{"id":1712,"date":"2013-05-29T17:49:32","date_gmt":"2013-05-30T01:49:32","guid":{"rendered":"https:\/\/elaw.org\/india-sujatha-vs-aprema-and-others-20050620\/"},"modified":"2024-07-31T08:58:23","modified_gmt":"2024-07-31T16:58:23","slug":"india-sujatha-vs-aprema-and-others-20050620","status":"publish","type":"resource","link":"https:\/\/elaw.org\/fr\/resource\/india-sujatha-vs-aprema-and-others-20050620","title":{"rendered":"Sujatha contre A.Prema et autres (20\/06\/2005)"},"content":{"rendered":"<p>\u00c0 LA HAUTE COUR DU KERALA<\/p>\n<p>Justice .M. Sasidharan Nambiar<\/p>\n<p>Dat\u00e9 du 20 juin 2005<\/p>\n<p>Sujatha contre A.Prema et autres<\/p>\n<p>Rapport\u00e9 dans Indian Law Reports 2005 (3) Kerala page 258<\/p>\n<p>1. La nuisance que l&#039;on cherche \u00e0 \u00e9liminer en invoquant l&#039;article 133 du Code de proc\u00e9dure p\u00e9nale est la nuisance caus\u00e9e par la pollution de l&#039;environnement. Que la charge de la preuve incombe \u00e0 la partie qui all\u00e8gue la nuisance ou \u00e0 la personne qui cause la pr\u00e9tendue nuisance. C&#039;est une question int\u00e9ressante \u00e0 r\u00e9soudre.<\/p>\n<p>2. Les personnes interrog\u00e9es m\u00e8nent une unit\u00e9 de reconditionnement de pneus portant le nom et le style \u00ab\u00a0Pneus de ville\u00a0\u00bb dans les b\u00e2timents 307 et 308 du quartier de Thiruvambady, dans la municipalit\u00e9 d&#039;Alappuzha. Le b\u00e2timent est situ\u00e9 dans un quartier r\u00e9sidentiel. Le b\u00e2timent est tr\u00e8s proche de la maison d&#039;habitation du p\u00e9titionnaire. Il convient que l&#039;unit\u00e9 fonctionne jour apr\u00e8s jour et qu&#039;un grand nombre de pneus fondent \u00e0 tr\u00e8s haute temp\u00e9rature et que des produits chimiques puissants sont utilis\u00e9s \u00e0 cette fin. Le p\u00e9trole, le soufre, le caoutchouc et d&#039;autres produits chimiques sont utilis\u00e9s sans aucune mesure de pr\u00e9caution et cela pr\u00e9sente de graves dangers pour la sant\u00e9 des membres de la famille de la p\u00e9titionnaire. Elle a contact\u00e9 le magistrat sous-divisionnaire d&#039;Alapuzha pour obtenir une ordonnance appropri\u00e9e visant \u00e0 arr\u00eater le fonctionnement de l&#039;unit\u00e9. Le magistrat sous-divisionnaire s&#039;est adress\u00e9 \u00e0 l&#039;ing\u00e9nieur en environnement du Kerala Pollution Control Board pour proc\u00e9der \u00e0 une inspection et formuler des remarques sur la plainte. L&#039;inspecteur des recettes a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 charg\u00e9 de mener une enqu\u00eate et de soumettre un rapport. Sur la base des rapports indiquant que l&#039;unit\u00e9 cause des nuisances, le magistrat sous-divisionnaire a rendu une ordonnance conditionnelle en vertu de l&#039;article 133 du Code de proc\u00e9dure p\u00e9nale pour arr\u00eater le fonctionnement de l&#039;unit\u00e9. Il leur a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 ordonn\u00e9 d&#039;exposer les raisons pour lesquelles l&#039;ordonnance conditionnelle ne doit pas \u00eatre rendue absolue. Les intim\u00e9s 1 et 2 ont d\u00e9pos\u00e9 une objection contestant l&#039;all\u00e9gation de nuisance et soutenant que la chaudi\u00e8re est \u00e9quip\u00e9e d&#039;une chemin\u00e9e d&#039;une hauteur de 18 pieds et qu&#039;elle fonctionne dans une pi\u00e8ce compl\u00e8tement ferm\u00e9e et que l&#039;unit\u00e9 est situ\u00e9e dans une zone purement commerciale et que le La p\u00e9titionnaire elle-m\u00eame dirige un moulin \u00e0 farine o\u00f9 du piment et de la poudre de coriandre sont produits en grandes quantit\u00e9s et il y a une distance de plus de trois m\u00e8tres du mur de l&#039;enceinte de l&#039;unit\u00e9 et du b\u00e2timent r\u00e9sidentiel et l&#039;unit\u00e9 ne fonctionne que de 9 heures du matin \u00e0 6 heures. PM et aucun processus de fusion n&#039;est effectu\u00e9 et le caoutchouc de la bande de roulement est achet\u00e9 \u00e0 l&#039;ext\u00e9rieur et ni essence ni soufre ne sont utilis\u00e9s dans l&#039;unit\u00e9 et ils ont respect\u00e9 toutes les formalit\u00e9s n\u00e9cessaires au fonctionnement de l&#039;unit\u00e9 et par cons\u00e9quent l&#039;ordre conditionnel doit \u00eatre annul\u00e9 .<\/p>\n<p>3. Sur la base de l&#039;objection, le magistrat sous-divisionnaire a ordonn\u00e9 au Conseil de contr\u00f4le de la pollution de v\u00e9rifier s&#039;il existe une pollution atmosph\u00e9rique et sonore comme le pr\u00e9tend le requ\u00e9rant et si la chaudi\u00e8re est utilis\u00e9e \u00e0 partir d&#039;une pi\u00e8ce compl\u00e8tement ferm\u00e9e avec une chemin\u00e9e de 18 pieds. et si cela provoque des nuisances et si le processus de fusion du caoutchouc \u00e0 l&#039;aide de soufre et d&#039;essence est effectu\u00e9 dans l&#039;Unit\u00e9 et si l&#039;odeur d\u00e9sagr\u00e9able, la chaleur et le bruit g\u00e9n\u00e9r\u00e9s par le processus provoquent des nuisances. De m\u00eame, l&#039;agent du village a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 charg\u00e9 de pr\u00e9ciser si la localit\u00e9 est une zone purement commerciale et si la distance entre le mur de l&#039;enceinte des d\u00e9fendeurs et la maison d&#039;habitation du p\u00e9titionnaire est sup\u00e9rieure \u00e0 trois m\u00e8tres et s&#039;il y a une odeur naus\u00e9abonde. et du bruit cr\u00e9ant des nuisances pour les voisins. Sur la base des instructions, l&#039;ing\u00e9nieur en environnement a soumis un rapport apr\u00e8s inspection indiquant qu&#039;il n&#039;y a pas d&#039;espace suffisant entre l&#039;unit\u00e9 et la r\u00e9sidence du p\u00e9titionnaire et que les instructions donn\u00e9es par le Bureau de contr\u00f4le de la pollution n&#039;ont pas \u00e9t\u00e9 mises en \u0153uvre par les d\u00e9fendeurs et le consentement pr\u00e9vu en vertu de l&#039;AIR. La loi a \u00e9t\u00e9 refus\u00e9e par la Commission aux intim\u00e9s et la seule solution pour r\u00e9soudre le probl\u00e8me est de d\u00e9placer l&#039;unit\u00e9 dans un endroit appropri\u00e9. Le magistrat sous-divisionnaire, sur la base des documents disponibles, estimant que m\u00eame apr\u00e8s avoir donn\u00e9 de nombreuses opportunit\u00e9s aux d\u00e9fendeurs n&#039;avaient pas pr\u00e9sent\u00e9 de preuves ni prouv\u00e9 que des mesures satisfaisantes de contr\u00f4le de la pollution atmosph\u00e9rique, telles que stipul\u00e9es par le Conseil de contr\u00f4le de la pollution, avaient \u00e9t\u00e9 prises, a rendu les ordonnances conditionnelles absolues en vertu de l&#039;article. 138(2) du Code de proc\u00e9dure p\u00e9nale. Les d\u00e9fendeurs ont contest\u00e9 cette ordonnance devant la Sessions Court, dans l&#039;affaire Crl.RP3\/00. Le savant juge des sessions suppl\u00e9mentaires a estim\u00e9 qu&#039;il appartient au requ\u00e9rant de pr\u00e9senter des preuves \u00e0 l&#039;appui de l&#039;all\u00e9gation selon laquelle il y a nuisance, a annul\u00e9 l&#039;ordonnance du magistrat sous-divisionnaire et a renvoy\u00e9 l&#039;affaire au magistrat sous-divisionnaire pour une nouvelle d\u00e9cision apr\u00e8s s&#039;\u00eatre conform\u00e9e \u00e0 les dispositions imp\u00e9ratives du Code. Cette requ\u00eate est d\u00e9pos\u00e9e en vertu de l&#039;article 482 du Code pour contester cette ordonnance. Le p\u00e9titionnaire a soutenu que le savant juge des sessions suppl\u00e9mentaires n&#039;a pas pris en compte le fait qu&#039;il incombe aux d\u00e9fendeurs de d\u00e9montrer que le fonctionnement de l&#039;unit\u00e9 ne cause aucune pollution ni nuisance de l&#039;air et que la charge a \u00e9t\u00e9 impos\u00e9e \u00e0 tort au requ\u00e9rant et bien que le sous-ministre Le magistrat divisionnaire a bien appr\u00e9ci\u00e9 les faits, l&#039;ordonnance a \u00e9t\u00e9 annul\u00e9e sans aucun fondement et par cons\u00e9quent l&#039;ordonnance du savant juge d&#039;audience doit \u00eatre annul\u00e9e.<\/p>\n<p>4. Bien qu&#039;un avis ait \u00e9t\u00e9 signifi\u00e9 personnellement \u00e0 la deuxi\u00e8me d\u00e9fenderesse, elle ne s&#039;est pas pr\u00e9sent\u00e9e. La premi\u00e8re intim\u00e9e a \u00e9t\u00e9 signifi\u00e9e par affixation et \u00e9galement par avis \u00e0 son fr\u00e8re. Elle n&#039;est pas non plus apparue. Les intim\u00e9s 1 et 2 ne sont pas non plus repr\u00e9sent\u00e9s par un avocat.<\/p>\n<p>5. Les \u00e9minents conseils repr\u00e9sentant le requ\u00e9rant et le savant procureur de la R\u00e9publique ont \u00e9t\u00e9 entendus.<\/p>\n<p>6. L&#039;avocat du requ\u00e9rant s&#039;est appuy\u00e9 sur les d\u00e9cisions de la Cour supr\u00eame dans l&#039;affaire Vellore Citizens Welfare Forum c. Union of India et autres (1996) 5 SCC 647) et dans l&#039;affaire AP Pollution Control Board c. Prof. MV Nayudu (1999) 2 SCC 718) et a fait valoir que le principe de pr\u00e9caution et la charge de la preuve dans les affaires environnementales tels qu&#039;\u00e9nonc\u00e9s par la Cour supr\u00eame, qui constituent la loi du pays, n&#039;ont pas du tout \u00e9t\u00e9 pris en compte par le juge des sessions suppl\u00e9mentaires et que, par cons\u00e9quent, le juge des sessions a annul\u00e9 \u00e0 tort l&#039;ordonnance du magistrat subdivisionnaire. L&#039;avocat a fait valoir que m\u00eame si le requ\u00e9rant n&#039;a pas pr\u00e9sent\u00e9 de preuves orales apr\u00e8s que l&#039;ordonnance conditionnelle a \u00e9t\u00e9 rendue, le magistrat sous-divisionnaire avant de rendre l&#039;ordonnance conditionnelle absolue avait demand\u00e9 les rapports de l&#039;inspecteur des recettes ainsi que de l&#039;ing\u00e9nieur environnemental pour d\u00e9terminer si les arguments soulev\u00e9s par les intim\u00e9s dans leur objection selon lesquels des mesures de pr\u00e9caution avaient \u00e9t\u00e9 prises et qu&#039;ils s&#039;\u00e9taient conform\u00e9s aux conditions pr\u00e9vues par le Conseil de contr\u00f4le de la pollution et que le fonctionnement de l&#039;unit\u00e9 ne causait pas de nuisance \u00e9taient corrects et seulement apr\u00e8s avoir appr\u00e9ci\u00e9 lesdits documents et avoir estim\u00e9 que les intim\u00e9s n&#039;avaient pr\u00e9sent\u00e9 aucune preuve que les ordonnances conditionnelles avaient \u00e9t\u00e9 rendues absolues et que ce fait avait \u00e9t\u00e9 omis d&#039;\u00eatre pris en compte par le juge des sessions suppl\u00e9mentaires et que, par cons\u00e9quent, l&#039;ordonnance \u00e9tait ill\u00e9gale.<\/p>\n<p>7. Le chapitre X du Code de proc\u00e9dure p\u00e9nale (ci-apr\u00e8s d\u00e9nomm\u00e9 Code) traite du maintien de l&#039;ordre et de la tranquillit\u00e9 publics. Les articles 133 \u00e0 143 traitent des nuisances publiques. En vertu de l&#039;article 133, chaque fois qu&#039;un magistrat de district ou un magistrat de sous-division ou un magistrat ex\u00e9cutif sp\u00e9cialement habilit\u00e9 \u00e0 cet effet par le gouvernement de l&#039;\u00c9tat consid\u00e8re que toute obstruction ou nuisance ill\u00e9gale doit \u00eatre retir\u00e9e de tout lieu public ou de toute rivi\u00e8re ou canal qui est ou peut, \u00eatre l\u00e9galement utilis\u00e9 par le public, le magistrat peut rendre une ordonnance conditionnelle obligeant la personne \u00e0 l&#039;origine de cette obstruction ou de cette nuisance \u00e0 \u00e9liminer cette obstruction ou cette nuisance dans un d\u00e9lai \u00e0 fixer dans l&#039;ordonnance ou, si elle s&#039;y oppose, \u00e0 compara\u00eetre devant elle-m\u00eame ou devant quelqu&#039;un. autre magistrat ex\u00e9cutif subordonn\u00e9 \u00e0 un moment et \u00e0 un endroit pour justifier pourquoi l&#039;ordre ne devrait pas \u00eatre rendu absolu. Ce pouvoir doit \u00eatre exerc\u00e9 sur la base des informations re\u00e7ues et de l&#039;obtention de ces preuves. Lorsqu&#039;une ordonnance conditionnelle, telle que pr\u00e9vue \u00e0 l&#039;article 133(1) du Code, est rendue, la personne contre laquelle une telle ordonnance est rendue doit soit accomplir dans le d\u00e9lai et de la mani\u00e8re sp\u00e9cifi\u00e9s dans l&#039;ordonnance, l&#039;acte qu&#039;elle ordonne d&#039;accomplir, soit devra compara\u00eetre et d\u00e9montrer sa cause contre celui-ci comme indiqu\u00e9 dans l&#039;ordonnance, telle que visualis\u00e9e, en vertu de l&#039;article 135 du Code. Une fois que cette personne appara\u00eet et pr\u00e9sente ses motifs comme pr\u00e9vu \u00e0 l&#039;article 135, le savant magistrat est tenu de proc\u00e9der comme pr\u00e9vu \u00e0 l&#039;article 138. Le paragraphe (1) de l&#039;article 138 se lit comme suit\u00a0:\u00a0-<\/p>\n<p>Si la personne contre laquelle une ordonnance est rendue en vertu de l&#039;article 133 compara\u00eet et pr\u00e9sente des motifs contre l&#039;ordonnance, le magistrat doit recueillir des preuves dans l&#039;affaire comme dans une affaire de convocation.<\/p>\n<p>En vertu du paragraphe (2) de l&#039;article 138, si le magistrat est convaincu que l&#039;ordonnance, soit telle qu&#039;elle a \u00e9t\u00e9 initialement rendue, soit avec toute modification qu&#039;il juge n\u00e9cessaire, est raisonnable et appropri\u00e9e, l&#039;ordonnance doit \u00eatre rendue absolue sans modification ou avec telle modification que le cas peut \u00eatre. En vertu du paragraphe (3), si le magistrat n&#039;est pas satisfait, aucune autre proc\u00e9dure ne sera engag\u00e9e.<\/p>\n<p>8. Par cons\u00e9quent, la partie contre laquelle une ordonnance conditionnelle a \u00e9t\u00e9 rendue et un avis de justification a \u00e9t\u00e9 d\u00e9livr\u00e9 compara\u00eet et s&#039;oppose \u00e0 l&#039;ordonnance, le savant magistrat est tenu de recueillir des preuves dans l&#039;affaire comme dans une affaire d&#039;assignation. La proc\u00e9dure de jugement des cas de citation \u00e0 compara\u00eetre est pr\u00e9vue au chapitre XX du Code. En vertu de l&#039;article 251, le fond de l&#039;accusation doit \u00eatre expos\u00e9 \u00e0 l&#039;accus\u00e9 et il lui est demand\u00e9 s&#039;il plaide coupable ou s&#039;il a une d\u00e9fense \u00e0 pr\u00e9senter. En vertu de l&#039;article 254, le magistrat doit proc\u00e9der \u00e0 l&#039;audition de l&#039;accusation et recueillir tous les \u00e9l\u00e9ments de preuve pouvant \u00eatre produits \u00e0 l&#039;appui de l&#039;accusation, ainsi qu&#039;entendre l&#039;accus\u00e9 et recueillir tous les \u00e9l\u00e9ments de preuve qu&#039;il produit pour sa d\u00e9fense. En vertu du paragraphe (2), le magistrat, s&#039;il le juge opportun, doit convoquer tout t\u00e9moin lui ordonnant de compara\u00eetre ou de produire tout document relatif \u00e0 la demande de l&#039;accusation ou de l&#039;accus\u00e9. En vertu de l&#039;article 255, le magistrat doit d\u00e9clarer l&#039;accus\u00e9 coupable ou non coupable sur la base des preuves pr\u00e9vues \u00e0 l&#039;article 254. Par cons\u00e9quent, le magistrat sous-divisionnaire est tenu de suivre la proc\u00e9dure pr\u00e9vue \u00e0 l&#039;article 254 lorsque les intim\u00e9s ont comparu et ont d\u00e9pos\u00e9 une objection en justifiant leur motif. pourquoi l&#039;ordonnance conditionnelle doit \u00eatre annul\u00e9e.<\/p>\n<p>9. La question est de savoir si le savant magistrat a respect\u00e9 ladite condition. L&#039;ordonnance de l&#039;annexe A2 du savant magistrat ne montre pas que le magistrat sous-divisionnaire a suivi la proc\u00e9dure pr\u00e9vue \u00e0 l&#039;article 138 avant de rendre l&#039;ordonnance conditionnelle absolue. C&#039;est exactement la raison pour laquelle le savant juge des sessions suppl\u00e9mentaires a annul\u00e9 l&#039;ordonnance et renvoy\u00e9 l&#039;affaire au magistrat sous-divisionnaire pour ordonnance appropri\u00e9e apr\u00e8s avoir suivi la proc\u00e9dure pr\u00e9vue par le Code. Si tel est le cas, l&#039;ordonnance du savant juge des sessions suppl\u00e9mentaires renvoyant l&#039;affaire au magistrat sous-divisionnaire est parfaitement correcte et ne justifie aucune ing\u00e9rence.<\/p>\n<p>10. L&#039;argument du savant conseil du requ\u00e9rant est que le savant juge des sessions suppl\u00e9mentaires a, \u00e0 tort, fait peser la charge sur le requ\u00e9rant contrairement \u00e0 la loi \u00e9tablie par la Cour supr\u00eame. Vrai le principe de pr\u00e9caution et le principe du pollueur-payeur envisag\u00e9s par la Cour supr\u00eame dans l&#039;affaire Vellore Citizens Welfare Forum (1996) (5) SCC 647 et plus tard consid\u00e9r\u00e9s comme la loi dans l&#039;affaire AP Pollution Control Board, (1999) 2 SCC 718) a \u00e9t\u00e9 omis et doit \u00eatre pris en note par le savant juge des sessions suppl\u00e9mentaires. Le tribunal supr\u00eame dans l&#039;affaire Vellore Citizens Welfare Forum a propos\u00e9 le principe comme suit\u00a0:\u00a0-<\/p>\n<p>Nous sommes cependant d&#039;avis que le \u00ab principe de pr\u00e9caution \u00bb et le \u00ab principe du pollueur-payeur \u00bb sont des \u00e9l\u00e9ments essentiels du \u00ab d\u00e9veloppement durable \u00bb. Le \u00ab principe de pr\u00e9caution \u00bb \u2013 dans le contexte du droit municipal \u2013 signifie.\u00a0:<\/p>\n<p>(i) Les mesures environnementales \u2013 prises par le gouvernement de l&#039;\u00c9tat et les autorit\u00e9s statutaires \u2013 doivent anticiper, pr\u00e9venir et s&#039;attaquer aux causes de la d\u00e9gradation de l&#039;environnement.<\/p>\n<p>(ii) Lorsqu&#039;il existe des menaces de dommages graves et irr\u00e9versibles, l&#039;absence de certitude scientifique ne devrait pas servir de pr\u00e9texte pour reporter les mesures visant \u00e0 pr\u00e9venir la d\u00e9gradation de l&#039;environnement.<\/p>\n<p>(iii) Il incombe \u00e0 l&#039;acteur ou au d\u00e9veloppeur\/industriel de d\u00e9montrer que son action est sans danger pour l&#039;environnement.<\/p>\n<p>Il a ensuite eu lieu\u00a0:\u00a0-<\/p>\n<p>Le principe de pr\u00e9caution et le principe du pollueur-payeur ont \u00e9t\u00e9 accept\u00e9s comme faisant partie de la loi du pays.<\/p>\n<p>La Cour supr\u00eame a finalement statu\u00e9\u00a0:\u00a0-<\/p>\n<p>Compte tenu des dispositions constitutionnelles et statutaires mentionn\u00e9es ci-dessus, nous n&#039;h\u00e9sitons pas \u00e0 consid\u00e9rer que le principe de pr\u00e9caution et le principe du pollueur-payeur font partie du droit environnemental du pays.<\/p>\n<p>La loi a \u00e9t\u00e9 encore \u00e9largie et soulign\u00e9e dans l&#039;affaire AP Pollution Control Board c. Prof MV Nayudu (1999) 2 SCC 718. La Cour supr\u00eame a statu\u00e9\u00a0: -<\/p>\n<p>Il convient de noter que si les insuffisances de la science ont conduit au \u00ab\u00a0principe de pr\u00e9caution\u00a0\u00bb, ledit \u00ab\u00a0principe de pr\u00e9caution\u00a0\u00bb, \u00e0 son tour, a conduit au principe sp\u00e9cial de la charge de la preuve dans les cas environnementaux o\u00f9 la charge relative \u00e0 la l&#039;absence d&#039;effet pr\u00e9judiciable des actions propos\u00e9es \u2014 est impos\u00e9e \u00e0 ceux qui veulent changer le statu quo (Wynne, Uncertainty and Environmental Learning, 2 Global Envt. Change 111 (1992) \u00e0 la p. 123). Ceci est souvent qualifi\u00e9 de renversement de la charge de la preuve, car sinon, dans les affaires environnementales, ceux qui s&#039;opposent au changement seraient oblig\u00e9s d&#039;assumer la charge de la preuve, une proc\u00e9dure qui n&#039;est pas \u00e9quitable. Il est donc n\u00e9cessaire que la partie qui tente de pr\u00e9server le statu quo en maintenant un \u00e9tat moins pollu\u00e9 ne porte pas la charge de la preuve et que la partie qui veut le modifier doit supporter cette charge.<\/p>\n<p>11. Le principe de pr\u00e9caution sugg\u00e8re que lorsqu&#039;il existe un risque identifiable de dommage grave ou irr\u00e9versible, y compris l&#039;extinction d&#039;esp\u00e8ces, une pollution toxique g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e constituant une menace majeure pour un processus \u00e9cologique essentiel, il peut \u00eatre appropri\u00e9 de faire porter la charge de la preuve \u00e0 la personne ou \u00e0 l&#039;entit\u00e9. proposer l\u2019activit\u00e9 potentiellement nocive pour l\u2019environnement. La norme requise concerne donc \u00e9galement le risque de pr\u00e9judice pour l&#039;environnement ou pour la sant\u00e9 humaine. Cela doit \u00eatre d\u00e9cid\u00e9 dans l&#039;int\u00e9r\u00eat public et cela \u00e9galement selon le crit\u00e8re d&#039;une personne raisonnable.<\/p>\n<p>12. Lorsque les intim\u00e9s 1 et 2 font fonctionner une unit\u00e9 qui fonctionnerait sans respecter les conditions pr\u00e9vues par la loi sur la pollution atmosph\u00e9rique et cela m\u00eame apr\u00e8s le rejet de l&#039;autorisation demand\u00e9e en vertu de la loi AIR, comme le montre le rapport du Ing\u00e9nieur Environnemental, il incombe d\u00e9finitivement aux intim\u00e9s d&#039;\u00e9tablir que le fonctionnement de l&#039;unit\u00e9 ne cause aucune nuisance comme le pr\u00e9tend le requ\u00e9rant et le d\u00e9montre le rapport de l&#039;Ing\u00e9nieur Environnemental. La conclusion du savant juge des sessions suppl\u00e9mentaires selon laquelle la charge incombe au requ\u00e9rant n&#039;est pas exacte. Compte tenu du principe de pr\u00e9caution et de la charge de la charge fix\u00e9e par la Cour supr\u00eame, la conclusion du savant juge des sessions suppl\u00e9mentaires ne peut qu&#039;\u00eatre annul\u00e9e.<\/p>\n<p>13. Le savant magistrat sous-pr\u00e9fectoral doit suivre la proc\u00e9dure pr\u00e9vue \u00e0 l&#039;article 138 du Code et trancher \u00e0 nouveau l&#039;affaire \u00e0 la lumi\u00e8re du principe \u00e9nonc\u00e9 pr\u00e9c\u00e9demment. Le magistrat sous-divisionnaire doit demander et enregistrer si le requ\u00e9rant pr\u00e9sente des preuves et, dans le cas contraire, il doit demander aux d\u00e9fendeurs s&#039;ils pr\u00e9sentent des preuves. Le magistrat doit entendre les parties et rendre une ordonnance en vertu du paragraphe (2) ou (3) de l&#039;article 138 du Code. Le magistrat doit \u00e9galement garder \u00e0 l&#039;esprit la loi \u00e9nonc\u00e9e pr\u00e9c\u00e9demment. Les parties sont invit\u00e9es \u00e0 compara\u00eetre devant le magistrat sous-divisionnaire le 6.7.05. Le magistrat sous-divisionnaire est charg\u00e9 de r\u00e9gler l&#039;affaire dans les plus brefs d\u00e9lais conform\u00e9ment \u00e0 la loi.<\/p>\n<p>Crl.MC est \u00e9limin\u00e9 comme ci-dessus.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>IN THE HIGH COURT OF KERALA Justice .M.Sasidharan Nambiar Dated 20th June, 2005 Sujatha vs A.Prema and ors Reported in Indian Law Reports 2005 (3) Kerala Page 258 1.The nuisance sought to be removed by invoking Section 133 of the Code of Criminal Procedure is the nuisance caused by environmental pollution. 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