot;Scavenger&quot; \u00e9num\u00e8re quelques accidents majeurs survenus dans diff\u00e9rentes parties du monde dans les industries de transformation et cette \u00e9num\u00e9ration montre que pas moins de 25 accidents ont \u00e9t\u00e9 caus\u00e9s par des fuites de chlore gazeux dans au cours des 70 derni\u00e8res ann\u00e9es et bon nombre de ces accidents ont entra\u00een\u00e9 la mort de nombreuses personnes. Pour ne prendre que quelques exemples, la fuite de chlore d&#039;un r\u00e9servoir de stockage \u00e0 Wilsum en Allemagne en 1952 a entra\u00een\u00e9 la mort de sept personnes et de la m\u00eame mani\u00e8re, le rejet de chlore gazeux \u00e0 Bankstown, en Australie, en 1967 a entra\u00een\u00e9 le d\u00e9c\u00e8s de cinq personnes et, en raison de la fuite de chlore. du gaz \u00e0 Baton Rouge en 1976, environ 10 000 personnes ont d\u00fb \u00eatre \u00e9vacu\u00e9es. Il est vrai qu&#039;un grand nombre de ces accidents sont dus \u00e0 une fuite de chlore gazeux au cours du transport par wagons-citernes, mais certains accidents se sont produits \u00e0 cause d&#039;une fuite de chlore gazeux des r\u00e9servoirs de stockage. Nous ne pouvons donc pas ignorer les risques possibles pour la sant\u00e9 et le bien-\u00eatre des ouvriers et des personnes vivant \u00e0 proximit\u00e9 en raison des fuites de chlore gazeux. Nous ne pouvons pas non plus ignorer l&#039;\u00e9tat ancien et us\u00e9 des machines et des \u00e9quipements, la n\u00e9gligence de la direction dans l&#039;entretien et l&#039;exploitation de l&#039;usine de chlore caustique et l&#039;indiff\u00e9rence manifest\u00e9e par la direction dans l&#039;installation de dispositifs et d&#039;instruments de s\u00e9curit\u00e9 appropri\u00e9s et dans la prise de mesures appropri\u00e9es et ad\u00e9quates. mesures destin\u00e9es \u00e0 assurer la s\u00e9curit\u00e9 des ouvriers et des personnes vivant \u00e0 proximit\u00e9. Ce sont des consid\u00e9rations tr\u00e8s pertinentes pour d\u00e9cider si l\u2019usine de chlore caustique doit \u00eatre autoris\u00e9e \u00e0 red\u00e9marrer. Mais par rapport \u00e0 ces consid\u00e9rations, nous devons \u00e9galement prendre en compte le fait av\u00e9r\u00e9 que toutes les recommandations faites dans les rapports du Comit\u00e9 Manmohan Singh et du Comit\u00e9 Nilay Choudhary ont \u00e9t\u00e9 mises en \u0153uvre par la direction de Shriram et ce n&#039;est pas seulement l&#039;opinion de Manmohan Singh. et du Comit\u00e9 Nilay Choudhary, mais aussi du dernier Comit\u00e9 nomm\u00e9 par nos soins le 31 janvier 1986, que toutes ces recommandations ayant \u00e9t\u00e9 respect\u00e9es de mani\u00e8re satisfaisante par la direction, Shriram puisse \u00eatre autoris\u00e9 \u00e0 red\u00e9marrer l&#039;usine de chlore caustique. Il ne fait aucun doute, compte tenu en particulier de l&#039;opinion du comit\u00e9 Manmohan Singh, du comit\u00e9 Nilay Choudhary et du dernier comit\u00e9 nomm\u00e9 par nous, que la possibilit\u00e9 de danger ou de risque pour la communaut\u00e9 est consid\u00e9rablement minimis\u00e9e et qu&#039;il n&#039;y a d\u00e9sormais aucun risque appr\u00e9ciable de danger. \u00e0 la communaut\u00e9 si l\u2019usine de chlore caustique est autoris\u00e9e \u00e0 red\u00e9marrer. Nous ne pouvons pas non plus ignorer les int\u00e9r\u00eats des ouvriers en d\u00e9cidant de cette question d\u00e9licate et complexe. Il ne saurait \u00eatre contest\u00e9 ni par le gouvernement indien, ni par l&#039;administration de Delhi, ni m\u00eame par le p\u00e9titionnaire, que la fermeture d\u00e9finitive de l&#039;usine de chlore caustique aurait pour effet de mettre au ch\u00f4mage environ 4 000 ouvriers et qu&#039;une telle fermeture entra\u00eenerait leur perte d&#039;emploi. un appauvrissement total. L&#039;entreprise d&#039;approvisionnement en eau de Delhi, qui s&#039;approvisionne en chlore aupr\u00e8s de Shriram, devrait \u00e9galement trouver d&#039;autres sources d&#039;approvisionnement et il \u00e9tait convenu entre les parties que ces sources pourraient \u00eatre assez \u00e9loign\u00e9es de Delhi. La production de produits en aval serait \u00e9galement s\u00e9rieusement affect\u00e9e, ce qui entra\u00eenerait dans une certaine mesure une p\u00e9nurie de ces produits. Ces diverses consid\u00e9rations des deux c\u00f4t\u00e9s doivent \u00eatre pes\u00e9es et mises en balance et il faut d\u00e9cider de quel c\u00f4t\u00e9 ces consid\u00e9rations pr\u00e9dominent et font pencher la balance. Ce n\u2019est pas une t\u00e2che tr\u00e8s facile, car une d\u00e9cision dans un sens ou dans l\u2019autre peut entra\u00eener de graves cons\u00e9quences. Nous avons donc r\u00e9fl\u00e9chi avec beaucoup d&#039;anxi\u00e9t\u00e9 et de soin aux diff\u00e9rents aspects de cette question plut\u00f4t difficile et complexe et, en adoptant une vue d&#039;ensemble des diverses consid\u00e9rations, nous sommes arriv\u00e9s, avec beaucoup d&#039;h\u00e9sitations, voire d&#039;inqui\u00e9tudes, \u00e0 la conclusion qu&#039;en attendant l&#039;examen de la question question de savoir si l&#039;usine de chlore caustique devrait \u00eatre d\u00e9plac\u00e9e et relocalis\u00e9e \u00e0 un autre endroit, l&#039;usine de chlore caustique devrait \u00eatre autoris\u00e9e \u00e0 \u00eatre red\u00e9marr\u00e9e par la direction de Shriram, sous r\u00e9serve de certaines conditions strictes que nous proposons de pr\u00e9ciser.<\/p>\n<p>16. Mais avant d&#039;exposer les conditions qui doivent \u00eatre strictement respect\u00e9es par la direction de Shriram lors de l&#039;exploitation de l&#039;usine de chlore caustique, nous devons traiter d&#039;une autre question qui nous a \u00e9t\u00e9 soumise au nom du Conseil central de pr\u00e9vention et de contr\u00f4le. de la pollution des eaux (ci-apr\u00e8s d\u00e9nomm\u00e9 le Conseil central). Le Conseil central est constitu\u00e9 en vertu de la loi sur l&#039;eau (pr\u00e9vention et contr\u00f4le de la pollution) de 1974 (ci-apr\u00e8s d\u00e9nomm\u00e9e la loi sur l&#039;eau) et il est \u00e9galement tenu d&#039;exercer les fonctions assign\u00e9es en vertu de la loi sur l&#039;air (pr\u00e9vention et contr\u00f4le de la pollution) de 1981. (ci-apr\u00e8s d\u00e9nomm\u00e9e la Loi sur l&#039;Air). \u00c9tant donn\u00e9 que certaines des usines de Shriram situ\u00e9es dans le complexe, y compris l&#039;usine de Vanaspati, rejetaient des effluents, Shriram \u00e9tait tenue d&#039;obtenir le consentement du Conseil central pour rejeter des effluents en vertu de l&#039;article 25 de la loi sur l&#039;eau et Shriram a donc d\u00e9pos\u00e9 une demande \u00e0 cette fin dans le forme prescrite. Le Conseil central a adopt\u00e9 une ordonnance le 19 avril 1979 autorisant Shriram \u00e0 rejeter les effluents de son usine dans les \u00e9gouts, sous r\u00e9serve des termes et conditions \u00e9nonc\u00e9s dans l&#039;ordonnance de consentement. Le consentement accord\u00e9 \u00e0 Shriram a \u00e9t\u00e9 renouvel\u00e9 de temps \u00e0 autre et la derni\u00e8re ordonnance sur consentement renouvel\u00e9e \u00e9tait dat\u00e9e du 22 juillet 1985 et \u00e9tait valide jusqu&#039;au 31 d\u00e9cembre 1985. Conform\u00e9ment \u00e0 l&#039;ordonnance sur consentement, Shriram a install\u00e9 des usines de traitement des effluents dans la zone de blanchiment stable de Vanaspati. unit\u00e9s de poudre, de superphosphate et de terre active en vue de respecter les normes limitatives stipul\u00e9es par le Conseil central dans l&#039;ordonnance par consentement. Les eaux us\u00e9es des autres unit\u00e9s \u00e9taient soit s\u00e9ch\u00e9es \u00e0 l&#039;\u00e9nergie solaire dans des lagunes, soit recycl\u00e9es dans les diff\u00e9rentes usines de traitement et les principales unit\u00e9s \u00e9mettant des eaux us\u00e9es \u00e9taient donc des usines de vanaspati, de terre active, de superphosphate et de poudre de blanchiment stable. Les effluents d&#039;eaux us\u00e9es de ces quatre usines \u00e9taient auparavant \u00e9vacu\u00e9s par une sortie de terminal commune et la plainte du Conseil central \u00e9tait que ces effluents combin\u00e9s \u00e0 la sortie du terminal ne respectaient jamais les normes limites prescrites par le Conseil central. Les r\u00e9sultats de l&#039;analyse des \u00e9chantillons collect\u00e9s par les agents du Conseil central \u00e0 la sortie du terminal ont \u00e9t\u00e9 annex\u00e9s en tant qu&#039;annexe I \u00e0 l&#039;affidavit suppl\u00e9mentaire dat\u00e9 du 19 d\u00e9cembre 1985 d\u00e9pos\u00e9 par Shri PR Gharekhan au nom du Conseil central. Le Conseil central s&#039;est \u00e9galement plaint \u00e0 plusieurs reprises du fait que les effluents rejet\u00e9s par l&#039;usine de Vanaspati n&#039;\u00e9taient pas conformes aux normes restrictives prescrites dans l&#039;ordonnance sur consentement. D\u00e9sormais, comme l&#039;a soulign\u00e9 Surendra Kumar, ing\u00e9nieur environnemental principal au service de Shriram, il existe globalement deux technologies disponibles pour le traitement des effluents dans l&#039;industrie de Vanaspati. L&#039;une est la technologie d&#039;\u00e9limination des mati\u00e8res en suspension par prise \u00e0 l&#039;aide de la clarifloculation et l&#039;autre est la technologie d&#039;\u00e9limination des mati\u00e8res en suspension, des huiles, des graisses et des mati\u00e8res grasses par flottation et \u00e9cr\u00e9mage. L&#039;affidavit de Surendra Kumar indiquait que la technologie bas\u00e9e sur la d\u00e9cantation \u00e0 l&#039;aide de la clarifloculation avait \u00e9t\u00e9 recommand\u00e9e par le Conseil central et que MM. Dorr Oliver avaient \u00e9t\u00e9 s\u00e9lectionn\u00e9s par Shriram en consultation avec le Conseil central pour la fourniture d&#039;une usine de traitement des effluents utilisant cette technologie. Mais malheureusement, l&#039;usine de MM. Dorr Oliver n&#039;a pas r\u00e9ussi \u00e0 donner les r\u00e9sultats garantis, probablement parce que cette technologie n&#039;\u00e9tait pas satisfaisante. Le Conseil central a en fait proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 une \u00e9valuation des performances de cette usine en d\u00e9cembre 1983 et est arriv\u00e9 \u00e0 la conclusion que cette usine n\u00e9cessiterait des changements substantiels pour pouvoir atteindre les normes d&#039;effluents stipul\u00e9es. On s&#039;est alors rendu compte que la technologie d&#039;\u00e9limination des impuret\u00e9s par m\u00e9thode de flottation \u00e9tait plus appropri\u00e9e pour les effluents de l&#039;usine de Vanaspati et Shriram, en cons\u00e9quence, encore une fois, comme le souligne l&#039;affidavit de Surendra Kumar, a fait r\u00e9f\u00e9rence au Conseil central. Le 17 janvier 1985, le Conseil central a ordonn\u00e9 qu&#039;il soit demand\u00e9 \u00e0 MM. Kroft Engineering Company de cr\u00e9er une usine pilote bas\u00e9e sur la technologie de flottation \u00e0 air dissous dans l&#039;usine de Vanaspati pour une \u00e9tude de traitabilit\u00e9 des effluents. Mais malgr\u00e9 les mesures de suivi prises par Shriram, l&#039;usine pilote n&#039;a pas \u00e9t\u00e9 mise en place par MM. Kroft Engineering Company. Shriram, dans son souci de se conformer aux normes restrictives fix\u00e9es par le Conseil central dans l&#039;ordonnance de consentement, a pass\u00e9 une commande aupr\u00e8s d&#039;un autre fournisseur r\u00e9put\u00e9, \u00e0 savoir MM. Patel Brothers de Bombay, en juin 1985, pour la fourniture d&#039;une usine bas\u00e9e sur la technologie de flottation. MM. Patel Brothers ont garanti l&#039;installation et la mise en service de l&#039;usine avant le 31 d\u00e9cembre 1985, mais les affidavits montrent qu&#039;il y a eu un certain retard dans l&#039;installation de cette usine et que son installation va maintenant \u00eatre termin\u00e9e d&#039;ici le 28 f\u00e9vrier 1986. Entre-temps, cependant, Shriram a install\u00e9 \u00e0 la sortie du terminal une usine bas\u00e9e sur la technologie de flottation \u00e0 air dissous de MM. Kroft Engineering Company et le contre-affidavit de Shri PR Gharekhan en date du 13 janvier 1986 montre que les repr\u00e9sentants du Conseil central ont v\u00e9rifi\u00e9 que cette usine de traitement du terminal a \u00e9t\u00e9 install\u00e9e. Cependant, les performances de cette usine de traitement terminale doivent encore \u00eatre \u00e9valu\u00e9es par le Conseil central afin d&#039;\u00e9valuer le respect des normes restrictives stipul\u00e9es dans l&#039;ordonnance par consentement. Le Conseil central devra donc \u00e9valuer les performances de cette usine de traitement terminale apr\u00e8s le d\u00e9but de la production des usines de chlore caustique et d&#039;autres usines de Shriram. En ce qui concerne les effluents rejet\u00e9s par l&#039;usine de terre active et l&#039;usine de blanchiment stable, ils sont conformes aux normes limitatives qui leur sont prescrites dans l&#039;ordonnance par consentement, mais les effluents rejet\u00e9s par l&#039;usine de vanaspati ne sont pas conformes aux normes limitantes pertinentes. Shriram a cependant d\u00e9clar\u00e9 qu&#039;une fois l&#039;installation command\u00e9e \u00e0 MM. Patel Brothers, Bombay install\u00e9e, il sera possible d&#039;assurer le respect des exigences des normes restrictives. Bien entendu, cela devra \u00eatre \u00e9valu\u00e9 sur la base de l\u2019\u00e9valuation des performances de l\u2019usine de MM. Patel Brothers une fois install\u00e9e.<\/p>\n<p>17. Mais une difficult\u00e9 s\u2019oppose au red\u00e9marrage par Shriram de son usine de Vanaspati. La derni\u00e8re ordonnance sur consentement renouvel\u00e9e, dat\u00e9e du 2 juillet 1985, a expir\u00e9 le 31 d\u00e9cembre 1985 et, par cons\u00e9quent, Shriram ne peut \u00e9videmment pas exploiter l&#039;usine de Vanaspati et rejeter des effluents \u00e0 moins que l&#039;ordonnance sur consentement ne soit renouvel\u00e9e, car le rejet d&#039;effluents sans ordonnance sur consentement serait contraire \u00e0 la dispositions de la loi sur l\u2019eau. Nous constatons cependant que le Conseil central a d\u00e9clar\u00e9 dans l&#039;affidavit d\u00e9pos\u00e9 en ce nom par Shri DC Sharma, ing\u00e9nieur adjoint en environnement, que le Conseil central n&#039;a aucune objection \u00e0 accorder un consentement temporaire conform\u00e9ment aux dispositions de la loi sur l&#039;eau \u00e0 condition que Shriram se conformerait \u00e0 toutes les recommandations des divers comit\u00e9s nomm\u00e9s par cette Cour ou autrement et qu&#039;un tel consentement ne serait valide que pour une p\u00e9riode d&#039;un mois \u00e0 compter de la date de d\u00e9livrance de l&#039;ordonnance sur consentement. Puisque nous autorisons Shriram \u00e0 rouvrir ses usines de chlore caustique, de vanaspati et autres mentionn\u00e9es ci-dessus, nous demandons au Conseil central d&#039;accorder une ordonnance de consentement temporaire \u00e0 Shriram valable pour une p\u00e9riode d&#039;un mois \u00e0 compter de la date de son \u00e9mission et au Conseil central pr\u00e9l\u00e8vera des \u00e9chantillons des effluents rejet\u00e9s de l&#039;usine de Vanaspati ainsi qu&#039;\u00e0 la sortie du terminal et v\u00e9rifiera si les \u00e9chantillons sont conformes aux normes limitatives \u00e9nonc\u00e9es dans l&#039;ordonnance sur consentement. Si les \u00e9chantillons ne sont pas conformes aux normes pertinentes, le Conseil central portera imm\u00e9diatement ce fait \u00e0 la connaissance de cette Cour et il sera loisible au Conseil central de prendre les mesures qu&#039;il juge appropri\u00e9es, y compris le non-renouvellement de l&#039;ordonnance par consentement. .<\/p>\n<p>18. En ce qui concerne le respect des dispositions de la loi sur l&#039;air, le gouvernement central, en consultation avec le Conseil central, a publi\u00e9 une notification au titre de l&#039;article 19 (1) de la loi sur l&#039;air notifiant certaines zones du territoire de l&#039;Union de Delhi comme \u00e9tant pollu\u00e9es par l&#039;air. zones de contr\u00f4le. Les usines de Shriram sont certes situ\u00e9es dans la zone de contr\u00f4le de la pollution atmosph\u00e9rique et les industries exploit\u00e9es par Shriram rel\u00e8vent \u00e9galement de la liste des industries sp\u00e9cifi\u00e9es dans la loi sur l&#039;air. Shriram \u00e9tait donc tenu de demander une ordonnance sur consentement au Comit\u00e9 central en vertu de l&#039;article 21 de la loi sur l&#039;air et Shriram a donc pr\u00e9sent\u00e9 une demande sur la base de laquelle une ordonnance sur consentement a \u00e9t\u00e9 \u00e9mise par le Comit\u00e9 central le 13 juin 1985 autorisant Shriram d&#039;exploiter leurs usines dans la zone de contr\u00f4le de la pollution atmosph\u00e9rique, sous r\u00e9serve des conditions \u00e9nonc\u00e9es dans l&#039;ordonnance par consentement. L&#039;ordonnance par consentement concerne trois usines de Shriram, \u00e0 savoir l&#039;usine d&#039;acide sulfurique, l&#039;usine de superphosphate et la centrale \u00e9lectrique. Nous ne sommes pas concern\u00e9s \u00e0 ce stade par les usines d&#039;acide sulfurique et de superphosphate puisque l&#039;autorisation de les red\u00e9marrer n&#039;est pas actuellement demand\u00e9e par Shriram et nous n&#039;avons donc pas besoin de nous arr\u00eater pour examiner si les conditions fix\u00e9es dans l&#039;ordonnance sur consentement en ce qui concerne ces deux usines ont \u00e9t\u00e9 respect\u00e9es ou non. En ce qui concerne la centrale \u00e9lectrique de Shriram, le Conseil central ne consid\u00e8re pas que les conditions de l&#039;ordonnance de consentement concernant l&#039;exploitation de la centrale \u00e9lectrique ne soient pas respect\u00e9es par la direction, bien qu&#039;il existe une condition sp\u00e9cifique. plainte formul\u00e9e dans l&#039;affidavit d\u00e9pos\u00e9 au nom de la Commission centrale selon laquelle les conditions de l&#039;ordonnance sur consentement concernant les usines d&#039;acide sulfurique et de superphosphate ne sont pas respect\u00e9es. On peut toutefois souligner que si la Commission Centrale constate \u00e0 tout moment que les conditions de l&#039;Ordonnance d&#039;Agr\u00e9ment relatives \u00e0 la centrale \u00e9lectrique ne sont pas respect\u00e9es et que les particules \u00e9mises par les chemin\u00e9es des chaudi\u00e8res sont sup\u00e9rieures \u00e0 150 mg\/Nm3, le Conseil central pourra prendre toute mesure appropri\u00e9e en vertu de la loi.<\/p>\n<p>19. Avant de nous s\u00e9parer de ce sujet de la pollution de l&#039;eau et de l&#039;air par les usines exploit\u00e9es par Shriram, nous pouvons souligner un \u00e9tat de choses des plus insatisfaisants qui semble pr\u00e9valoir au sein de la Corporation municipale de Delhi. Les \u00e9gouts de la municipalit\u00e9 dans la r\u00e9gion de Nazafgarh sont certes obstru\u00e9s depuis 1980, de sorte que Shriram n&#039;a pas pu depuis lors \u00e9vacuer ses effluents domestiques dans les \u00e9gouts municipaux et que les effluents domestiques doivent \u00eatre \u00e9vacu\u00e9s dans les \u00e9gouts de Nazafgarh, ce qui a des cons\u00e9quences n\u00e9gatives. les normes prescrites par le Conseil Central. Il est difficile de comprendre pourquoi la Corporation municipale de Delhi n&#039;a pris aucune mesure au cours des cinq derni\u00e8res ann\u00e9es pour nettoyer les \u00e9gouts afin qu&#039;ils puissent \u00eatre utilis\u00e9s pour \u00e9vacuer les effluents domestiques rejet\u00e9s par la population. Nous ne donnons aucune directive en ce sens, mais nous sommes certainement contraints d&#039;exprimer notre profond sentiment de regret face \u00e0 l&#039;indiff\u00e9rence totale de la Corporation municipale de Delhi \u00e0 s&#039;acquitter de ses obligations en vertu de la loi.<\/p>\n<p>20. Nous avons donc d\u00e9cid\u00e9 d&#039;autoriser Shriram \u00e0 red\u00e9marrer sa centrale \u00e9lectrique ainsi que les usines de fabrication de chlore caustique, y compris ses sous-produits comme le sulfate de sodium, l&#039;acide chlorhydrique, la poudre de blanchiment stable, le superchlore et l&#039;hypochlorite de sodium, l&#039;huile raffin\u00e9e de vanaspati, y compris son -produits et installations de r\u00e9cup\u00e9ration comme le savon, la glyc\u00e9rine et les travaux techniques d&#039;huile dure et de conteneurs. Mais deux ordonnances interdisent \u00e0 Shriram d\u2019exploiter ces usines. L&#039;un est l&#039;ordre dat\u00e9 du 7 d\u00e9cembre 1985 \u00e9mis par l&#039;inspecteur des usines de Delhi, interdisant \u00e0 Shriram d&#039;utiliser le chlore caustique et d&#039;autres usines jusqu&#039;\u00e0 ce que des mesures de s\u00e9curit\u00e9 ad\u00e9quates soient adopt\u00e9es et que le danger imminent pour la vie humaine soit \u00e9limin\u00e9 et l&#039;autre est l&#039;ordre dat\u00e9 de d\u00e9cembre. 24, 1985 \u00e9mis par le commissaire adjoint (usines) ordonnant \u00e0 Shriram de cesser l&#039;utilisation industrielle des locaux sur lesquels se trouve l&#039;usine de chlore caustique. La validit\u00e9 de ces deux ordonnances a \u00e9t\u00e9 contest\u00e9e par Shriram dans la requ\u00eate \u00e9crite n\u00b0 26 de 1986. Nous ne sommes pas enclins pour le moment \u00e0 annuler ces deux ordonnances car la permission que nous accordons par ce jugement \u00e0 Shriram de rouvrir ces usines est comme mesure temporaire qui sera r\u00e9examin\u00e9e \u00e0 un moment donn\u00e9 dans le futur et nous nous contenterions donc de suspendre l&#039;exploitation de ces deux ordonnances jusqu&#039;\u00e0 de nouvelles instructions en vue de permettre \u00e0 Shriram de red\u00e9marrer ces usines. Mais nous imposons certaines conditions qui doivent \u00eatre strictement et scrupuleusement respect\u00e9es par Shriram et si \u00e0 tout moment il s&#039;av\u00e8re qu&#039;une ou plusieurs de ces conditions sont viol\u00e9es, l&#039;autorisation que nous accordons sera susceptible d&#039;\u00eatre retir\u00e9e. Nous formulons ces conditions comme suit :<\/p>\n<p>(1) Puisqu&#039;il ressort clairement des affidavits et des rapports des diff\u00e9rents comit\u00e9s d&#039;experts que la direction de Shriram a fait preuve de n\u00e9gligence dans l&#039;exploitation et l&#039;entretien de l&#039;usine de chlore caustique et n&#039;a pas pris les mesures n\u00e9cessaires pour am\u00e9liorer la conception et la qualit\u00e9 de l&#039;usine. installations et \u00e9quipements et l&#039;installation de dispositifs et d&#039;instruments de s\u00e9curit\u00e9 ad\u00e9quats, en vue d&#039;assurer la s\u00e9curit\u00e9 maximale des travailleurs et de la communaut\u00e9 vivant \u00e0 proximit\u00e9 et ce n&#039;est qu&#039;apr\u00e8s le d\u00e9p\u00f4t du WP n\u00b0 12739 de 1985 et que toutes les lacunes flagrantes ont \u00e9t\u00e9 signal\u00e9es que la direction a proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 diverses modifications et adopt\u00e9 diverses mesures conform\u00e9ment aux recommandations faites par le comit\u00e9 Manmohan Sigh et le comit\u00e9 Nilay Choudhary, il est n\u00e9cessaire qu&#039;un comit\u00e9 d&#039;experts soit nomm\u00e9 par nous qui surveillera le fonctionnement et l&#039;entretien de l&#039;usine et des \u00e9quipements. et assurer la mise en \u0153uvre continue des recommandations de ces deux comit\u00e9s. Nous avons donc constitu\u00e9 un comit\u00e9 d&#039;experts compos\u00e9 de Shri Manmohan Singh, Shri PR Gharekhan et du professeur P. Khanna de l&#039;Institut indien de technologie de Bombay \u2013 et si le professeur P. Khanna n&#039;est pas disponible pour quelque raison que ce soit, le Dr Sharma du d\u00e9partement universitaire de chimie Technologie, Bombay prendra sa place en tant que membre du comit\u00e9 d&#039;experts \u2013 et ce comit\u00e9 d&#039;experts inspectera l&#039;usine de chlore caustique de Shriram au moins une fois tous les quinze jours et examinera si les recommandations faites par le comit\u00e9 Manmohan Singh et le comit\u00e9 Nilay Choudhary sont scrupuleusement respect\u00e9es. mis en \u0153uvre par la direction. Le Comit\u00e9 d&#039;experts examinera \u00e9galement l&#039;ad\u00e9quation de la conception, des mat\u00e9riaux, de la fabrication, etc. des dispositifs, instruments et autres mat\u00e9riels con\u00e7us pour surveiller, avertir, \u00e9viter, contr\u00f4ler et g\u00e9rer toutes les situations r\u00e9sultant d&#039;un \u00e9ventuel rejet accidentel de chlore gazeux, en gardant en tenant compte des facteurs m\u00e9t\u00e9orologiques, de l&#039;emplacement de la centrale et de l&#039;importance de la population expos\u00e9e au danger ou au risque. Cet examen peut impliquer une v\u00e9rification approfondie et une exp\u00e9rimentation sur site en vue de d\u00e9terminer dans quelle mesure les mesures de s\u00e9curit\u00e9 adopt\u00e9es par la direction sont ad\u00e9quates pour faire face \u00e0 une situation \u00e9ventuelle. Le comit\u00e9 d&#039;experts soumettra un rapport de son examen \u00e0 cette Cour imm\u00e9diatement apr\u00e8s la fin de l&#039;examen avec des copies au requ\u00e9rant et \u00e0 Shriram. Le premier examen de ce type sera effectu\u00e9 par le comit\u00e9 d&#039;experts dans la semaine suivant le red\u00e9marrage de l&#039;usine de chlore caustique et il sera suivi d&#039;un deuxi\u00e8me examen dans un d\u00e9lai suppl\u00e9mentaire de 15 jours. Si \u00e0 la suite de l&#039;un de ces examens, il s&#039;av\u00e8re qu&#039;il y a un manquement de la direction \u00e0 se conformer en permanence \u00e0 l&#039;une des recommandations faites par le comit\u00e9 Manmohan Singh et le comit\u00e9 Nilay Choudhary ou que les dispositifs ou instruments de s\u00e9curit\u00e9 ne sont pas ad\u00e9quats ou sont ne sont pas en service ou ne fonctionnent pas correctement, le requ\u00e9rant aura la libert\u00e9 de porter imm\u00e9diatement ce d\u00e9faut \u00e0 la connaissance de cette Cour afin que, dans ce cas, l&#039;autorisation accord\u00e9e \u00e0 la direction de red\u00e9marrer l&#039;usine de chlore caustique puisse \u00eatre r\u00e9voqu\u00e9e. Shriram d\u00e9posera, dans les 3 jours \u00e0 compter d&#039;aujourd&#039;hui, une somme de Rs 30 000 aupr\u00e8s de ce tribunal pour couvrir les frais de voyage, de pension et d&#039;h\u00e9bergement des membres du comit\u00e9 d&#039;experts.<\/p>\n<p>(2) Un op\u00e9rateur devrait \u00eatre d\u00e9sign\u00e9 comme personnellement responsable de chaque dispositif ou mesure de s\u00e9curit\u00e9 et le chef de la division du chlore caustique devrait \u00eatre nomm\u00e9 individuellement responsable du fonctionnement efficace de ce dispositif ou de cette mesure de s\u00e9curit\u00e9. Si, \u00e0 tout moment au cours de l&#039;examen par le Comit\u00e9 d&#039;experts ou de l&#039;inspection par l&#039;Inspection, il s&#039;av\u00e8re qu&#039;un dispositif ou une mesure de s\u00e9curit\u00e9 est inop\u00e9rant ou ne fonctionne pas correctement, le responsable de l&#039;usine de chlore caustique ainsi que l&#039;op\u00e9rateur en charge de ce dispositif de s\u00e9curit\u00e9 ou mesure sera tenu personnellement responsable. Leur devoir n&#039;est pas seulement de signaler le non-fonctionnement ou le dysfonctionnement de tout dispositif ou mesure de s\u00e9curit\u00e9 \u00e0 l&#039;autorit\u00e9 sup\u00e9rieure, mais de veiller \u00e0 ce que l&#039;exploitation de l&#039;ensemble de l&#039;installation soit imm\u00e9diatement arr\u00eat\u00e9e, que le dispositif de s\u00e9curit\u00e9 soit r\u00e9approvisionn\u00e9 d&#039;urgence et que l&#039;usine ne red\u00e9marre pas. fonctionner jusqu\u2019\u00e0 ce que ce r\u00e9approvisionnement soit termin\u00e9.<\/p>\n<p>(3) L&#039;inspecteur en chef des usines ou tout inspecteur principal d\u00fbment nomm\u00e9 par lui, qui poss\u00e8de l&#039;expertise n\u00e9cessaire en mati\u00e8re d&#039;inspection des usines chimiques, inspectera l&#039;usine de chlore caustique au moins une fois par semaine en effectuant une visite surprise sans aucune indication pr\u00e9alable et examinera si les recommandations du Comit\u00e9 Manmohan Singh et du Comit\u00e9 Nilay Choudhary sont respect\u00e9es par la direction et si les dispositifs ou instruments de s\u00e9curit\u00e9 install\u00e9s par la direction sont op\u00e9rationnels et fonctionnent correctement ou s&#039;il existe des d\u00e9fauts ou des d\u00e9ficiences dans le fonctionnement et l&#039;entretien de l&#039;usine caustique usine de chlore et dans les dispositifs ou instruments de s\u00e9curit\u00e9 install\u00e9s dans l&#039;usine. L&#039;inspecteur en chef des usines ou l&#039;inspecteur principal nomm\u00e9 par lui, qui effectue cette inspection, devra imm\u00e9diatement signaler \u00e0 ce tribunal et au commissaire du travail tout d\u00e9faut, d\u00e9ficience ou n\u00e9gligence de la direction qui pourrait \u00eatre constat\u00e9 par lui dans le Au cours de cette inspection et d\u00e8s que ce rapport aura \u00e9t\u00e9 \u00e9tabli, le commissaire au travail et l&#039;inspecteur en chef des usines auront la possibilit\u00e9 de prendre les mesures qu&#039;ils jugeront appropri\u00e9es.<\/p>\n<p>(4) Le Conseil central chargera \u00e9galement un inspecteur principal de visiter l&#039;usine de chlore caustique et l&#039;usine de vanaspati au moins une fois par semaine sans pr\u00e9avis \u00e0 la direction, dans le but de v\u00e9rifier si les effluents rejet\u00e9s par l&#039;usine de vanaspati sont conformes aux normes applicables. \u00e9galement \u00e0 la sortie du terminal, il est conforme aux normes limites fix\u00e9es dans l&#039;ordonnance de consentement \u00e9mise en vertu de la loi sur l&#039;eau et les particules \u00e9mises par les chemin\u00e9es des chaudi\u00e8res de la centrale \u00e9lectrique sont conformes aux normes fix\u00e9es dans l&#039;ordonnance de consentement \u00e9mise en vertu de la loi sur l&#039;air. Loi et s&#039;il y a un manquement \u00e0 se conformer aux normes pertinentes dans l&#039;un ou l&#039;autre cas, ce manquement sera port\u00e9 \u00e0 la connaissance de cette Cour et le Conseil central aura le droit de prendre les mesures qu&#039;il jugera appropri\u00e9es, y compris la r\u00e9vocation du consentement pertinent. Commande.<\/p>\n<p>(5) La direction de Shriram obtiendra un engagement du pr\u00e9sident et directeur g\u00e9n\u00e9ral de Delhi Cloth Mills Ltd. qui est le propri\u00e9taire des diff\u00e9rentes unit\u00e9s de Shriram ainsi que du ou des dirigeants qui g\u00e8rent effectivement le chlore caustique. usine qu&#039;en cas d&#039;\u00e9chappement de chlore gazeux entra\u00eenant la mort ou des blessures aux ouvriers ou aux personnes vivant \u00e0 proximit\u00e9, ils seront personnellement responsables du paiement d&#039;une indemnisation pour ce d\u00e9c\u00e8s ou cette blessure et ces engagements seront d\u00e9pos\u00e9s au tribunal dans une semaine \u00e0 compter d&#039;aujourd&#039;hui.<\/p>\n<p>(6) Il y aura un comit\u00e9 compos\u00e9 de trois repr\u00e9sentants de l&#039;Union du Congr\u00e8s Lokahit et de trois repr\u00e9sentants de l&#039;Union Karamchari Ekta pour veiller aux dispositions de s\u00e9curit\u00e9 dans l&#039;usine de chlore caustique. La fonction de ce Comit\u00e9 sera de s&#039;assurer que toutes les mesures de s\u00e9curit\u00e9 sont strictement respect\u00e9es et qu&#039;il n&#039;y a pas de non-fonctionnement ou de mauvais fonctionnement des dispositifs et instruments de s\u00e9curit\u00e9 et \u00e0 cet effet, ils auront le droit de visiter n&#039;importe quelle section ou d\u00e9partement du usine pendant n\u2019importe quel quart de travail et demander toute information pertinente \u00e0 la direction. S&#039;il y a un manquement ou une n\u00e9gligence dans le respect des mesures de s\u00e9curit\u00e9 et dans l&#039;entretien et le fonctionnement des dispositifs et instruments de s\u00e9curit\u00e9, ce Comit\u00e9 aura le droit de porter ce manquement ou cette n\u00e9gligence \u00e0 la connaissance de la direction et si la direction n&#039;en tient pas compte. de m\u00eame, cette commission aura le droit d&#039;attirer l&#039;attention du commissaire au travail sur un tel manquement ou n\u00e9gligence. Les membres de ce comit\u00e9 recevront une formation appropri\u00e9e et ad\u00e9quate en ce qui concerne le fonctionnement de l&#039;usine de chlore caustique et le fonctionnement des dispositifs et instruments de s\u00e9curit\u00e9 et cela se fera dans un d\u00e9lai de 2 semaines apr\u00e8s la nomination de trois repr\u00e9sentants au sein du comit\u00e9. Le comit\u00e9 est communiqu\u00e9 par chacun des deux syndicats \u00e0 la direction.<\/p>\n<p>(7) Il doit \u00eatre plac\u00e9 dans chaque d\u00e9partement ou section de l&#039;usine de chlore caustique ainsi qu&#039;\u00e0 l&#039;entr\u00e9e des locaux un tableau d\u00e9taill\u00e9 en anglais et en hindi indiquant les effets du chlore gazeux sur le corps humain et informant les ouvriers et les gens des quel traitement imm\u00e9diat faut-il prendre en cas de fuite de chlore gazeux.<\/p>\n<p>(8) Tout travailleur de l&#039;usine de chlore caustique devrait \u00eatre correctement form\u00e9 et instruit concernant le fonctionnement de l&#039;usine et de l&#039;\u00e9quipement sp\u00e9cifique dans lequel il travaille et il devrait \u00e9galement \u00eatre \u00e9duqu\u00e9 et inform\u00e9 des pr\u00e9cautions \u00e0 prendre et en cas de de fuite de chlore gazeux, quelles mesures doivent \u00eatre prises pour contr\u00f4ler et contenir une telle fuite. Le moyen le plus efficace de dispenser une telle formation et cet enseignement serait de recourir \u00e0 des programmes audiovisuels sp\u00e9cialement pr\u00e9par\u00e9s par la direction. M\u00eame apr\u00e8s une formation et une instruction appropri\u00e9es, il est probable que les travailleurs employ\u00e9s dans l&#039;usine, en raison du laps de temps, oublient la s\u00e9quence de mesures \u00e0 prendre pour surveiller, avertir, \u00e9viter, contr\u00f4ler et g\u00e9rer toute urgence li\u00e9e \u00e0 une fuite de chlore et des cours de recyclage doivent donc \u00eatre organis\u00e9s au moins une fois toutes les 6 semaines avec des essais simul\u00e9s.<\/p>\n<p>(9) Des haut-parleurs doivent \u00eatre install\u00e9s tout autour des locaux de l&#039;usine pour avertir en temps opportun et donner des instructions ad\u00e9quates aux personnes r\u00e9sidant \u00e0 proximit\u00e9 en cas de fuite de chlore gazeux.<\/p>\n<p>(10) La direction doit maintenir une vigilance appropri\u00e9e en vue de garantir que les travailleurs travaillant dans l&#039;usine de chlore caustique portent un casque, des masques \u00e0 gaz ou des ceintures de s\u00e9curit\u00e9, selon le cas, lorsqu&#039;ils travaillent dans les d\u00e9partements ou sections dangereux de l&#039;usine et qu&#039;ils effectuent un contr\u00f4le m\u00e9dical r\u00e9gulier. Le relevage des travailleurs sera effectu\u00e9 par la direction afin de s&#039;assurer que les travailleurs sont en bonne sant\u00e9.<\/p>\n<p>(11) La direction de Shriram d\u00e9posera aupr\u00e8s de ce tribunal une somme de Rs 20 lacs \u00e0 titre de garantie pour le paiement des demandes d&#039;indemnisation formul\u00e9es par ou au nom des victimes du gaz ol\u00e9um, si et dans la mesure o\u00f9 une telle indemnisation les demandes sont consid\u00e9r\u00e9es comme fond\u00e9es. Ce montant d\u00e9pos\u00e9 par la direction de Shriram sera investi par le registraire de cette Cour dans un d\u00e9p\u00f4t fixe aupr\u00e8s d&#039;une banque nationalis\u00e9e afin qu&#039;il rapporte des int\u00e9r\u00eats et se conformera aux instructions ult\u00e9rieures de cette Cour. La direction de Shriram fournira \u00e9galement une garantie bancaire \u00e0 la satisfaction du greffier de ce tribunal pour une somme de Rs 15 lacs, laquelle garantie bancaire sera encaiss\u00e9e par le greffier, en tout ou en partie, en cas de fuite de chlore gazeux. dans un d\u00e9lai de trois ans \u00e0 compter d&#039;aujourd&#039;hui, entra\u00eenant la mort ou des blessures \u00e0 tout ouvrier ou \u00e0 toute personne ou personne habitant \u00e0 proximit\u00e9. Le montant de la garantie bancaire, une fois encaiss\u00e9, sera utilis\u00e9 pour le paiement d&#039;une indemnisation aux victimes du chlore gazeux, le montant de l&#039;indemnisation \u00e9tant d\u00e9termin\u00e9 par le juge de district de Delhi sur les demandes d&#039;indemnisation qui lui sont adress\u00e9es par les victimes du chlore gazeux. . Le montant de Rs 20 lacs devra \u00eatre d\u00e9pos\u00e9 et la garantie bancaire pour Rs 15 lacs devra \u00eatre fournie dans un d\u00e9lai de 2 semaines \u00e0 compter d&#039;aujourd&#039;hui et \u00e0 d\u00e9faut de la direction de Shriram de le faire, l&#039;autorisation accord\u00e9e par nous par ce jugement de red\u00e9marrer l&#039;usine de chlore caustique et les autres installations seront retir\u00e9es.<\/p>\n<p>21. Nous avons formul\u00e9 ces conditions en vue d&#039;assurer le respect continu des recommandations du Comit\u00e9 Manmohan Singh et du Comit\u00e9 Nilay Choudhary et le strict respect des normes et proc\u00e9dures de s\u00e9curit\u00e9, de sorte que la possibilit\u00e9 de danger ou de risque pour les ouvriers et la communaut\u00e9 soit presque r\u00e9duit \u00e0 n\u00e9ant. Nous tenons \u00e0 souligner que l&#039;usine de chlore caustique de Shriram n&#039;est pas la seule \u00e0 exercer une industrie dangereuse. Il existe de nombreuses autres usines \u00e0 Delhi qui emploient des technologies dangereuses ou fabriquent des produits dangereux et si des pr\u00e9cautions appropri\u00e9es et ad\u00e9quates ne sont pas prises, elles risquent elles aussi de mettre en danger la vie et la sant\u00e9 de la communaut\u00e9. Nous sugg\u00e9rons donc qu&#039;une autorit\u00e9 de haut niveau soit cr\u00e9\u00e9e par le gouvernement indien en consultation avec le Conseil central pour superviser le fonctionnement des industries dangereuses en vue de garantir qu&#039;il n&#039;y a pas de d\u00e9fauts ou de d\u00e9ficiences dans la conception, la structure ou la qualit\u00e9 des industries dangereuses. leur usine et leurs machines, il n&#039;y a aucune n\u00e9gligence dans l&#039;entretien et le fonctionnement de l&#039;usine et de l&#039;\u00e9quipement et les dispositifs et instruments de s\u00e9curit\u00e9 n\u00e9cessaires sont install\u00e9s et fonctionnent et les normes et proc\u00e9dures de s\u00e9curit\u00e9 appropri\u00e9es et ad\u00e9quates sont strictement suivies. Il s&#039;agit d&#039;une question qui m\u00e9rite une attention s\u00e9rieuse de la part du gouvernement indien et nous demandons au gouvernement indien de prendre les mesures n\u00e9cessaires le plus t\u00f4t possible, car le probl\u00e8me du danger pour la sant\u00e9 et le bien-\u00eatre de la communaut\u00e9 d\u00fb aux produits chimiques et d&#039;autres industries dangereuses sont devenues un probl\u00e8me urgent dans la soci\u00e9t\u00e9 industrielle moderne. Il est \u00e9galement n\u00e9cessaire de souligner que, alors que la science et la technologie sont de plus en plus utilis\u00e9es pour produire des biens et des services destin\u00e9s \u00e0 am\u00e9liorer la qualit\u00e9 de la vie, il existe un certain \u00e9l\u00e9ment de danger ou de risque inh\u00e9rent \u00e0 l&#039;utilisation m\u00eame de la science et de la technologie et il n&#039;est pas possible pour \u00e9liminer totalement ce danger ou ce risque. Nous ne pouvons absolument pas adopter une politique interdisant toute industrie chimique ou autre industrie dangereuse simplement parce qu\u2019elle pr\u00e9sente un danger ou un risque pour la communaut\u00e9. Si une telle politique \u00e9tait adopt\u00e9e, cela signifierait la fin de tout progr\u00e8s et de tout d\u00e9veloppement. De telles industries, m\u00eame si elles sont dangereuses, doivent \u00eatre cr\u00e9\u00e9es car elles sont essentielles au d\u00e9veloppement \u00e9conomique et \u00e0 l&#039;am\u00e9lioration du bien-\u00eatre de la population. Nous ne pouvons qu&#039;esp\u00e9rer r\u00e9duire l&#039;\u00e9l\u00e9ment de danger ou de risque pour la communaut\u00e9 en prenant toutes les mesures n\u00e9cessaires pour localiser ces industries de mani\u00e8re \u00e0 pr\u00e9senter le moins de risques de danger pour la communaut\u00e9 et en maximisant les exigences de s\u00e9curit\u00e9 dans ces industries. Nous aimerions donc inciter le gouvernement indien \u00e0 \u00e9laborer une politique nationale pour l&#039;implantation d&#039;industries chimiques et autres industries dangereuses dans des zones o\u00f9 la population est rare et o\u00f9 il y a peu de danger ou de risque pour la communaut\u00e9, et lorsque des industries dangereuses sont situ\u00e9es dans de telles zones. , il faut veiller \u00e0 ce que de grandes habitations humaines ne se d\u00e9veloppent pas autour d&#039;eux. Il devrait y avoir de pr\u00e9f\u00e9rence une ceinture verte de 1 \u00e0 5 km. largeur autour de ces industries dangereuses.<\/p>\n<p>22. Il y a \u00e9galement une autre question sur laquelle nous aimerions attirer l&#039;attention du Gouvernement indien. Nous avons remarqu\u00e9 qu&#039;au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es, le nombre de cas fond\u00e9s sur la pollution et la destruction de l&#039;environnement port\u00e9s devant les tribunaux a augment\u00e9. De nombreuses affaires de ce type concernant les moyens de subsistance mat\u00e9riels de millions de personnes pauvres sont port\u00e9es devant cette Cour dans le cadre de litiges d\u2019int\u00e9r\u00eat public. Dans la plupart de ces cas, une expertise scientifique neutre est n\u00e9cessaire pour \u00e9clairer la prise de d\u00e9cision judiciaire. Ces cas n\u00e9cessitent une expertise d\u2019un haut niveau de sophistication scientifique et technique. Nous avons ressenti le besoin d&#039;une telle expertise dans ce cas pr\u00e9cis et nous avons d\u00fb nommer plusieurs comit\u00e9s d&#039;experts pour informer le tribunal des mesures qui devaient \u00eatre adopt\u00e9es par la direction de Shriram pour se pr\u00e9munir contre le risque ou la possibilit\u00e9 de fuites, d&#039;explosion, de pollution. d&#039;air et d&#039;eau, etc. et combien de dispositifs de s\u00e9curit\u00e9 contre ce danger ou cette possibilit\u00e9 existaient dans l&#039;usine et lesquels d&#039;entre eux, bien que n\u00e9cessaires, n&#039;ont pas \u00e9t\u00e9 install\u00e9s. Nous avons eu beaucoup de difficult\u00e9 \u00e0 trouver des experts ind\u00e9pendants capables de conseiller le tribunal sur ces questions. Puisqu&#039;il n&#039;existe \u00e0 l&#039;heure actuelle aucun m\u00e9canisme ind\u00e9pendant et comp\u00e9tent pour g\u00e9n\u00e9rer, rassembler et mettre \u00e0 disposition les informations scientifiques et techniques n\u00e9cessaires, nous avons d\u00fb nous efforcer nous-m\u00eames d&#039;identifier des experts capables de fournir l&#039;apport scientifique et technique fiable n\u00e9cessaire \u00e0 la d\u00e9cision du cas et il s\u2019agissait \u00e9videmment d\u2019un exercice difficile et, de par sa nature m\u00eame, insatisfaisant. Il est donc absolument essentiel qu&#039;il y ait un centre ind\u00e9pendant dot\u00e9 d&#039;experts professionnellement comp\u00e9tents et soucieux du civisme pour fournir l&#039;apport scientifique et technologique n\u00e9cessaire. Dans ces circonstances, nous demandons instamment au gouvernement indien de cr\u00e9er un groupe de recherche en sciences \u00e9cologiques compos\u00e9 d&#039;experts ind\u00e9pendants et professionnellement comp\u00e9tents dans diff\u00e9rentes branches de la science et de la technologie, qui serviraient de banque d&#039;informations pour le tribunal et les minist\u00e8res et g\u00e9n\u00e9reraient de nouvelles informations selon les exigences particuli\u00e8res du tribunal ou du service gouvernemental concern\u00e9. Nous sugg\u00e9rons \u00e9galement au gouvernement indien que, \u00e9tant donn\u00e9 que les affaires impliquant des questions de pollution de l&#039;environnement, de destruction \u00e9cologique et de conflits autour des ressources naturelles sont de plus en plus soumises \u00e0 jugement et que ces affaires impliquent une \u00e9valuation et une \u00e9volution des donn\u00e9es scientifiques et techniques, il pourrait \u00eatre souhaitable de d\u00e9finir cr\u00e9er des tribunaux de l&#039;environnement sur une base r\u00e9gionale avec un juge professionnel et deux experts issus du groupe de recherche en sciences \u00e9cologiques, en tenant compte de la nature de l&#039;affaire et de l&#039;expertise requise pour son jugement. Il y aurait bien entendu un droit d&#039;appel devant cette Cour contre la d\u00e9cision du tribunal de l&#039;environnement.<\/p>\n<p>23. Dans cet arr\u00eat, nous avons uniquement abord\u00e9 la question de savoir si Shriram devrait \u00eatre autoris\u00e9 \u00e0 red\u00e9marrer son usine de chlore caustique et d&#039;autres usines fabriquant des sous-produits et, dans l&#039;affirmative, sous quelles conditions. Il existe de nombreuses autres questions d&#039;importance fondamentale d\u00e9coulant des demandes d&#039;indemnisation des victimes du gaz ol\u00e9um et qui doivent \u00eatre examin\u00e9es par le tribunal. Nous avons formul\u00e9 ces questions et demand\u00e9 au p\u00e9titionnaire et \u00e0 ceux qui le soutiennent dans le WP 12739 de 1985 de d\u00e9poser leurs observations \u00e9crites au plus tard le 24 f\u00e9vrier 1986 et \u00e0 Shriram de d\u00e9poser leurs observations \u00e9crites au plus tard le 28 f\u00e9vrier 1986 afin que nous puissions aborder l&#039;audition des requ\u00eates en bref le 4 mars 1986.<\/p>\n<p>24. Avant de nous s\u00e9parer de ce jugement, nous souhaitons exprimer notre profonde gratitude pour l&#039;initiative audacieuse prise par le requ\u00e9rant en portant ce litige d&#039;int\u00e9r\u00eat public devant le tribunal. Le p\u00e9titionnaire a rendu un service remarquable \u00e0 la communaut\u00e9 en intentant ce litige d&#039;int\u00e9r\u00eat public et il a produit devant le tribunal des documents consid\u00e9rables sur les questions soulev\u00e9es dans le litige. Il a d\u00e9fendu sa cause avec beaucoup de sinc\u00e9rit\u00e9 et de d\u00e9vouement et les habitants de Delhi doivent lui \u00eatre reconnaissants d&#039;avoir \u00e9pous\u00e9 une cause aussi publique. Il ne fait aucun doute dans notre esprit que sans ce litige d&#039;int\u00e9r\u00eat public intent\u00e9 par le p\u00e9titionnaire, il n&#039;y aurait eu aucune am\u00e9lioration dans la conception, la structure et la qualit\u00e9 des machines et des \u00e9quipements de l&#039;usine de chlore caustique, ni aucun dispositif de s\u00e9curit\u00e9 appropri\u00e9 et ad\u00e9quat. et des instruments n&#039;ont pas \u00e9t\u00e9 install\u00e9s et il n&#039;y aurait eu aucune pression sur la direction pour qu&#039;elle respecte les normes et proc\u00e9dures de s\u00e9curit\u00e9 et la possibilit\u00e9 ne peut \u00eatre exclue qu&#039;un jour peut-\u00eatre la trag\u00e9die du gaz d&#039;ol\u00e9um aurait pu se r\u00e9p\u00e9ter, mais cette fois avec du chlore gazeux qui est certes plus dangereux que le gaz ol\u00e9um. Bien que seul et unique, il a men\u00e9 une vaillante bataille contre une entreprise g\u00e9ante et a obtenu des succ\u00e8s substantiels. Nous aimerions donc, en signe de notre appr\u00e9ciation du travail effectu\u00e9 par le p\u00e9titionnaire, ordonner qu&#039;une somme de Rs 10 000 soit vers\u00e9e par Shriram au p\u00e9titionnaire \u00e0 titre de frais.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>M. C. Mehta and Another Vs Union of India and Others Shriram Foods and Fertiliser Industries and Another Vs Union of India and Others Civil Writ Petitions Nos. 12739 of 1985 and 26 of 1986 (CJI P. N. Bhagwati, G. L. Oza, D. P. Madon JJ) 17.02.1986 JUDGMENT P.N. BHAGWATI, C.J. &#8211; 1. 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