{"id":1888,"date":"2013-05-29T18:06:13","date_gmt":"2013-05-30T02:06:13","guid":{"rendered":"https:\/\/elaw.org\/india-perumatty-grama-panchayat-vs-state-kerala-20031216-coca-cola-groundwater-exploitatio-0\/"},"modified":"2023-12-11T12:45:37","modified_gmt":"2023-12-11T20:45:37","slug":"india-perumatty-grama-panchayat-vs-state-kerala-20031216-coca-cola-groundwater-exploitatio-0","status":"publish","type":"resource","link":"https:\/\/elaw.org\/fr\/resource\/india-perumatty-grama-panchayat-vs-state-kerala-20031216-coca-cola-groundwater-exploitatio-0","title":{"rendered":"Perumatty Grama Panchayat c. \u00c9tat du Kerala (16\/12\/2003) (affaire d&#039;exploitation des eaux souterraines de Coca-Cola)"},"content":{"rendered":"<p>\n\u00c0 LA HAUTE COUR DU KERALA<br \/>\n\u00c0 ERNAKULAM<\/p>\n<p>WP(C) n\u00b0 34292 de 2003.<br \/>\nDat\u00e9 du 16 d\u00e9cembre 2003.<\/p>\n<p>\nP\u00e9roumatty Grama Panchayat<\/p>\n<p>Contre<\/p>\n<p>\u00c9tat du Kerala.<\/p>\n<p>RAPPORT\u00c9 EN 2004 (1) KLT 731.<\/p>\n<p>\nJUGEMENT<\/p>\n<p>K. Balakrishnan Nair, J.<\/p>\n<p>1. Le point qui se pose dans cette affaire, \u00e0 savoir si un Grama Panchayat peut annuler la licence d&#039;une usine de fabrication de boissons non alcoolis\u00e9es au motif d&#039;une exploitation excessive des eaux souterraines. Les brefs faits de l&#039;affaire sont les suivants\u00a0:\u00a0- .<br \/>\n2. Le p\u00e9titionnaire est Perumatty Grama Panchayat. La deuxi\u00e8me soci\u00e9t\u00e9 d\u00e9fenderesse exploite une usine \u00e0 Moolathara \u00e0 Perumatty Grama Panchayat. Ses principaux produits sont les boissons gazeuses et l&#039;eau potable en bouteille. Ladite usine a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e apr\u00e8s avoir obtenu l&#039;autorisation du Panchayat. La production commerciale a d\u00e9marr\u00e9 en mars 2000 apr\u00e8s avoir obtenu une licence du p\u00e9titionnaire Panchayat. La principale mati\u00e8re premi\u00e8re utilis\u00e9e dans la fabrication des boissons est l\u2019eau. Une part substantielle des besoins en eau est satisfaite par l\u2019exploitation des eaux souterraines au moyen de puits de forage. Les habitants de la localit\u00e9 se sont oppos\u00e9s \u00e0 l&#039;exploitation des eaux souterraines par la Soci\u00e9t\u00e9. Par cons\u00e9quent, le Panchayat a adopt\u00e9 la r\u00e9solution Ext.P.1 le 7 avril 2003, d\u00e9cidant de ne pas renouveler la licence de l&#039;usine. La traduction de cette r\u00e9solution se lit comme suit :<br \/>\n\u00ab Comme l&#039;exploitation excessive des eaux souterraines par la soci\u00e9t\u00e9 Coca-Cola \u00e0 Plachimada provoque une grave p\u00e9nurie d&#039;eau potable \u00e0 Perumatty Panchayat et dans les localit\u00e9s voisines, il est d\u00e9cid\u00e9, dans l&#039;int\u00e9r\u00eat public, de ne pas renouveler la licence de ladite soci\u00e9t\u00e9. Il est \u00e9galement r\u00e9solu d&#039;informer de cette d\u00e9cision l&#039;honorable ministre en chef du Kerala et l&#039;honorable ministre des Industries du Kerala.<br \/>\n\u00c0 la lumi\u00e8re de ladite d\u00e9cision, un avis Ext.P2 a \u00e9t\u00e9 d\u00e9livr\u00e9 par le Panchayat \u00e0 la 2\u00e8me soci\u00e9t\u00e9 d\u00e9fenderesse le 9.4.2003, dont la traduction se lit comme suit\u00a0:<br \/>\n&quot;\u00c0<br \/>\nLe Responsable des Ressources Humaines,<br \/>\nHindustan Coca-Cola Beverages (Pvt.) Ltd.,<br \/>\nPlachimada, Kannimari,<br \/>\nP\u00e9roumatty Grama Panchayat,<br \/>\nChittoorTaluk, district de Palakkad.<\/p>\n<p>Avis \u00e9mis en vertu de l&#039;article 240 de la loi Kerala Panchayat Raj de 1994 et des r\u00e8gles, par le secr\u00e9taire de grade sp\u00e9cial de Perumatty Grama Panchayat.<\/p>\n<p>\u00c9tant donn\u00e9 que les eaux souterraines sont excessivement exploit\u00e9es pour l&#039;utilisation de l&#039;usine d&#039;embouteillage de boissons Hindustan Coca-Cola g\u00e9r\u00e9e \u00e0 Plachimada et que, par cons\u00e9quent, une grave p\u00e9nurie d&#039;eau potable se fait sentir \u00e0 Perumatty Grama Panchayat et dans les endroits voisins, le probl\u00e8me a \u00e9t\u00e9 r\u00e9solu par le Comit\u00e9 Panchayat le 7.4.2003. , de ne pas renouveler la licence de ladite Soci\u00e9t\u00e9.<br \/>\nDes all\u00e9gations ont \u00e9t\u00e9 \u00e9mises selon lesquelles l&#039;exploitation excessive des eaux souterraines pour le fonctionnement de ladite unit\u00e9 provoque une p\u00e9nurie d&#039;eau potable et d&#039;autres probl\u00e8mes environnementaux graves. Dans ce contexte, les organisations politiques et de masse m\u00e8nent des manifestations. L&#039;agitation des Adivasis en face de la porte de la Compagnie se poursuit depuis plus d&#039;un an. Compte tenu des circonstances ci-dessus, afin d&#039;\u00e9viter l&#039;utilisation excessive des eaux souterraines ainsi que les probl\u00e8mes environnementaux qui en r\u00e9sultent, le Panchayat a pris cette d\u00e9cision.<br \/>\nAinsi, si vous avez quelque chose \u00e0 dire pourquoi la licence de la soci\u00e9t\u00e9 ne devrait pas \u00eatre annul\u00e9e, vous pouvez en informer par \u00e9crit le secr\u00e9taire du Panchayat dans les 15 jours \u00e0 compter de la date de r\u00e9ception de cet avis. Vous \u00eates inform\u00e9 que si vous ne pr\u00e9sentez pas de motif, il sera pr\u00e9sum\u00e9 que vous n&#039;avez rien \u00e0 d\u00e9clarer et des mesures suppl\u00e9mentaires seront prises en la mati\u00e8re. Toute perte ou dommage de ce fait serait enti\u00e8rement sous votre responsabilit\u00e9.<br \/>\nD\u00e8s r\u00e9ception dudit avis, la soci\u00e9t\u00e9 a soumis la r\u00e9ponse Ext.P3 le 30.4.2003.1. ladite r\u00e9ponse, il a \u00e9t\u00e9 soulign\u00e9 que l&#039;usine est exploit\u00e9e avec toutes les autorisations l\u00e9gales n\u00e9cessaires. Les all\u00e9gations d&#039;\u00e9puisement des eaux souterraines et de probl\u00e8mes environnementaux caus\u00e9s par le fonctionnement de l&#039;unit\u00e9 ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9menties par le dossier Compass. Par la suite, apr\u00e8s avoir entendu le 2\u00e8me d\u00e9fendeur, le Panchayat, par r\u00e9solution du 12-5-2003, a d\u00e9cid\u00e9 d&#039;annuler la licence de l&#039;unit\u00e9. Entreprise. La traduction de ladite r\u00e9solution se lit comme suit :- .<br \/>\n\u00abLe Panchayat est convaincu que Hindustan Coca-Cola Beverages Pvt. Ltd. \u00e0 Plachimada exploite excessivement l&#039;eau et, par cons\u00e9quent, les sources d&#039;eau des puits et des points d&#039;eau des environs se sont ass\u00e9ch\u00e9es, ce qui a entra\u00een\u00e9 une d\u00e9t\u00e9rioration de la qualit\u00e9 de la guerre limit\u00e9e disponible, provoquant des probl\u00e8mes sanitaires et environnementaux et des probl\u00e8mes aigus. p\u00e9nurie d&#039;eau potable. Cela a suscit\u00e9 de vives inqui\u00e9tudes au sein du public. Le probl\u00e8me de la p\u00e9nurie d\u2019eau potable et les probl\u00e8mes sanitaires et environnementaux restent une r\u00e9alit\u00e9. Le Panchayat, \u00e9tant convaincu des preuves soumises par la Soci\u00e9t\u00e9 avec l&#039;explication et au moment de l&#039;audience, est contre les faits et que la demande des autorit\u00e9s de la Soci\u00e9t\u00e9 de ne pas annuler la licence\u00a0; de le renouveler, ne peut \u00eatre envisag\u00e9, r\u00e9solu \u00e0 l\u2019unanimit\u00e9 de ne pas renouveler la licence \u00bb<br \/>\n3. \u00c0 la lumi\u00e8re de la r\u00e9solution ci-dessus, le Secr\u00e9taire du Panchayat a publi\u00e9 Ext. arr\u00eat\u00e9 du 15.5.2003, annulant la licence accord\u00e9e au 2\u00e8me d\u00e9fendeur ordonnant \u00e0 la Soci\u00e9t\u00e9 d&#039;arr\u00eater la production avec effet au 17.5.2003. Les 2 intim\u00e9s ont contest\u00e9 ladite ordonnance devant cette Cour et cette Cour a ordonn\u00e9 \u00e0 la Soci\u00e9t\u00e9 d&#039;invoquer le recours l\u00e9gal dont elle dispose devant l&#039;autorit\u00e9 comp\u00e9tente. Il y est \u00e9galement ordonn\u00e9 que si le recours alternatif est invoqu\u00e9, le statut q sera maintenu jusqu&#039;\u00e0 ce que l&#039;autorit\u00e9 comp\u00e9tente prenne une d\u00e9cision sur la question. Conform\u00e9ment au jugement, le 2\u00e8me d\u00e9fendeur a interjet\u00e9 appel du Gouvernement. En attendant l&#039;appel, la mise en \u0153uvre de l&#039;ordonnance Ext.P4 a \u00e9t\u00e9 suspendue. Ext.P5 est l&#039;appel d\u00e9pos\u00e9 par le n d\u00e9fendeur devant le gouvernement. Apr\u00e8s avoir entendu les deux parties, le gouvernement a statu\u00e9 sur cet appel par ordonnance Exe.P6. Le dispositif de ladite ordonnance est le suivant\u00a0:\u00a0-<br \/>\n\u00ab Dans les circonstances ci-dessus, le gouvernement ordonne par la pr\u00e9sente que le Perumatty Grama Panc az constituera un te ; d&#039;experts des d\u00e9partements des eaux souterraines et de la sant\u00e9 publique et du Conseil national de contr\u00f4le de la pollution pour mener une enqu\u00eate d\u00e9taill\u00e9e sur les all\u00e9gations port\u00e9es contre la soci\u00e9t\u00e9 et ses produits. Le Panchayat prendra une d\u00e9cision sur la base de cette enqu\u00eate ind\u00e9pendante quant \u00e0 savoir si la licence accord\u00e9e \u00e0 la Soci\u00e9t\u00e9 doit \u00eatre renouvel\u00e9e ou annul\u00e9e. Le Panchayat fera mener l&#039;enqu\u00eate par ces agences et parviendra \u00e0 une conclusion juste et \u00e9quitable sur la base de cette enqu\u00eate dans un d\u00e9lai de trois mois \u00e0 compter de la date de r\u00e9ception de cette ordonnance. Toutes les enqu\u00eates et investigations doivent \u00eatre men\u00e9es avec notification \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 appelante. Jusqu&#039;\u00e0 ce que le Panchayat prenne une d\u00e9cision finale sur l&#039;annulation de la licence d\u00e9livr\u00e9e \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9, le sursis accord\u00e9 par le gouvernement le 12.6.2003 contre l&#039;ordonnance d&#039;annulation du | la licence accord\u00e9e par le Panchayat continuera \u00e0 fonctionner \u00bb.<br \/>\nSe sentant l\u00e9s\u00e9 par le poste P6, le Panchayat a d\u00e9pos\u00e9 cette requ\u00eate \u00e9crite. La 2\u00e8me soci\u00e9t\u00e9 d\u00e9fenderesse a choisi de ne pas la contester. Selon le Pannchayat, c&#039;est l&#039;autorit\u00e9 ultime pour trancher sur les questions couvertes par l&#039;ordonnance attaqu\u00e9e. La protection et la pr\u00e9servation des sources d&#039;eau sont le domaine exclusif du Panchayat. Lorsque le Panchayat prend une d\u00e9cision bas\u00e9e sur des \u00e9l\u00e9ments pertinents, le gouvernement ne peut pas interf\u00e9rer avec elle et dicter la mani\u00e8re dont le Panchayat doit agir en la mati\u00e8re.<br \/>\n4. Le Gouvernement a d\u00e9pos\u00e9 un contre-affidavit \u00e0 l&#039;appui de l&#039;ordonnance contest\u00e9e. La deuxi\u00e8me soci\u00e9t\u00e9 d\u00e9fenderesse a \u00e9galement d\u00e9pos\u00e9 un contre-affidavit tr\u00e8s d\u00e9taill\u00e9 \u00e0 l&#039;appui de l&#039;Ext.P.6.<br \/>\n5. J&#039;ai entendu le savant Conseil Shri. K. Ramakumar repr\u00e9sentant le p\u00e9titionnaire, le savant avocat g\u00e9n\u00e9ral Shri. M. Ratna Singh repr\u00e9sentant le premier \u00c9tat d\u00e9fendeur ainsi que le savant avocat Shri. Ashok Desai comparaissant pour le 2e si, intim\u00e9. Le savant conseil du requ\u00e9rant m&#039;a pr\u00e9sent\u00e9 les diff\u00e9rentes dispositions pertinentes de la loi Kerala Panchayat Raj (ci-apr\u00e8s d\u00e9nomm\u00e9e \u00ab la loi \u00bb) et a soutenu que le Panchayat est autoris\u00e9 \u00e0 pr\u00e9server les sources d&#039;eau en vertu de l&#039;article 218 de la loi. La pr\u00e9servation des sources d&#039;eau est l&#039;une des t\u00e2ches obligatoires du Panchayat, \u00e0 la lumi\u00e8re de la troisi\u00e8me annexe de la loi lue avec l&#039;article 166. Dans l&#039;exercice du pouvoir d&#039;appel du gouvernement, affirme-t-on, il ne peut pas dicter \u00e0 l&#039;autorit\u00e9 conc\u00e9dante la mani\u00e8re dont elle doit fonctionner. Il est \u00e9galement avanc\u00e9 que le gouvernement F n&#039;aurait pas d\u00fb indiquer quelle agence devait mener l&#039;enqu\u00eate. Le Panchayat devrait avoir son mot \u00e0 dire en mati\u00e8re de choix de l&#039;agence charg\u00e9e de mener l&#039;enqu\u00eate. Si le gouvernement ne soul\u00e8ve aucune objection en mati\u00e8re d&#039;audit et que la soci\u00e9t\u00e9 coop\u00e8re, le Panchayat peut mener une enqu\u00eate ind\u00e9pendante sur l&#039;\u00e9puisement des eaux souterraines. Le savant conseil du requ\u00e9rant, \u00e0 l&#039;appui de ses arguments, s&#039;est \u00e9galement appuy\u00e9 sur les d\u00e9cisions suivantes : Commissioner of Police v. Gordhandas Bhanji (AIR [ 1952 SC 16), Orient Paper Mills Ltd. c. Union of India (AIR 1969 SC 16). 48), Orienter | Paper Mills Ltd. c. Union indienne (AIR 1970 SC 1498), B. Rajagopala Naidu c. Kamath (AIR 1972 SC 2250), Manjapra Grama Panchayat c.\u00c9tat du Kerala (1996 (2) KLT 719), Ahamed Kutty | contre l&#039;\u00c9tat du Kerala (2001 (1) KLT 614) et \u00e9galement la d\u00e9cision de la Cour d&#039;appel dans l&#039;affaire Secr\u00e9taire d&#039;\u00c9tat \u00e0 l&#039;\u00c9ducation et \u00e0 la Science contre l&#039;arrondissement m\u00e9tropolitain de Tameside (1976 (3) AER 665). Le savant avocat g\u00e9n\u00e9ral de l&#039;\u00c9tat a soutenu que le Gouvernement avait pris la d\u00e9cision attaqu\u00e9e pour sauvegarder les int\u00e9r\u00eats des deux parties. Le gouvernement a estim\u00e9 que le Panchayat devait agir apr\u00e8s avoir obtenu l&#039;avis d&#039;experts sur les points litigieux. Il est \u00e9galement avanc\u00e9 que le gouvernement est sensible aux pr\u00e9occupations de la population de la localit\u00e9 et du Panchayat, mais que, dans le m\u00eame temps, il a \u00e9galement pris en compte l&#039;int\u00e9r\u00eat de l&#039;industrialisation. Le gouvernement a donc estim\u00e9 que le Panchayat devait prendre une nouvelle d\u00e9cision, apr\u00e8s avoir men\u00e9 une enqu\u00eate ind\u00e9pendante. Le savant avocat principal repr\u00e9sentant la 2e soci\u00e9t\u00e9 intim\u00e9e a principalement soulev\u00e9 les points suivants\u00a0:<br \/>\nLe Panchayat n&#039;a pas qualit\u00e9 pour contester l&#039;ordonnance d&#039;appel du gouvernement. Selon l&#039;autorit\u00e9 de deuxi\u00e8me instance, elle ne se soucie pas du sort de sa d\u00e9cision entre les mains de l&#039;autorit\u00e9 d&#039;appel. On ne s&#039;attend pas \u00e0 ce qu&#039;une autorit\u00e9 quasi judiciaire comme le Panchayat conteste la d\u00e9cision d&#039;appel du gouvernement. On s&#039;appuie sur la d\u00e9cision de cette Cour dans les affaires District Executive Of icer c. State of Kerala ( 1 991 ( 1 ) KLT 390) et Karur Panchayat c. State of Kerala (1996 (1) KLT I 12).<br \/>\n(2) Un bref de certiorari vise \u00e0 corriger le processus de prise de d\u00e9cision et non la d\u00e9cision. Le Gouvernement a rendu la d\u00e9cision en appel apr\u00e8s avoir entendu les deux parties et examin\u00e9 leurs arguments. Ainsi, en l\u2019absence de tout vice dans le processus d\u00e9cisionnel, cette Cour ne peut pas y intervenir. On s&#039;appuie sur Tata Cellular c. Union of India ((1994) 6 SCC 651) et Staple (Dressland) c. Union Territory, Chandigarh (1999) 7 SCC 89). Il est avanc\u00e9 que l&#039;ordonnance du gouvernement est une ordonnance consensuelle et, par cons\u00e9quent, il est tout \u00e0 fait inappropri\u00e9 que le Panchayat la conteste. L&#039;ordonnance initiale du Panchayat est nulle pour la raison que l&#039;avis de justification ne donnait aucun d\u00e9tail, documents ou rapports. C&#039;\u00e9tait un ordre tacite. En dehors de cela, le Panchayat a d\u00e9j\u00e0 pris la d\u00e9cision d&#039;annuler\/de ne pas renouveler la licence et ce n&#039;est qu&#039;apr\u00e8s cela que l&#039;avis a \u00e9t\u00e9 \u00e9mis.<br \/>\n(3) Le Panchayat peut annuler une licence si seul le titulaire de la licence enfreint l&#039;une des conditions de la licence. En outre, les principes applicables au renouvellement d&#039;une licence ne sont pas les m\u00eames que ceux appliqu\u00e9s au moment de la d\u00e9livrance de la licence pour la premi\u00e8re fois. Il est avanc\u00e9 que lorsque l&#039;usine a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e, il n&#039;existait aucune r\u00e8gle exigeant une autorisation pour creuser des puits de forage et, m\u00eame aujourd&#039;hui, il n&#039;existe aucune interdiction l\u00e9gale \u00e0 cet effet. En outre, l\u2019all\u00e9gation d\u2019extraction excessive des eaux souterraines est infond\u00e9e, \u00e0 la lumi\u00e8re des rapports produits avec le contre-affidavit.<br \/>\n6. Le savant avocat principal du deuxi\u00e8me d\u00e9fendeur s&#039;est \u00e9galement appuy\u00e9 sur la d\u00e9cision Swadeshi Cotton Mills c. Union of India (AIR 1981 SC 818), Mohinder Sin Gill c. Tale Chief Election Commissioner (( 1978) 1 SCC 405), Institute of Charterred Accountants of India c. LK Ratna ((1986) 4 SCC 537) et Mahabir Prasad .S1b;tt-) de l&#039;UP (AIR 1970 SC 1302), \u00e0 l&#039;appui de ses arguments. L&#039;objection pr\u00e9liminaire soulev\u00e9e par le savant avocat principal du 2\u00e8me d\u00e9fendeur concernant la maintenabilit\u00e9 de la requ\u00eate \u00e9crite \u00e0 la demande du Panchayat ne peut \u00eatre accept\u00e9e. Bien entendu, le Panchayat, tout en accordant la licence, agit en tant qu&#039;autorit\u00e9 statutaire. En dehors de cela, il s&#039;agit d&#039;une personne morale constitu\u00e9e selon l&#039;article 243B du | Constitution de l&#039;Inde lue avec l&#039;article 5 de la loi Kerala Panchayat Raj. Si la d\u00e9cision d&#039;un Panchayat est annul\u00e9e par le gouvernement pour des motifs pervers, celui-ci doit avoir le droit de la contester. Ce point est couvert par une d\u00e9cision de la Division Bench de cette Cour dans l&#039;affaire Karunagappally Grama Panchayat c. \u00c9tat du Kerala (1996 (1) KLT 419). Par cons\u00e9quent, les affirmations soulev\u00e9es par l\u2019avocat principal du 2e d\u00e9fendeur \u00e0 cet \u00e9gard ne peuvent \u00eatre accept\u00e9es.<\/p>\n<p>7 Le Panchayat a d&#039;abord tent\u00e9 de contester la comp\u00e9tence du gouvernement \u00e0 entendre un appel. L&#039;appel a \u00e9t\u00e9 interjet\u00e9 \u00e0 la lumi\u00e8re des directives de ce tribunal. Les deux parties ont comparu et examin\u00e9 leur cas respectif sur le fond. Si la d\u00e9cision va \u00e0 l&#039;encontre d&#039;une des parties, normalement, elle ne peut pas se retourner et crier \u00e0 l&#039;incomp\u00e9tence, l&#039;article 276 de la loi contient les dispositions d&#039;appel et de r\u00e9vision. Un appel de la d\u00e9cision prise par un Panchayat rel\u00e8verait d&#039;un tribunal constitu\u00e9 en vertu de l&#039;article 271S de la loi. M\u00eame si cet amendement a \u00e9t\u00e9 introduit avec effet au 23 avril 1999, m\u00eame apr\u00e8s quatre ans, le gouvernement a choisi de ne pas constituer un tribunal. Auparavant, le gouvernement \u00e9tait l&#039;autorit\u00e9 d&#039;appel et, par cons\u00e9quent, les appels sont encore en cours. d\u00e9pos\u00e9 devant le Gouvernement. Dans ce cas \u00e9galement, le gouvernement a interjet\u00e9 appel. M\u00eame en supposant qu&#039;il n&#039;y aura pas d&#039;appel, le gouvernement a le pouvoir, en vertu de l&#039;article 191, soit de son propre chef, soit sur motion pr\u00e9sent\u00e9e par d&#039;autres, d&#039;annuler toute r\u00e9solution ill\u00e9gale adopt\u00e9e par le Panchayat. L\u2019incomp\u00e9tence totale ne saurait donc \u00eatre reproch\u00e9e au Gouvernement. D\u2019autant plus que ce point n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 soulev\u00e9 devant le Gouvernement au moment de l\u2019audience. Je ne suis pas enclin \u00e0 accepter cette affirmation soulev\u00e9e au nom du Panchayat.<\/p>\n<p>8 Exts.P1, P2 et P4 montreraient que des mesures ont \u00e9t\u00e9 prises contre le 2e | d\u00e9fendeur pour pr\u00e9l\u00e8vement excessif d\u2019eau souterraine et probl\u00e8me de p\u00e9nurie d\u2019eau potable et de probl\u00e8mes environnementaux qui en r\u00e9sulte. Mais, au moment de l&#039;audition devant le Gouvernement, le Panchayat a soulev\u00e9 certaines all\u00e9gations concernant la pollution | caus\u00e9s par les d\u00e9chets industriels g\u00e9n\u00e9r\u00e9s et aussi par l&#039;impuret\u00e9 du Cola produit | par la compagnie. Le d\u00e9fendeur 2ncl a r\u00e9pondu \u00e0 ces all\u00e9gations. Le Gouverneur1t7 | tout en statuant sur l&#039;affaire, a ordonn\u00e9 une enqu\u00eate et une d\u00e9cision sur ces questions \u00e9galement. Dans l&#039;exercice de sa comp\u00e9tence en mati\u00e8re d&#039;octroi de licences, le Panclayat n&#039;est pas comp\u00e9tent pour se prononcer sur la qualit\u00e9 des boissons produites. Il appartient \u00e0 d&#039;autres autorit\u00e9s comp\u00e9tentes d&#039;examiner de telles all\u00e9gations. Concernant la pollution caus\u00e9e par les effluents industriels, le Panchayat peut examiner et prendre les mesures appropri\u00e9es en consultant des organismes d&#039;experts en vertu de l&#039;article 233A de la loi. Mais, dans le cas pr\u00e9sent, l&#039;avis n&#039;a \u00e9t\u00e9 \u00e9mis que pour le motif d&#039;une exploitation excessive des eaux souterraines et la d\u00e9cision d&#039;annuler le permis a \u00e9t\u00e9 prise uniquement sur la base de ce motif. Par cons\u00e9quent, le Panchayat a soutenu \u00e0 juste titre que la validit\u00e9 de sa d\u00e9cision et celle du gouvernement sur ce seul point doivent \u00eatre examin\u00e9es par cette Cour dans cette affaire.<\/p>\n<p>9. Le savant conseil du p\u00e9titionnaire soutient que la d\u00e9claration du p\u00e9titionnaire dans le poste P2 concernant l&#039;exploitation excessive des eaux souterraines est express\u00e9ment ni\u00e9e dans la r\u00e9ponse au poste P3. Mais l&#039;entreprise a tent\u00e9 de justifier cette exploitation, en soulignant qu&#039;aucun effet n\u00e9faste de l&#039;extraction des eaux souterraines n&#039;a \u00e9t\u00e9 prouv\u00e9. E. A partir des mat\u00e9riaux produits par le 2\u00e8me r\u00e9pondant lui-m\u00eame, on constate qu&#039;il y a une forte exploitation des eaux souterraines. Ext.R2(V) est un rapport r\u00e9dig\u00e9 par RN Athavale, scientifique \u00e9m\u00e9rite du Conseil de la recherche scientifique et industrielle, Institut national de recherche g\u00e9ophysique, Hyderabad, sur la gestion de l&#039;eau \u00e0 l&#039;usine Coca-Cola du village de Mollathara dans le district de Palakkad. Au paragraphe 7 dudit rapport, sous la rubrique besoins en eau, il est indiqu\u00e9 ce qui suit\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab \u00c0 ma demande, la direction de l&#039;usine Coca-Cola a fourni les informations suivantes :<\/p>\n<p>Pour produire un litre de boisson, ils doivent utiliser 3,75 litres d\u2019eau. \u00ab Le total des solides dissous dans l&#039;eau de la boisson doit \u00eatre inf\u00e9rieur \u00e0 500 ppm. Il s&#039;agit d&#039;une usine d&#039;osmose inverse \u00e0 cet effet. Les rejets de cette usine et l&#039;eau utilis\u00e9e pour le nettoyage et le lavage des bouteilles et \u00e0 d&#039;autres fins sont envoy\u00e9s \u00e0 l&#039;usine de traitement des effluents (ETP). l&#039;eau propre sortant de l&#039;ETP est utilis\u00e9e pour irriguer les pelouses, les arbustes et les arbres. Il est maintenant lib\u00e9r\u00e9 de la zone de l&#039;usine.<\/p>\n<p>Les chiffres estim\u00e9s d&#039;utilisation de l&#039;eau pour l&#039;ann\u00e9e de production 2002 \u00e9taient de 1 41 015 m3 (m3), dont 37 604 m3 seront export\u00e9s hors de l&#039;usine sous forme de boisson. Le utilise 3,75 litres d\u2019eau pour produire un litre de boisson.<\/p>\n<p>\u00c0 sa capacit\u00e9 de production maximale, l&#039;usine aura besoin annuellement de 2 32 010 m3 d&#039;eau, dont 61 869 m3 seront export\u00e9s sous forme de boisson. Cependant, l\u2019usine n\u2019a jamais fonctionn\u00e9 \u00e0 pleine capacit\u00e9. En g\u00e9n\u00e9ral, il fonctionne \u00e0 60% de pleine capacit\u00e9 \u00bb.<\/p>\n<p>Le rapport Ext.R2(Z) sur les conditions des eaux souterraines dans et autour de l&#039;usine Plachimada pr\u00e9par\u00e9 par le Conseil central des eaux souterraines, Faridabad montrerait l&#039;\u00e9tendue de l&#039;extraction des eaux souterraines. La partie pertinente dudit rapport concernant le 2e d\u00e9fendeur se lit comme suit\u00a0:<\/p>\n<p>&quot;MS. Boissons Coca-Cola Pvt. Ltd. utilise l&#039;eau de 6 puits for\u00e9s et de 2 puits creus\u00e9s de la mani\u00e8re suivante\u00a0:<\/p>\n<p>1. 2 puits creus\u00e9s (ensemble) sont pomp\u00e9s pendant 12 heures et 240 kilolitres\/jour sont utilis\u00e9s.<\/p>\n<p>2. 6 puits de forage sont pomp\u00e9s pendant 12 heures et 270 kilolitres\/jour sont utilis\u00e9s.<\/p>\n<p>La quantit\u00e9 totale d&#039;eau souterraine pomp\u00e9e par jour est de 510 kilolitres. On peut mentionner que M\/s. C Cola n\u2019est pas encore enregistr\u00e9 aupr\u00e8s de la CGWA. (c&#039;est nous qui soulignons0<\/p>\n<p>Concernant les besoins en eau de l\u2019usine Coca-Cola, dans la premi\u00e8re partie du rapport, il est indiqu\u00e9 comme suit\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab Les besoins en eau de l&#039;usine Coca-Cola sont bas\u00e9s sur la saisonnalit\u00e9 et le volume de production. La consommation moyenne d&#039;eau de l&#039;usine est de 5 lakhs litres\/jour, dont 1,5 Iakhs litres\/jour est utilis\u00e9e pour la production de boissons. Environ 3,5 litres Iakhs sont utilis\u00e9s pour les tours de refroidissement, l\u2019appoint des chaudi\u00e8res et \u00e0 des fins domestiques. La quantit\u00e9 d&#039;eau restante est trait\u00e9e car elle contient des rejets d&#039;effluents et est utilis\u00e9e pour le jardinage des locaux. L\u2019eau est trait\u00e9e et une partie est recycl\u00e9e vers l\u2019usine pour des activit\u00e9s non li\u00e9es \u00e0 la transformation.<\/p>\n<p>\u00c0 partir des documents ci-dessus produits par le 2\u00e8me r\u00e9pondant, on peut voir qu&#039;une quantit\u00e9 importante d&#039;eau souterraine est extraite et utilis\u00e9e par celui-ci. La soci\u00e9t\u00e9 op\u00e8re sur 34 acres de terrain dans le village de Moolathara.<\/p>\n<p>10. La seule question qui se pose dans cette affaire est de savoir si la d\u00e9cision du Panchayat d&#039;annuler la licence de l&#039;unit\u00e9 industrielle et d&#039;ordonner sa fermeture au motif d&#039;un pr\u00e9l\u00e8vement excessif des eaux souterraines est l\u00e9gale et si l&#039;ing\u00e9rence faite \u00e0 cette d\u00e9cision par le gouvernement dans sa juridiction d\u2019appel est durable. Le point ci-dessus fait l\u2019objet d\u2019une grande controverse. Cela s\u2019est av\u00e9r\u00e9 \u00eatre un sujet de grande pr\u00e9occupation pour le public. Des articles ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9s dans des journaux et revues de premier plan, justifiant et s&#039;opposant \u00e0 la position du Panchayat. Il y avait aussi des talk-shows sur les cha\u00eenes de t\u00e9l\u00e9vision. Ces documents peuvent \u00eatre \u00e0 juste titre suspect\u00e9s d\u2019exercer une influence subtile sur le subconscient de la Cour.<\/p>\n<p>ll. R\u00e9cemment, le juge Hiller B. Zobel, juge associ\u00e9 de la Cour sup\u00e9rieure du Massachusetts, aux \u00c9tats-Unis, dans le jugement rendu dans une affaire de meurtre qui a attir\u00e9 une grande attention du public, a d\u00e9clar\u00e9 ce qui suit\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab La loi, a d\u00e9clar\u00e9 John Adams \u00e0 un jury du Massachusetts alors qu&#039;il d\u00e9fendait des citoyens britanniques jug\u00e9s pour meurtre, est inflexible et sourde : inexorable aux cris de l&#039;accus\u00e9 ; sourd comme une addition aux clameurs de la population. Ses paroles sonnent vrai, 227 ans plus tard.<\/p>\n<p>Les \u00e9lus peuvent tenir compte des pressions populaires et influencer les sondages d\u2019opinion publique. Les juges doivent respecter leurs serments et faire leur devoir, sans se soucier des \u00e9ditoriaux, des lettres, des t\u00e9l\u00e9grammes, des manifestants, des menaces, des p\u00e9titions, des pan\u00e9listes et des talk-shows. Dans ce pays, nous n&#039;administrons pas la justice par pl\u00e9biscite.<\/p>\n<p>En bref, un juge est un fonctionnaire qui doit suivre sa conscience, qu&#039;il s&#039;oppose ou non aux souhaits manifestes de ceux qu&#039;il sert ; que sa d\u00e9cision semble ou non une capitulation face aux revendications dominantes.<\/p>\n<p>Face \u00e0 la pression de l&#039;opinion publique sur les tribunaux du XVIIIe si\u00e8cle en Angleterre, Lord Mansfield, dans R. v. Wilkes (1770) 4 Burr 2527, une affaire dans laquelle un journaliste tr\u00e8s populaire a \u00e9t\u00e9 jug\u00e9 pour une infraction p\u00e9nale, a d\u00e9clar\u00e9 : suit :<\/p>\n<p>\u00ab La Constitution ne permet pas \u00e0 la raison d\u2019\u00c9tat d\u2019influencer nos jugements ; Dieu nous en pr\u00e9serve ! nous ne devons pas consid\u00e9rer les cons\u00e9quences politiques ; combien ils pourraient \u00eatre formidables ; si la r\u00e9bellion \u00e9tait la cons\u00e9quence certaine, nous sommes oblig\u00e9s de dire \u00ab fiat justitia, ruat caetum \u00bb (Que la justice soit rendue, m\u00eame si les cieux tombent). La Constitution confie au Roi la raison d&#039;\u00c9tat et de politique : il peut arr\u00eater les poursuites ; il peut pardonner les d\u00e9lits ; c&#039;est \u00e0 lui de juger si la loi ou le criminel doit c\u00e9der. Nous n&#039;avons pas d&#039;\u00e9lections. Aucun de nous n\u2019a encourag\u00e9 ou approuv\u00e9 la commission de l\u2019un ou l\u2019autre des crimes dont l\u2019accus\u00e9 est reconnu coupable : aucun de nous n\u2019a contribu\u00e9 \u00e0 sa poursuite. Quant \u00e0 moi, je n&#039;ai pris aucune part (ailleurs) aux plaidoiries de ce proc\u00e8s. Nous n\u2019avons pas conseill\u00e9 ni aid\u00e9 l\u2019accus\u00e9 \u00e0 fuir la justice : c\u2019\u00e9tait son propre acte ; et il doit en assumer les cons\u00e9quences. Aucun d\u2019entre nous n\u2019a \u00e9t\u00e9 consult\u00e9 ni n\u2019a eu quoi que ce soit \u00e0 voir avec les poursuites actuelles. Il n&#039;est pas en notre pouvoir de l&#039;arr\u00eater : il n&#039;\u00e9tait pas en notre pouvoir de le provoquer. Nous ne pouvons pas pardonner. Nous devons dire ce que nous consid\u00e9rons comme la loi : si nous n\u2019exprimons pas nos v\u00e9ritables opinions, nous tergiversons avec Dieu et avec notre propre conscience.<\/p>\n<p>Je passe sous silence de nombreuses lettres anonymes que j&#039;ai re\u00e7ues. Ceux qui sont imprim\u00e9s sont publics : et certains d\u2019entre eux ont \u00e9t\u00e9 port\u00e9s judiciairement devant la Cour. Quels que soient les \u00e9crivains, ils prennent le mauvais chemin. Je ferai mon devoir, avec impatience. Que dois-je craindre ? Cette infamie mendax de la presse qui invente quotidiennement de faux faits et de faux motifs ? Les mensonges de. Calunny ne me fait aucune terreur. J&#039;esp\u00e8re que mon temp\u00e9rament d&#039;esprit, la couleur et la conduite de ma vie m&#039;ont donn\u00e9 une armure contre ces fl\u00e8ches. Si, pendant le r\u00e8gne de ce roi, j&#039;ai jamais soutenu son gouvernement et aid\u00e9 ses mesures ; Je l&#039;ai fait sans autre r\u00e9compense que la conscience de faire ce que je pensais juste. Si jamais je me suis oppos\u00e9, je l&#039;ai fait sur les points eux-m\u00eames ; sans m\u00e9lange de parti ou de faction et sans mes opinions collat\u00e9rales. J&#039;honore le roi ; et respectez le peuple : mais beaucoup de pens\u00e9es acquises par la faveur de l&#039;un ou l&#039;autre sont, \u00e0 mon avis, des objets qui ne valent pas l&#039;ambition. Je quelle popularit\u00e9 : mais, c&#039;est cette popularit\u00e9-l\u00e0 qui suit ; ce n&#039;est pas ce qui est recherch\u00e9. C&#039;est cette popularit\u00e9 qui, t\u00f4t ou tard, ne manque jamais de rendre justice \u00e0 la poursuite d&#039;une noble \u00e9nergie par de nobles moyens. Je ne ferai pas ce que ma conscience me dit \u00eatre mal, en cette occasion pour gagner le huzza de milliers de personnes ou les \u00e9loges quotidiens de tous les journaux qui viennent de la pr\u00e9fecture. Je n&#039;\u00e9viterai pas de faire ce que je pense \u00eatre juste ; bien qu&#039;il doive attirer sur moi toute l&#039;artillerie des Lib\u00e9is ; tout ce que le mensonge et la m\u00e9chancet\u00e9 peuvent inventer ou que la cr\u00e9dulit\u00e9 d&#039;une population tromp\u00e9e peut avaler peut dire, avec un grand magistrat, en une occasion et dans des circonstances qui ne sont pas sans rappeler : Ego hoc animo semper fui, ut invidiam virtute partam, gloriam, non invidiam, putarem. . (J&#039;ai toujours eu envie de consid\u00e9rer l&#039;impopularit\u00e9 n\u00e9e de la vertu non pas comme un signe d&#039;envie, mais de gloire)\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026 Une fois pour toutes, qu&#039;il soit entendu qu&#039;\u00ab aucune faveur de ce genre d&#039;influence influencera tous les hommes qui si\u00e8gent actuellement ici. S&#039;ils avaient un quelconque effet, cela serait contraire \u00e0 leur intention : s&#039;appuyer contre leur impression pourrait donner un biais dans le sens ou dans l&#039;autre. Mais j\u2019esp\u00e8re et je sais que j\u2019ai assez de courage pour r\u00e9sister m\u00eame \u00e0 cette faiblesse. Non, aucune menace, rien de ce qui s&#039;est pass\u00e9, rien de ce qui peut arriver ne p\u00e8sera une fois de plus, permettant \u00e0 l&#039;accus\u00e9, sur cette question et sur toute autre, non seulement tout l&#039;avantage auquel il a droit du droit et de la justice substantielles, mais aussi tout le b\u00e9n\u00e9fice de la la pr\u00e9cision de forme la plus critique, que tout autre d\u00e9fendeur pourrait invoquer dans le cadre de l&#039;objection contre les poux \u00bb.<\/p>\n<p>La pression exerc\u00e9e ici par la presse et les groupes de pression n&#039;a peut-\u00eatre pas atteint les proportions mentionn\u00e9es par Lord Mansfied, mais les d\u00e9veloppements r\u00e9cents montreraient qu&#039;elle a commenc\u00e9 \u00e0 relever la t\u00eate \u00e9galement dans notre \u00c9tat. Mais, les membres de la caravane judiciaire de cet Etat ont acquis la maturit\u00e9 pour ne pas se laisser intimider par les bouquets ou les briquettes.<\/p>\n<p>12. Venons-en maintenant \u00e0 la pr\u00e9sente affaire. d&#039;embl\u00e9e, il convient de consid\u00e9rer que l&#039;ordre du Panchayat de fermer l&#039;unit\u00e9 suite au constat d&#039;un pr\u00e9l\u00e8vement excessif des eaux souterraines n&#039;est pas autoris\u00e9. Le Panchayat peut, dans le meilleur des cas, interdire l&#039;extraction des eaux souterraines et demander \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 de trouver des sources alternatives pour r\u00e9pondre \u00e0 ses besoins en eau. Ainsi, l&#039;ordre du gouvernement, dans la mesure o\u00f9 il a interf\u00e9r\u00e9 avec la fermeture de l&#039;unit\u00e9, doit \u00eatre respect\u00e9.<\/p>\n<p>13. Le point suivant \u00e0 d\u00e9cider est de savoir si la d\u00e9cision du Panchayat selon laquelle la soci\u00e9t\u00e9 ne devrait pas \u00eatre autoris\u00e9e \u00e0 extraire les eaux souterraines est l\u00e9gale et, dans l&#039;affirmative, si la directive du gouvernement de mener une enqu\u00eate sur l&#039;utilisation excessive pr\u00e9sum\u00e9e des eaux souterraines est l\u00e9gale. l\u2019eau entra\u00eenant une p\u00e9nurie d\u2019eau potable et prendre une d\u00e9cision \u00e0 ce sujet doit \u00eatre maintenu ou non. Les eaux souterraines sont une richesse nationale et appartiennent \u00e0 l\u2019ensemble de la soci\u00e9t\u00e9. C&#039;est un nectar qui entretient la vie sur terre. Sans eau, la terre serait un d\u00e9sert. \u00c0 l&#039;heure actuelle, il n&#039;existe aucune loi r\u00e9gissant le contr\u00f4le ou l&#039;utilisation des eaux souterraines, soutient le savant avocat principal du 2e d\u00e9fendeur. La loi de 2002 sur les eaux souterraines (contr\u00f4le et r\u00e9gulation) du Kerala n\u2019a pas encore \u00e9t\u00e9 appliqu\u00e9e. Par cons\u00e9quent, l&#039;avocat principal soutient que le 2e d\u00e9fendeur est libre d&#039;exiger n&#039;importe quelle quantit\u00e9 d&#039;eau souterraine disponible sous terre sur le terrain qui lui appartient. En tant que bon voisin, il peut avoir l&#039;obligation morale de ne pas faire un usage excessif des eaux souterraines, au risque de nuire aux personnes du voisinage. L\u00e9galement, il n&#039;y a aucune entrave au droit du 2\u00e8me d\u00e9fendeur d&#039;extraire les eaux souterraines, souligne-t-on. L&#039;\u00c9tat de droit sauve toute action de l&#039;individu, qui n&#039;est pas express\u00e9ment interdite par la loi, alors que toute action de l&#039;\u00c9tat doit \u00eatre soutenue par la loi, comme c&#039;est pr\u00e9vu. Par cons\u00e9quent, on revendique le droit absolu d\u2019extraire les eaux souterraines. L\u2019argument ci-dessus semble valable \u00e0 premi\u00e8re vue. Il est vrai qu\u2019une ou deux d\u00e9cisions pr\u00e9constitutionnelles des Hautes Cours confortent ce point de vue. Dans ces d\u00e9cisions, l\u2019acte entra\u00eenant l\u2019extraction d\u2019eau souterraine n\u2019est pas trait\u00e9 comme une faute passible de poursuites. Voir la d\u00e9cision Kesava Bhatta c. Krishna (AIR 1946 Madras 334). Le fait d&#039;avoir provoqu\u00e9 l&#039;\u00e9puisement de l&#039;eau d&#039;un canal d&#039;eau libre traversant un terrain, en construisant un \u00e9tang sur le terrain voisin, ce qui a entra\u00een\u00e9 une percolation de l&#039;eau du canal vers l&#039;\u00e9tang, a \u00e9t\u00e9 jug\u00e9 erron\u00e9 dans cette d\u00e9cision. Mais l&#039;extraction d&#039;eau s&#039;\u00e9coulant dans des cours souterrains non sp\u00e9cifi\u00e9s s&#039;est r\u00e9v\u00e9l\u00e9e ne pas constituer un d\u00e9lit passible de poursuites, en s&#039;appuyant sur les d\u00e9cisions anglaises du XIXe si\u00e8cle. Les principes appliqu\u00e9s dans ces d\u00e9cisions ne peuvent pas \u00eatre appliqu\u00e9s maintenant, compte tenu des m\u00e9thodes sophistiqu\u00e9es utilis\u00e9es pour l&#039;extraction telles que les puits de forage, les pompes lourdes, etc. En outre, ces d\u00e9cisions et les affirmations ci-dessus sont incompatibles avec la jurisprudence environnementale \u00e9mergente d\u00e9velopp\u00e9e autour de l&#039;article 21. de la Constitution de l&#039;Inde. Le principe 2 de la D\u00e9claration de Stockholm de 1972 se lit comme suit\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab Les ressources naturelles de la Terre, y compris l\u2019air, l\u2019eau, la terre, la flore et la faune, en particulier des \u00e9chantillons repr\u00e9sentatifs des \u00e9cosyst\u00e8mes naturels, doivent \u00eatre sauvegard\u00e9es pour le b\u00e9n\u00e9fice des g\u00e9n\u00e9rations pr\u00e9sentes et futures gr\u00e2ce \u00e0 une planification ou une gestion minutieuse, selon le cas. \u00bb<\/p>\n<p>La Cour supr\u00eame dans l&#039;affaire \u00c9tat du Tamil Nadu c. Hind Stone ((1981) 2 SCC 205) a observ\u00e9 ce qui suit\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab 6. Les rivi\u00e8res, les for\u00eats, les min\u00e9raux et autres ressources constituent la richesse naturelle d&#039;une nation. Ces ressources ne doivent pas \u00eatre gaspill\u00e9es et \u00e9puis\u00e9es par une seule g\u00e9n\u00e9ration. Chaque g\u00e9n\u00e9ration a le devoir envers toutes les g\u00e9n\u00e9rations suivantes de d\u00e9velopper et de conserver les ressources naturelles de la nation de la meilleure fa\u00e7on possible. C\u2019est dans l\u2019int\u00e9r\u00eat de l\u2019humanit\u00e9. C\u2019est dans l\u2019int\u00e9r\u00eat de la nation.<\/p>\n<p>La Cour supr\u00eame a jug\u00e9 que la doctrine de la confiance publique fait partie de la loi indienne X, la d\u00e9cision MC Mehta c. Kamal Nath ((1997) 1 SCC 388). - Dans ladite d\u00e9cision, la Cour supr\u00eame a statu\u00e9 comme suit\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab 24. L\u2019ancien Empire romain a d\u00e9velopp\u00e9 une th\u00e9orie juridique connue sous le nom de \u00ab Doctrine de la confiance publique \u00bb. Il \u00e9tait fond\u00e9 sur l&#039;id\u00e9e que certaines propri\u00e9t\u00e9s communes telles que les rivi\u00e8res, les bords de mer, les for\u00eats et autres \u00e9taient d\u00e9tenues par le gouvernement en tutelle pour l&#039;usage libre et sans entrave du grand public. Nos pr\u00e9occupations contemporaines concernant \u00ab l\u2019environnement \u00bb entretiennent une relation conceptuelle tr\u00e8s \u00e9troite avec cette doctrine juridique. Sous le droit romain, ces ressources n&#039;appartenaient soit \u00e0 personne (res nullious), soit \u00e0 tous en commun (res communious). En vertu de la common law anglaise, cependant, le souverain pouvait \u00eatre propri\u00e9taire de ces ressources, mais la propri\u00e9t\u00e9 \u00e9tait de nature limit\u00e9e, la Couronne ne pouvait pas accorder ces propri\u00e9t\u00e9s \u00e0 des propri\u00e9taires priv\u00e9s si cela avait pour effet de nuire aux int\u00e9r\u00eats publics en mati\u00e8re de navigation ou de p\u00eache. appropri\u00e9s \u00e0 ces utilisations \u00e9taient r\u00e9put\u00e9s \u00eatre d\u00e9tenus en fiducie par la Couronne au profit du public. Joseph LS\u00a0; Professeur de droit, Universit\u00e9 du Michigan \u2013 promoteur de la doctrine moderne de la confiance publique et article \u00e9rudit \u00ab Public Trust Doctrine in Natural Resource Law: Effective Judicial Intervention \u00bb, Michigan Law Review, Vol. 68, premi\u00e8re partie p. 473, a donn\u00e9 le contexte historique de la doctrine de la confiance publique comme suit\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab La source du droit moderne du trust public se trouve dans un concept qui a retenu beaucoup d&#039;attention dans le droit romain et anglais : la nature des droits de propri\u00e9t\u00e9 sur les rivi\u00e8res, la mer et le littoral. Cette histoire a fait l\u2019objet d\u2019une attention consid\u00e9rable dans la litt\u00e9rature juridique et il n\u2019est pas n\u00e9cessaire de la r\u00e9p\u00e9ter ici. Mais deux points doivent \u00eatre soulign\u00e9s. Premi\u00e8rement, on cherchait \u00e0 pr\u00e9server certains int\u00e9r\u00eats, comme la p\u00eache maritime, dans l&#039;int\u00e9r\u00eat du public; en cons\u00e9quence, les biens utilis\u00e9s \u00e0 ces fins se distinguaient des biens publics g\u00e9n\u00e9raux que le souverain pouvait syst\u00e9matiquement accorder \u00e0 des propri\u00e9taires priv\u00e9s. Deuxi\u00e8mement, m\u00eame s\u2019il \u00e9tait entendu que dans certaines propri\u00e9t\u00e9s virgules \u2013 telles que le bord de mer, les autoroutes et l\u2019eau courante, \u00ab un usage perp\u00e9tuel \u00e9tait r\u00e9serv\u00e9 au public \u00bb, il n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 clair si le public avait un droit ex\u00e9cutoire d\u2019emp\u00eacher la violation de ces int\u00e9r\u00eats. Bien que l\u2019\u00c9tat ait apparemment prot\u00e9g\u00e9 les usages publics, il existe des preuves d\u00e9montrant que les droits publics pourraient \u00eatre l\u00e9galement invoqu\u00e9s contre un gouvernement r\u00e9calcitrant.<\/p>\n<p>25. La doctrine de la confiance publique repose principalement sur le principe selon lequel certaines ressources aiment\u00a0: les eaux marines et les for\u00eats ont une telle importance pour l&#039;ensemble de la population qu&#039;il serait tout \u00e0 fait injustifi\u00e9 d&#039;en faire un sujet de propri\u00e9t\u00e9 priv\u00e9e. Ces ressources \u00e9tant un don de la nature, elles devraient \u00eatre mises gratuitement \u00e0 la disposition de tous, quel que soit leur statut dans la vie. La doctrine enjoint au gouvernement de prot\u00e9ger les ressources pour le plaisir du grand public, plut\u00f4t que d&#039;autoriser leur utilisation \u00e0 des fins de propri\u00e9t\u00e9 priv\u00e9e ou \u00e0 des fins commerciales.<\/p>\n<p>34. Notre syst\u00e8me juridique \u2013 fond\u00e9 sur la common law anglaise \u2013 inclut la doctrine du public trust dans sa jurisprudence. L&#039;\u00c9tat est le d\u00e9positaire de toutes les ressources naturelles qui sont par nature destin\u00e9es \u00e0 l&#039;usage et \u00e0 la jouissance du public. Le grand public est le b\u00e9n\u00e9ficiaire de la mer. rivage, eaux courantes, air, for\u00eats et terres \u00e9cologiquement fragiles. L&#039;\u00c9tat, en tant qu&#039;administrateur, a l&#039;obligation l\u00e9gale de prot\u00e9ger les ressources naturelles. Ces ressources destin\u00e9es \u00e0 un usage public ne peuvent pas \u00eatre converties en propri\u00e9t\u00e9 priv\u00e9e \u00bb (c\u2019est nous qui soulignons)<br \/>\nAu vu de la d\u00e9claration faisant autorit\u00e9 ci-dessus de la Cour supr\u00eame, on peut conclure avec certitude que les eaux souterraines appartiennent au public. L\u2019\u00c9tat et ses instruments devraient agir en tant que d\u00e9positaires de cette grande richesse. L&#039;\u00c9tat a le devoir de prot\u00e9ger les eaux souterraines contre une exploitation excessive et l&#039;inaction de l&#039;\u00c9tat \u00e0 cet \u00e9gard \u00e9quivaudrait \u00e0 une violation du droit \u00e0 la vie du peuple garanti par l&#039;article 21 de la Constitution indienne. La Cour supr\u00eame a jug\u00e9 \u00e0 plusieurs reprises que le droit \u00e0 l&#039;air pur et \u00e0 l&#039;eau non pollu\u00e9e faisait partie int\u00e9grante du droit \u00e0 la vie en vertu de l&#039;article 21 de la Constitution. Ainsi, m\u00eame en l\u2019absence de toute loi r\u00e9gissant les eaux souterraines, je suis d\u2019avis que le Panchayat et l\u2019\u00c9tat sont tenus de prot\u00e9ger les eaux souterraines d\u2019une exploitation excessive. Autrement dit, la nappe phr\u00e9atique, sous le terrain du 2\u00e8me r\u00e9pondant, ne lui appartient pas. Normalement, chaque propri\u00e9taire foncier peut puiser une quantit\u00e9 raisonnable d&#039;eau, n\u00e9cessaire \u00e0 son usage domestique et \u00e9galement aux besoins agricoles. C&#039;est un droit coutumier. Mais ici, 510 kilolitres d\u2019eau sont extraits chaque jour, transform\u00e9s en produits et \u00e9vacu\u00e9s, rompant ainsi le cycle naturel de l\u2019eau. Une partie de l\u2019eau de pluie est stock\u00e9e sous forme d\u2019eau souterraine et le reste s\u2019\u00e9coule. Les eaux souterraines stock\u00e9es dans des circonstances normales sont partiellement \u00e9puis\u00e9es par un pr\u00e9l\u00e8vement mod\u00e9r\u00e9 \u00e0 des fins domestiques et agricoles ainsi que par l&#039;\u00e9vaporation \u00e0 travers la v\u00e9g\u00e9tation en surface. Encore une fois, lorsque les pluies arrivent, les r\u00e9servoirs souterrains appel\u00e9s aquif\u00e8res se rechargent et le cycle continue. S\u2019il y a une interf\u00e9rence artificielle avec la collecte des eaux souterraines par une extraction excessive, cela cr\u00e9era certainement un d\u00e9s\u00e9quilibre \u00e9cologique. Aucune grande connaissance de la science de l\u2019\u00e9cologie n\u2019est n\u00e9cessaire pour d\u00e9duire ce r\u00e9sultat in\u00e9vitable. Si le deuxi\u00e8me r\u00e9pondant est autoris\u00e9 \u00e0 drainer autant d&#039;eau, tous les propri\u00e9taires fonciers de la r\u00e9gion peuvent \u00e9galement le faire et si tous commencent \u00e0 extraire d&#039;\u00e9normes quantit\u00e9s de terres arros\u00e9es en un rien de temps, tout le Panchayat deviendra un d\u00e9sert. Dans ce contexte, il est pertinent de citer les propos de David B . Hunter (extrait de l&#039;article intitul\u00e9) Une perspective \u00e9cologique sur la propri\u00e9t\u00e9\u00a0: un appel \u00e0 la protection judiciaire de l&#039;int\u00e9r\u00eat public dans les ressources \u00e9cologiquement critiques publi\u00e9 dans Harward Environmental Law Review Vol . 12 (1988) Page 31 1, cit\u00e9 avec approbation par notre Cour supr\u00eame dans MC Mehta c. Kamal Nath (I997) I SCC 388). Les passages pertinents se lisent comme suit\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab Un autre principe \u00e9cologique majeur est que le monde est fini. La Terre ne peut soutenir qu\u2019un nombre limit\u00e9 de personnes et une quantit\u00e9 limit\u00e9e d\u2019activit\u00e9s humaines avant que les limites ne soient atteintes. Cette le\u00e7on a \u00e9t\u00e9 confirm\u00e9e par la crise p\u00e9troli\u00e8re des ann\u00e9es 1970 ainsi que par la peur des pesticides des ann\u00e9es 1960. La d\u00e9t\u00e9rioration actuelle de la couche d\u2019ozone est un autre exemple frappant des effets complexes, impr\u00e9visibles et potentiellement catastrophiques que pose notre m\u00e9pris des limites environnementales de la croissance \u00e9conomique. La finitude absolue de l\u2019environnement, associ\u00e9e \u00e0 la d\u00e9pendance humaine \u00e0 l\u2019\u00e9gard de l\u2019environnement. conduit au r\u00e9sultat incontestable que les activit\u00e9s humaines seront, \u00e0 un moment donn\u00e9, contraintes.<\/p>\n<p>L&#039;activit\u00e9 humaine trouve dans le travail naturel ses limites ext\u00e9rieures. Bref, l&#039;environnement impose des contraintes \u00e0 notre libert\u00e9 ; ces contraintes ne sont pas le produit de choix de valeurs mais de l\u2019imp\u00e9ratif scientifique des limites de l\u2019environnement. Le recours \u00e0 l\u2019am\u00e9lioration de la technologie peut retarder temporairement, mais pas pour toujours, les contraintes in\u00e9vitables. Il y a une limite \u00e0 la capacit\u00e9 de l&#039;environnement \u00e0 servir la croissance, tant dans la fourniture de mati\u00e8res premi\u00e8res que dans l&#039;assimilation des d\u00e9chets de produits dus \u00e0 la consommation. Les largesses de la technologie ne peuvent que retarder ou dissimuler l\u2019in\u00e9vitable. \u00bb<\/p>\n<p>Par cons\u00e9quent, j&#039;estime que l&#039;extraction d&#039;eau souterraine, m\u00eame aux quantit\u00e9s admises par le 2\u00e8me d\u00e9fendeur, est ill\u00e9gale. Il n\u2019a aucun droit l\u00e9gal d\u2019extraire une grande partie du sevrage national. Le Panchayat et l\u2019\u00c9tat sont tenus de l\u2019emp\u00eacher. Le devoir du Panchayat peut \u00eatre corr\u00e9l\u00e9 \u00e0 sa fonction obligatoire n\u00b03 en vertu de la troisi\u00e8me annexe de la loi Panchayat Raj, \u00e0 savoir \u00ab Entretien des sources d&#039;eau potable traditionnelles \u00bb et celle de l&#039;\u00c9tat I de l&#039;article 21 de la Constitution indienne. Bien que les eaux souterraines ne soient pas express\u00e9ment mentionn\u00e9es, l&#039;article 218 de la loi fait du Panchayat le gardien de toutes les ressources naturelles en eau. Par cons\u00e9quent, l&#039;action prise par le Panchayat contre la 2\u00e8me r\u00e9ponse pour emp\u00eacher l&#039;extraction des eaux souterraines doit \u00eatre maintenue. Ainsi, l&#039;ordonnance Ext.P6, \u00e0 l&#039;ext. cela permet au 2\u00e8me d\u00e9fendeur de continuer l&#039;extraction de l&#039;eau jusqu&#039;\u00e0 ce que le Panchayat d\u00e9cide de la question avec l&#039;aide d&#039;experts, ne peut \u00eatre soutenu. M\u00eame en supposant que les experts estiment que le niveau actuel de consommation par le deuxi\u00e8me r\u00e9pondant est pr\u00e9judiciable, le m\u00eame niveau ne devrait pas \u00eatre autoris\u00e9 pour les raisons suivantes\u00a0:<\/p>\n<p>(1) Les eaux souterraines appartiennent au grand public et le 2\u00e8me d\u00e9fendeur a le droit d&#039;en r\u00e9clamer une part \u00e9norme et le gouvernement n&#039;a pas le pouvoir de permettre \u00e0 une partie priv\u00e9e d&#039;extraire une telle quantit\u00e9 d&#039;eau souterraine, qui est une propri\u00e9t\u00e9, d\u00e9tenus en fiducie.<\/p>\n<p>\n(2) si le 2\u00e8me d\u00e9fendeur est autoris\u00e9 \u00e0 puiser une telle quantit\u00e9 d&#039;eau souterraine, des r\u00e9clamations similaires d&#039;autres propri\u00e9taires fonciers devront \u00e9galement \u00eatre autoris\u00e9es. Il en sera de m\u00eame pour l&#039;ass\u00e8chement des r\u00e9servoirs souterrains.<\/p>\n<p>Compte tenu de la nature de la controverse en cause, je pense que la question doit \u00eatre renvoy\u00e9e pour une nouvelle d\u00e9cision au gouvernement. Normalement, cette Cour d\u00e9molit une d\u00e9cision et la renvoie \u00e0 l&#039;autorit\u00e9 comp\u00e9tente pour qu&#039;elle rende des ordonnances corr\u00e9latives. C&#039;est normalement l&#039;autorit\u00e9 ex\u00e9cutive d\u00e9sign\u00e9e par le L\u00e9gislatif seule qui peut prendre une d\u00e9cision et non cette Cour. Mais il n&#039;est plus question ici de dire que cette Cour peut, dans les cas appropri\u00e9s, rendre ces ordonnances, que l&#039;autorit\u00e9 d\u00e9sign\u00e9e aurait rendues, si elle avait exerc\u00e9 son pouvoir discr\u00e9tionnaire \u00e0 juste titre, conform\u00e9ment \u00e0 la d\u00e9cision de la Cour supr\u00eame dans l&#039;affaire The Comptroller &amp; Auditor. G\u00e9n\u00e9ral c.KS Jagann, (AIR 1987 SC 537). dans ladite d\u00e9cision, la Cour supr\u00eame a statu\u00e9 comme suit\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab Il ne fait donc aucun doute que les Hautes Cours de l&#039;Inde exer\u00e7ant leur comp\u00e9tence (article 226) ont le pouvoir d&#039;\u00e9mettre une ordonnance de mandamus ou une ordonnance ayant la nature d&#039;ordonnances de passage de mandamus et de donner les instructions n\u00e9cessaires lorsque le gouvernement ou une autorit\u00e9 publique a n&#039;a pas exerc\u00e9 ou a exerc\u00e9 \u00e0 tort le pouvoir discr\u00e9tionnaire conf\u00e9r\u00e9 par une loi, une r\u00e8gle ou une d\u00e9cision politique du gouvernement ou a exerc\u00e9 ce pouvoir discr\u00e9tionnaire de mauvaise foi ou sur la base de consid\u00e9rations non pertinentes ou en ignorant les consid\u00e9rations et \u00e9l\u00e9ments pertinents ou de mani\u00e8re \u00e0 faire \u00e9chouer l&#039;objet de l&#039;octroi d&#039;un tel pouvoir discr\u00e9tionnaire ou la politique de mise en \u0153uvre pour laquelle ce pouvoir discr\u00e9tionnaire a \u00e9t\u00e9 conf\u00e9r\u00e9. Dans tous ces cas et dans tout autre cas appropri\u00e9, une Haute Cour peut le faire. dans l&#039;exercice de sa comp\u00e9tence en vertu de l&#039;article 226, d\u00e9livrer un bref de mandamus ou un bref de la nature d&#039;un mandamus ou rendre des ordonnances et donner des instructions pour contraindre \u00e0 l&#039;ex\u00e9cution de mani\u00e8re appropri\u00e9e et licite le pouvoir discr\u00e9tionnaire conf\u00e9r\u00e9 au gouvernement ou \u00e0 une autorit\u00e9 publique. et dans un cas appropri\u00e9. afin d&#039;\u00e9viter que l&#039;injustice ne reprenne les parties concern\u00e9es. le tribunal peut lui-m\u00eame rendre une ordonnance ou donner des instructions que le gouvernement ou l&#039;autorit\u00e9 publique aurait d\u00fb prendre ou donner s&#039;il avait d\u00fbment exerc\u00e9 son pouvoir discr\u00e9tionnaire et si la loi avait pleinement exerc\u00e9 son pouvoir discr\u00e9tionnaire. \u2013 {les italiques sont fournis)<\/p>\n<p>\n14. Le savant avocat principal repr\u00e9sentant le deuxi\u00e8me d\u00e9fendeur a soulign\u00e9 \u00e0 juste titre que cette Cour, lors de son examen judiciaire du poste P6, se pr\u00e9occupe de la d\u00e9cision ou du processus de prise et non de la d\u00e9cision. Mais si l&#039;administrateur ne prend pas en compte des questions pertinentes ou prend en compte des questions non pertinentes ou s&#039;oriente mal en droit en rendant la d\u00e9cision, alors \u00e9galement, le processus de prise de d\u00e9cision sera<br \/>\nvici\u00e9. En d\u2019autres termes, une audition \u00e9quitable des deux parties ne suffira pas \u00e0 \u00e9pargner la d\u00e9cision d\u2019un contr\u00f4le judiciaire, mais elle ne devrait pas non plus \u00eatre d\u00e9raisonnable au sens de \u00ab Wednesdaybury \u00bb. Dans le cas pr\u00e9sent, le gouvernement n&#039;a pas pris en compte la position juridique selon laquelle l&#039;\u00c9tat est le d\u00e9positaire des ressources naturelles telles que les eaux souterraines et le deuxi\u00e8me d\u00e9fendeur n&#039;a aucun droit l\u00e9gal d&#039;en revendiquer une part \u00e9norme. Le processus d\u00e9cisionnel est donc vici\u00e9 et cette Cour peut r\u00e9viser ladite d\u00e9cision. Alors le<br \/>\nL&#039;objection soulev\u00e9e par le savant conseil sup\u00e9rieur au nom du 2e d\u00e9fendeur selon laquelle le processus d\u00e9cisionnel relatif \u00e0 l&#039;ordonnance contest\u00e9e \u00e9tant impeccable, cette Cour peut ne pas intervenir, ne peut \u00eatre accept\u00e9e.<\/p>\n<p>15. Compte tenu des faits divulgu\u00e9s dans cette affaire et \u00e9galement \u00e0 la lumi\u00e8re de la doctrine de la confiance du public, j&#039;estime que le 2e d\u00e9fendeur devrait \u00eatre emp\u00each\u00e9 de puiser excessivement les eaux souterraines. Comme tout autre propri\u00e9taire foncier, le 2e r\u00e9pondant peut \u00e9galement \u00eatre autoris\u00e9 \u00e0 puiser de l&#039;eau souterraine en creusant des puits, qui doivent \u00eatre \u00e9quivalents \u00e0 l&#039;eau normalement utilis\u00e9e pour irriguer les cultures sur une parcelle de 34 acres. Quelle peut \u00eatre la quantit\u00e9 de<br \/>\nL&#039;eau que le 2\u00e8me r\u00e9pondant peut \u00eatre autoris\u00e9 \u00e0 utiliser doit \u00eatre d\u00e9cid\u00e9e par le Panchayat. R\u00e9cemment, ce tribunal a autoris\u00e9 un Panchayat \u00e0 accorder une licence \u00e0 une petite unit\u00e9 d&#039;eau potable, \u00e0 condition que le D\u00e9partement des eaux souterraines indique que le fonctionnement de l&#039;unit\u00e9 n&#039;affectera pas la disponibilit\u00e9 de l&#039;eau potable dans le quartier. Cette direction ne peut \u00eatre autoris\u00e9e dans ce cas, compte tenu de l&#039;\u00e9norme quantit\u00e9 d&#039;eau extraite. En cons\u00e9quence, les instructions suivantes sont \u00e9mises\u00a0:<\/p>\n<p>1. Le 2\u00e8me d\u00e9fendeur cessera de puiser les eaux souterraines pour son usage apr\u00e8s un mois \u00e0 compter d&#039;aujourd&#039;hui.<\/p>\n<p>2. Le Panchayat et l&#039;\u00c9tat veilleront \u00e0 ce que le 2\u00e8me d\u00e9fendeur n&#039;extrait aucune eau souterraine apr\u00e8s ledit d\u00e9lai. Ce temps est accord\u00e9 pour permettre au r\u00e9pondant de d\u00e9couvrir des sources d&#039;eau alternatives.<\/p>\n<p>3. Le Panchayat renouvellera la licence et n&#039;interf\u00e9rera pas avec le fonctionnement de la Soci\u00e9t\u00e9 sur le terrain mentionn\u00e9 \u00e0 l&#039;Ext.P4, s&#039;il n&#039;extrait pas le terrain w\u00a0; et d\u00e9pend pour ses besoins en eau d&#039;autres sources.<\/p>\n<p>4. Le Panchayat doit, avec l&#039;aide du D\u00e9partement des eaux souterraines, d\u00e9terminer la quantit\u00e9 d&#039;eau qu&#039;un propri\u00e9taire foncier poss\u00e9dant 34 acres de terrain extrairait \u00e0 des fins domestiques et agricoles. Au moment de l&#039;audience, le savant conseil du Panchayat a soulev\u00e9 une objection s\u00e9rieuse \u00e0 la direction du gouvernement de mener l&#039;\u00e9tude sur le D\u00e9partement des eaux souterraines et d&#039;autres agences officielles. La plainte du Conseil \u00e9tait que les rapports de ces agences manquaient de cr\u00e9dibilit\u00e9. Les gens regardent ces rapports avec m\u00e9fiance. Il est regrettable que nous devions prendre des dispositions pour \u00ab\u00a0garder les gardes\u00a0\u00bb. Je pense que les m\u00e9dias peuvent jouer ce r\u00f4le. Le D\u00e9partement des eaux souterraines proc\u00e9dera \u00e0 l&#039;inspection avec notification au Panchayat, le 2\u00e8me d\u00e9fendeur. Il publiera le d\u00e9tail des instruments utilis\u00e9s et divulguera aux parties les principes scientifiques sur lesquels ils travaillent. Les donn\u00e9es de lecture collect\u00e9es doivent \u00eatre fournies aux deux parties. Les m\u00e9dias seront autoris\u00e9s \u00e0 assister \u00e0 l&#039;inspection. Le 2\u00e8me d\u00e9fendeur devra permettre aux m\u00e9dias accr\u00e9dit\u00e9s d&#039;accompagner les responsables du D\u00e9partement des eaux souterraines et du Panchayat. M\u00eame si leur pr\u00e9sence peut \u00eatre g\u00eanante ou irritante pour certains, elle servira l\u2019int\u00e9r\u00eat public. La transparence donnera du cr\u00e9dit aux rapports. La lumi\u00e8re du soleil est le meilleur d\u00e9sinfectant<\/p>\n<p>5. Le 2\u00e8me d\u00e9fendeur sera autoris\u00e9 \u00e0 puiser uniquement la quantit\u00e9 d&#039;eau d\u00e9termin\u00e9e conform\u00e9ment \u00e0 l&#039;instruction n\u00b0 4 ci-dessus et cela \u00e9galement, \u00e0 partir de puits creus\u00e9s \u00e0 ciel ouvert, de mani\u00e8re transparente, sous r\u00e9serve de l&#039;inspection et de la surveillance du D\u00e9partement du Panchayat et des eaux souterraines.<\/p>\n<p>\n6. Les modalit\u00e9s de puisage de l&#039;eau et sa surveillance doivent \u00eatre effectu\u00e9es de mani\u00e8re transparente avec un acc\u00e8s au Panchayat et aux m\u00e9dias.<\/p>\n<p>7. Le Panchayat veillera \u00e0 ce que tous les autres puits, y compris les puits de forage du d\u00e9fendeur, soient ferm\u00e9s apr\u00e8s un mois. Les ordres Ext.P3 du Panchayat et Ext.P6 du gouvernement sont modifi\u00e9s dans la mesure ci-dessus.<\/p>\n<p>La requ\u00eate \u00e9crite est r\u00e9gl\u00e9e comme ci-dessus. Il n\u2019y aura pas d\u2019ordonnance quant aux d\u00e9pens.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>IN THE HIGH COURT OF KERALA AT ERNAKULAM W.P.(C) No. 34292 of 2003. Dated this the 16th December, 2003. Perumatty Grama Panchayat Vs State of Kerala . REPORTED IN 2004 (1) KLT 731. JUDGMENT K. Balakrishnan Nair, J. 1. 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