{"id":14275,"date":"2018-05-04T12:04:42","date_gmt":"2018-05-04T20:04:42","guid":{"rendered":"https:\/\/elaw.org\/people-united-respecting-environment-pure-and-rights-action-group-rag-v-environmental-management\/"},"modified":"2023-12-11T11:43:11","modified_gmt":"2023-12-11T19:43:11","slug":"people-united-respecting-environment-pure-and-rights-action-group-rag-v-environmental-management","status":"publish","type":"resource","link":"https:\/\/elaw.org\/fr\/resource\/people-united-respecting-environment-pure-and-rights-action-group-rag-v-environmental-management","title":{"rendered":"People United Respecting the Environment (PURE) et Rights Action Group (RAG) contre Environmental Management Authority et ALUTRINT Ltd. \u2013 Trinidad &amp; Tobago HC \u2013 CV 2007 \u2013 02263"},"content":{"rendered":"<p>People United Respecting the Environment (PURE) et Rights Action Group (RAG) contre The Environmental Management Authority (EMA) et Alutrint Ltd. CV 2007-02263<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>M\u00e9moire r\u00e9dig\u00e9 par\u00a0: Nicole Mohammed, avocate sp\u00e9cialis\u00e9e en environnement de Trinit\u00e9-et-Tobago<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Les demandeurs ont demand\u00e9 un contr\u00f4le judiciaire de la d\u00e9cision de l&#039;autorit\u00e9 de gestion de l&#039;environnement d&#039;accorder un certificat d&#039;autorisation environnementale (CEC) pour la construction d&#039;une usine de fonderie d&#039;aluminium \u00e0 Union Village, La Brea. Deux autres r\u00e9clamations ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9es simultan\u00e9ment pour contester la demande de Smelter Karavan et Harris Maxime et autres. Les trois requ\u00eates ont \u00e9t\u00e9 entendues ensemble. Les principaux motifs des demandes peuvent \u00eatre r\u00e9sum\u00e9s comme suit\u00a0: 1. Violation du principe de pr\u00e9caution inscrit dans la politique nationale de l&#039;environnement 2. Consultation publique d\u00e9fectueuse 3. Omissions dans l&#039;EIE rendant la d\u00e9cision ill\u00e9gale ou irrationnelle \/ Report des questions omises \u00e0 traiter avec des conditions de via impos\u00e9es dans le certificat d&#039;autorisation environnementale. 4. D\u00e9faut de consid\u00e9rer les impacts cumulatifs associ\u00e9s au projet.<\/p>\n<p>Violation du principe de pr\u00e9caution : la juge Dean-Amorer a r\u00e9sum\u00e9 dans son arr\u00eat la jurisprudence pertinente sur les questions soulev\u00e9es par le requ\u00e9rant. Elle a notamment refus\u00e9 de suivre l&#039;approche de l&#039;irrationalit\u00e9 expos\u00e9e dans le jugement Jamaican Conservation, d\u00e9clarant que \u00ab Dans cette juridiction, il semblerait que l&#039;\u00e9troit Wednesbury n&#039;ait pas encore re\u00e7u le coup mortel\u2026 Le test de l&#039;irrationalit\u00e9 continue d&#039;\u00eatre que la d\u00e9cision est r\u00e9visable sur le motif selon lequel il est \u00ab si scandaleux dans son d\u00e9fi \u00e0 la logique ou aux normes morales accept\u00e9es qu&#039;aucune personne sens\u00e9e ayant appliqu\u00e9 son esprit \u00e0 la question \u00e0 trancher n&#039;aurait pu y parvenir \u00bb. Le juge Amorer a examin\u00e9 la jurisprudence pertinente sur le principe de pr\u00e9caution et a cit\u00e9 trois obstacles \u00e0 franchir avant que le principe puisse \u00eatre appliqu\u00e9\u00a0: 1. Il doit exister une menace de dommages graves et irr\u00e9versibles \u00e0 l&#039;environnement, suffisamment \u00e9tay\u00e9e par des preuves scientifiques. 2 Il doit y avoir un manque de certitude scientifique totale. 3. Lorsque ces deux \u00e9l\u00e9ments existent, la charge de prouver qu&#039;il n&#039;existe aucune menace incombe au demandeur\/d\u00e9veloppeur. Il s&#039;agit d&#039;un fardeau dont il faut s&#039;acquitter non pas devant le tribunal de r\u00e9vision, mais devant le d\u00e9cideur. Lorsque le promoteur ne parvient pas \u00e0 s&#039;acquitter de cette charge, le d\u00e9cideur n&#039;est pas n\u00e9cessairement tenu de refuser l&#039;autorisation. Il doit pr\u00e9sumer que la menace est une r\u00e9alit\u00e9 et la simuler en tenant compte d&#039;autres facteurs tels que des facteurs sociaux et \u00e9conomiques. Le savant juge a conclu que les deux premiers obstacles avaient \u00e9t\u00e9 franchis dans cette affaire et a d\u00e9clar\u00e9 que la d\u00e9cision pouvait \u00eatre annul\u00e9e \u00e0 la lumi\u00e8re des principe de pr\u00e9caution si les demandeurs pouvaient \u00e9tablir l&#039;une ou l&#039;autre de deux situations, ou les deux\u00a0: 1. Si les demandeurs prouvent que l&#039;EMA n&#039;a pas appliqu\u00e9 le principe de pr\u00e9caution. 2. Les demandeurs pouvaient prouver qu&#039;\u00e0 la lumi\u00e8re de l&#039;exigence d&#039;appliquer le principe de pr\u00e9caution, la d\u00e9cision a \u00e9t\u00e9 si scandaleux, au m\u00e9pris de la logique, qu&#039;aucune autorit\u00e9 raisonnable n&#039;aurait pu y parvenir. Le juge a toutefois jug\u00e9 qu&#039;aucune de ces situations ne se pr\u00e9sentait dans les faits. Les requ\u00e9rantes n&#039;ont apport\u00e9 aucune preuve d\u00e9montrant que l&#039;EMA avait omis d&#039;appliquer le principe de pr\u00e9caution. En outre, elle a soutenu que \u00ab\u00a0la d\u00e9cision faisait partie de la gamme de d\u00e9cisions qui pouvaient \u00eatre prises par un d\u00e9cideur raisonnable\u2026 qui prenait en compte tous les facteurs qui devaient \u00eatre pris en compte, sans accorder un poids pr\u00e9pond\u00e9rant \u00e0 la n\u00e9cessit\u00e9 de prendre des pr\u00e9cautions. [Telestra Corporation Ltd. contre Hornsby Shire Council NSWLEC 133) \u00bb Consultation publique inappropri\u00e9e\u00a0: en vertu de l&#039;EM Act 2000, l&#039;EMA est tenue de finaliser les termes de r\u00e9f\u00e9rence (TdR) pour le d\u00e9veloppement de l&#039;EIE que le d\u00e9veloppeur soumet \u00e0 l&#039;appui de sa candidature. L\u2019un des points soulev\u00e9s dans cette affaire \u00e9tait que les TdR pr\u00e9voyaient la tenue de 2 consultations publiques au cours de la pr\u00e9paration de l\u2019EIE : \u2013 la premi\u00e8re consultation devait avoir lieu au d\u00e9but de la pr\u00e9paration de l\u2019EIE \u2013 la seconde devait se tenir vers la fin de sa pr\u00e9paration. Le promoteur, en violation des termes des TdR, a tenu deux consultations \u00e0 la fin du processus d&#039;EIE, \u00e0 moins d&#039;une semaine d&#039;intervalle. Le savant juge a estim\u00e9 que l\u2019effet combin\u00e9 de l\u2019absence de r\u00e9union au d\u00e9but du processus d\u2019EIE et de la proximit\u00e9 des deux r\u00e9unions tenues \u00e0 la fin de ce processus avait pour effet de contrecarrer les dispositions des termes de r\u00e9f\u00e9rence. Eu \u00e9gard \u00e0 la prudence qui devrait \u00eatre exerc\u00e9e dans l&#039;application de la doctrine du respect substantiel lors de l&#039;examen d&#039;une consultation publique, elle a en outre estim\u00e9 que m\u00eame si les termes de r\u00e9f\u00e9rence avaient \u00e9t\u00e9 largement respect\u00e9s, il \u00e9tait irr\u00e9gulier sur le plan proc\u00e9dural que l&#039;EMA ait d\u00e9livr\u00e9 le CEC dans des circonstances o\u00f9 la consultation publique a \u00e9t\u00e9 ainsi entach\u00e9e d&#039;irr\u00e9gularit\u00e9s. Le juge a rejet\u00e9 d&#039;autres arguments relatifs au processus de consultation, notamment ceux soulev\u00e9s concernant la bri\u00e8vet\u00e9 du processus et l&#039;incapacit\u00e9 du ME \u00e0 superviser les consultations tenues par le promoteur. Report de l&#039;examen des questions apr\u00e8s l&#039;octroi de l&#039;EIE Le certificat d&#039;autorisation environnementale contenait un certain nombre de conditions qui pr\u00e9voyaient l&#039;examen de questions telles que le d\u00e9classement de l&#039;usine, l&#039;\u00e9laboration de plans d&#039;urgence, de plans de surveillance m\u00e9dicale, d&#039;un plan de gestion des brasques us\u00e9es, etc. .<\/p>\n<p>Le juge a estim\u00e9 que la loi EM pr\u00e9voyait sp\u00e9cifiquement l&#039;inclusion de conditions dans un CEC. Le report de ces questions n\u2019\u00e9tait donc pas ill\u00e9gal ni ultra vires par rapport aux pouvoirs de l\u2019EMA. La juge a \u00e9galement estim\u00e9 que leur report ne contrevenait pas au droit d&#039;\u00eatre consult\u00e9 sur ces questions, car elle estimait que les conditions du CEC n&#039;\u00e9taient pas soumises au type d&#039;examen public que les questions soulev\u00e9es avant l&#039;octroi du CEC. Le juge a \u00e9galement examin\u00e9 si l&#039;omission de ces \u00e9l\u00e9ments dans l&#039;EIE rendait l&#039;EIE d\u00e9fectueuse et non conforme aux dispositions de la loi EM. Citant l\u2019affaire Bacongo, elle a exprim\u00e9 l\u2019opinion que l\u2019EIE \u00e9tait un outil de collecte d\u2019informations et qu\u2019en examinant le caract\u00e8re ad\u00e9quat d\u2019une EIE, la Cour n\u2019emploierait pas de norme de perfection. Elle a not\u00e9 qu&#039;en prenant chacune des conditions tour \u00e0 tour, elle devrait d&#039;abord examiner si : (a) la condition visait \u00e0 obtenir des informations qui auraient d\u00fb d\u00fbment \u00eatre incluses dans l&#039;EIE (b) la d\u00e9cision de l&#039;Autorit\u00e9 d&#039;accepter l&#039;EIE sans une telle les informations \u00e9taient irrationnelles ou avaient pour effet de faire \u00e9chouer l&#039;objectif qu&#039;une EIE est cens\u00e9e servir. Le juge a conclu que toutes les conditions ne r\u00e9pondaient pas aux crit\u00e8res ci-dessus, sauf une. La CCE a pr\u00e9vu l&#039;\u00e9laboration d&#039;un plan de gestion de la brasque us\u00e9e. La brasque us\u00e9e est l\u2019une des mati\u00e8res les plus dangereuses g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par le processus de fusion de l\u2019aluminium. Les modalit\u00e9s d&#039;\u00e9limination de ces mati\u00e8res n&#039;ont jamais \u00e9t\u00e9 r\u00e9solues dans l&#039;EIE ni dans les documents techniques qui la compl\u00e9taient. Le juge a estim\u00e9 qu&#039;il \u00e9tait \u00ab scandaleux \u00bb de la part du d\u00e9cideur de laisser une question aussi importante sans solution avant l&#039;octroi de la CEC.<\/p>\n<p>D\u00e9faut de prise en compte des impacts cumulatifs\u00a0: L&#039;EMA a re\u00e7u un rapport sur les impacts cumulatifs du projet quelques jours seulement avant d&#039;accorder la CEC. Le juge a estim\u00e9 qu&#039;il n&#039;y avait aucune preuve sugg\u00e9rant que l&#039;EMA avait examin\u00e9 attentivement les impacts cumulatifs qu&#039;elle \u00e9tait tenue de prendre avant l&#039;octroi de la CEC. Elle a consid\u00e9r\u00e9 qu&#039;il \u00e9tait hautement improbable que l&#039;EMA ait pu faire examiner le rapport par des pairs et r\u00e9diger le CEC de 27 pages dans le d\u00e9lai de cinq jours \u00e9coul\u00e9 entre la soumission du rapport et l&#039;octroi du CEC.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>People United Respecting the Environment (PURE) and Rights Action Group (RAG) v The Environmental Management Authority (EMA) and Alutrint Ltd. 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